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Bienvenue!

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  • : lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
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T'entends quoi?

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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

HOME
...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
la demande d'adhésion n'aboutit pas à cause
du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
"un ETAT observateur
'non-membre' de l'ONU"


alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

lexique pour les achats de poisson

dossier Red Bull, chez terre et mer
(plusieurs liens) ne pas consommer

Champs électromagnetiques et santé -
les REM, rayonnements électromagnétiques

les limites de la liberté d'expression:
incitations sans équivoques...
attention Printemps de Bourges en observation

HADOPI,
ses sanctions son vote aléatoire
pédagogie, pourquoi craindre Hadopi
sitôt votée, sitôt contournée, *ICI*
héhé...
riposte graduée censurée

les bibliothèques numériques sur Internet

Les 10 multinationales les + dangereuses
ICI

tout OGM = dépendance,...
moratoires nationaux et mobilisation

fruits et légumes de saison
chez Pol  merci 

scandale écologique de la fraise espagnole
chez
 Béa K

Où Qu'il Est, L'article?

Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 15:44
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Le goût du monde et celui auquel on s'attend
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note: §4 un peu difficile
Lorsqu'un enfant blessé arrive à l'adolescence, il s'engage dans l'inévitable remaniement affectif provoqué par le flux hormonal et l'empêchement de l'inceste, avec sa manière particulière de goûter le monde. La déchirure de son enfance l'a rendu préférentiellement sensible à un type d'information. Les enfants qui se sont développés dans un pays en guerre perçoivent mieux que d'autres le claquement d'une portière ou la pétarade d'une voiture. Ils répondent à ce bruit signifiant en plongeant sous une table et en ressortent sans honte ni sentiment de ridicule car, dans leur esprit, il s'agit simplement d'un comportement de survie. Le fait d'avoir grandi dans un pays en guerre leur a appris à percevoir préférentiellement ce type d'information sonore qui n'est signifiante que pour eux. Ce signifiant, inscrit dans leur mémoire, provoque encore cette réponse dans un pays en paix où le fait de plonger sous une table donne envie de rire, car il n'est plus adapté.

Ce comportement fréquemment observé, permet de comprendre que notre réponse à une stimulation présente s'explique à la lumière des expériences passées. Un nourrisson "répond à des paramètres présents dans la réalité environnante", mais, dès l'âge de 5 mois, il répond à des modèles mentaux qui se sont construits dans sa jeune mémoire: les "MOI" (Intenal Working Model: modèle opératoire interne). Très tôt, il apprend à extraire de son milieu une forme préférentielle constituée, à ce stade, par la sensorialité maternelle. Dès que cette forme est inscrite dans sa mémoire, elle imprègne dans l'enfant un sentiment de soi. Si la mère maltraite le bébé ou le manipule brutalement, l'enfant apprend à percevoir de manière affûtée les mimiques, les sonorités et les gestes qui annoncent l'acte brutal. Il éprouve le malaise déclenché par la perception d'un indice comportemental minuscule et y répond par des réactions de retrait, d'évitement du regard et de mimiques tristes exprimant l'humeur sombre qui se développe en lui.

Dans le monde intime de l'enfant se forment, en même temps, un modèle de soi et un modèle d'autrui. Plus tard, le petit maltraité continue à répondre à ces représentations apprises. Il résiste au changement et intègre difficilement des expériences nouvelles qui pourraient modifier ses modèles internes. Sauf à l'adolescence, quand l'inévitable remaniement émotionnel crée un moment "où les représentations négatives acquises dans l'enfance peuvent être modifiées". Il s'agit d'un tournant de l'existence, une période sensible où l'émotion est si vive qu'elle rend la mémoire biologique apte à apprendre un autre style affectif... si le milieu lui en fournit l'occasion. Ainsi, un carencé peut apprendre sur le tard la sécurité affective dont il a été privé car "l'établissement de relations hors de la famille d'origine peut modifier les postulats de l'attachement auparavant acquis".

Bruno ne savait pas à quel point il était sale. Il avait été placé à l'Assistance comme garçon de ferme à l'âge de 7 ans. La métayère le faisait dormir dehors, dans la grange, sur une botte de foin, en compagnie d'un "grand" âgé de 14 ans. Leur boulot consistait à tirer l'eau du puits, allumer le feu et surveiller les moutons. Pataugeant dans le purin et dormant dans la grange, les 2 garçons en quelques mois s'étaient couverts d'une crasse aussi noire que leurs vêtements. Un dimanche, une dame est venue chercher Bruno pour lui offrir une journée dans une vraie maison, une sorte de parrainage. Mais, quand cette dame généreuse a voulu donner un bain au petit garçon, elle n'a pu retenir une grimace de dégoût. Pour la 1ère fois de sa vie Bruno s'est senti immonde. Il a éprouvé un sentiment de soi sale en même temps qu'il percevait un modèle d'autrui méprisant, comme s'il avait pensé: "Je découvre que je suis sale sous le regard de gentils adultes." A partir de ce jour, l'enfant n'a été à l'aise qu'en compagnie de garçons marginaux auprès desquels il ne se sentit pas sale. Il s'est mis à éviter les gentils adultes qui le souillaient par leur regard. En s'adaptant ainsi, Bruno se plaçait dans un monde de socialisation qui entravait sa résilience.


B. Cyrulnik

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proposé par mamadomi
rééd° du 13 05 09
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 18:12

En fait, toute religion est une secte qui a réussi. On donne d'ailleurs le nom de secte à toute église non officielle qui concurrence les églises officielles.

Jean-François Kahn, Dictionnaire incorrect,
Plon © 2005 *

Les sectes : un combat incertain

 

Cette extrême — et très paradoxale — vulnérabilité de nos sociétés postmodernes aux formes de magie ou de croyances irrationnelles explique en grande partie l'embarras qui accompagne toute réflexion sérieuse sur les sectes. En droit, la lutte contre ces dernières est sérieusement organisée et codifiée. Des institutions spécialisées, des associations, des missions parlementaires, notamment la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, créée en 1998, en ont désormais la charge. Ladite mission est venue remplacer un "Observatoire" à qui l'on reprochait son manque de fermeté. La lutte s'est donc sensiblement durcie et se mène de façon quotidienne à visage découvert. En outre, un énorme effort de documentation a été accompli depuis une vingtaine d'années. Le phénomène est maintenant assez convenablement cerné et la documentation ne fait plus défaut.

Dans la sphère médiatique, le discours antisecte s'est durci lui aussi jusqu'à devenir virulent. Cela semble indiquer qu'on n'établit aucun lien entre les crédulités qui sont jugées "pittoresques" et les sectes que l'on considère comme dangereuses. À propos de ces dernières, on parle de "pieuvre", de «"décervelage", de "danger fatal", de "nouvel esclavage", avec une unanimité aussi troublante que trompeuse. Dans l'ensemble de l'Europe, en effet, la réflexion théorique et l'élaboration de critères à propos des sectes, tout cela bute sur des contradictions. Elles exigeraient une analyse + circonspecte et mieux réfléchie. Qu'est-ce qu'une secte? Comment la distingue-t-on d'une Église? Sur quoi peut-elle fonder sa légitimité institutionnelle? Au nom de quoi la condamner dans une société dite "ouverte"? Comment combattre les sectes tout en respectant la liberté de croyance inscrite dans la Constitution? Ces questions dérangeantes alimentent une guérilla incessante entre les sectes qui refusent d'être classées dans cette catégorie et les associations qui les combattent. Cette guérilla débouche régulièrement sur le terrain judiciaire.

Elle est tout sauf paisible.

Il est vrai que certains textes législatifs visant les sectes et votés à la hâte sous la pression de l'opinion se fondent sur des notions attrape-tout comme la "manipulation mentale" (inscrite dans la loi du 12 juin 2001) qui pourrait s'appliquer, à la limite, à n'importe quelle Église constituée, au 1er mouvement associatif venu, voire à un club sportif soucieux de conditionner ses joueurs pour qu'ils gagnent. Le même concept de "manipulation mentale" pourrait encore être transposé dans le domaine de l'économie et des affaires et appliqué, par ex, aux méthodes de conditionnement de leurs cadres ou vendeurs par les entreprises adeptes du nouveau management. Pensons aux séances de motivations, aux sauts à l'élastique, aux jeux de rôles, etc.

[...]

Sur tous ces chapitres, une société démocratique prétendument pluraliste, tolérante, voire indifférente à la croyance, qu'elle relègue au domaine privé, se trouve prise au piège de ses propres principes. Comment pourra-t-elle mener, elle qui récuse toute idée de croyance collective ou de religion officielle, le combat contre les sectes? Comment engager en définitive contre les sectes une lutte qui ne soit pas elle-même sectaire? Ces dernières n'appliquent-elles pas, au fond, le principe de privatisation et d'individualisation des croyances?

Certaines d'entre elles, d'ailleurs, ne font pas que cela. Elles affirment prendre au mot le projet très postmoderne d'épanouissement de soi, de libération psychique, d'écologie intégrale et de panthéisme, projet qui s'accorde avec la sensibilité dominante. Certaines sectes, comme l'Église de Scientologie fondée par Ron Hubbard, prétendent s'inscrire dans ce nouveau rapport au monde qu'annonce l'ère du Verseau. À tort ou à raison, elles se sentent en totale harmonie avec cette postmodernité qui a émergé après le déclin des grandes croyances institutionnelles, et même grâce à lui. Au nom de quoi la société moderne, qui se prétend "anomique" (sans normes morales imposées), peut-elle combattre des sectes de cette nature?

La contradiction n'est pas si facile à surmonter. Pour certains observateurs, c'est cet embarras qui explique la violence du débat entre les sectes et la société démocratique. "L'une des raisons de la fureur antisecte vient sans doute de là: elles tranchent sur les idées et les pratiques dominantes de nos sociétés ouvertes et tolérantes, qui sont incapables de les contrer sans se contredire elles-mêmes. Pluralisme et libertés individuelles, tolérance et relativisme se doivent de laisser vivre, croître et s'exprimer des forces et des groupes bâtis sur d'autres valeurs. Le cas des sectes n'est pas foncièrement différent, sur ce point, de groupements politiques qui prospèrent en démocratie, tout en condamnant la démocratie.** "

Les sectes sont bel et bien devenues "le" problème emblématique de la société moderne. Elles renvoient en effet à celle-ci, et de plein fouet, la question irrésolue du pluralisme, de la croyance collective et de la croyance tout court. Le nombre et le succès des sectes signalent bien, en creux, l'intensité du besoin de croire et la persistance, dans les sociétés les + modernes, d'une crédulité instinctive qui laisse le champ libre à toutes les manipulations. Les espoirs que l'on fondait sur l'émancipation individuelle et la liberté de jugement se voient là battus en brèche. Confiée au libre arbitre de chacun, détachée de tout encadrement institutionnel, l'aspiration à la croyance fait de chacun une proie facile. Le conditionnement des esprits, souvent flagrant dans le cas des sectes, se retrouve dans bien d'autres domaines.

Claude Guillebaud

* La citation est de J.-F. Khan, mais l'idée a été développée par Ernest Renan, dans La vie de Jésus, 1863, Classiques des sciences sociales - UQAC, (#876) p. 205

** J-Louis Schlegel, Les sectes à l'âge démocratique, Études, décembre 1999, p. 604

proposé par mamadomi

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 20:48

 

Certaines questions sont + anciennes qu’on ne le croit. Certaines réponses tirées des grandes sagesses du passé sont + actuelles qu’on ne le pense.

Cette parabole relate la rencontre de Bouddha avec un bandit, nommé Angulima, qui se comporte en terroriste. La 1ère partie montre comment Bouddha va, par le dialogue, amener le terroriste à la non-violence. La 2nde, comment Bouddha convaincra les autorités et les enfants de ses victimes de ne pas le punir, afin de briser le cycle infini du ressentiment et de la haine.

Dans cette parabole se posent les questions les + brûlantes de notre actualité: Doit-on parler aux terroristes? Est-il possible de raisonner avec les fondamentalistes religieux? La non-violence est-elle juste une philosophie ou sa pratique est-elle capable d’apporter un résultat politique concret?

UN MESSAGE D’ESPOIR ANCESTRAL
POUR AFFRONTER UNE TERREUR MODERNE

"Une sagesse ancestrale pour éclairer d’une lumière nouvelle un sujet d’une brûlante actualité."

Maison de la presse

La réécriture de cette fable a été assurée par Satish Kumar, un ancien moine bouddhiste indien, devenu recteur de collège en Angleterre. Il est aussi l’auteur d’autres textes de philosophie bouddhique et le rédacteur en chef du magazine international Résurgence.

 

source, traduit de l’anglais (États-Unis) par Béryl Chanteux

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 22:00

Monsanto est condamné à payer 93 millions de dollars à une petite ville pour avoir empoisonné des citoyens

Il peut y avoir de grandes victoires dans de petits endroits. C’est un gros coup dur pour le géant de la biotechnologie Monsanto ce mois-ci, la Cour Suprême de la Virginie de l’Ouest le condamne à payer $ 93 000 000 à la ville de Nitro, située dans le même Etat, pour avoir empoisonné les citoyens aux produits chimiques de l’Agent Orange.

La com a été approuvé l’année dernière, mais les détails ont été réglés il y a seulement quelques semaines sur la manière dont les fonds seront distribués.

La condamnation nécessitera que Monsanto fasse ceci:

- Dépenser $ 9 millions pour nettoyer la poussière contaminée à la dioxine de 4500 maisons.

- Dépenser $ 21 millions pour faire des tests sur les gens afin de déterminer s’ils ont été empoisonnés à la dioxine.

- Les citoyens seront surveillés pendant 30ans pour ces intoxications, et pas seulement quelques mois.

- 63 millions supplémentaires seront attribués si des tests supplémentaires sont nécessaires.

- Tous ceux qui ont vécu à Nitro entre le 1er janvier 1948, et le 3 sept. 2010 feront un test pour voir s’ils ont été contaminés à la dioxine. Même s’ils doivent apporter la preuve qu’ils vivaient dans cette ville, ils pourront bénéficier du test, même s’ils ne vivent plus à Nitro.

- Les employés anciens ou actuels ne pourront pas bénéficier de ces avantages.

- Un bureau sera mis en place pour organiser des tests pour les citoyens de Nitro. L’inscription des participants, sera surveillée par l’avocat de Charleston Thomas Flaherty qui a été désigné par la Cour.

Les résidents ont le droit d’intenter des poursuites individuelles contre Monsanto si les tests médicaux montrent qu’ils ont subi un préjudice matériel suite à l’exposition à la dioxine.

Monsanto produisait des produits chimiques à Nitro.

À quel point les citoyens de Nitro ont été exposés à la dioxine? Monsanto produisait l’herbicide toxique Agent Orange à Nitro, et la dioxine est un sous-produit chimique de cette substance. L’Agent Orange est connu pour provoquer des problèmes de santé graves. L’usine qui produisait l’Agent Orange a été ouverte en 1948 et est restée en activité jusqu’en 2004, alors que dans le passé cet herbicide (au Vietnam et d’autres pays d’Asie) a été fatal à des millions de citoyens et d’anciens combattants qui y ont été exposés.

"Il ne fait aucun doute que, pendant et après la guerre, de nombreux Vietnamiens ont absorbé ce produit très toxique (la dioxine). Nous sommes convaincus des recherches toxicologiques et des études épidémiologiques de nombreux pays que cette dioxine a probablement provoqué des effets désastreux sur la santé au Vietnam." -Arnold Schecter et John Constable.

"C’est vraiment sur le long terme", a déclaré l’avocat Stuart Calwell à The Charleston Gazette. Calwell représentait les citoyens de Nitro pour intenter un recours collectif qui a poussé Monsanto à faire ce règlement.

"La politique de la dioxine est âprement négociée depuis la guerre du Vietnam, mais… nous savons qu’il y a un problème de santé là-bas et nous espérons que les maisons des gens seront nettoyées et qu’on mettra un terme à cet exposition dangereuse et que ceux qui y ont été exposés dans le passé pourront bénéficier d’une surveillance de leur état de santé."

Les habitants de Nitro doivent encore remplir un formulaire pour recevoir la liste des avantages décrits dans le règlement. En raison de l’enjeu primordial de ce règlement historique, les citoyens de Nitro doivent participer autant que possible pour créer un précédent pour d’autres recours collectifs que les agriculteurs et les consommateurs d’aliments OGM du monde entier pourraient intenter contre Monsanto à l’avenir pour enfin les vaincre. Si nous sommes assez nombreux à le faire tout de suite, alors même leurs caisses bien remplies finiront par être épuisées, et nous pourrons profiter d’un monde sans mourir empoisonnés.

Même si  cette  affaire ne concernait pas le glyphosate, un autre toxine mortelle utilisée dans les herbicides comme le Roundup de Monsanto, son heure viendra bientôt.

C. Sarich

proposé par mamadomi

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 22:00

Barre de séparation...Barre de séparation...

Le philosophe n'a guère le choix qu'entre deux possibles:

le désespoir ou la crise de fou rire.

 

Lucien Jerphagnon

Barre de séparation...Barre de séparation...

 

Au 1er cours de l'année donné au 5ème étage de l'université de Caen, Lucien Jerphagnon fournissait son mode d'emploi: il annonçait qu'il y aurait un devoir et donnait la date de remise des copies, il ajoutait qu'il le signalerait une autre fois, donnait également la date de la piqûre de rappel et ajoutait qu'une copie non rendue ce jour-là, ce serait zéro. "À bon entendeur...". Pas utile d'arguer de la 3ème mort de son grand-père, d'un glissement de terrain ou d'une grève des trains.

Ensuite, il donnait son adresse, précisait qu'il répondrait à chaque lettre le jour même et qu'on recevrait une réponse le lendemain dans sa boîte aux lettres - c'était l'époque où l'on n'avait pas besoin d'affranchir le courrier au prix du caviar pour que, nonobstant, il prenne son temps en route. Pendant des années, il répondit à chacune de mes lettres le jour même. Je garde ce précieux trésor dans une chemise à la couleur passée.

Enfin, il concluait son topo en citant Montherlant:

"Qui vient me voir me fait plaisir...",

puis il marquait un temps de silence, et il ajoutait, goguenard:

"...Qui ne vient pas me voir me fait + plaisir encore!"

Pendant des années, je lui ai offert le 1er plaisir, pendant d'autres années, le 2nd.

Concernant ses relations avec Jankélévitch, dont il fut l'assistant, il écrit: "Mai 68 nous avait éloignés, point séparés." Il y eut aussi entre nous un éloignement qui ne fit pas une séparation. Tel ou tel journaliste fit de son édition de saint Augustin en Pléiade le motif de cet éloignement, l'auteur du Traité d'athéologie ne pouvant qu'être un allumeur de bûcher sur lequel il sacrifiait son vieux maître! Mais c'était me prendre pour un imbécile: quand j'eus le coup de foudre pour ce professeur exceptionnel, j'ai tout lu de lui et, à 17 ans, je n'ignorais pas qu'il avait publié des textes qui sentaient l'eau bénite aux éditions du Vitrail (sic)! Pas besoin de chercher de ce côté-là.

Quand il arrivait dans la salle, grand, maigre, la moustache d'un officier de la coloniale toujours impeccablement symétrique, il posait son cartable, sortait son volume de Budé, posait une grosse montre sur le bureau et commençait un spectacle extraordinaire. Seul, il jouait tous les rôles du théâtre antique: il fulminait, susurrait, ricanait, délirait, le tout avec une érudition époustouflante. Drôle, malin, ironique, vachard, intelligent, cultivé, il assassinait, portait au pinacle, tirait une balle entre les deux yeux de tel ou tel professeur parisien, citait une lettre envoyée par un ami cardinal ou académicien, faisait un genre de revue de presse de la semaine et n'oubliait jamais le cours - qui était clair, limpide, impeccable, bourré de références, et vrai.

À l'époque, l'idéologie faisait la loi: Marx - Freud, Lacan - Foucault. À Caen, nous avions le subversif de service, jadis Mao - Badiou, puis Sade - Bataille (aujourd'hui Aristote - saint Paul), l'apparatchik communiste, Lénine - Althusser, le fainéant, rien - rien, le dandy, Wagner - Varèse, le professeur modèle, Kant - Hegel, etc.

Lui se moquait de tout cela et parlait des preuves de l'existence de Dieu chez saint Thomas d'Aquin, des hypostases de Plotin, du plaisir chez Lucrèce. S'il parlait d'un bordel, c'était avec la caution de Juvénal, d'une partie de jambes en l'air, avec celle de Perse, d'un trait d'esprit, avec Tibulle, s'il lançait une saillie contre les grands de ce monde, c'était sous couvert de Tacite - Suétone. On ne savait comment il s'y prenait, mais on avait l'impression d'un one-man-show effectué par un genre de Monsieur Hulot de la philosophie. Une fois sur le campus, on avait beaucoup appris, tout compris et, surtout, tout retenu... J'ai encore un gros paquet de notes prises au cours donné par le membre du PCF sur Victor Cousin et la philosophie française, mais ne me souviens de rien; j'ai gardé les quelques notes du cours sur Lucrèce, je me souviens de tout, comme si le cours avait eu lieu hier. Or, il a + de 30ans...

Il m'a tout appris: ne rien tenir pour vrai qu'on ne l'ait vérifié expressément. Lire, beaucoup lire, encore lire, toujours lire, travailler sans cesse. Aller directement au texte et économiser les gloses. Se moquer des travaux universitaires, jamais très utiles: ils obscurcissent la plupart du temps, alors que la lecture et la méditation du texte même forcent les pages les + difficiles. Il ne sacrifiait à aucune mode de lecture - ni freudienne, ni lacanienne, ni marxiste, ni structuraliste. Il disait pratiquer "une méthode érudite". De fait, pour comprendre Lucrèce, je m'étais inscrit à des valeurs d'histoire de l'archéologie antique, ou d'histoire ancienne, je lisais sur l'époque, je bricolais un peu de latin. À rebours du structuralisme, il voulait le texte et le contexte - il avait ô combien raison! Ma Contre-histoire de la philosophie est un hommage à sa méthode. Un hommage dont j'entame la 10ème année.

Tout nous séparait: homme de droite, très conservateur, agnostique, mais, quoi qu'il en dise, mystique plus proche du Dieu des chrétiens que de l'Un-Bien de Plotin, pestant contre Mai 68, ami de gens d'Église, dont, paix à son âme, un évêque athée. Bien qu'il s'en défendît, il goûtait les honneurs comme un petit garçon les friandises, et je crois qu'il aurait aimé le bicorne et l'épée du Quai Conti, un lieu qu'il aurait enchanté par son éternelle jeunesse, ses pétillements d'intelligence, ses mots en pointe sèche aiguisée d'acide. Tout nous séparait, donc. Et alors? Je l'aimais ainsi.

Voilà quelques jours, passant chez Grasset, mon éditeur J-Paul Enthoven m'apprit qu'il était entré dans une chambre de soins palliatifs. De là-bas il a envoyé une lettre de dandy à la maison d'édition des Saints-Pères qui fut aussi la sienne: joli papier filigrané, incrustation de titres, dont Membre correspondant de l'Académie d'Athènes, il y tenait.

L'encre violette de son Montblanc ("Regardez, mon cher Onfray, c'est le supertanker avec lequel j'ai écrit tous mes bouquins", me dit-il quand je vis son bureau pour la 1ère fois...) avait pâli, le trait était resté net, mais la plume grattait le papier et avait des ratés. Il remerciait la maison qui l'avait édité, rigolait au bord de la tombe, continuait le spectacle, mais savait que le rideau allait tomber très vite. J'ai pleuré. Il était né la même année que mon père.

J'ai lu son dernier livre qui vient de paraître en librairie, j'ai entendu sa voix en le lisant. J'ai fermé le livre. J'ai vieilli un peu +. Adieu, mon vieux maître, adieu - je vous aimais...

M. Onfray, 22.09.11

L.Jerphagnon, La sottise? (28 siècles qu'on en parle)

C'était mieux avant (collection de réflexions négatives et de défaitismes sur le bonheur, la politique, l'amour... 30 siècles de ronchonnements traités avec savoir et jamais trop de sérieux)

Barre de séparation...Barre de séparation...

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 22:24

http://www.gifs-animes.net/images-image/Webmasters/Lignes/Lignes-32.gif

Prenez 3 minutes, vraiment

...tout ce passe comme prévu...merci Etienne, merci Frédéric!
http://www.gifs-animes.net/images-image/Webmasters/Lignes/Lignes-32.gif
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 01:38

 

gravure tirée des Vaticinia sive Prophetiae, 1589

Joachim de Flore

 

Etrange destin que celui de la pensée de ce moine cistercien du XIIème s.: Sa réflexion sur la Trinité a, d'un côté, provoqué par réaction l'ascension de la pensée de Pierre Lombard, modèle de toute la Scholastique, et de l'autre a amené à l'émergence de la plupart des hérésies millénaristes.

Pierre Lombard, auteur des Sentences , vouées à un grand succès. BM Troyes, ms. 0900 (1158).

Pierre Lombard, auteur des Sentences, vouées à un grand succès.

Cette pensée est en grande partie perdue en elle-même, il ne nous en reste quasiment que les interprétations. Que croyons-nous savoir de cette pensée? Joachim applique une concordance stricte entre histoire et Ecritures. Le résultat? Sa pensée a été conçue comme le découpage de l’histoire en 3 âges: un âge du père de la Trinité (correspondant à l'ancien testament), un âge du fils (le nouveau testament), mais en allant jusqu'au bout de cette logique, un 3ème testament correspondant au Saint Esprit est annoncé.

Plus que l'an 1000, c'est ici qu'est apparue la folie millénariste du moyen âge, cœur de toutes les hérésies. Evidemment, je passerai rapidement sur les ressorts de celles-ci, le refus de l'ancien testament, celui de la loi rejetée au nom de l'Esprit par ex.; un ouvrage comme "les fanatiques de l'apocalypse" de Cohen expose bien mieux que je ne saurai le faire les dérives liées à l'annonce d'une fin des temps imminente, surtout quand celle-ci est comprise comme un abandon de l'ancienne loi. Je signalerai simplement qu'il y a peut-être un lien entre ce rejet de l'ancien testament et le développement de l'antisémitisme durant cette période. Pour + de détails à ce sujet, je vous recommande chaudement la lecture de "l'histoire de l'antisémitisme" de Poliakov.

Mais l'influence occulte de Joachim se retrouve en plusieurs moments clés de l'histoire de la pensée, le + marquant est sans doute l'hégélianisme; une pensée entièrement découpée selon un modèle trinitaire, une pensée de la fin de l'histoire prédisant un avènement de l'esprit. Hegel serait-il la forme laïque des hérésies du moyen âge? Et à ce titre les philosophies de l'histoire, son héritage, portent-elles en germe les mêmes dérives? Je vous laisse le soin de répondre à ces questions en vous plongeant dans l'étude.

Pourquoi cet article? Loin de l'exposé complet, ...parce que la plupart des ouvrages consacrés à Joachim de Flore ne sont plus édités alors qu'il s'agit peut-être d'une des clés pour comprendre les dérives idéologiques du XXème siècle. 


l'ouvrage le + important, dont j'attends impatiemment une réédition est sans doute: Henri de Lubac, La Postérité de Joachim de Flore.

http://classiques.uqac.ca ainsi que le site gallica de la bnf permettent un accès à l'histoire de France de Michelet, dont le chapitre sur la renaissance reste une mine.

Pour les + courageux, gallica a scanné certaines oeuvres de Joachim (en latin et en écriture gothique; donc quasi inaccessible).

source

NB: On nomme joachimisme la doctrine de Joachim de Flore, moine cistercien né en 1132 ou 1135 en Calabre, mort en 1202. Ascète, mais aussi exégète de la Bible, Joachim de Flore élabore, dans la perspective de la fin imminente, une histoire du monde dont les 3 âges successifs, l'Age de la Loi, l'Age de la Grâce, et l'Age de la Surabondance de la Grâce, illustrent le déploiement de la Trinité: le Père, le Fils, le Saint Esprit.

L'Age de la Loi, ou Age du Père, correspond à la création du monde et à l'époque de l'Ancien Testament. L'Age de la Grâce, ou Age du Fils, débute avec la fondation de l'Eglise et correspond à l'ère du Nouveau Testament. L'Age de la Surabondance de la Grâce, ou Age de l'Esprit, est celui du parachèvement de l'oeuvre de la Grâce, lequel, dans la pensée médiévale, se traduira par la conversion des Juifs, suite à quoi se déploiera, sur le mode de l'effusion, de la révélation sensible au coeur, le règne de l'Esprit.

Lire, toujours et encore... ^_^

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 04:48

Pour être positif, ne faut-il pas rester simple, développer notre esprit critique et notre intériorité? Comment éduquer nos enfants dans ce sens, au sein d’une société comme la nôtre?

C’est effectivement à chacun de trouver en soi-même ses propres réponses, ses positionnements et sa cohérence. L’esprit critique me paraît essentiel car il est un antidote au conditionnement et à tous les préceptes qu’on nous inculque dès l’enfance comme des vérités: la croissance indéfinie, le toujours +, la compétition, la loi du + fort, etc. Mais il n’est pas facile d’éduquer sans conditionner. Dire à un enfant: "Regarde! Que c’est beau!" ou "Que c’est laid!", c’est déjà conditionner. Respecter véritablement son esprit reviendrait à lui dire simplement: "Regarde! Qu’en penses-tu?".

Les écoles m’apparaissent comme des manufactures préparant les enfants à être des adultes adaptés au système. Les critères éducatifs servent le dogme afin qu’il puisse perdurer. Ils nous "déforment" en nous donnant une vision erronée de la réalité basée sur la dualité et la compétitivité alors que toute la vie s’est toujours organisée sur la coopération. Cette éducation est très anxiogène et n’aide pas à préserver le discernement ni à rester positif. Le monde virtuel dans lequel les enfants sont plongés très tôt me paraît aussi inquiétant. Pour moi, l’école idéale transmettrait les valeurs de la coopération, de la bienveillance, de la complémentarité de tous, et notamment du féminin et du masculin. Elle comprendrait un jardin qui connecterait de manière tangible les enfants aux forces de la vie, ainsi que des ateliers pratiques pour qu’ils développent leur habilité manuelle.

L’optimiste peut amener à l’acceptation, l’égoïsme, et finalement l’immobilisme. Être mécontent, c’est aussi combattre, se battre pour ses idéaux, pour un monde meilleur. Selon vous, quelle est la limite de l’optimisme?

Je n’emploierais pas le terme "combattre" qui nous replace dans la dualité, cette dualité qui n’existait pas avant que l’être humain n’advienne sur la terre. La dualité majeure de notre époque est celle qui oppose l’humain à la nature, à la vie, à sa vie. Aucun avenir ne pourra se construire sans sortir de cela, sans retrouver une coopération avec la vie, avec la Terre-mère. Notre mouvement Colibris réunit des milliers de citoyens animés par ces valeurs, qui ont décidé de ne pas se résigner et de faire leur part. Il ne s’agit pas de protester contre ceci ou cela sans rien changer en soi, mais plutôt d’incarner une sorte de protestation positive par nos actes quotidiens, de participer intimement au changement du monde par notre propre transformation. Avec amour et modestie, en assumant notre responsabilité, en choisissant de mettre en cohérence notre vie avec nos valeurs profondes, nous pouvons avoir une puissance immense.

Être ce que l’on veut sans ployer, être créatif, résister, n’est-ce pas moins frustrant qu’”être positif” face à la foule de solutions viables mais inappliquées que proposent les hommes et le monde?

Il est vrai que cela est frustrant de voir la société civile si fertile expérimenter et valider des solutions de toutes sortes et, en face, les politiques faire de l’acharnement thérapeutique sur un système à l’agonie qui répond de moins en moins aux aspirations des citoyens. Peut-être faudrait-il organiser un grand forum civique national lors des prochaines échéances présidentielles? Cela permettrait d’offrir un espace d’expression à la société civile pour valoriser à grande échelle toutes les initiatives qui ont fait leur preuve, comme véritables alternatives au modèle actuel.

Il existe de nombreuses solutions concrètes, positives, pour changer le monde et se changer soi-même. Comment faire comprendre ces changements à nos proches?

Un adage dit: "On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif". Le témoignage par les actes, paisible, tranquille, déterminé me paraît + efficace que la controverse, l’accusation, la critique, souvent stériles. Essayons d’incarner simplement nos convictions. Si nous sommes de + en + nombreux à prouver par nos pensées et nos actes qu’un changement positif peut avoir lieu, alors cela agira mieux que tout autre moyen.

Les paroles peuvent jouer un rôle à condition qu’elles soient cohérentes et bienveillantes: personnellement, j’essaie de dire ce que j’ai dans le cœur, dans mon âme, mais aussi et surtout ce que je fais, ce que j’ai expérimenté.

N’oublions pas que nos proches sont ce qu’ils sont, avec leurs propres histoires, souffrances, fragilités, et qu’ils sont en chemin comme chacun de nous. Sur ce chemin, même les erreurs peuvent être initiatiques. La posture du pèlerin qui marche, qui se trompe, qui souffre, mais qui se réjouit également et qui continue à avancer en acquérant la connaissance fondamentale me parle beaucoup…

Comment expliquez-vous que le concept de "non-violence" soit l’association de 2 mots à connotation négative (non et violence)?

Chacun de nous est appelé à reconnaître que la violence, qui est déjà en nous, peut prendre de multiples formes et est présente partout dans notre société. Elle se manifeste dans nos relations aux autres et à l’encontre de la nature. Le mouvement de la non-violence a souhaité souligner l’inanité de la violence en proposant son contraire. Il n’y a parfois pas d’alternative à manifester notre réprobation de cette manière. La protestation ferme et visible des citoyens demeure dans certains cas la seule solution pour faire pression sur des autorités et récuser leur gouvernance. Pour Gandhi, la non-violence fut une proposition stratégique et politique qui a su soulever les foules et porter ses fruits. L’idéal serait bien sûr un monde sans violence, mais nous en sommes encore loin. Espérons qu’un jour, en élevant nos enfants dans la bienveillance et la coopération, et non dans la compétitivité et la domination, nous dissiperons petit à petit les ferments de violence.

On vous qualifie souvent d’utopiste. Pour vous, est-ce un qualificatif positif ou négatif?

Je suis très flatté quand on me qualifie ainsi, car l’utopiste est celui qui n’a pas renoncé à ses rêves, à son imaginaire. L’utopie me plaît énormément. L’ "utopie" a comme signification étymologique "ce qui n’est en aucun lieu". Cela ne veut pas dire que c’est impossible et c’est même grâce à cela que l’humanité a toujours évolué. Les grands inventeurs ont souvent été considérés de prime abord comme des fous et des rêveurs, avant d’être reconnus comme des génies. Notre époque pétrifiante et conformiste a besoin, + que toute autre, de transgresseurs positifs pour cultiver autrement, soigner autrement, construire autrement, éduquer autrement…

Pierre Rabhi

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 07:49

illustré par Dennis Konstantin

On ne connaît pas, à un milliard d'années près, l'époque où fut inventée, dans les mers, la sexualité. Celle-ci pousse l'"amour cellulaire" à son + haut degré puisque, avec elle, 2 cellules fusionnent pour n'en plus faire qu'une. Or "qui fait ainsi un oeuf fait du neuf", car l'oeuf porte en lui un être totalement original, toujours différent de ses parents. (Discipline de référence: biologie de la reproduction)

Voici donc la cellule type avec son noyau et ses organites -chloroplastes, mitochondries- noyés dans le cytoplasme, telle qu'elle est traditionnellement décrite dans les ouvrages de biologie. Cette cellule est beaucoup + grosse qu'une bactérie et concentre son matériel génétique au sein du noyau. Dès lors que ce noyau est entouré d'un volumineux cytoplasme, il n'est plus question d'échanger du matériel génétique de cellule à cellule, comme le faisaient les bactéries avec une grande souplesse et une étonnante "liberté". Désormais, le matériel génétique, l'ADN, est coincé, enclavé dans le noyau. Fini le libre échangisme! Il va falloir inventer un nouveau mode de communication génétique dont la bonne compréhension va exiger un petit effort du lecteur.

En fait, les bactéries bénéficient de 3 privilèges résultant de leurs caractéristiques structurales et organisationnelles.

- Un diamètre minuscule, de l'ordre du micromètre, qui leur confère néanmoins une surface importante, rapportée à leur volume, de sorte que les échanges avec l'extérieur sont intenses;

- des gènes interchangeables, conséquence logique de cette petitesse;

- enfin, des métabolismes très rapides, très adaptatifs, très diversifiés.

Leur génome est fort réduit, mais cette pauvreté ne constitue pas vraiment un handicap, puisqu'elles sont capables d'échanger aisément des gènes utiles avec d'autres souches.

Que les conditions environnementales viennent à se modifier, et les bactéries s'adaptent en puisant chez leurs voisines, équipées du gène nécessaire, le matériel adapté à la vie et à la nutrition dans le nouveau milieu.

Que l'homme vienne à utiliser contre elles des antibiotiques et très vite se propagent, de bactérie en bactérie, les gènes conditionnant la résistance à ces antibiotiques, qui rendent obsolètes les remèdes existants. C'est pourquoi il faut en créer sans cesse de nouveaux, lesquels généreront à leur tour de nouvelles résistances, contraignant chercheurs et fabricants à une perpétuelle fuite en avant.

Ainsi, les bactéries possèdent la singulière particularité d'être à même d'échanger entre elles des gènes en dehors de toute reproduction sexuée. Chez elles, la communication fonctionne à grande échelle. Cette pratique du "libre-échange" des gènes ignore les contraintes classiques de la sexualité qui limitent la communication sexuelle- donc l'échange de gènes- aux seuls individus de même espèce: pas de sexualité féconde entre le chien et le chat, et moins encore entre l'éléphant et le coquelicot!

Etrangement, le système de communication génétique très ouvert que pratiquent entre elles les bactéries évoque déjà l'émergence -encore fort lointaine, car située à l'autre extrémité de la pyramide des êtres- de la conscience: avec l'avénement de l'humanité, au-delà des contraintes de la biologie, le monde de l'esprit permettra également la multiplication et la diffiusion des échanges culturels et spirituels entre individus, races, nations.

En somme,

ce qui est impossible entre espèces biologiques étroitement enfermées

dans les barrières génétiques excluant tout croisement fécond avec d'autres

l'est entre groupes sociaux étrangers

et entre souches bactériennes différentes!

Comme l'humanité dans sa culture -à défaut de l'être dans sa biologie-, le monde bactérien est + "libre", + souple, + adaptatif et + communicatif que les mondes végétal et animal! Cette forme de "liberté" ne se retrouvera que dans les sociétés humaines où des croisements entre cultures ou religions -malgré, là encore, bien des barrières!" se révèleront possibles, parce qu'ils sont de l'ordre de l'esprit.

De la bactérie à la cellule à noyau, les 3 lois qui fondent le monde bactérien -petite taille, génome réduit, génome échangeable- ont été transgressées. Une bactérie, on l'a vu, a gonflé sa taille, a enclavé une bactérie + petite à forte capacité énergétique, ancêtre des futures motichondries, et une algue bleue à chlorophylle, ancêtre des chloroplastes. De surcroît, elle a accumulé un patrimoine génétique important par emprisonnement de petits filaments d'ADN initialement répartis de façon diffuse dans son cytoplasme, ou prélevés dans le milieu extérieur et désormais concentrés dans le noyau. Du coup, l'échange de gènes avec ses voisines est devenu impossible.

 

Cette cellule à peine créée, la compétition s'exerce avec les bactéries voisines qui se divisent + rapidement qu'elle par scissiparité et risquent de devenir envahissantes. Or, à la différence des bactéries, notre malheureuse cellule est incapable de s'adapter en puisant du matériel génétique auprès de ses voisines. Si elle n'a pas la chance de bénéficier d'une heureuse mutation génétique -chance aussi mince que celle de gagner au Loto!", les risques de se voir éliminer pour cause de non-adaptation sont sérieux.

Car l'adaptation à des conditions de milieux variés, sans cesse changeants,

exige la détention de gènes appropriés.

Faute de les posséder, notre cellule eucaryote - et donc ses descendantes- aurait peut-être disparu, pétrifiée dans sa formule génétique immuable, si elle n'avait inventé- mais au bout d'un temps très long, peut-être 500 millions d'années -un processus permettant un autre système d'échange de gènes.

Ce processus, c'est la sexualité!

Désormais, 2 cellules appartenant à des souches possédant un patrimoine génétique voisin, mais légèrement différenciées par le jeu des mutations, se révèlent susceptibles de fusionner pour donner un nouvel individu

Jusqu'alors, les cellules se multipliaient par scissiparité: une cellule primitive, bactérienne ou eucaryote, se divisait en 2, puis chaque cellule fille en faisait autant, et cela indéfiniment, de génération en génération. Les générations étaient courtes, d'une vingtaine de minutes à quelques heures, quelques jours au +. Car la vie d'une cellule est brève dès lors que son seul "désir" est manifestement d'en faire 2, de donner ainsi naissance à de fidèles répliques reproduites, division après division, à des milliers, des millions, des milliards d'exemplaires.

Si l'on en croit les fossiles, l'invention de la sexualité remonterait à un milliard d'années, encore que ce chiffre ne fasse pas l'unanimité. Son principe est élémentaire: à partir du moment où une cellule, en se divisant, en donne 2, il est possible d'imaginer le mécanisme inverse par lequel 2 cellules, en fusionnant, en redonnent une,... ou + exactement une autre! Car par le jeu des mutations accumulées, le patrimoine génétique des 2 cellules parentes, quoique voisin, n'est pas rigoureusement identique. La sexualité apparaît donc comme un moyen de faire du neuf avec de l'existant, selon l'adage de Langaney: "qui fait un oeuf, fait du neuf!" C'est un processus authentiquement créateur, l'acte de création résultant de l'additivité et, + encore, ici, de la "sympathie" entre 2 cellules sexuelles appelées gamètes. Car, dans le milieu marin où nous sommes toujours, les 2 cellules destinées à fusionner se reconnaissent par des émissions chimiques, leur "élection" s'effectuant en fonction de subtils phénomènes de compatibilité qui semblent déjà aussi complexes, à l'origine des temps, qu'ils le sont aujourd'hui dans la sexualité humaine.

Le jeu des mutations induites par le milieu, enregistrées par les gamètes, et des recombinaisons entre mutants par la sexualité, confère ainsi aux cellules à noyau un formidable pouvoir d'innovation et de variation. Qui dit variation dit différence dans les capacités d'adaptation aux changements permanents du milieu et, par conséquent, capacité, pour la vie, de surmonter les obstacles qu'elle rencontre en chemin, en éliminant les individus les moins adaptés et en favorisant les autres. Car, par ces processus, la vie conserve les fruits des mutations les + favorables et des unions les + heureuses, assurant la permanence des espèces et la sienne propre par-delà les accidents et changements qui perpétuellement la menacent.

Mieux que tout autre phénomène, la sexualité illustre le principe de l'additivité créatrice. Plus encore que la symbiose d'éléments distincts, la fusion génère un être neuf, doué de propriétés différentes de celle des parents. Nous ne sommes pas la moitié de notre père ajoutée à la moitié de notre mère: nous sommes un être neuf, tant il est vrai que le tout est toujours + que la somme des parties. A contempler des enfants, à les comparer à leurs parents, on n'a aucun mal à se convaincre que la diversité est le fruit spectaculaire de l'additivité créatrice.

Ainsi, la sexualité produit sans cesse des êtres nouveaux, et, entre eux, une diversification telle qu'aucun individu, jamais, n'est identique à ses parents. On a pu calculer que pour un couple humain, le jeu des combinaisons des cellules sexuelles permet d'imaginer 64 000 milliards de combinaisons possibles pour chaque oeuf produit. Chacun de nous n'avait donc qu'une chance sur 64 000 milliards d'être qui il est, càd ce fils ou cette fille de ses parents.

Il en va de même pour chaque couple humain, et pour chacun de ses enfants. Autant dire que nous sommes tous des exemplaires uniques issus d'un oeuf unique. On conçoit que, sur 7 milliards d'hommes, il n'en est pas 2 qui se ressemblent, sauf les vrais jumeaux, qui, issus d'un même oeuf divisé ensuite en 2, comme l'aurait fait une bactérie, nous donnent une idée de ce que serait le monde sans sexualité: un monde statique d'êtres en tous points identiques et qui ne se reconnaîtraient même pas dans la rue, puisqu'ils seraient rigoureusement interchangeables. Un monde de clones tel que l'imaginent les auteurs de science-fiction.

Mais la sexualité a ses lois, établies dès les origines. Pour les gamètes qui fusionnent, c'est le don sans retour, la fusion dans un tout, tout neuf. Pour le couple réussi, l'enjeu reste le même, même si la personnalité propre des partenaires subsiste jusqu'au bout. En dépit des apparences, la sexualité garde des traits fondamentalement conservateurs dont on retrouve les marques d'un bout à l'autre de l'échelle de la vie. Elle évolue moins vite dans ses modalités, s'adapte moins rapidement à l'environnement que les autres organes ou fonctions. Alors que la plupart des animaux ou des plantes ont réussi leur adaptation à la vie terrestre voilà 400 millions d'années, la rencontre des cellules sexuelles continue à se faire -et ce jusque chez les animaux supérieurs, y compris chez l'homme - dans un milieu aquatique, grâce à des spermatozoïdes nageurs et ciliés. Au moment de se reproduire, l'animal se souvient de ses lointains ancêtres marins.

Observés au microscope, les spermatozoïdes se déplacent sous l'impulsion des battements de leurs flagelles. Or, la microstructure de celles-ci correspond exactement à celle des très anciens Flagellés bactériens. Comment expliquer qu'un même schéma organisationnel se maintienne chez des Eurcaryotes sans aucun rapport immédiat avec les bactéries flagellées?

Ces concordances structurelles sont si évidentes, la ressemblance de ces flagelles est telle que l'on a pu formuler l'hypothèse d'une très ancienne symbiose entre des bactéries flagellées et de très primitifs Eucaryotes. Les gamètes, ou spermatozoïdes, résulteraient de cette symbiose: la tête de la bactérie flagellée serait restée fixée dans la membrane cellulaire, et le flagelle tourné vers l'extérieur, conservant sa mobilité. Bref, nos spermatozoïdes se déplacent au moyen de flagelles inventés il y a des milliards d'années, avant même que n'existent la cellule eucaryote, ni, bien entendu, la sexualité. 

Seules les plantes supérieures à fleurs, à fruits et à graines ont fait preuve de modernité en débarrassant leurs spermatozoïdes de ces flagelles que les animaux, à tous égards + mobiles, ont néanmoins conservés. Cette autre manifestation d'additivité symbiotique confère au spermatozoïde animal ses caractéristiques de mobilité et de vitalité.

Bien +, dès l'apparition des 1ers êtres sexués, aux origines donc de la sexualité, voici un milliard d'années, le subtil jeu dialectique des attirances et répulsions mutuelles est engagé. Il annonce déjà les risques d'échec, de déception, de frustration, de stérilité, bref, cette incertitude fondamentale qui semble être l'apanage et l'originalité de la sexualité, d'où découlent les peurs et tabous qu'elle a suscités de tous temps.

Nous venons de franchir d'un seul pas -de géant- l'abîme qui sépare le 1er Eucaryote sexué de l'Homme. Entre ces 2 inventions de la vie, distantes d'un bon milliard d'années, une étape essentielle a dû être parcourue: le passage à la vie pluricellulaire.

à suivre...

J.M. Pelt 

résolument,

les postures racistes et xénophobes ne sont donc, d'un point de vue biologique, pas adaptées à l'évolution...

c'est une voie sans issue...

pas d'adaptation parce que: pas de mélange = pas de survie!!

proposé par mamadomi

rééd° 28 10 13

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 11:19

 

La repolitisation de

l’Église

 

En France,

les manifestations contre la loi Taubira ont mis en évidence le réinvestissement par l’Église de la sphère politique qu’elle semblait avoir abandonnée depuis la fin des années 1970 pour un retour au spirituel. Le réengagement actuel s’est fait autour des questions de biopolitique¹.

Alors que depuis les années 1960, les évêques avaient, semble-t-il, pris l’habitude d’être relativement discrets sur les questions politiques, ils se sont fermement affichés dans le combat contre le mariage gai et les prêtres “de base” se sont mis à parler politique dans leurs homélies, ce qu’ils ne faisaient plus. Ce regain d’activisme a fait sortir de l’ombre dans laquelle ils se terraient les militants d‘associations d’extrême droite tels que Alliance Vita ou Civitas… Mais même si les manifestations ont rassemblé beaucoup de monde, l’Église n’en a pas tiré le bénéfice escompté car de nombreux fidèles ont été choqués par "l’hystérisation des débats" et ont cessé d’aller à la messe.

En Espagne²,

c’est le gouvernement de droite de Mariano Rajoy qui vole au secours de l’Église catholique en grande difficulté après son fructueux concubinage avec la dictature franquiste. Car, avec le retour de la démocratie, ses couvents et ses églises se sont vidés faute de candidats et de fidèles tandis qu’un nombre grandissant de citoyens optent pour le mariage civil et que dans les écoles les cours de religion sont désertés. Et voici que le gouvernement espagnol décide de faire de l’enseignement de la religion catholique une matière obligatoire comptant pour les examens de fin d’études. Comme s’il y avait des citoyens de 1ère et de 2nde division, cette 2nde division étant constituée par les athées, ceux qui pratiquent une autre religion ou ceux qui, bien qu’étant catholiques, pensent que l’école publique a le devoir d’être laïque. Si l’inclusion de la religion dans les cursus scolaires est une défaite pour une partie des citoyens, c’est une déroute pour l’Église qui croit pouvoir récupérer tout ce qu’elle a perdu, uniquement grâce à une intervention gouvernementale.

J.-P. Mon, GR, juin 2013

¹ Enjeux qui relevaient autrefois de l’intimité des corps et des personnes ou de la santé,…

² Ce qui suit est un résumé d’un article d’Elvira Lindo paru dans El Pais le 22/5/2013

proposé par mamadomi

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