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T'entends quoi?

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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
la demande d'adhésion n'aboutit pas à cause
du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
"un ETAT observateur
'non-membre' de l'ONU"


alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

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ses sanctions son vote aléatoire
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Les 10 multinationales les + dangereuses
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Où Qu'il Est, L'article?

Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 21:07

Mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants?

Nous aimerions que nos enfants ne pleurent pas "pour un rien", qu'ils ne se mettent pas en colère parce qu'on leur refuse quelque chose ou parce que l'on a l'outrecuidance de leur proposer de changer leur couche pleine.

Nous aimerions que nos enfants soient + coopérants, qu'ils s'habillent quand on le leur demande, qu'ils viennent à table en même temps que tout le monde qu'ils aillent se coucher volontiers, qu'ils rangent leur chambre, qu'ils mettent leur manteau au crochet prévu à cet effet et leurs chaussures l'une à côté de l'autre dans le placard.

Nous aimerions qu'ils soient calmes et sages qu'ils ne courent pas partout en hurlant, qu'ils s'asseyent tranquillement sur leur chaise pour prendre leur repas, mangent rapidement, proprement et avec leur fourchette tout ce qu'il y a dans leur assiette, boivent sans renverser leur verre ni faire à table des expériences de physique sur la conservation des volumes...

Nous aimerions que nos enfants ne soient pas des enfants!

illustrations de Karin Taylor

Seulement voilà, ce sont des enfants! Ils sont dans leur rôle d'enfant quand ils sortent tous les jouets, marchent pieds nus sur le carrelage, se réveillent à l'aube pour jouer, crient leur excitation à perdre haleine, se cachent dans les placards et se coursent à travers le salon ou même salissent la cuisine avec leurs bottes pleines de boue.

Honnêtement, ne serions-nous pas un peu mal à l'aise devant eux s'ils se comportaient tout le temps comme des adultes en miniature, bien rangés, bien policés? Après quelques minutes d'admiration empreinte d'envie, nous serions vite effarés par leur manque de naturel.

Mais il faut le dire clairement, les besoins des parents et des enfants sont carrément opposés.

La plupart des parents aiment les espaces ordonnés, apprécient le silence et les paroles mesurées, rêvent de calme et de grasses matinées.

La grande majorité des enfants est à l'aise dans le + grand désordre, adore le bruit et se lève à l'aube, particulièrement le dimanche et les jours fériés. Les autres jours, c'est + difficile!

 

Reconnaissons-le, la situation est forcément conflictuelle et complique la relation. Dès lors que nous ne prenons pas la mesure de ce décalage, la compétition de besoins risque de faire rage. Dans ces jeux de pouvoir, il y a un gagnant, mais aussi un perdant. Et à dire vrai, sur le plan de a relation, il y a forcément 2 perdants. Comment se sentir sincèrement apprécié par quelqu'un qui nie vos besoins? 

Être parent, c'est certes accepter de mettre de côté pour un temps ses besoins propres pour satisfaire ceux de ces êtres vulnérables. Mais ce n'est ni simple, ni facile. Une jeune mère me confiait, désespérée, se sentir parfois à bout, au point d'être tentée de frapper. Elle en était proprement stupéfaite, elle ne s'y était absolument pas attendue. Avant sa maternité, elle considérait les enfants comme des êtres merveilleux et parfaits qu'elle ne cesserait d'admirer... Après, elle se surprenait à être exaspérée par leurs comportements, à les détester.

Oui, ils nous font enrager, sortir de nos gonds. Tous les parents en bavent... à moins qu'ils n'en fassent baver à leurs enfants.

Selon les âges, les nuits sont entrecoupées de tétées, pipis au lit ou cauchemars. Le jour, les petits demandent une attention constante, les + grands se chamaillent... Impossible de s'absorber dans un roman, de téléphoner au calme à une copine, de se prélasser au lit le matin, ni même de faire pipi tranquille. Vivre avec un enfant est réellement éprouvant. Si nous le reconnaissons pas, nous accumulerons infailliblement de la rancune que nous projetterons sur lui à la moindre incartade:

"Tristan, tu es insupportable!"

Voire:

"Qu'est-ce que j'ai fait pour avoir un enfant pareil!"

Être parent est une occupation à plein temps, 24h/24. Si certains ont une coupure de 8, 10heures en allant travailler, ils retrouvent leur tâche en rentrant. C'est reposant d'aller au bureau, on y est reconnu, considéré, on est entre adultes, pas de cris, de pleurs ou de bagarres... On peut souffler un peu.

Les mères au foyer n'ont pas cet espace

pour s'évader et se ressourcer.

Oui, le travail est souvent ressourçant, sauf s'il n'est pas choisi, bien sûr. Dans l'exercice de son métier on se sent compétent, valorisé, ne serait-ce que par les discussions avec les collègues... on se recharge de confiance en soi. [dans l'idéal]

Si nous ne reconnaissons pas nos besoins, frustrés d'éléments essentiels à notre propre développement, il est probable que nous aurons du mal à donner à nos enfants ce dont ils ont besoin. C'est donc un devoir parental que d'écouter et reconnaître ses propres besoins, de prendre les moyens de les satisfaire autant que faire se peut.

S'il y a conflit de besoins, la compétition n'est pas notre seule option. La coopération est toujours + efficace à long terme. Cette dernière exige l'expression authentique des besoins de chacun et le respect mutuel. Reconnaissez leurs besoins et affirmez les vôtres.

Après la toute petite enfance, où leurs besoins passent forcément en priorité, négociez! Les fameuses limites qu'il faut mettre aux enfants sont celles imposées par vos besoins.

"JE désire manger en paix, comment peux-tu faire pour protéger mon temps de dîner?"

sera plus efficace que

"Tais-toi, tu es vraiment insupportable."

Ils ne veulent pas se coucher? Signifiez-leur que de toute façon c'est maintenant l'heure des parents et que vous ne vous occupez plus d'eux. Inutile de menacer, gronder ou punir, protégez simplement vos besoins.

superbes illustr.de Karin taylor

Il est important

- de se reposer pour ne pas courir à l'épuisement,

- de se ressourcer pour être disponible,

- de partager les tâches à égalité avec son conjoint pour ne pas accumuler de rancoeur inconsciente,

- de reconnaître -et faire reconnaître frustration- et colère en soi quand l'autre n'est pas là pour assumer sa part, que ce soit empêché par obligation extérieure, par refus pur et simple ou pour motif de divorce.

Quand le parent ne reconnaît pas ses émotions, la tentation est forte de les projeter sur les enfants. C'est leur faire porter ce qui ne les concerne pas.

Patricia a élevé seule ses 2 enfants. Préoccupée par le manque de père, elle a voulu "compenser" auprès d'eux et a redoublé d'attentions. Une autre réalité lui a sauté aux yeux dès qu'elle a un peu réfléchi à la question: un homme lui manquait à elle. Elle en avait longtemps refusé la conscience, projetant ce manque sur ses fils, et redoublant d'attentions compensatrices à leur égard. Aujourd'hui, elle a bien du mal à les rendre autonomes. Ils manquent de confiance en eux et restent très dépendants d'elle.

Une mère, aussi attentive soit-elle, ne remplacera jamais un père. Ce n'est pas son rôle. Les enfants n'attendent pas d'elle qu'elle efface le manque, mais qu'elle les écoute dans leurs émotions, et qu'elle ne cherche pas à évacuer les siennes! Attentive à ses propres besoins, Patricia aurait laissé ses enfants grandir + librement. Elle aurait peut-être même rencontré un homme avec lequel reconstruire un couple, une famille. Ce dernier aurait pu faire fonction de papa, être l'élément masculin équilibrant dont avaient tant besoin ses fils...

Ecouter ses propres besoins n'est pas se comporter en égoïste. C'est prendre la mesure de la situation et tenter d'y répondre de manière appropriée. En général, tout le monde y trouve son compte.


I. Filliozat

proposé par mamadomi

rééd° du 12 01 14

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 22:44

Barre de séparation

 

Le manque de confiance en soi a des origines variées. Comportement adaptatif, il est une réponse à un environnement, à une situation. Certaines blessures sont évidentes: souffrances de l'enfance, messages dévalorisants de nos parents ou d'enseignants, insultes et rejets par nos pairs à l'école. D'autres sont + subtiles et passent inaperçues. Identifier la source de l'humiliation est déjà un pas pour en guérir. Comprendre aide à mettre en perspective, à relativiser, et surtout à voir que "tout ne vient pas de moi".

Ainsi la confiance de nos enfants ne dépend pas que de nous. Elle peut être bousculée par un événement traumatique au collège, par un accident, une agression extérieure. Nous ne sommes pas tout-puissants ni sur leur sécurité, ni sur leur bonheur, encore moins sur les interprétations de leur psychisme, mais nous avons tout de même un rôle fondamental dans la construction de leur confiance en eux. Nous pouvons rester attentifs à nourrir chaque étape de leur croissance de messages positifs et leur fournir l'environnement affectif, intellectuel et social dont ils ont besoin.  

Toute répression de colère est dommageable. 

Le manque de confiance en soi est une adapation, donc. Il est une réaction naturelle face à la souffrance, une réaction de soumission sociale.

Ce que nous nommons "confiance en soi" parle de notre position inconsciente dans la hiérarchie sociale.

Sortons de l'idée que le manque de confiance en soi ne dépend que de l'individu sous peine de ne pouvoir nous en dégager. L'environnement joue son rôle tout comme la position sociale... En avoir conscience peut aider à se libérer de ce joug. C'est l'avantage que nous avons sur les animaux.

Reprendre confiance en soi, c'est donc guérir ses blessures et conquérir son autonomie. Où est la clef? Quand on manque de confiance en soi, on a souvent du mal à exprimer sa colère de manière appropriée. Or, toute colère réprimée quelle qu'en soit la raison enclenche une perte supplémentaire de confiance en soi. La colère est l'émotion qui permet à l'humain de restaurer son sentiment d'intégrité, de défendre ses droits. Quel enfant a le droit de manifester sa colère à ses parents quand ces derniers crient, tempêtent, punissent? Même quand le parent reconnaît l'injustice de sa réaction, il a du mal à tolérer la juste colère de l'enfant. Elle remettrait trop en cause son pouvoir sur lui.

[attention, on parle d'enfants, pas "d'ados"... eux ont besoin de lire l'expression de notre colère, de voir nos propres manques de confiance en vrai, et de se construire dans cette compréhension qu'il n'est nul besoin d'attendre d'être parfait pour commencer à bien faire et pour éduquer ses ados!] 

C'est grâce à ce processus que les puissants s'assurent de leur pouvoir. Ils justifient leurs actes, accusent la victime, et surtout interdisent toute manifestation de colère, que ce soit par la force ou par la manipulation intellectuelle ou affective. Dès lors que la juste colère ne peut être exprimée, elle est retournée contre soi, autodestructrice, se mue en peur, et installe l'insécurité. La personne se dévalorise, perd confiance en elle et reste soumise!

Pour guérir du manque de confiance en soi, considérons notre vécu dans son contexte et osons la juste colère. Mais il y a différentes formes de confiance et tout ne se soigne pas de la même façon.

à suivre... 

I. Filliozat

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illustrations Karyn Taylor

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 23:00

Aujourd'hui mon enfant de 9ans m'a fait une réflexion sur un instant de pédagogie scolaire et ses conséquences immédiates... Le 11 novembre arrivant, on lui explique qu'il y aura une commémoration. On lui précise qu'il s'agit de l'armistice d'une 1ère guère mondiale, pas le même donc que celui commémoré autour d'une stèle le 8mai dernier. Il lui revient à l'esprit une anecdote qu'elle me confie alors.

En substance, la maîtresse a posé une question sur les armes, aucun garçon n'a répondu, et la tiote a levé le doigt et a répondu. La maîtresse a levé les yeux au ciel et a clashé les garçons. Après la réponse, qui était bonne, les garçons n'ont pas cessé de se moquer... Pourquoi? parce qu'elle avait juste connaissance d'un point sur l'Histoire au sujet de la guerre, domaine de connaissance considéré ici comme du registre exclusivement masculin, ce que l'attitude de leur encadrant pédagogique confirmait, dans la confiance conférée à l'expression de son discernement ou de sa morale comportementale...

Illustrations de Catherine Abel

De l'éducation...

Précédemment


Guy Evrard a fort bien fait l’éloge de J-J Rousseau, et montré que ses écrits sont au cœur de la plupart des grands débats d’actualité sur la démocratie, sur l’égalité, sur la liberté et sur les rapports de l’homme avec la nature. En ces domaines, ce sont les penseurs les + progressistes qui reprennent les idées de ce citoyen autodidacte qui apparaît ainsi, 300 ans après sa naissance, comme un remarquable précurseur.

Par contre, certaines de ses vues ne sont plus guère partagées aujourd’hui que par les + réactionnaires, surtout celles qui se rapportent à cet autre sujet d’actualité qu’est la “parité hommes-femmes”.

La + critique des féministes à cet égard est évidemment aussi la + virulente: Élisabeth Badinter > , philosophe et historienne spécialiste du XVIIIème s.. Elle se veut objective:

"Je peux juger Rousseau sévèrement en tant que féministe. Je l’aime cependant beaucoup en tant que citoyenne. Je suis hostile, récalcitrante à "Émile". Mais totalement admirative par rapport au "Contrat social" que j’estime être un texte sacré, fondamental, à l’origine de la démocratie" 

a-t-elle précisé, lors d’une interview[1].  Elle estime que

"Rousseau a structuré l’inégalité des sexes  Rousseau est l’antiféministe par excellence  Rousseau est celui qui aura enfermé les femmes dans les maisons, afin qu’elles soient de bonnes mères et de bonnes ménagères". 

 

Elle précise cependant qu’à l’époque de Rousseau, les femmes (hormis les “femmes de salon”) n’ayant pas de rôle assigné, il leur en a conféré un, qui doit leur amener gloire et bonheur. Et elle ajoute:

"Les choses ont-elles beaucoup changé? Quand je vois aujourd’hui le thème de la mère idéale qui se sacrifie pendant 6mois pour allaiter son enfant, je redécouvre les mêmes arguments. Tout le discours écolo-féministe emprunte énormément à ce philosophe. La conjonction de la philosophie naturaliste écologique, consistant à placer les biens de la nature avant le bien-être personnel, associé au discours féministe, basé sur la différence des sexes, nous renvoie peu ou prou aux textes de Rousseau. Les petits bourgeois et moralisateurs de la Révolution française vont reprendre et durcir les propos de Rousseau. Plus tard, le code de la famille de Napoléon est lui aussi déduit de la philosophie rousseauiste. Nous assistons aujourd’hui à un retour de cette pensée naturaliste, écologique qui tend à assigner de + en + les femmes à leur rôle maternel. Il faudra du temps pour que l’on s’en rende compte. À mon avis, il est encore un peu trop tôt."

[je m'inscris en faux et précise pour ma part que ladite pensée naturaliste n'est pas la philosophie naturaliste écologique, qui elle, assigne aussi les hommes à l'éducation des enfants et ne féminise pas les taches, il les rends collectives!]

Pour v Danielle Sallenave, membre de l’Académie française, on a plutôt abondé dans l’éloge et la reconnaissance à l’occasion de cet anniversaire, mais il y aurait à redire sur certains points, dont les thèses de Rousseau sur l’éducation. Elle a précisé[2]:

"Oui c’est vrai, Rousseau est le 1er à avoir attiré l’attention sur ce qu’est l’enfant, son évolution. Mais son idée de la spontanéité d’une éducation naturelle est inquiétante car c’est d’elle que sont sorties beaucoup de réformes, voire d’hérésies, pédagogiques. Quant à l’éducation des filles, là, c’est tout un programme. La femme, dit-il en substance, est faite pour plaire à l’homme. La dépendance est son état naturel, l’assujettissement est son lot. Il faut l’habituer à se gêner, l’exercer à se contraindre parce que toute sa vie, elle aura à subir la gêne et la contrainte. Jeune, elle doit s’accoutumer à avoir à interrompre ses jeux sans se plaindre, à ne rien faire quand il lui plairait de travailler, à n’avoir ni goût, ni volonté. Elle ne peut sentir de trop “bon heur”, de trop bonne heure, qu’elle n’est rien au regard de l’homme, que l’homme est le maître, que, pour elle, sa destinée est de céder, d’obéir et d’avoir tout à subir, même l’injustice".

Et elle n’hésite pas à commenter:

"Il souhaite que Sophie (la future compagne de son Émile dont il raconte l’éducation)… cultive ses talents avec autant de soins pour le mari qu’elle aura, qu’une jeune albanaise pour le harem d’Ispahan".

 

"… Il faut ma chère enfant, que je vous explique mes vues dans la conversation que nous eûmes tous 3 avant-hier. Vous n’y avez peut-être aperçu qu’un art de ménager vos plaisirs pour les rendre durables. Ô Sophie! Elle eut un autre objet + digne de mes soins. En devenant votre Époux, Émile est devenu votre chef; c’est à vous de l’obéir, ainsi l’a voulu la nature; et c’est pour vous rendre autant d’autorité sur son cœur que son sexe lui en donne sur votre personne que je vous ai faite l’arbitre de ses plaisirs. Il vous en coûtera des privations pénibles mais vous régnerez sur lui si vous savez régner sur vous..."

 

J-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation, in œuvres complètes
Éd° Gallimard, Paris 1969,p. 706

Anna Durnova, auteure de "Et Dieu créa la femme...La condition féminine chez J-J. Rousseau" complète ceci en ces termes:

"La connaissance de la culture générale étant pour les femmes, d’après Rousseau, guère utile, voire négligeable, il faut tourner l’intérêt des petites filles  sur des travaux pratiques tels que la couture ou la cuisine. Il n’oublie pas d’affirmer que ce type d’éducation correspond tout à fait au caractère naturel des femmes".

Citons enfin Geneviève Fraisse, philosophe et historienne, directrice de recherche au CNRS. Elle s'exprimait le 23 avril 2012 à propos de ce tricentrenaire:

"…il y a une omission de taille au tableau annoncé des commémorations: le féminisme. Pourtant Rousseau s’est largement exprimé sur la femme. Ainsi dans l’Émile:

"toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utile, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce: voilà les devoirs des femmes en tout temps, et ce qu’on doit leur apprendre dès l’enfance" "

ou encore ce délicieux passage à remettre néanmoins dans le contexte du XVIIIème siècle:

"… Ce principe établi, il s’ensuit que la femme est faite spécialement pour plaire à l’homme; si l’homme doit lui plaire à son tour, c’est d’une nécessité moins directe, son mérite est dans sa puissance, il plaît par cela seul qu’il est fort. Ce n’est pas ici la loi de l’amour, j’en conviens; mais c’est celle de la nature, antérieure à l’amour-même...". 

Cette commémoration, dit-elle,

"évacue les questions sexuées qui ont trait à la problématique du genre. On a célébré Darwin, on célèbre Rousseau, on met en scène Ibsen... À chaque fois je constate la même répulsion concernant le féminisme. Comme s’il s’agissait d’un sujet déclassé, secondaire, minoritaire. Rousseau est un grand penseur, un philosophe qui a écrit sur la sexuation du monde. Pas uniquement dans l’Émile ou dans la Nouvelle Héloïse. Il s’est attaqué à la question dans la Lettre à d’Alembert.

Les femmes ont-elles accès

à l’espace public?

Ont-elles le droit d’écrire?

Ces questions sont liées à la question de l’égalité qui fonde la démocratie. En déniant le droit aux femmes à l’espace public, Rousseau les prive de la citoyenneté. Les femmes font les mœurs: elles restent à la maison. Les hommes font les lois: ils sont dans l’espace public".

"Rousseau dénie aux femmes le droit d’écrire. Il a compris qu’il s’agit là de stratégies individuelles de liberté. Si on obtient l’égalité dans la sphère publique, alors pour tout être rationnel qui veut mettre en place les préceptes des Lumières, on est en droit de demander l’égalité dans la sphère privée. Une situation dangereuse pour qui veut faire cesser l’analogie entre le père et le roi, entre la famille et la cité. Le partage des 2 gouvernements est essentiel pour construire la notion de citoyenneté et de république".

 

 M.-L. DUBOIN, GR, août 2012


[1] à Chantal Savioz, le 31 janvier 2012

[2] dans l’émission, Les idées claires, le 13 juillet 2012

proposé par mamadomi

rééd° du 07 11 2013

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:02

Une seule injustice, un seul crime, une seule illégalité, surtout si elle est officiellement enregistrée, confirmée, une seule injure à l’humanité, une seule injure à la justice, et au droit surtout si elle est universellement, légalement, nationalement, commodément acceptée, un seul crime rompt et suffit à rompre tout le pacte social, tout le contrat social, une seule forfaiture, un seul déshonneur suffit à perdre, d’honneur, à déshonorer tout un peuple.

 

Charles Péguy

proposé par mamadomi

rééd°du 29 06 14

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 23:00

Vous ne savez pas répondre aux questions... Vous n'êtes pas clair dans vos explications. Vous vous emmêlez dans vos phrases, vous êtes confus, vous vous contredisez... La tentation est  grande  d'invoquer un défaut de confiance en vous. Les psychologues Michelle Cormer et Joseph Forgas de l'université de Sydney ont mis en place une expérience démontrant qu'il s'agissait d'une réaction naturelle face à la souffrance.

On présente à un 1er groupe de volontaires une émission comique. Le 2nd groupe visionne un fim dans lequel une mère meurt d'un cancer au milieu de ses enfants. On teste ensuite leur expression verbale dans une situation délicate: donner son avis à un ami à propos de la façon font il a présenté un projet devant un public d'experts. Cet ami ayant fait une mauvaise présentation, il faut donc trouver les bonnes formulations pour lui conseiller d'améliorer tel ou tel point, sans pour autant le décourager. 

 

Les personnes ayant vu l'émission comique s'en sont très bien sorties et lui ont expliqué clairement la situation. Les autres ne trouvaient pas leurs mots. Ils se contredisaient observaient de nombreux temps morts, commettaient maladresse sur maladresse, revenaient sur leurs affirmations... et ce, même lorsqu'ils niaient avoir été affectés par le film!

Vous venez de traverser une situation difficile ou vous avez été en contact avec des scènes pénibles? Votre expression face aux autres va en pâtir. Votre cerveau est doté d'une instance de protection automatique qui vous invite à fuir la confrontation avec autrui. Quand cette réaction de protection s'installe, nous disons manquer de confiance en nous. Vous contredire, être confus dans votre pensée et vous montrer peu clair dans vos paroles ne signifie rien quant à votre personnalité. C'est un réflexe naturel face à la souffrance. Si cela vous arrive trop souvent, cela signifie seulement qu'il y a eu un peu trop d'événements difficiles dans votre vie. Ce sont ces blessures qui sont à guérir et non le "manque de confiance".

Si les symptômes durent au point de devenir des définitions de vous-mêmes: "je suis confus", "je ne sais pas m'exprimer", "je suis bête", "je ne sais jamais répondre aux questions", considérez votre histoire. Peut-être n'avez-vous pas encore pu évacuer toutes les émotions, toutes les images douloureuses de votre enfance? Sachant que la simple vision d'un film de quelques minutes suffit à modifier la fluidité de notre pensée et l'aisance de notre langage, il paraît naturel et normal qu'une personne maltraitée dans son enfance ait du mal à parler et à penser clairement!


Ne laissez pas vos blessures vous transformer en quelqu'un que vous n'êtes pas.

Paulo Coelho

 

Léana était une excellente élève. Elle ne se souvient pas avoir été directement humiliée par son institutrice de primaire, mais elle a été témoin des maltraitances infligées par cette dernière aux autres élèves, et à son frère notamment qui était dans la même classe. Elle a aujourd'hui 28 ans et n'ose pas prendre la parole en réunion. Si elle doit parler, elle est confuse, rougit, ne sait plus ce qu'elle doit dire. Dès qu'elle est en groupe, situation rappelant la classe, elle est mal à l'aise et a envie de partir, au point qu'elle ne peut manger en présence d'autres personnes. Se dire qu'elle "manque de confiance en elle" ne l'aide pas du tout et lui évite de se poser la vraie question:

"Qu'est-ce qui se passe en moi quand je ne suis pas dans un groupe?"

En revanche, identifier que son malaise était lié à l'émergence d'émotions réprimées: la peur, la douleur et surtout la colère contre cette femme, éclaire les choses d'une tout autre lumière et offre des pistes de libération. Après avoir raconté son histoire, reçu l'empathie des membres du groupe et avoir exprimé sa colère à l'encontre de sa maîtresse, Léana a pu prendre part au repas collectif.

 

Votre petit Cédric sort du cinéma ou vient de regarder une série télé particulièrement violente? Faites-le parler. Plus il raconte, moins l'impact des images aura de force. En en parlant, il reprend le pouvoir sur ce qu'il a vu. Vous éviterez les cauchemars!

Votre fille Céline revient de l'école + silencieuse que d'habitude ou manifestement perturbée? Prenez le temps de l'écouter, d'entendre ce qui s'est passé et, surtout, d'écouter ses réactions face à ce qu'elle a vu ou ce qu'elle a subi. Qu'a-t-elle ressenti? Que s'est-elle dit?

Que l'événement traumatique ait eu lieu à l'école, dans la rue, chez grand-mère ou chez vous, que l'agresseur soit un inconnu, une copine, un oncle, le papa, écoutez sans juger, sans faire un commentaire, sans chercher à rassurer. Ecoutez-la dire tout ce qu'elle a sur le coeur.

Reflétez ses sentiments. "Tu as eu vraiment très peur quand..." Montrez-lui que vous éprouvez ce qu'elle vit. 

C'est ce dont vous auriez eu besoin enfant. Pourquoi ne pas vous le donner intérieurement? vous, l'adulte d'aujourd'hui, soyez le parent que vous n'avez pas eu ce jour-là. Ecoutez les émotions de l'enfant en vous.

 

I. Filliozat

proposé par mamadomi

rééd° du 29 03 14

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:12

En fait, toute religion est une secte qui a réussi. On donne d'ailleurs le nom de secte à toute église non officielle qui concurrence les églises officielles.

Jean-François Kahn, Dictionnaire incorrect,
Plon © 2005 *

Les sectes : un combat incertain

 

Cette extrême — et très paradoxale — vulnérabilité de nos sociétés postmodernes aux formes de magie ou de croyances irrationnelles explique en grande partie l'embarras qui accompagne toute réflexion sérieuse sur les sectes. En droit, la lutte contre ces dernières est sérieusement organisée et codifiée. Des institutions spécialisées, des associations, des missions parlementaires, notamment la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, créée en 1998, en ont désormais la charge. Ladite mission est venue remplacer un "Observatoire" à qui l'on reprochait son manque de fermeté. La lutte s'est donc sensiblement durcie et se mène de façon quotidienne à visage découvert. En outre, un énorme effort de documentation a été accompli depuis une vingtaine d'années. Le phénomène est maintenant assez convenablement cerné et la documentation ne fait plus défaut.

Dans la sphère médiatique, le discours antisecte s'est durci lui aussi jusqu'à devenir virulent. Cela semble indiquer qu'on n'établit aucun lien entre les crédulités qui sont jugées "pittoresques" et les sectes que l'on considère comme dangereuses. À propos de ces dernières, on parle de "pieuvre", de «"décervelage", de "danger fatal", de "nouvel esclavage", avec une unanimité aussi troublante que trompeuse. Dans l'ensemble de l'Europe, en effet, la réflexion théorique et l'élaboration de critères à propos des sectes, tout cela bute sur des contradictions. Elles exigeraient une analyse + circonspecte et mieux réfléchie. Qu'est-ce qu'une secte? Comment la distingue-t-on d'une Église? Sur quoi peut-elle fonder sa légitimité institutionnelle? Au nom de quoi la condamner dans une société dite "ouverte"? Comment combattre les sectes tout en respectant la liberté de croyance inscrite dans la Constitution? Ces questions dérangeantes alimentent une guérilla incessante entre les sectes qui refusent d'être classées dans cette catégorie et les associations qui les combattent. Cette guérilla débouche régulièrement sur le terrain judiciaire.

Elle est tout sauf paisible.

Il est vrai que certains textes législatifs visant les sectes et votés à la hâte sous la pression de l'opinion se fondent sur des notions attrape-tout comme la "manipulation mentale" (inscrite dans la loi du 12 juin 2001) qui pourrait s'appliquer, à la limite, à n'importe quelle Église constituée, au 1er mouvement associatif venu, voire à un club sportif soucieux de conditionner ses joueurs pour qu'ils gagnent. Le même concept de "manipulation mentale" pourrait encore être transposé dans le domaine de l'économie et des affaires et appliqué, par ex, aux méthodes de conditionnement de leurs cadres ou vendeurs par les entreprises adeptes du nouveau management. Pensons aux séances de motivations, aux sauts à l'élastique, aux jeux de rôles, etc.

[...]

Sur tous ces chapitres, une société démocratique prétendument pluraliste, tolérante, voire indifférente à la croyance, qu'elle relègue au domaine privé, se trouve prise au piège de ses propres principes. Comment pourra-t-elle mener, elle qui récuse toute idée de croyance collective ou de religion officielle, le combat contre les sectes? Comment engager en définitive contre les sectes une lutte qui ne soit pas elle-même sectaire? Ces dernières n'appliquent-elles pas, au fond, le principe de privatisation et d'individualisation des croyances?

Certaines d'entre elles, d'ailleurs, ne font pas que cela. Elles affirment prendre au mot le projet très postmoderne d'épanouissement de soi, de libération psychique, d'écologie intégrale et de panthéisme, projet qui s'accorde avec la sensibilité dominante. Certaines sectes, comme l'Église de Scientologie fondée par Ron Hubbard, prétendent s'inscrire dans ce nouveau rapport au monde qu'annonce l'ère du Verseau. À tort ou à raison, elles se sentent en totale harmonie avec cette postmodernité qui a émergé après le déclin des grandes croyances institutionnelles, et même grâce à lui. Au nom de quoi la société moderne, qui se prétend "anomique" (sans normes morales imposées), peut-elle combattre des sectes de cette nature?

La contradiction n'est pas si facile à surmonter. Pour certains observateurs, c'est cet embarras qui explique la violence du débat entre les sectes et la société démocratique. "L'une des raisons de la fureur antisecte vient sans doute de là: elles tranchent sur les idées et les pratiques dominantes de nos sociétés ouvertes et tolérantes, qui sont incapables de les contrer sans se contredire elles-mêmes. Pluralisme et libertés individuelles, tolérance et relativisme se doivent de laisser vivre, croître et s'exprimer des forces et des groupes bâtis sur d'autres valeurs. Le cas des sectes n'est pas foncièrement différent, sur ce point, de groupements politiques qui prospèrent en démocratie, tout en condamnant la démocratie.** "

Les sectes sont bel et bien devenues "le" problème emblématique de la société moderne. Elles renvoient en effet à celle-ci, et de plein fouet, la question irrésolue du pluralisme, de la croyance collective et de la croyance tout court. Le nombre et le succès des sectes signalent bien, en creux, l'intensité du besoin de croire et la persistance, dans les sociétés les + modernes, d'une crédulité instinctive qui laisse le champ libre à toutes les manipulations. Les espoirs que l'on fondait sur l'émancipation individuelle et la liberté de jugement se voient là battus en brèche. Confiée au libre arbitre de chacun, détachée de tout encadrement institutionnel, l'aspiration à la croyance fait de chacun une proie facile. Le conditionnement des esprits, souvent flagrant dans le cas des sectes, se retrouve dans bien d'autres domaines.

Claude Guillebaud

* La citation est de J.-F. Khan, mais l'idée a été développée par Ernest Renan, dans La vie de Jésus, 1863, Classiques des sciences sociales - UQAC, (#876) p. 205

** J-Louis Schlegel, Les sectes à l'âge démocratique, Études, décembre 1999, p. 604

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 07:01

allégorie du travail avec playmobils (légendée) 500x332

Voici un test

pour voir si vous êtes un humain

 

Avez-vous déjà mangé une crotte de nez alors que vous n’étiez plus un enfant depuis longtemps ?

Avez-vous déjà émis un petit bruit bizarre (genre "humph") à un moment où vous vous souveniez d’une chose embarrassante ?

Avez-vous déjà volontairement tapé en minuscule la première lettre d’un SMS pour apparaitre triste ou déçu ?

Avez-vous déjà fini un SMS par un point en signe d’agression ?

Avez-vous déjà ri ou souri quand quelqu’un vous a dit une chose pas vraiment drôle, et ensuite passé le reste de la journée à vous demander pourquoi vous avez eu cette réaction-là ?

Avez-vous déjà cru perdre votre billet d’avion un millier de fois entre l’enregistrement et la porte d’embarquement ?

Avez-vous déjà enfilé un pantalon, en vous rendant compte bien + tard qu’il y avait une chaussette perdue scotchée contre votre cuisse ?

Avez-vous déjà tenté de deviner le mot de passe de quelqu’un tellement de fois de suite que vous avez bloqué son compte ?

Avez-vous déjà eu l’impression persistante qu’on s’apercevra un jour que vous êtes un imposteur ?

Avez-vous déjà espéré qu’il existait une compétence que vous n’aviez pas encore découverte pour laquelle vous étiez naturellement génial ?

Avez-vous déjà cassé quelque chose dans la vraie vie, et ensuite vous vous êtes retrouvé à chercher un bouton "Annuler" ?

Vous êtes vous déjà émerveillé du fait qu’une personne que vous trouviez si quelconque puisse d’un coup devenir si belle ?

Avez-vous déjà fixé votre téléphone du regard en souriant comme un idiot tout en envoyant un sms à quelqu’un ? Avez-vous déjà ensuite envoyé à cette personne la phrase "je regarde fixement le téléphone en souriant comme un idiot" ?

Avez-vous déjà été tenté, et ensuite cédé à la tentation, de regarder dans le téléphone de quelqu’un ?

Avez-vous déjà eu une conversation avec vous-même et ensuite, vous vous êtes rendu compte que vous vous traitiez vous-même comme un mufle ?

Votre téléphone est-il déjà tombé à court de batterie en plein milieu d’une dispute, et avez eu l’impression en pareil cas que le téléphone était en train de rompre avec vous 2 ?

Avez-vous déjà pensé que travailler sur un problème entre vous et une personne aimée était futile parce que "…normalement ça devrait être plus facile que ça", ou encore "…se passer naturellement" ? Vous êtes vous déjà rendu compte qu’à la longue, très peu de choses se passent naturellement ?

Vous êtes vous déjà réveillé béat, puis l’esprit soudainement submergé par l’affreux souvenir que quelqu’un vous a quitté ?

Avez-vous déjà perdu la capacité d’imagier un avenir sans cette personne qui n’était plus dans votre vie ? Avez-vous déjà regardé en arrière cet événement avec un triste sourire d’automne en prenant conscience que l’avenir adviendra, quoi qu’il en soit ?

 

Félicitations. Vous avez terminé le test. Vous êtes un humain.

>> source

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 22:12

 

Roberto Gamito

  

"Margot, Adrien, allez on y va."...

Je suis à côté de la voiture et les enfants ramassent des marrons sur le trottoir. Ils font semblant de ne pas m'entendre et continuent leur quête:

"Là regarde, celui-là, c'est pour moi!

- Tiens, je t'endonne un dans ta poche."

Je commence à sentir l'énervement monter... quand je me pose la question:

"Pourquoi diable est-ce que je désire tant qu'ils montent en voiture tout de suite?"

Parce que je l'ai décidé ainsi? Quelles sont mes raisons? Nous sommes dimanche, je suis seule avec eux, j'ai décidé de leur consacrer toute cette belle journée. Il est midi, c'est vrai, mais la faim ne semble pas les tenailler... Pourquoi donc courir? Quelle différence y a-t-il entre ramasser des marrons sur le trottoir, jouer au square ou faire un tour de manège? Pourquoi ne pas les laisser à leur plaisir sur ce trottoir? En +, ça ne coûte rien! Nous sommes finalement restés une bonne vingtaine de minutes à ramasser de beaux marrons tout lisses et brillants.

Vous avez, j'en suis sûre, déjà rencontré ce type de situation. Nous réagissons souvent de manière automatique, nous ferions bien de nous poser + souvent la question:

"Pourquoi? Qu'est-ce qui me pousse à dire oui ou non aux demandes de mes enfants? Qu'est-ce qui me dicte mon attitude?"

La 1ère fois que Margot a désiré manger sa glace en entrée, je me suis entendue dire:

"Non, la glace est un dessert, on la mange en dernier."

Alertée par le caractère automatique de ma réponse, je me suis posé la question:

"Pourquoi je dis cela?"

 

 < Ryo Iwai


Réfléchissant réellement et scientifiquement au problème, je me suis rappelé la diététique et le fonctionnement de l'estomac... le sucré incite à la sécrétion d'insuline, il prépare à la digestion... Si nous mangeons du sucré en fin de repas, c'est parce que nous voulons encore manger, alors que nous n'avons plus faim. Pour pouvoir encore avaler quelque chose, il nous faut tromper notre organisme... C'est un usage, culturel, une habitude agréable pour la plupart d'entre nous  mais, réflexion faite, ce n'est pas très sain. J'ai donc donné sa glace à ma fille. Elle a ensuite très bien mangé tout son repas. Depuis, elle mange de temps en temps un fruit, une glace ou du gâteau avant les pâtes ou les haricots verts, mais c'est de + en + rare au fur et à mesure qu'elle grandit et respecte naturellement les usages qu'elle voit autour d'elle. Il lui est arrivé de préférer son dessert au milieu du repas, ou même de ponctuer chaque plat d'une bouchée de gâteau ou d'une clémentine. Pourquoi donc le lui interdire du moment qu'elle mange de tout et, globalement sur la semaine, d'une manière équilibrée, d'autant que la science lui donne raison (sauf pour les clémentines qui sont acides et ne se mêlent pas frocément harmonieusement aux autres plats).

Est-ce la santé ou les convenances sociales qui dictent mon atitude? En tant que parent, je suis responsable de  la santé de mon enfant, mais aussi de sa socialisation. On peut expliquer à une enfant que c'est une convenance sociale, une habitude culturelle, mais il est important de ne pas mélanger les 2 enjeux, en assenant par ex à l'enfant qu'il est nocif pour sa santé de manger le dessert au début du repas.

Il est évident qu'il ne serait pas sain pour un enfant de ne manger que des glaces. Si la glace est trop copieuse, l'enfant peut ne plus avoir envie de légumes... N'allez pas vous imaginer que je suis en train de vous conseiller de donner leur dessert à vos enfants en début de repas!

Roberto Gamito

La crainte fréquente des parents lorsqu'ils accèdent à une demande originale de leur enfant est que cela ne devienne ce qu'ils nomment "un caprice". Les caprices sont des inventions des parents. Ils surgissent lorsque les parents se prennent les pieds dans les jeux de pouvoir. Quand Margot a demandé une glace en début de repas, ce n'était pas un caprice mais une exploration. Je me serais braquée contre cette idée, entrant ainsi dans le jeu de pouvoir, elle aurait probablement répondu dans le jeu de pouvoir en se blogquant elle aussi sur sa position. Je pense que les jeux de pouvoir sont initiés par les parents et non par les enfants. Preuve s'il en est, on dit qu'un nourrisson risque de vous dominer si vous vous laissez faire par lui! Alors qu'il est totalement dépendant de vous et n'en a clairement pas les possibilités mentales.

Vos comportements sont-ils dictés par votre éducation, par des automatismes dont vous ne savez plus l'origine, par l'évidence (parfois trompeuse)? ou par la raison? J'entends ici par raison non pas le préjugé de vos parents ou de votre médecin de famille, mais votre raisonnement sur la base d'informations fiables.

Il est vrai qu'il faut faire son chemin parmi les informations déformées que nous présente la publicité...

Une mère me confiait combien elle devait se battre avec son fils pour qu'il accepte de manger son yaourt quotidien. Victime de la publicité, elle croyait avec sincérité qu'il était bon, voire nécessaire pour la croissance de son enfant, qu'il mange des laitages! La voix des lobbies agro-alimentaires était si forte qu'elle ne pouvait entendre son fils. Quand elle a découvert une information plus neutre et donc + objective, elle a mesuré son erreur. Elle imposait tous les jours à son fils un yaourt acidifiant son estomac, apportant nettement moins de calcium que les amandes et noisettes dont il raffolait. Bref, ce qu'elle croyait être sain ne l'était pas tant que ça! [rappelons-nous le contre-slogan: les produits laitiers sont vos amis pour deux ans, en général!]

Dmitri Brodetsky

Lors de nos dernières vacances, dans un hôtel, je suis retée stupéfaite par une courte scène. Nous étions aurour d'un buffet et chacun pouvait choisir son plat. Ce jour-là, il y avait: saucisses de Francfort ou escalope cordon-bleu Une petite fille accompagnée de son père a insisté pour avoir des saucisses. Le père a refusé avançant:

"Maman a dit cordon-bleu, ce sera cordon-bleu."

Il est vrai que les saucisses ne sont pas un aliment particulièrement diététique. Mais l'escalope cordon-bleu, c'est une escalope de poulet (de batterie en l'occurrence) avec une tranche de jambon et du fromage, le tout pané. On peut aimer, soit. Mais 3 protéines ainsi associées ne sont guère défendables sur le plan diététique. Ce que désirait la petite fille, une saucisse, n'était pas pire, pourquoi ne pas le lui permettre.

On reste coi devant tant d'absurdité, tant d'inconscience. L'enfant a vite accepté son sort, elle avait pourtant une dizaine d'années. Sa mère régentait sa vie, manifestement sans se poser trop de questions sur le sens de ce qu'elle imposait.

On peut tout savoir. Mais quand nos enfants nous font des demandes, pourquoi ne pas les écouter et nous poser cette question, contextuelle: 

Pourquoi je dis cela?

I.Filliozat

Roberto Gamito

 

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rééd° 10 04 13

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 23:04
http://fc01.deviantart.net/fs70/f/2011/159/3/8/bees_by_smokepaint-d3icbdv.jpg
      Entre la nécessité d'apporter à vos enfants la sécurité et celle de leur enseigner que la réalité peut être très incertaine, l'équilibre est toujours très délicat. C'est un dilemme auquel sont confrontés tous les parents et qu'ils considèrent souvent avec beaucoup d'anxiété, craignant d'en faire trop dans un sens ou dans l'autre: inspirer à leurs enfants un faux sentiment de sécurité ou, au contraire, les effrayer par des mises en garde exagérées.
       Du point de vue spirituel, il nous faut concilier ces valeurs opposées et parvenir à nous sentir en sûreté dans un monde changeant et imprévisible.
http://dl8.glitter-graphics.net/pub/725/725448giorh5itz8.gifL'incertitude ne peut être évacuée, et il est donc profondément souhaitable de se la concilier, de comprendre qu'il y a de la sagesse dans l'incertitude -la sagesse d'un créateur qui souhaite conserver à la réalité sa fraîcheur, sa nouveauté et son éternelle évolution vers l'accomplissement.
Comment pouvons-nous communiquer cela à un enfant? Les jeunes enfants aiment les surprises...Il ne faut pas de priver de les surprendre. Un cadeau inattendu apporte la joie à celui qui donne comme à celui qui reçoit, et il n'a pas besoin d'autre raison que "J'avais envie de faire quelque chose de différent" .

       Pour des enfants plus âgés, l'incertitude semble parfois poser
http://dl9.glitter-graphics.net/pub/897/897859nimsa6pav2.gifun problème, car elle suppose un monde changeant où il est difficile de prendre ses marques. Il est important d'apprendre à vos enfants à accepter les changements comme ils viennent, et aussi à regarder en face leurs angoisses secrètes. Avec des enfants de cinq ans ou plus, n'hésitez pas à demander si quelque chose de nouveau est une source d'appréhension. Il suffit d'une simple entrée en matière du genre: "Je sais que tu n'as jamais fait ça avant. Tu n'as pas peur?"
       Il faudrait aussi se rappeler de ne pas vous comporter en présence de vos enfants comme si vous saviez tout, comme si le fait d'être un adulte voulait dire que toutes les questions été réglées. C'est un point délicat parce que les enfants sont rassurés par l'autorité. Il vous faudra donc présenter votre propre incertitude en termes positifs. Au lieu de dire "Je n'ai pas la réponse", observez plutôt qu'il y a beaucoup de réponses possibles et que l'un des grands plaisirs de la vie est de découvrir à tout âge que l'on a encore beaucoup à apprendre.


D.Chopra

et un joli texte à suivre -de Shakespeare excusez du peu!- chez Krys si vous le voulez bien
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rééd° du 07 04 09
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 22:04

Précédemment

Pointer du doigt ceux qu'on aime

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De quelle autre façon encore l'enfant montre-t-il son attachement? N'oublions pas que la communication est possible bien avant la parole. Les êtres et objets gravitant autour du bébé sont "historicisés", et le moment où il va les pointer du doigt va représenter son premier geste sémiotique. On peut alors dire qu'il a compris ce qu'était la parole, car il ne désigne jamais un objet neutre. Ce geste lui permet de manipuler les représentations de ses figures d'attachement. Par ex, un enfant qui voit tous les jours son père manier, pour son travail, des livres, des feuilles et des stylos, médiatisera sa relation à son père en pointant du doigt ces objets privilégiés. Cela lui permet de sémantiser le monde qui l'entoure grâce à l'histoire de ses parents.

 

L'enfant qui, à quinze mois, ne pointe pas du doigt, manifeste sûrement un vide dans son entourage ou un trouble intérieur. Les enfants privés d'affection, on le constate souvent, se "périphérisent" et restent réfractaires à tout contact. Les psychanalystes en effet nous ont appris qu'un traumatisme ancien est, d'abord, non un souvenir, mais une trace neurologique imprégnée dans la mémoire de l'enfant. Ceux qui ont été abandonnés à la naissance, placés vers cinq ans dans une institution, sont incapables de s'intégrer. Ils restent en marge, n'ayant pas appris à "faire du charme" comme les autres. Les enfants qui, eux, ont bénéficié d'un attachement sécure, à l'arrivée à la maternelle par ex, vont se socialiser très vite, passé le petit stress de l'institution, et transformer l'adulte présent en figure d'attachement.

 

B. Cyrulnik

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rééd° du 16 07 13

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