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Samhain

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**2009**2009**2009**

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TU L'AS VUE MA GREVE ?!!
"rêve général" 1er mai et suites...

earth hour28 mars, un bilan
...merci à tous 
www.earthhour.be.


Les déclarations de Nelson Mandela
sur l'Apartheid israélien

et pour comprendre encore:
important ici ici et


le bug du 15 août:
origine du mot

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome


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T'entends quoi?

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►oops ça coupe, suite ici
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici

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un moment Ted ici, avec Jill Bolte
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à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...
unavionpourgaza.com
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alerte huiles frelatées, à lire d'urgence
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lexique pour les achats de poisson
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dossier Red Bull, chez terre et mer
(plusieurs liens) ne pas consommer
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Champs électromagnetiques et santé -
les REM, rayonnements électromagnétiques
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les limites de la liberté d'expression:
incitations sans équivoques...
attention Printemps de Bourges en observation
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HADOPI,
ses sanctions son vote aléatoire
pédagogie, pourquoi craindre Hadopi
sitôt votée, sitôt contournée, *ICI*
héhé...
riposte graduée censurée
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les bibliothèques numériques sur Internet
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tout OGM = dépendance,...
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  fruits et légumes de saison ICI
merci Pol
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scandale écologique de la fraise espagnole
chez
Béa K

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le train de vie de nos ministres en 2007
chez cléo
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grippe 2009: ferez-vous partie des survivants?!
prévention ou vaccin, chez Schlabaya
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merci cardamome, un lien sur la video
de l'éclipse solaire du siècle le 22 07 09
vous n'en verrez pas d'autre avant 2132...
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la rançon de la vaccination ici
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cardamome Pasteur, vaccin et imposture
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quand le VIH inactivé soigne une maladie rare
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Psycho / santé

Samedi 7 novembre 2009

 

Il était une fois une petite coccinelle toute blonde. Oui, oui, il existe des coccinelles toutes blondes. Toutes les nuits, mais vraiment toutes les nuits, elle appelait sa maman et lui demandait de venir dormir avec elle, dans son petit lit.
http://www.lesrestos.com/media/manifs/1annabellev2.jpgJe dois vous dire que cette petite coccinelle était très volontaire. Il y avait une grande peur en elle et elle se battait avec sa peur toutes les nuits. A vous je peux le confier, elle avait surtout peur que sa maman parte sans elle ou même meure pendant qu'elle dormait.
Mais peut-être savez-vous que, chez les coccinelles, une peur en cache souvent une autre? L'autre grande peur qu'il y avait chez cette petite coccinelle, c'est qu'elle craignait que ses parents, quand ils dormaient ensemble, fassent un autre bébé. Elle était terrorisée à l'idée que ce bébé puisse lui prendre sa place de petite coccinelle unique.
Et comme vous l'avez découvert, puisque je l'ai dit plus haut, qu'une peur en cache souvent une autre, donc derrière cette peur que ses parents fassent un autre bébé, il y avait une peur plus ancienne, encore plus menaçante, plus difficile à exprimer.
Moi-même, je ne sais si je peux vous confier cela, parce que ce n'est pas très facile à dire.

Enfin je vais essayer, j'espère que vous pourrez m'entendre, sans penser que je suis fou.
http://2.bp.blogspot.com/__IXjbn7wrYQ/Rpuv2ja6aHI/AAAAAAAAAfE/08VILMKrAbc/s400/HERB%25202.gifIl faut vous dire que cette petite coccinelle avait dormi dans la chambre de ses parents, quand elle était toute petite. Une nuit sans rien voir, dans l'obscurité, elle avait ouvert toutes grandes ses deux oreilles. Ce qu'elle avait entendu, c'étaient des gémissements et là, dans le noir, elle avait cru que son papa faisait du mal à sa maman.
Vous saisissez mieux maintenant tout le courage que manifestait cette petite coccinelle, qui ne voulait pas dormir sans sa maman. Elle prenait sur elle la mission de protéger sa maman toutes les nuits.
"Si elle est avec moi, il ne peut rien lui arriver!"
Ce qu'il y a de formidable au pays des coccinelles, c'est qu'il est possible de parler de tout cela, d'engager la conversation entre parents et enfants sur des sujets qui ne sont pas faciles http://www.chassimages.com/forum/avatars/ClipArts/Coccinelle.jpgà aborder avec les enfants. Mais, au pays des coccinelles, c'est possible.

Jacques salomé

proposé par mamadomi

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Vendredi 6 novembre 2009

barre fleurie
http://alain.bocher.perso.libertysurf.fr/images/souffle.JPG
Dans la mesure où le K'i, ainsi que nous l'avons vu précédemment, concerne tous les moments et tous les actes de notre existence, depuis le plus intime jusqu'au plus essentiel et au plus vital, on peut affirmer sans risquer de forcer la note que nous pouvons intervenir grâce à une régulation particulière du K'i sur pratiquement tout ce qui concerne notre organisme et la totalité de nos fonctions vitales.
En réalité, les limites de l'intervention d'un individu sur sa propre personne grâce au K'i tiennent à sa propre connaissance de son corps et à la maîtrise qu'il a pu acquérir dans les techniques d'insufflation et d'optimisation du Souffle universel en lui-même.                                                      Alain Bocher
Certaines affections qui nous paraissent peu importantes, n'en sont pas moins très courantes dans notre société moderne et nous "polluent" l'existence de mille manières. Il ne s'agit pas forcément de maladies au sens premier du terme, mais plutôt de troubles qui, par leur persistance, leurs poussées cycliques ou encore leur lent mûrissement, nous compliquent la vie, "pompent" nos ressources, nous épuisent et à terme affectent durablement notre énergie vitale et notre équilibre général.
Ce dont il est question s'apparente davantage à un phénomène de faiblesse du K'i originel, se traduisant le plus souvent par des troubles nerveux, des déséquilibres émotionnels, des fatigues chroniques, qui tous s'apparentent à une dysharmonie générale -dans laquelle le stress joue un rôle de premier plan - et ont un effet plus ou moins prononcé sur le comportement quotidien et les choix élémentaires de la vie de tous les jours.
Notre action va donc consister à retrouver et à rétablir l'équilibre vital dans notre organisme, suivant ainsi le vieil adage chinois affirmant: Ceux qui savent bien faire circuler le K'i renforcent et nourrissent le corps à l'intérieur et repoussent les maladies à l'extérieur.
On ne peut comprendre la portée de ces quelques mots si l'on oublie la référence constante qui est faite au Vide. En effet, selon la plus lointaine tradition chinoise, pour que le K'i circule de façon idéale et optimale dans notre organisme, il faut que les canaux qu'il va emprunter soient libres de toute entrave et, pour tout dire, empreints de ce Vide fondamental et initial qui ne demande qu'à être comblé par l'énergie vitale du K'i de l'univers.http://www.plantes-jardins.fr/wp-content/uploads/2008/12/bambou.jpg
Cela signifie concrètement que le K'i ne peut circuler librement dans le corps si des parasite tels que pensées négatives ou soucis encombrent notre esprit, et par là développent ou entretiennent des blocages dans telle ou telle partie de notre organisme -n'oublions pas que c'est la dynamique de l'esprit (positive ou négative) qui meut le corps-, ce qui a pour effet de réduire ou d'interrompre la circulation du K'i et d'occasionner des maux d'une intensité proportionnelle aux altérations développées.
Le K'i est omniprésent dans le bon fonctionnement de tous nos organes et par là il influe directement sur la qualité de notre existence au quotidien. Incidemment, sans même que nous nous en rendions compte, chaque jour, chaque heure, chaque minute, il harmonise et fluidifie la circulation de notre sang; il réchauffe, nourrit et stimule nos organes, de telle sorte que pour la médecine traditionnelle chinoise tout déséquilibre physique résulte le plus souvent d'une insuffisance, d'un vide ou d'un blocage du K'i.
Mais, au-delà du simple point de vue physique, le K'i est également vital dans nos moindres émotions, dans la teneur de nos sentiments, dans l'éclairage donné à notre moral jour après jour. Car, s'il nourrit abondamment et de façon permanente nos organes, dans le même temps il équilibre notre esprit, introduit le calme et la sérénité, pacifie nos pensées, et par sa dynamique intrinsèque nous aide à privilégier le positif au détriment de la vision négative des choses. En ce sens, son pouvoir curatif naturel, de même qu'il le fait au niveau de nos cellules, chasse de notre esprit tout ce qui n'est pas essentiel et nous permet d'accéder à une autre perception de notre trajectoire.

B. Baudouin
barre fleurie
proposé par mamadomi
rééd° du 12 03 09

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Mardi 3 novembre 2009

http://www.photo-paysage.com/albums/userpics/10001/46/normal_Degrade_de_couleurs_au_crepuscule.JPG

La résilience ne s'intéresse qu'aux manières de recoudre les déchirures traumatiques. Mais, pour penser la résilience, il faut faire de son histoire une vision où chaque rencontre est un choix d'existence. Cette manière de donner un sens non inexorable à sa vie témoigne d'une capacité de liberté intime. Elle autorise mille scénarios possibles, avec les hésitations, les coups de chance et les angoisses que provoque tout restonszen01.gifchoix. Les gens qui raisonnent ainsi se sentent à l'aise dans les cultures de l'incertitude où ils peuvent facilement "aventurer leur vie". Cette petite liberté est un artisanat où chaque geste et chaque mot peuvent modifier la réalité qui nous entraîne et construire la résilience comme un anti-destin.
La formation du couple constitue certainement un choix majeur de notre existence. Tout éclopé de la vie s'y engage avec son passé, Les Elémentsses rêves et sa manière de donner sens. Son partenaire aussi se fait une image de la blessure de son conjoint et de l'espérance du couple à venir. C'est avec le monde intime de l'autre que chacun devra composer, s'épanouir, se sécuriser, pactiser et parfois guerroyer.
Cette conjugaison affective et historique constitue une bulle sensorielle pour l'enfant qui va naître. Une enveloppe de gestes, de cris, de rires, de mimiques et de mots façonnera ses développements précoces jusqu'au moment où, à son tour, il arrivera à l'âge du sexe.
Tout est lié, comment se recontrent les âmes blessées, l'entente du couple renforce-t-elle la résilience ou aggrave-t-elle la déchirure, que transmettent les parents résilients aux enfants qui vont en naître...
B.Cyrulnik
http://www.photo-paysage.com/albums/userpics/10001/46/normal_Degrade_de_couleurs_au_crepuscule.JPG

http://fraktalezbyju.site.voila.fr/fractales/288.jpg

http://www.photo-paysage.com/albums/userpics/10001/46/normal_Degrade_de_couleurs_au_crepuscule.JPG
proposé par mamadomi

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Jeudi 29 octobre 2009

http://www.mediapart.fr/files/u27191/Couleurs_de_printemps1.jpg
Oui il y a les algues qui tuent, c'est vrai...

...mais il y en a d'autres...
Les noris (non pas Chuck!!) sont des algues très fines qui poussent sur les rochers comme de la mousse. Elles se présentent sous forme de fines feuilles vrunes avec de jolis protéines.
Elles sont très pratiques car il n'est pas nécessaire de les cuire.
Il suffit de les passer sur une flamme pour les griller légèrement.
Coupées en carrés, on peut les ajouter à une soupe ou les émietter sur les céréales.
On les utilise pour confectionner les rouleaux de riz, très pratiques pour les repas froids.
http://www.mediapart.fr/files/u27191/Couleurs_de_printemps1.jpg
Salade d'algues pêcheur gingembre et sésame
http://www.mediapart.fr/files/u27191/Couleurs_de_printemps1.jpg
Salade d'algues au gingembre et sésame
http://www.mediapart.fr/files/u27191/Couleurs_de_printemps1.jpg
8 minutes
accompagnement végétarien et sans gluten
Je ne suis pas végétarienne, non non non, quoique, l'été... mais bon, le truc c'est que j'aime bien manger varié, je me régale de découvrir des saveurs, un peu  aventurière de ce côté là... Par ailleurs pragmatique, et profondément anti consommation inutile, je veille à valoriser tout ce que je peux, et si je peux manger du pissenlit ou récupérer les fanes de carottes pour la soupe, je vais pas me gêner!!!
Non non ça ne tourne pas à l'obsession.
Mais par le monde mes frères humains se nourrissent de bien des choses
que moi citadine je néglige...
non parce que ça me dégoûte ou parce que j'ai peur de découvrir,
non non... surtout pas!!!
Mais parce que ça n'arrive pas sur les étals alentours, ou parce que simplement je n'en ai pas connaissance...
A mon grand désarroi, je ne suis pas très patiente en cuisine, et surtout toujours pressée de toutes part par une colonie de ventres affamées qui chronomètrent le temps que je passe derrière les fourneaux... (euh le fournal...hein, c'est comme ça qu'on dit non?). Et pourtant j'adore cuisiner... bon en attendant d'être enfin seule dans ma cuisine, avant de recevoir mes enfants pour le repas dominical...je suis à l'affût des recettes brèves et originales....
J'ai osé le kombu à la vapeur: gluant et trop dur. Oui bon je suis pas douée je recommencerai
J'ai essayé les izikis frits: que j'ai brûlés en quelques secondes, rigolez pas je suis pas la seule, j'ai des noms....
Du coup je me rabats sur ce qui ne demande aucune cuisson comme le nori ou la laitue de mer. Oui c'est de la cuisine japonaise... je sens déjà quelques a priori... mais elle n'a absolument rien a envier à la cuisine française, c'est pas J-Lo qui me contredira (attention toutefois à l'abus de thon rouge!). 
 
Bon alors voici la fameuse recette (rapide, elle) qui pourra accompagner, pour les connaisseurs, un poisson vapeur ou des dés de tofu marinés dans du tamari par exemple. (hein quoi tofu, tamari... rhooooa c'est quoi ça...!! bon ok j'y reviendrai, c'est fou ça mais non c'est pas dégueu!!!)

Salade d'algues au gingembre et sésame


- 1 feuille de nori
- 1 poignée de laitue de mer
- 3 càs de vinaigre de riz
- 2 càs de sucre de canne roux ou de sirop d'agave
- 3 cm de racine de gingembre fraîche
- 1/2 càc d'huile de sésame
- Quelques pincées de graines de sésame

Préparation


Coupez la feuille de nori en languettes  et mélangez avec la laitue de mer.
Dans un verre, mélangez le vinaigre de riz, le sucre, le gingembre épluché et coupé en fines lamelles et l'huile de sésame puis versez sur les algues. Les algues doivent être imbibées d'eau sans tremper dedans., impreignées quoi!
Ajoutez un filet d'eau si besoin. 
Laissez les algues mariner quelques minutes et parsemez de graines de sésame avant de servir.

Propriétés



Les algues
: Les algues contiennent tellement de propriétés bénéfiques pour la santé qu'il est impossible de toutes les mentionnées en quelques phrases. Elles contiennent beaucoup de protéines d'une grande qualité. Elles facilitent le transit intestinal et regorgent de vitamines et d'oligo-éléments. Bref, à consommer sans modération.

Le gingembre: Le gingembre facilite la digestion et on lui prête aussi des vertus aphrodisiaques!

L'huile de sésame: L'huile de sésame est très riche en antioxydants.  On la recommande aussi comme démaquillant pour les peaux à imperfections.

merci "le coin bio"

 

http://www.mediapart.fr/files/u27191/Couleurs_de_printemps1.jpgproposé par mamadomi

 


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Mardi 27 octobre 2009

http://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpg

 

http://a7.idata.over-blog.com/388x470/1/01/82/90/photos-2/Hildegard-von-Bingen-copie-1.jpg
Les énergies cosmiques de la terre
D'après une une miniature du Liber Divinorum

Hildegarde von Bingen

http://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpghttp://farm3.static.flickr.com/2159/2324038109_eb3308b196.jpg

 

Hildegarde von bingenPersonne n'a déchiffré mieux que Hildegarde de Bingen (1098-1179) la signature de Dieu dans la création. Son extraordinaire connaissance des lois cosmiques et de la nature, elle l'a mise au service d'une définition, d'un ordre de vie et d'un art de vivre. Hildegarde part de l'idée que la création tient d'innombrables remèdes efficaces à notre disposition, des remèdes qui soignent l'être humain dans sa totalité.
La mise en application des principes médicaux définis par la sainte, ainsi que des thérapeutiques qu'elle a conçues voilà plus de huit cents ans, ont été largement couronnées
de succès au XXè siècle.
Hildegarde dit:
L'homme est en bonne santé par nature,
la maladie reste l'exception."

"Au centre de la trame du monde se tient l'homme. Petit par sa taille, il est néanmoins rendu puissant au contact des forces en son âme. La tête dirigée vers le haut, les pieds reposant sur la terre ferme, il est capable de mettre en mouvement les choses d'en haut, comme les choses d'en bas... Ô homme, regarde l'homme! En lui se trouvent réunis le ciel et la terre, et tout ce qui a été créé demeure caché en lui."

Hildegarde recevant l'inspiration divine▲
Les vertus curatives de l'âme ont été connues dès l'Antiquité. Hippocrate décrit l'action de l'âme sur le corps comme une conscience circulant dans l'organisme et maintenant sa santé. Avicenne (980-1037), médecin perse réputé, a élargi le concept âme/corps d'Hippocrate et lui a donné une dimension cosmique. Il évoque le plan de l'imaginal en l'homme (la faculté de produire des images), une conscience qui voyage non seulement à l'intérieur de l'organisme du sujet, mais aussi de sujet à sujet même si l'un et l'autre se trouvent séparés par des milliers de kilomètres.
Hildegarde de Bingen, SCIVIAS (Scito vias Domini) Les trois livres des visions et révélations « Connaissez les voies du Seigneur » Traduit par Raymond Chamonal et Pierre Lachèze Introduction de Albert Battandier : Sainte HildegardeL'imagination peut fortifier l'homme et également l'affaiblir, le rendre malade, mais aussi le guérir. Hildegarde tient sans cesse compte de l'interdépendance entre le corps, l'âme et l'esprit, jamais elle ne perd de vue ce principe essentiel. Déjà dans son livre Scivias, Sache les voies ou Livre des visions -écrit et illustré à 43ans, elle décrit 30 forces curatives de l'âme qui, selon elle, oeuvrent dans l'organisme humain. Dans sa psychothérapie, elle en ajoute 5 autres, ce qui donne 35 au total, qu'elle désigne par "vertus". Chacune d'elles a pour pendant un facteur de maladie, qu'elle appelle "vice". Son dernier ouvrage, Le Livre des oeuvres divines, est consacré aux influences du cosmos et de la religion sur la santé de l'homme, à la circulation des humeurs et à l'opération de l'âme dans l'organisme humain. Elle y précise ceci:

"Quand l'âme et le corps fonctionnent
en excellente harmonie,

ils reçoivent la récompense suprême
de la joie et de la santé."

L'univers►
Pour beaucoup de praticiens actuels, l'action des forces curatives de l'âme constitue une énigme. Ils parlent d'effet placebo, mais cette notion n'explique pas tout. L'effet placebo est connu depuis toujours par la science médicale. Les populations dites primitives connaissaient très bien l'influence exercée par les forces de guérison de l'âme sur le corps. C'est grâce à des épreuves soigneusement élaborées que le medicine-man accomplissait des guérisons proprement stupéfiantes.

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proposé par mamadomi

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Lundi 19 octobre 2009


http://a10.idata.over-blog.com/1/01/81/16//engelke1.gif
9mndb1nx.jpg
Il n'est pas toujours facile d'écouter les émotions des enfants. Elles nous remuent, menacent notre sentiment d'être une "bonne mère", ou un "bon père". Elles nous insécurisent: "Que dois-je faire?" Elles mettent en échec notre rôle de protecteur, nous confrontent à notre fonction de pourvoyeur. Osons le dire, nous aimerions parfois que nos enfants ne pleurent pas, ne crient pas, ne se roulent pas par terre. Nous préférerions qu'ils n'aient pas tant d'émotions.
Seulement voilà, leurs affects sont ce qu'ils ont de plus précieux, là résident leur sentiment d'identité, la sensation de leur existence propre.

Un enfant sage comme une image est tranquille, mais il est quelque part mort en lui. La vie, c'est le mouvement. Une image est immobile. Pour ressembler à une image, l'enfant a dû tuer le mouvement en lui.

E-motion, E = vers l'extérieur, motion = mouvement.

L'émotion est le mouvement de la vie en soi. C'est un mouvement qui part de l'intérieur et s'exprime à l'extérieur. C'est le mouvement de ma vie qui me dit eGif Smileyt qui dit à mon environnement qui je suis.

La peur aide à se préparer et à se protéger. La tristesse accompagne les deuils, la joie est expansion, elle nous dynamise. La colère définit nos limites, nos droits, notre espace, notre intégrité, elle est réaction à la frustration. L'amour relie à autrui.
Pleurer, crier, trembler sont des remèdes aux inévitables tensions de la vie. L'existence d'un petit est pleine de frustrations, de questions, de peurs, de colères... Tous les bébés ont besoin de pleurer, aussi bien accompagnés soient-ils. L'émotion permet de se récupérer, de se reconstruire après une blessure. Un événement blessant, un accident, une épreuve, une injustice, ne deviennent traumatismes que si on ne laisse pas libre cours à l'expression des sentiments qu'ils suscitent. La fluidité émotionnelle est garante de la santé psychique.
Nos émotions ont mauvaise presse, mais elles sont utiles. Ce sont elles qui nous donnent notre conscience d'Être.

I. Filliozat
proposé par mamadomi

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Lundi 19 octobre 2009


http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/1/07/86/98/deco/lire-et-d--lires-MP.JPG
Avez-vous remarqué que presque tout ce que vous lisez ne fait que confirmer vos points de vue et votre conception de la vie? Même chose pour vos choix de programmes radio ou télévisés. Au fond, nous nous branchons sur ces sources d'information avec l'attitude de celui qui dirait:
"Je suis parfaitement d'accord avec vous, dites-m'en plus."!
De gauche comme de droite, croyants ou athées, pour ou contre le maïs transgénique, nous sommes tous les mêmes: nous nous forgeons une opinion et nous passons ensuite le reste de notre vie à en trouver partout la confirmation.
C'est fini, nous n'en démordrons plus.
Une telle rigidité est dommageable, d'abord parce que nous aurions
tant à apprendre d'avis contradictoires!
Ensuite parce que cet acharnement à fermer notre coeur et notre cerveau à tout ce qui est étranger crée un profond stress interne. Un esprit borné lutte en permanence pour maintenir à bonne  distance toute  menace d'intrusion.
Nous sommes tous convaincus que notre façon de voir les choses est la meilleure. Pourtant, deux personnes en désaccord utilisent souvent des exemples identiques pour étayer leur point de vue -et les deux argumentations peuvent être aussi pertinentes l'une que l'autre.
Sachant cela, nous pouvons persévérer dans notre entêtement... ou bien essayer autre chose!
Quelques minutes par jour,
faites l'effort de lire un article ou un livre
défendant des idées à l'opposé des vôtres.
Je ne vous demande pas de retourner votre veste ou de trahir vos credos les plus intimes. Vous ne ferez que vous ouvrir l'esprit et élargir vos connaissances. Cet exercice réduira le stress lié à vosefforts pour bannir toutes les idées exogènes.
Outre qu'elle développera votre curiosité intellectuelle, cette stratégie vous aidera à devenir plus tolérant. Vous deviendrez plus détendu, plus "philosophe", parce que vous comprendrez mieux la logique qui sous-tend le raisonnement d'autrui. Ma femme et moi sommes abonnés aux journaux les plus conservateurs comme les plus radicaux des Etats-Unis. Ils ont tous contribué à élargir notre vision de la vie.
Lisez des journaux ou des livres
défendant d'autres idées que les vôtres
et essayez d'en retenir quelque chose.
http://tifnb.free.fr/hot%20potatoes/lire.JPG
Richard Carlson

http://fraktalezbyju.site.voila.fr/fractales/290.jpg
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Dimanche 18 octobre 2009
Le récit, comme un antibrouillard


Tant que le trauma n'a pas de sens, on reste sidéré, hébété, stupide, embrouillé par un tourbillon d'informations contraires qui nous rendent incapable de décider. Mais, puisque l'on est obligé de donner un sens aux faits et aux objets qui nous "parlent", nous avons un moyen d'éclairer le brouillard provoqué par un traumatisme: le récit.

http://img.teva.fr/02383842-photo-humour-et-amour-de-la-mer-les-deux-points-cardinaux-de-l-univers-pictural-profondement-bleu-et-sous-marin-de-pascal-lecoq.jpg

Dans ce cas, la narration devient un travail de sens. Mais toute histoire n'est pas socialisable, il faut l'adapter à l'autre qui a du mal à l'entendre. La métamorphose de l'événement en récit se fait par une double opération: placer les événements hors de soi et les situer dans le temps. L'auditeur doit être là, et se taire. Parfois ce témoin existe simplement dans l'imagination du blessé qui, dans son récit intime, s'adresse à un auditeur virtuel. Pour les blessés de l'âme, la narration est un acte qui donne le sentiment que "les événements semblent se raconter eux-mêmes". Les souvenirs d'images défilent, entourés de mots qui les commentent, les précisent, hésitent, recommencent la scène avec de nouvelles expressions. Lentement, par ce travail, le récit extrait l'événement hors de soi. Cette exposition met dans le passé un événement marquant qui nous a pénétrés: "C'est à ce prix que le passé, l'absent, le mort peuvent faire retour dans le monde présent des vivants, sur la scène du texte et de l'image, sur la scène de la représentation et comme re-présentation."

http://medias.fluctuat.net/medias-factory/m/mediabox/media/6/8/1/42186/42186.jpg
http://www.lejsl.com/fr/images/get.aspx?iMedia=7393163Or cette capacité de construire un discours qui donne accès à la maîtrise de l'intime se met en place seulement entre 7 et 10 ans.  Avant, on est soumis au contexte, comme les enfants qui éclatent de rire alors qu'ils sont encore les yeux pleins de larmes ou qui sont désespérés après une petite déception mais ressentent un grand bonheur en voyant un papillon qui volette. Les petits ont du mal à répondre à la question:
"Qu'as-tu fait aujourd'hui?",
parce qu'elle nécessite
une représentation du temps.
Les enfants disent d'abord les événements extérieurs avant de se construire un monde intérieur.
Vers 7 à 10 ans, le discours sur soi est une suite d'énoncés qui tentent de répondre à la question: " Qui suis-je pour les autres?"
Très tôt, le discours
http://www.forum-auto.com/uploads/200307/fifi_2703200347_peugeot_touareg.jpg est sexualisé: "Je suis une fille. Je m'appelle Sylvie. J'ai les cheveux blonds et courts." Les filles emploient souvent le verbe "aimer": "J'aime Madeleine, j'aime ma robe, j'aime la couleur de mes yeux." Les garçons préfèrent "être" et "avoir": "Je suis grand, je suis bon au football, j'ai un beau vélo."
Plus on est jeune, plus le discours est affirmatif. Ce n'est qu'avec le recul du temps que les nuances apparaissent, et le doute aussi. Les filles attachent de plus en plus d'importance au regard des autres, alors que les garçons parlent de plus en plus des repères hiérarchiques. Ces enquêtes mettent en lumière la sexualisation précoce des discours mais n'expliquent pas l'origine de cette différence.
http://www.yogamrita.com/blog/images/scorpion_sur_les_mains.jpgLe remaniement spontané de la représentation de soi selon l'âge, le sexe, l'entourage affectif et culturel témoigne de l'évolution de l'image de soi et explique pourquoi une résilience est longtemps possible puisque l'idée que l'on se fait de soi est modifiable sous  l'effet de l'ensemble des récits. Plus élaborés, moins stéréotypés que les discours, les récits nécessitent une réorganisation des faits de mémoire, dans l'intention de construire une représentation de soi adressée à nos proches, à la culture, à un tiers réel ou imaginaire.
Quand le sujet ne peut pas faire ce travail parce qu'il est trop jeune, parce que l'entourage le fait taire ou parce que son cerveau abîmé par un accident ou une maladie ne lui permet plus la représentation du temps, alors la résilience devient difficile.
Mais, tant qu'un engagement dans24la réalité psychique et sociale nous permet d'y travailler, la résilience est possible puisqu'il s'agit, très simplement, de la reprise d'un type de développement après une agonie psychique.

Boris Cyrulnik

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Mardi 13 octobre 2009
Quel que soit le niveau où l'on se place, il n'est jamais agréable de perdre quelque chose. Les enfant sont aussi désemparés par la mort d'un animal smileyde compagnie ou la perte d'un jouet que peuvent l'être les adultes par la mort d'un proche ou bien la perte d'un emploi. La souffrance que nous éprouvons devant la perte nous vient de l'attente: nous nous attendons à être heureux si nous avons quelque chose, et malheureux si nous ne l'avons pas. On a beau se répéter que l'argent ne fait pas le bonheur, nous avons tous tendance à associer les possessions et le bien-être.
Vous pouvez commencer dès le plus jeune âge à enseigner à vos enfants une autre manière de voir, à chercher le bonheur en soi plutôt que dans des objets extérieurs. C'est ici qu'intervient la leçon sur le gain et la perte. Traiter la perte sur le plan uniquement matériel n'est pas une solution satisfaisante pour un enfant. Dire: "Ne pleure plus, je t'achèterai une autre poupée" est aussi mal inspiré que de décréter, à l'inverse: "C'est de ta faute si tu l'as perdue, tant pis pour toi!"
Ces deux affirmations partent du principe que la poupée est la source du bonheur. Bien sûr, vous allez devoir décider de remplacer ou non ce qui a été perdu, mais le point essentiel ici est que la poupée n'a pas d'importance. Peu importe ce que l'on a ou ce que l'on n'a pas; il vous faut donner à vos enfants de l'amour et de la sécurité. Une perte peut être l'occasion de renforcer l'idée que le "vrai toi" est demeuré intact. Laissez la tristesse s'exprimer -il ne faut pas faire obstacle aux émotions, mais remettez les choses dans leur contexte: "Je sais que tu as de la peine, mais ce n'est qu'un objet, et tu es ici pour des raisons bien plus importantes que les
choses que tu possèdes ou que tu ne possèdes pas."
Quelles sont ces raisons? Dans les cas difficiles, une fois passée la première vague d'émotion, vous pouvez dire quelque chose comme:

"Tu es ici pour être unique, parce que tu es unique."
"Tu es ici pour découvrir toutes sortes de choses."
"Tu es ici pour que papa et maman t'aiment et prennent soin de toi."
"Tu es ici pour être heureux de toutes sortes de manières."

Chacune de ces affirmations renferme l'idée que "je" est un être unique, créatif, aimé et prémuni contre toute perte. Pleurer à cause d'une poupée égarée, ce n'est pas la même chose que de perdre une part de soi-même... mais cette vérité toute simple échappe à beaucoup d'enfants parce que leurs parents oublient de la leur rappeler.
Ainsi le thème tout entier de la perte et du gain peut être traité en même temps. Beaucoup de gens sont élevés dans
l'idée que leurs problèmes seront résolus dès qu'ils auront amasé assez de quelque chose: argent, réputation, situation, etc... Mais la perte et le gain vont toujours par cycles. Il en va de même, en fin de compte, pour la vie et la mort, qui se succèdent sans cesse dans le cycle des naissances et des renaissances.
Le détachement est cette qualité qui nous permet de n'être pas touchés par la perte ou par le gain. Ni l'une ni l'autre n'affectent le Soi; le Soi est toujours entier. Il reçoit toujours de sa source assez d'amour et de bonheur. Enseignez cela à vos enfants, en insistant sur le fait que cette source d'amour et de bonheur est toujours disponible. Le parcours spirituel est la révélation que le Soi est bien plus sûr que le moi.
D.Chopra
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rééd° du 11 04 09

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Mardi 6 octobre 2009
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Un système relationnel, si pervers soit-il,
ne peut fonctionner que par la collaboration active ...
de tous les protagonistes.

Il était une fois une colombe très belle, très intelligente et surtout très vivante. Cependant, si paradoxal que cela puisse paraître, elle était passée à côté de sa vie. Je veux dire de sa vraie vie, de l'existence qui aurait dû être la sienne, si elle s'était respectée.

Très tôt, toute petite, puis adolescente et enfin femme, elle était passée à côté de l'essentiel. Toutes ses énergies, ses ressources, sa vitalité avaient été mises au service d'une mission sans fin de réparation, de restauration des êtres proches de sa vie. Tout d'abord de son père, puis de sa mère, ensuite de son mari. Ce dernier était un pigeon très artiste, très sensible mais doué d'une puissance d'auto-sabotage extraordinaire. Même pour un pigeon!
Je peux d'ailleurs imaginer, si cette colombe continue comme cela, qu'elle consacrera le reste de ses jours à réparer, restaurer ses enfants et peut-être même ses petits-enfants. Ses enfants, bien sûr, qui d'ailleurs avec leur sensibilité particulière vont certainement se donner les moyens de nourrir et d'alimenter l'intense et inépuisable besoin de leur mère de sauver tout ce qui passe à portée d'aile.
Comment cela est-il possible? Allez-vous me demander.
Cela est non seulement possible mais fréquent. Certains enfants, fidèles à la problématique de l'un ou l'autre de leurs parents, peuvent produire des difficultés, manifester des troubles, inscrire des somatisations pour donner ainsi de la matière première à la dynamique de l'un ou l'autre de leurs parents.
L'aspect salvateur, toujours à l'affût, jamais endormi de leur mère veillera en permanence. Il s'occupera d'eux, résoudra leurs problèmes, veillera à dérouler le tapis rouge, pour leur éviter la moindre écorchure, pour réparer la moindre discordance, pour les maintenir en dépendance, afin de faire pour eux et non pas avec eux.
Mais, vous en convenez tout de suite, j'anticipe, nous n'en sommes pas encore là!
Cette colombe donc, que j'appellerai Ellma, pour éviter que vous ne la reconnaissiez, car elle est très connue, après avoir tenté de consacrer la plus grande partie de son enfance à réparer son père qui paraissait si malheureux, si souffrant à cause de sa femme, s'employa par la suite à restaurer sa mère (la femme de l'homme dont je viens de parler).
Ce ne fut qu'à la fin de son adolescence qu'Ellma put découvrir avec quelles habiletés ses parents avaient su maltraiter leur relation conjugale, entretenir incompréhensions, violences, disqualifications et souffrances entre eux, alors que leur fille s'épuisait à vouloir qu'ils s'accordent.
Devenue femme, Ellma rencontra un pigeon très artiste, beau, sensible auréolé d'espoirs, qui avait lui la particularité, qui n'est pas rare chez les pigeons, de ne pas supporter d'être comblé ni d'être heureux au-delà de quelques minutes. Car il vivait chaque expérience pouvant déboucher sur une réussite comme un échec intime, au point de se mettre dans des situations inextricablement complexes et ambiguës dont le dépassement lui demandait des énergies inouïes. Ce qui lui permettait, immédiatement, de recommencer sans hésiter, d'entretenir cette sorte d'autosabotage très personnel.
Remarquez, cependant, que tout cela lui donnait une créativité incroyable, une capacité fabuleuse à se réinvestir. Tout se passait en effet comme si son besoin de se mettre en difficulté, après une phase de plainte, de déprime, de découragement temporaire, réveillait chez lui des ressources inédites, inépuisables, des moyens nouveaux, pour sortir de l'impasse
- et de recommencer à se mettre dans une situation impossible.
Vous allez certainement me dire:
- Mais alors, tout devrait s'ajuster parfaitement entre ces deux-là, ils devraient former un couple indestructible. Nous avons d'un côté, dites-vous, une dynamique salvatrice éprouvée, avec une expérience tout-terrain, et de l'autre une aspiration confirmée et géniale au catastrophisme. Cela devrait contenter l'un et l'autre, c'est l'histoire du tenon et de la mortaise qui se rencontrent, c'est super!
Pas du tout, vous voyez peut-être trop à court terme. Car si vous écoutez les subtilités de leur dynamique personnelle, vous allez entendre au contraire que c'est comme cela qu'ils se mettent mutuellement en échec: ce qui est vécu comme parfaitement insupportable et pour l'un et pour l'autre.
Vous êtes un peu perdu, je le sens. Vous vous demandez:
- Mais où veut-il en venir, que veut-il prouver?
Rien de précis, simplement vous permettre d'entendre qu'au pays des colombes les choses peuvent s'expliquer, se faire ou se défaire au niveau des apparences, mais être entendues et comprises à un niveau plus profond, celui du système relationnel dans lequel elles se vivent.
Je vais plus lentement, pour vous permettre d'entendre. Chez lui, nous le savons déjà, autosabotages, plongeons et noyades dans des situations catastrophiques, avec phase de déprime. Mais ces situations catastrophiques sont suffisamment stimulantes, tel un électrochoc, pour réveiller en lui des ressources chaque fois imprévisibles et formidablement efficaces.
Chez Ellma, un besoin compulsif d'alimenter une image très idéalisée de colombe de la paix, salvatrice, réparatrice du malheur de ses proches. Si donc elle réussit, ce qu'elle veut à tout prix, à réparer, à rendre heureux son mari de pigeon, elle le met en fait en échec intime (allant jusqu'à se sentir infantilisé plutôt qu'entouré de bienveillance et d'attentions). Ce qu'il ne supporte pas, puisque justement les difficultés dans lesquelles il plonge lui donnent un dynamisme nouveau, puisqu'il réussit chaque fois à s'en sortir tout seul.
http://narcampaigns.files.wordpress.com/2009/01/pigeon.jpgTout seul! Vous avez bien entendu! Sans l'aide de personne et surtout pas de sa femme, la colombe salvatrice.
Ainsi, en réussissant à s'en sortir tout seul, en sabotant les attentions de sa femme, il la met également et irrémédiablement en échec, il court-circuite ainsi chaque fois la dynamique salvatrice de la colombe, et ce à la longue, également par procuration, en sabotant ses attentions à l'égard de quiconque.
Ce qui permet de mieux comprendre l'escalade de mensonges, de fausses promesses, de pseudo-décisions, de situations insupportables, d'agressions verbales, de réactions excessives qu'ils se proposent, quasi journellement l'un à l'autre. Car aucun ne veut renoncer à sa dynamique personnelle!
Est-ce suffisamment clair?

Comprenez-vous que le plus difficile, dans une relation en miroir, n'est pas tant de quitter l'autre que de renoncer à sa position relationnelle quand elle devient aliénante pour soi-même, alors que l'on croit que c'est la position de l'autre qu'il convient de changer?
Comment peuvent-ils arrêter ce jeu pervers, qui se renouvelle quasi automatiquement?
Je peux faire une hypothèse relativement simple.
Lui, le pigeon, spécialiste de l'autosabotage, de toute façon, vous l'avez vu, il s'en sort tout seul. Quelles que soient ses difficultés, il arrive à les dépasser, au prix de beaucoup d'angoisse, de mal-être. Il fait face à plus ou moins long terme, il se rétablit à la force des poignets.
Avec quelques dégâts autour de lui, d'accord. Mais il arrive à s'en sortir.
C'est donc à Ellma, la colombe salvatrice, d'envisager de renoncer non seulement à lui (comme partenaire conjugal) mais de trouver la bonne distance pour ne pas retomber dans la tentation de le sauver ou de le réparer. C'est donc à elle de renoncer à sa mission. De lâcher la relation avec la belle image idéalisée qu'elle a d'elle-même, nourrie des sacrifices, des dons et de l'amour offerts à l'autre. Renoncer en même temps à l'illusion de la toute-puissance infantile, inscrite si profondément en elle. Sentiment qui lui laissait croire qu'elle aurait pu sauver son père, sa mère, sa soeur, son couple et aussi ce pigeon, de toutes les errances.
Renoncer à ce travail de titan,
entrepris à l'aube de son enfance,
recommencé inlassablement tout au long de sa vie d'adulte,
du moins jusqu'à ce jour.
Renoncer à prendre sur elle le sauvetage de son couple, qui depuis plusieurs années n'en est plus un, puisque son mari, car il faut encore l'appeler comme cela, puisque son mari, car ils sont encore mariés, a réussi -et le mot est volontairement provocateur, à faire trois enfants à une autre femme, apparemment malgré lui.
wayfarers_redemption.jpg image by angelEXELuis Royo

Se séparer d'une mission, d'une image à laquelle nous sommes attachés, avoir le courage de prendre le risque de s'occuper de soi et peut-être aussi accepter de construire un espace de bonheur en nous, est certainement une des tâches parmi les plus douloureuses, les plus angoissantes, les plus difficiles que chacun, telle cette colombe, aura à accomplir dans sa vie.
Si je vous disais que cette colombe est une excellente thérapeute dans sa vie professionnelle, cela ne vous étonnera peut-être pas. C'est en effet une thérapeute compétente, appréciée, très engagée dans son travail de réparation, de réconciliation de tous ses patients.
Au pays des colombes, les chemins pour accéder au mieux-être sont multiples, mais si labyrinthiques que beaucoup mettent des années ou la totalité de leur vie à s'y perdre ou à s'en sortir.
Je n'ai pas de solution miracle à proposer à cette colombe, je me garderai bien d'être pour elle un pigeon salvateur, je peux seulement espérer qu'elle trouvera un jour, au plus proche d'elle, son propre fil d'Ariane.

J. Salomé
http://3.bp.blogspot.com/_petf6JyTKM0/SPx4h8mBaBI/AAAAAAAAAXM/nkjlBdQk2pA/s320/mandala-tara.gif.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_petf6JyTKM0/SPx4h8mBaBI/AAAAAAAAAXM/nkjlBdQk2pA/s320/mandala-tara.gif.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_petf6JyTKM0/SPx4h8mBaBI/AAAAAAAAAXM/nkjlBdQk2pA/s320/mandala-tara.gif.jpghttp://3.bp.blogspot.com/_petf6JyTKM0/SPx4h8mBaBI/AAAAAAAAAXM/nkjlBdQk2pA/s320/mandala-tara.gif.jpg
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Dimanche 4 octobre 2009

Vous vous rappelez la poubelle de l'autre jour?
je vous ai dégotté de quoi y faire écho...

Si on n'y prend pas garde, on se laisse facilement aller à éprouver du ressentiment à l'égard de toutes les responsabilités de la vie quotidienne. Un soir de déprime, j'ai calculé que dans une journée normale, j'accomplis environ un millier d'actions différentes. Je précise que cette estimation diminue sensiblement lorsque je suis de bonne humeur.
Ahurissant, quand on y pense, cette facilité avec laquelle je répertorie toutes mes corvées et responsabilités...Mais il m'est encore plus facile d'oublier celles auxquelles ma femme doit faire face chaque jour! Pardi, c'est tellement plus commode!
Je vois mal comment on peut espérer atteindre la tranquillité d'âme lorsqu'on garde trace de tout ce qu'on fait. Cette comptabilité malsaine a toutes les chances de nous déprimer: elle encombre notre esprit de questions du genre "qui fait quoi?"
et  "qui en fait plus que l'autre?". C'est vraiment ce qui s'appelle s'empoisonner la vie pour des bricoles!
- je précise que moi, femme, je m'inscris en faux sur la généralisation, c'est très important de  le démontrer à un "fainéant domestique" de mauvaise foi qui ne tient bien sûr pas à ce qu'on le lui fasse remarquer, sinon ...on sait ce que ça donne: faire et ne pas se plaindre pour le plaisir inestimable de l'exploitation silencieuse... oui oui, à un certain stade l'exploitation réelle ça tue l'amour.
Certains en sont même à se disputer sur le thème "à qui le tour de sortir la poubelle?". Plutôt que de vous triturer les méninges à résoudre ce problème existentiel, prenez l'initiative de descendre vous-même la poubelle! Vous aurez la satisfaction de vous montrer utile et le plaisir de savoir Smiley TV.gifque, grâce à vous, un membre de la famille aura une corvée de moins dans la journée.
Certains redoutent qu'une telle stratégie ne les exposehttp://2.bp.blogspot.com/_SZh5SK_CWiM/SP81fNuYtvI/AAAAAAAAAI0/4_CNcevdA-8/s400/Mr+Gentil+1.jpg à se laisser exploiter. Ne va-t-on pas abuser de leur gentillesse? Ne vont-ils pas passer pour une "bonne poire"? C'est une erreur comparable à celle qui nous pousse à croire qu'il est important d'avoir toujours raison. La plupart du temps, nous l'avons vu, ça n'a aucune importance. Même chose ici. Quelle différence si vous descendez la poubelle un peu plus souvent que votre conjoint? Croyez-moi, accorder moins d'importance à sa poubelle, c'est le moyen infaillible de se recentrer sur l'essentiel.Smiley levitation.gif
R. Carlson

lévitation
proposé par mamadomi

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Dimanche 4 octobre 2009


Même les mots publics ont un sens privé


Cette aptitude à attribuer aux choses le sens qui a été marqué en nous au cours de notre développement se repère aisément dans la narration. Pour faire un récit de soi qui exprime notre identité personnelle, il faut maîtriser le temps, rappeler quelques images passées qui nous ont impressionnés et en faire un récit. Or, tous les mots que nous échangeons dans notre vie quotidienne ont été eux aussi pénétrés par le sens acquis au cours de notre passé.
Maria Nowak, après une enfance hallucinante dans la Pologne des années 1940, a développé la mémoire particulière des traumatisés: un mélange de souvenirs précis, entourés de flous. Le petite fille assiste à l'incendie criminel de sa maison, subit les bombardements, souffre de la disparition de son père, de l'arrestation de sa soeur, de la peur incessante d'être à son tour emprisonnée, assiste au retour à l'étable du cheval qui porte le corps de son ami au front troué par une balle, s'attendrit devant la beauté des cadavres délicatement recouverts par un drap de neige jusqu'au moment où, affamée et abandonnée, elle est confiée à des orphelinats et à des familles d'accueil. La protection matérielle y est assurée mais elle n'y rencontre personne avec qui nourrir un peu d'affectivité. A la "libération" par les Russes, sa mère la retrouve et lui demande comment se sont passées ces deux années de séparation.
La fillette répond:
"Rien de spécial."
Et c'était vrai. "J'avais traversé un désert de temps, de vie et de tendresse. J'en sortais épuisée, voilà tout." dira-t-elle plus tard. Dans ces orphelinats, Maria avait été mieux protégée que si elle était restée seule dans la rue. Mais, dans son réel intime, le désert affectif n'avait provoqué aucun remous émotionnel qui l'aurait rendue sensible et aurait constitué une image, un repère temporel, un jalon, pour construire son récit d'elle-même: "... désert de temps... et de tendresse..." Aucune image à mettre en mémoire.
Le fait que de telles circonstances empêchent la mémoire des images et des mots ne signifie absolument pas qu'il n'y a pas de mémoire. Mais c'est une mémoire sans souvenirs, une sensibilisation préférentielle à un type d'événements auxquels désormais la petite fille attribuera un sens singulier. Plus tard, quand elle devient étudiante à Paris, un sympathique jeune homme invite Maria à dîner.
Avant d'entrer dans le restaurant, il demande:
"Tu as faim?"
Elle répond:
"Non, non, ça va maintenant, je mange tous les jours."
Les mots qui, par convention, doivent être identiques pour tous ceux qui parlent la même langue, se chargent d'un sens particulier venu de l'histoire privée de chaque locuteur.
Pour se faire une représentation du temps passé et à venir, il faut que des relations affectives mettent en lumière certains objets, gestes et mots qui feront un événement. Ainsi s'installe en nous un appareil à donner sens au monde que nous percevons.
C'est pourquoi il faut attendre la fin de la phrase et espérer jusqu'à la fin de la vie pour que le sens apparaisse. Tant que le point final de la phrase ou de la vie n'est pas posé, le sens est en constant ramaniement possible.

B. Cyrulnik
proposé par mamadomi

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Jeudi 24 septembre 2009
Humilité et tranquillité d'esprit marchent main dans la main. Moins vous vous sentirez obligé de poser pour la galerie et plus il vous sera facile de vous sentir en paix.
Vouloir toujours prouver sa valeur est un piège dangereux. Tout d'abord, il nous en coûte une énergie formidable. La vantardise pervertit ensuite les sentiments positifs que vous pouvez tirer d'un accomplissement dont vous avez tout lieu d'être fier par ailleurs. Pire encore: plus vous essayez de vous faire mousser, plus les autres vous évitent, plus ils se moquent dans votre dos de vos fanfaronnades -révélatrices d'instabilité psychologique. Ils finiront même par vous prendre en grippe.

Car tel est le paradoxe: moins vous cherchez les compliments, plus vous en recevez. Par quel genre d'hommes sommes-nous le plus attirés? Par ceux qui ont toujours besoin de plastronner ou de voler la vedette? Ou bien plutôt par ceux qui affichent une confiance placide, qui ouvrent leur coeur au lieu d'enfler leur ego?
Le meilleur moyen d'accroître sa modestie, c'est encore de s'y exercer. L'onde de retour sera immédiate: elle se traduira par un sentiment de sérénité. La prochaine fois que vous éprouverez la tentation de vous vanter, résistez-y.
J'en parlais récemment à un patient qui m'a confié cette anecdote quelques jours après avoir décroché un poste important dans l'entreprise qui l'employait, il buvait un verre au milieu d'un groupe d'amis. Ceux-ci n'étaient pas encore au courant de la nouvelle. Le problème, c'est que mon
patient avait été promu à la place d'un autre de leurs amis, avec lequel il avait toujours été en compétition. La tentation était donc forte d'annoncer haut et fort sa "victoire". Il était sur le point d'ouvrir la bouche quand son petit doigt lui a soufflé: "Tais-toi, ne dis rien." Mon patient a donc continué à s'amuser comme si de rien n'était." Il n'a pas paru se réjouir de la déceptionhttp://a10.idata.over-blog.com/0/37/84/58/autosatisfaction.jpg du candidat malheureux. Résultat, il ne s'est jamais senti aussi calme et fier de lui! Il avait réussi à savourer son succès sans pour autant s'en targuer ouvertement. Plus tard, lorsque ses amis eurent appris la nouvelle, ils lui firent savoir qu'ils étaient impressionnés par son tact. Ainsi, en faisant preuve de modestie, mon patient a reçu plus d'échos positifs que ne lui en aurait jamais valu un déballage d'autosatisfaction. Vous voulez qu'on pense du bien de vous? (lol) N'en dites pas.
R. Carlson
proposé par mamadomi

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Dimanche 20 septembre 2009


Une omelette humilante et une inquiétante tasse de thé
m'ont permis de comprendre que le sens de notre existence
est issu d'événements qui ne sont plus dans le contexte.
http://2.bp.blogspot.com/_fMtasNDIjmE/R7CTHwhIOnI/AAAAAAAAA4w/b0qGSne93Z4/s320/184131_664313911_chariot-de-courses-da_H172727_L.jpgThérèse pensait qu'elle menait une vie un peu trop sage, elle n'osait pas se dire qu'elle était souvent morne. Le principal événement de sa journée consistait à faire les courses au supermarché, chaque matin vers onze heures. Ce jour-là, comme cela arrive souvent, son chariot heurte celui d'un jeune homme qui, aussitôt, transforme l'incident en un gentil commentaire qui la fait sourire. Un peu plus tard, il l'aide à charger sa voiture. Un peu plus tard, il lui fait un signe de la main en sortant du parking. Un peu plus tard, il se gare dans la même rue quand elle arrive devant chez elle. Un peu plus tard, elle est stupéfaite de se retrouver dans son lit avec un homme charmant qu'elle ne connaissait pas deux heures plus tôt.
Après l'affaire, Thérèse n'en revient pas de ce qui s'est passé. Elle lui dit: "Il est midi, si tu veux, je vais faire une omelette." Il répond que c'est une bonne idée et quehttp://www.luxury-club.fr/img_eva/location_voiture_prestige.jpg pendant ce temps, il ira vérifier un bruit anormal dans sa voiture. Au grondement du moteur, elle éprouve un sentiment bizarre, se met à la fenêtre et voit le véhicule tourner à toute allure au fond de la rue et disparaître. Elle ressent ce départ comme un coup de poing et fond en larmes, humiliée.
Supposons que l'amant fugace ait partagé l'omelette de Thérèse (j'adore cette image...). L'aventure sexuelle aurait pris une signification totalement différente: "Une jolie déraison, invraisemblable, qu'est-ce qui m'a pris, n'y pensons plus, ou plutôt si, pensons-y comme à un bel événement dans un ciel morne."
C'est la fuite qui avait donné sens à la rencontre qui s'était déroulée quelques minutes avant. Thérèse rageait en tenant son assiette à la main. Elle n'a pas mangé l'omelette qui signifiait "humiliation", alors que la même chose aurait pu signifier "jolie folie" si l'amant l'avait partagée. Le déroulement des actes avait transformé la chose en signe.
Thérèse, choquée, revoyait certaines scènes et se rappelait quelques phrases. Elle éprouvait, tout en maugréant le curieux plaisir que donne la satisfaction d'un besoin. Elle rectifiait des scènes, imaginait des mots: "J'aurais dû lui dire... me rendre compte... l'envoyer promener." En même temps qu'elle reconstruisait son passé, elle intégrait son aventure dans l'histoire de sa vie et cherchait à découvrir quelques analogies, répétitions, ou régularités qui lui auraient permis de comprendre comment elle gouvernait son existence: "Je me fais toujours avoir par les hommes... c'était pareil avec mon premier flirt." Ayant découvert une orientation dans son histoire, elle se construisait une règle qui la sécurisait pour son avenir: "Il faut que ça change, il faut que je me méfie de moi-même puisque je ne me méfie pas assez des hommes." En cherchant dans son histoire quelques répétitions douloureuses, Thérèse présentait à nouveau dans sa conscience (elle re-présentait) un scénario inscrit dans sa mémoire et le remaniait. En fait, en souffrant, elle ne ruminait pas, elle travaillait au contraire à mettre au point une autre direction pour son avenir. Ce triste travail de remémoration la sécurisait en l'aidant à découvrir une règle qui lui permettrait à l'avenir de maîtriser son existence. L'omelette signifiante, intégrée dans un récit de soi, venait de lui permettre de découvrir une orientation de son existence.
La tendance à se faire le récit de ce qui nous est arrivé constitue un facteur de résilience à condition de donner sens à ce qui s'est passé et d'en faire un remaniement affectif.
Thérèse, bien sûr, ne répondait pas aux oeufs, elle répondait au sens que le déroulement des actes avait attribué à l'omelette. Thérèse n'était pas humiliée par l'omelette, elle était mortifiée par le sens que le scénario du contexte et de sa propre histoire lui avait fait donner à l'omelette.

Un être humain ne pourrait pas
vivre dans un monde sans mémoire et sans rêves.
Prisonnier du présent, il ne pourrait pas donner sens.
Le mystère de la tasse de thé peut illustrer cette idée. Vous jardinez tranquillement quand, pour vous rafraîchir, vous entrez dans le salon de votre maison. Vous êtes surpris de voir vos enfants horrifiés devant la télévision. sur l'écran, un homme s'apprête à boire une tasse de thé. Vous vous demandez où est l'horreur, et vous ne pouvez pas comprendre puisque vous étiez dans le jardin au moment où, dans le film, la femme du héros a mis du cyanure dans le thé. Vos enfants, eux, ont gardé cette scène en mémoire, ce qui leur permet de prévoir que ce monsieur va mourir. Ils éprouvent la délicieuse horreur d'un film policier alors que vous n'y voyez qu'une banalité dépourvue de sens.http://img.zigonet.com/chien/le-chiot-dans-une-tasse-a-the_8928_w560.jpg Ils sont en train de vivre un événement terrifiant alors que, pour vous, il ne se passe rien. Leur mémoire donne sens à la tasse de thé. Ils savent que cet objet représente beaucoup plus qu'une simple tasse car il porte la mort. Le présent qu'ils perçoivent est imprégné par leur passé, ce qui provoque une délicieuse angoisse de l'avenir.

B. Cyrulnik
proposé par mamadomi

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Samedi 19 septembre 2009

barre
Au moment où j'écris ce chapitre, il est exactement 4h30 du matin. Mon heure préférée(pareil!). Je dispose d'au moins une heure et demie avant que ma femme et mes enfants se lèvent et que le téléphone se mette http://bkwsu.org/bkregistration/imageController.do?eventId=3957&imageNr=1à sonner. Avant qu'on me demande de faire quoi que ce soit... La rue est parfaitement silencieuse, je suis plongé dans une solitude complète. Il y a quelque chose d'à la fois apaisant et revigorant dans le fait d'avoir du temps à soi pour réfléchir, travailler ou simplement savourer le calme.
Voilà plus de dix ans que je me spécialise dans l'étude du stress et de ses remèdes. J'ai rencontré des êtres extraordinaires. Parmi ceux que je considère comme "en paix avec eux-mêmes", je n'en connais pas un seul qui ne se ménage pas une ou plusieurs plages de tranquillité, de façon presque quotidienne. Dix minutes de méditation ou de yoga, une promenade au grand air, un bon bain.... A vous de choisir. Mais sachez que ces moments de solitude constituent une partie essentielle de votre existence. Ils vous aident à contrebalancer le bruit et l'agitation qui forment notre lot quotidien. Chaque fois que je parviens à m'isoler un instant, la journée entière me paraît plus facile à gérer.
Depuis quelques années, je me livre à un petit rituel dont j'ai confié la recette à de nombreux amis. Comme vous peut-être, je me rends en voiture à mon bureau tous les jours de la semaine. Sur le chemin du retour, à deux pâtés de maisons de chez moi, je m'arrête sur le bas-côté et je coupe le moteur. Il y a un endroit agréable où je peux passer une minute ou deux à admirer la vue ou à respirer, les yeux bonnejourne267am1.giffermés. Cela ralentit mon rythme nerveux et m'aide à me recentrer. J'ai conseillé cet exercice à des dizaines de personnes qui se plaignaient de n'avoir "jamais une minute de libre". Elles arrivaient dans leur garage la radio à plein volume, la tête farcie de tous les soucis accumulés pendant la journée. Désormais, par la grâce d'un changement minime dans leurs habitudes, elles rentrent chez elles plus détendues et de bien meilleure humeur.

R. Carlson
barreproposé par mamadomi

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