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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
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un moment Ted ici, avec Jill Bolte

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comprendre l'histoire d'Israël
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www.earthhour.be.
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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
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bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
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...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
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Severn, la voix de nos enfants

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lettre ouverte d'un gendarme au président

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Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

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Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:25

barre      libéralismebarre

 

Les institutions européennes sont basées sur l’idéologie libérale selon laquelle il faut laisser faire le marché pour que l’équilibre économique soit assuré et stable. L’évolution de l’économie mondiale en 2012 vient à nouveau de démentir cette croyance, mais les institutions européennes s’obstinent. Benjamin montre qu’en invoquant leur “science”, elles vont continuer à imposer concurrence et coupes budgétaires, ce qui signifie moins de solidarité et de démocratie, mais + de profits pour une infime minorité, l’oligarchie.


Les théories économiques d’inspiration libérale (comme le monétarisme, l’école du public choice, la théorie du capital humain ou celle d’Hayek) se réclament toutes de la science, mais leurs promoteurs justifient toujours a posteriori le fait que

leur hypothèse majeure

– le marché économique trouve spontanément son équilibre –

ne se vérifie jamais dans les faits!

L’ex récent le + probant d’invalidation sans appel de l’hypothèse du marché régulateur est la crise dite “financière” de 2008. On voit mal, en effet, comment un tel évènement peut intégrer des raisonnements et des démonstrations qui associent systématiquement dérégulation, stabilité et croissance.D’ailleurs, aucun des analystes libéraux ne l’avait prévu. Et pour cause: a priori, rien dans leurs théories, ne permet de rendre compte de cette crise. Pourtant, face à ce cataclysme, rares furent ceux qui, comme < Alan Greenspan, avouèrent le caractère erroné de leurs doctrines. Comme l’écrit André Orléan >,

"cette crise est donc endogène selon nous. Autrement dit, il s’agit d’en revenir à la question théorique centrale, celle de l’efficience des marchés financiers. C’est là le cœur du problème et non pas la prétendue apparition de comportements cupides ou irrationnels. La crise ne vient pas de ce que les règles du jeu financier ont été contournées mais du fait qu’elles ont été suivies. Mais notre diagnostic reste pour l’instant minoritaire. Le point de vue dominant, qui ne manque pas d’arguments solides, défend a contrario l’idée que la logique financière est, en son principe, parfaitement efficiente mais qu’elle s’est trouvée fortuitement entravée par la présence de forces perturbatrices exogènes. Est désignée en l’occurrence comme coupable une titrisation mal faite parce que trop opaque et trop complexe" [1].

 Un 2nd ex, tout aussi marquant, est la crise européenne. Elle constitue elle aussi une anomalie de taille pour les théories libérales selon lesquelles la construction de l’Union comme marché déréglementé devait assurer la prospérité et l’unité du continent. En effet, l’intégration européenne, càd la volonté de rassembler les États autour d’institutions communes et de resserrer leurs écarts de développement, est avant tout pensée par la Commission comme l’intégration à un marché économique [2]. Ce fut le cas par ex en 1986 avec la signature de l’Acte Unique qui devait redonner de la cohésion à la CEE après les chocs pétroliers:

"Afin de promouvoir un développement harmonieux de l’ensemble de la Communauté, celle-ci développe et poursuit son action tendant au renforcement de sa cohésion économique et sociale. En particulier, la Communauté vise à réduire l’écart entre les diverses régions et le retard des régions les moins favorisées" (traité relatif à l’Acte Unique, dont le principal artisan fut Jacques Delors, alors président de la Commission).

Dans un 1er temps, au cours des années 1990 et 2000, des trajectoires comme celle de l’Espagne ou de l’Irlande ont pu laisser penser que ce système fonctionnait et que l’appartenance à l’Union garantissait un décollage-rattrapage rapide [3]comparable à celui des “dragons” asiatiques (on parlait alors du “tigre celte” à propos de l’Irlande et de “miracle espagnol”) et, à terme, une convergence des économies européennes. L’oracle libéral se réalisait.

Aujourd’hui, évidemment, la situation apparaît singulièrement + compliquée, bien moins conforme aux grandes prédictions théoriques: de sommet en sommet, les dirigeants européens donnent l’impression d’une UE au bord du gouffre et qui en réchappe à chaque fois in extremis.

Même si nous faisons l’effort de croire au mythe fondateur européen de la communauté de destin,

...même si nous passons le cynisme du "ensemble-plus-forts-dans-la-mondialisation",

l’Union n’apparaît plus, c’est peu de le dire, comme un bloc prospère et homogène. La récession révèle des situations pour le moins disparates. Nous découvrons cette hétérogénéité dans la mesure où elle n’avait jamais été mise en avant de manière aussi franche par le passé. Par ex, nous savions que la zone € n’était pas homogène. Mais l’éventualité de son éclatement pour cause de trop grandes disparités n’avait jamais été sérieusement envisagée avant ces toutes dernières années. Ce constat majeur interroge près de 60ans d’intégration économique sous l’égide de la Commission Européenne. On fera remarquer que les désordres politiques ne sont pas moins graves. L’ancien Président du Conseil italien menace la Chancelière allemande, qui elle-même ne veut pas que son pays paye l’indiscipline de ceux qui vivent à crédit. Jacques Delors "suggère" au Royaume-Uni de quitter l’Union… Et ce n’est pas fini, car les années qui viennent accentueront les différences des niveaux de vie des populations, conséquence d’une Europe à plusieurs vitesses. Avec la récession, les plans de sauvetage et les faillites d’États qui guettent, justifications politiques et prétentions théoriques s’effondrent.

Mais à nouveau, les analystes libéraux, solidaires en cela de la Commission, de la BCE ou du FMI, n’ont qu’un seul réflexe: persévérer, sans jamais amorcer ne serait-ce que le début d’un commencement de réexamen des présupposés théoriques qui fondent leurs inébranlables certitudes! Pour la Commission Européenne, le marché demeure la solution universelle: compétitivité, croissance et convergence vont de pair! Signe incontestable que la crise n’infléchit en rien la ligne historique, les rapports de Bruxelles ne varient pas:

"Un marché unique intégré est un moteur essentiel de la croissance économique et de l’emploi, de même qu’il offre des opportunités élargies aux citoyens de l’Union européenne. C’est pourquoi l’intégration du marché unique joue un rôle central dans la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020" [4].

L’allocation des fonds structurels (qui doit garantir la “cohésion” régionale par le “rattrapage économique” des régions les plus défavorisées) témoigne de cette association entre convergence économique et déréglementation. C’est le cas par ex. du programme 2007-2013: les deux 1ers objectifs sont:

1• Convergence (convergence des États) et

2• Compétitivité régionale et emploi (aide à la dérégulation). Le troisième,

3• Coopération territoriale européenne, n’est doté que de 2,5% du budget total. L’ordre des priorités est clairement affiché!

Selon la Commission Européenne donc, le marché n’est pas en cause. La crise vient plutôt de l’importance des déficits publics et des dettes souveraines. Bien évidemment,

aucun mot sur la finance dérégulée,

sur les mécanismes de financement des États

ou sur les contre-réformes fiscales.

C’est même le contraire! Son rapport de nov. 2012 passe en revue les "catalyseurs de la croissance et de l’emploi":

"dans sa communication sur une meilleure gouvernance pour le marché unique adoptée en juin 2012, la Commission recommande d’agir pour libérer le potentiel du marché unique dans les domaines où ce potentiel est le + grand. Se fondant sur un certain nombre d’indicateurs économiques, elle a identifié les services, les services financiers, les transports, le marché numérique et l’énergie comme étant des domaines clés pour la mise en oeuvre de mesures prioritaires et pour un renforcement du marché unique[4].

Quant à l’hétérogénéité des conjonctures économiques, elle serait liée à l’indiscipline de certains États qui n’auraient pas mis en œuvre le programme de dérégulation de l’économie, censé leur assurer la sacro-sainte compétitivité: les gouvernements auraient trop longtemps reculé devant les "réformes structurelles", pourtant incontournables qu’appelle la concurrence libre et non faussée des traités! Bref, entre les comptes publics plombés et le défaut de compétitivité, force est de constater que "les forces perturbatrices exogènes" sont toujours à l’œuvre. Heureusement, l’accumulation accélérée de traités et de mesures dont les contenus se répètent devrait finir par mater les + récalcitrants: Traité de Maastricht (1991), Pacte de Stabilité et de croissance (1999), Semestre européen (2010), 6+2-Pack (2010), Pacte pour l’EuroPlus (2010), TSCG (2012)…

Mais cette succession entre prédictions démenties et justifications idéologiques est sans fin. Par ex, la capacité de ces traités à générer de la croissance fait débat. Effectivement, les quelques pays qui appliquent les réformes structurelles plongent dans une austérité catastrophique: le remède ne serait-il pas + nocif que le mal lui-même? Qu’à cela ne tienne!

- D’une part Christine Lagarde vous expliquera qu’en passer par une phase d’austérité préalable, + ou moins longue, pour retrouver le chemin de la croissance est le prix à payer pour toutes ces années d’incurie budgétaire et de négligence fiscale (cf. ses propos en mai 2012 sur les Grecs et l’impôt).

- D’autre part, à tous ceux qui doutent des bienfaits de leur potion amère, les libéraux opposent un modèle, véritable preuve que "ça marche": l’Allemagne. Selon eux, ce pays aurait consenti + tôt que les autres, et de lui-même, des sacrifices importants qui feraient de lui la nouvelle référence européenne, après les encombrants naufrages espagnol et irlandais. Moyennant la mise en œuvre des réformes, la Grèce, l’Italie ou l’Espagne finiront donc par combler leur retard sur l’Allemagne.

Les limites du soi-disant “modèle allemand” sont partout suffisamment relevées pour que nous puissions parler de contre-modèle social [5]. Mais au-delà des critères sociaux, ce pays est un contre-modèle tout court. L’idée du rattrapage est un mythe. La concurrence des économies nationales ne peut pas bénéficier à tous car le marché n’a jamais été un système “gagnant-gagnant”. L’analyse territoriale est un terrain privilégié d’enquêtes à ce sujet:

la compétition des territoires se solde généralement

par des inégalités

que seule la puissance publique permet de compenser

en redistribuant les richesses.

Jusqu’à preuve du contraire, le marché concentre les richesses et il déséquilibre les ensembles territoriaux. Ceux qui voudraient nous convaincre du contraire, càd de la vertu de la mise en concurrence systématique des économies régionales et nationales, ont un bien gros travail de démonstration en perspective!

Par ailleurs, dans l’Europe actuelle, l’excédent des uns est le déficit des autres. C’est grosso modo la complémentarité de l’offre et de la demande. Il est évident qu’une telle situation interdit tout rattrapage: tous les pays membres ne peuvent pas devenir compétitifs en même temps et avoir tous une balance commerciale excédentaire, comme l’Allemagne aujourd’hui. Cette dernière n’est donc pas un modèle à copier ou à rattraper. Sa situation est due à l’exclusivité de sa suprématie.

Bref, les grandes prédictions sur le rattrapage, sur la convergence des économies, vont être rapidement infirmées. Quel aveuglement, direz-vous! La construction théorique ne cherche pas à rendre compte de la réalité; c’est l’inverse, on interprête les faits pour qu’ils s’adaptent à la théorie, pour la justifier!

Plusieurs explications de cette vilaine méthode sont possibles. Présentons-en les termes extrêmes.

Hypothèse n°1: c’est celle d’André Orléan dans un ouvrage passionnant [6]:

"Cette situation ne doit pas étonner. La démarche scientifique a sa propre temporalité. Les économistes ne sont pas des girouettes qui, à la demande, pourraient enseigner aujourd’hui le contraire de ce qu’ils ont professé hier. La théorie économique n’est pas un catalogue de recettes dans lequel on peut puiser au gré des circonstances, mais un corps de doctrines fortement structurées autour d’hypothèses, de méthodes et de résultats: ce qu’on nomme également un “paradigme”. En son temps, Thomas Kuhn > a montré qu’il est dans la nature même de l’organisation paradigmatique de résister aux crises."

Selon cet auteur, le champ scientifique a ses inerties et, en l’absence de modèle alternatif, la théorie dominante, même copieusement mise à mal, continue de faire autorité.

L’hypothèse n°2, moins indulgente, suggère que les économistes dominants ont troqué leur neutralité pour la défense de certains intérêts.

Il est fort tentant de retenir cette dernière. La collusion entre le monde académique et les sphères politique et économique n’est pas nouvelle. Mario Monti en est probablement le meilleur ex, placé entre l’université, Goldman Sachs, la Commission Européenne et les hauts postes au sein de l’État italien! Derrière le débat théorique (mise en cause des hypothèses libérales ou confiance reconduite envers les marchés), les enjeux sont vraisemblablement trop importants:

les profits d’un côté et le sort des populations de l’autre,

- avec la liquidation du modèle social fondé sur la solidarité,

- l’abandon de toute exigence démocratique

- et une attaque en règle du monde du travail, dont le coût, prétendu intolérable, est présenté comme la variable d’ajustement par excellence des économies européennes pour qu’elles soient + compétitives.

Espérons qu’à la convergence néolibérale et forcée

des politiques économiques,

répondra celle des luttes pour une Europe solidaire,

le seul vrai rêve européen!

Benjamin, GR, fév. 2013

[1]A. Orléan, De l’euphorie à la panique: penser la crise financière, Coll. CEPREMAP, Ed° Rue d’Ulm, Paris, 2009. L’introduction revient de manière significative sur le “cas Greenspan”

[2]D’autres options existaient comme une division du travail équitable à l’échelle continentale, càd à des relations de complémentarité productive

[3]Josefa Garcia Grande, économiste à la fondation Ortega y Gasset, à Madrid déclarait en 2003: "En soi, la croissance espagnole n’a rien de surprenant. Nous partions de très bas et nous sommes en phase de rattrapage. D’ailleurs, depuis les années 80, l’Espagne a toujours crû de 0,8 % au-dessus de la moyenne communautaire."

[4]Rapport de la Commission: État 2013 de l’intégration du marché unique, contribution à l’examen annuel de la croissance. Nov. 2012

[5]Voir bien sûr l’article de J-Pierre Mon Est-ce ce que vous souhaitez ? dans le n° précédent (GR 1138) et que les développements qui suivent ne font que prolonger. On notera qu’avant les dégâts sociaux du “modèle allemand”, la face cachée du “miracle espagnol” était … une précarité à 33% !

[6]A. Orléan, L’empire de la valeur, Coll. La couleur des idées, éd° Seuil, Paris, 2011

proposé par mamadomi

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:28

"ECONOMIE VERTE"
 
La résistance au capitalisme vert utilise de très bons arguments contre la commercialisation des services offerts par la nature, M-L Duboin estime qu’il faut les utiliser aussi contre l’exploitation de l’activité salariée:

En juin 2012, nous évoquions ici la vaste offensive qui est menée pour offrir au capitalisme un moyen de trouver une nouvelle croissance, indispensable après la crise financière qu’il a créée et dont toutes les populations du monde n’ont pas fini de subir les conséquences. Cette offensive se masque sous le nom d’économie verte, fort bien trouvé pour faire croire à un public mal informé qu’il s’agirait de mieux protéger l’environnement…

Ce n’est qu’une perversion du langage, une de +, car il ne s’agit pas de mettre un frein aux catastrophes écologiques dues à l’exploitation productiviste de la nature, mais d’un projet élaboré par les lobbies industriels et financiers, pour s’approprier la nature, la “marchandiser”, officiellement et systématiquement, à seule fin d’en tirer toujours + de profit financier.

Pour comprendre ce qui se trame, les médias officiels n’en parlant guère, il faut se plonger

- dans les nombreux et volumineux rapports publiés par les Nations Unies (encore un terme qui fait bien illusion !!)

- ou dans la multitude des projets gigantesques qui visent

tant l’extraction massive des ressources minérales de la planète (gaz et huiles de schiste, pétrole dans les eaux profondes et les sables bitumineux),

que la conquête de la biomasse (env. 230 milliards de tonnes de matière vivante “produites”/an: plantes, animaux, et jusqu’aux micro-organismes des océans).

- Il faut aussi observer comment a évolué la prise de conscience des problèmes environnementaux engendrés par l’exploitation croissante des ressources,

- il faut se rappeler les objectifs annoncés des Sommets sur l’environnement (Stockholm en 1972, Rio en 1992, Rio+20) et comprendre les raisons de leurs échecs successifs, en particulier celui du marché carbone.

C’est cet important travail de recherche et de réflexion qui a été fait par toute une équipe, qui en présente les résultats dans

un petit livre intitulé

La nature n’a pas de prix - les méprises de l’économie verte”.

La lecture, facile, de ses 150 petites pages, dévoile l’enjeu de cette entreprise, menée au mépris de toute démocratie et à l’échelle mondiale. De quoi ouvrir les yeux de tous ceux qui n’osent pas contester la nécessité de la croissance et de la compétitivité parce qu’on leur a affirmé que c’est ce qui permettra, + tard, de mettre fin à la pauvreté!

Un autre intérêt de ce petit livre est l’annexe de 5 pages, issues d’un texte de J-Marie Harribey, qui présente des arguments contre l’idée d’attribuer une valeur économique aux services rendus par la nature. On s’aperçoit en effet que ces mêmes arguments sont tout aussi bien applicables pour contester ce qui se fait malheureusement depuis l’invention du salariat: mesurer la valeur d’un homme par les services qu’il rend.

Revenons au discours qui se développe au sein des instances internationales pour lancer le capitalisme vert: le capital, pour continuer à accumuler, a besoin de nouvelles "sources de valeurs à exploiter", on va donc “valoriser” (on dit aussi “marchandiser”) les services rendus jusque là gratuitement par les écosystèmes. Cette idée d’un capital naturel à mettre à profit est assez nouvelle, elle aurait été lancée en mai 1997 par R.Costanza (et al) dans Nature. Elle est répétée systématiquement depuis, en particulier par la Conférence sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya en 2010, à la suite de laquelle un auteur a même écrit, en 2011, que le capital naturel vaut " $44 trillions", ceci étant

"la valeur commerciale des terres cultivées, des forêts, des minéraux et de l’énergie du monde".

Elle a même été reprise dans un rapport de l’Union Européenne, dont la préface débute ainsi:

"Tout ce qui est utile (l’eau par ex.) n’a pas nécessairement une valeur élevée et tout ce qui a beaucoup de valeur (par ex. un diamant) n’est pas forcément très utile. Cet ex. illustre non pas un mais deux importants défis d’apprentissage auxquels la société est aujourd’hui confrontée. Nous en sommes d’abord à apprendre la “nature de la valeur”, à mesure que nous élargissons notre concept de “capital” pour englober le capital humain, le capital social et le capital naturel. En reconnaissant l’existence de ces autres formes de capital et en cherchant à les accroître ou les préserver, nous nous rapprochons de la durabilité".

Soulignons au passage combien cette phrase est astucieusement tournée afin d’éviter de dire franchement que si commercialiser ce qui, au préalable, était gratuit est le moyen de le préserver, c’est tout simplement parce que cela en interdirait l’accès à ceux qui ne peuvent pas payer.

Le texte de l’Union Européenne poursuit:

"Par ailleurs, nous nous efforçons toujours de découvrir la “valeur de la nature”. La nature est une source de valeur importante au quotidien, mais il n’en demeure pas moins qu’elle n’apparaît guère sur les marchés, échappe à la tarification et représente un défi pour ce qui est de l’évaluation",

pour annoncer ce qui est son nouveau credo:

"Nous sommes en train de nous apercevoir que cette absence d’évaluation est une cause sous-jacente de la dégradation observée des écosystèmes et de la perte de biodiversité", tellement sous-jacente que cette affirmation est bien loin d’être démontrée!

Reprenons la saine réflexion exprimée par les résistants à cette marchandisation de la nature. Je cite l’annexe du livre:

"Cette démarche croit possible d’additionner des éléments dont la mesure résulte de la prise en compte des coûts de la production réalisée par l’homme et des éléments qui ne sont pas produits et qui, en outre, relèvent du qualitatif ou de valeurs éthiques non évaluables. Ce parti pris conceptuel a une portée catastrophique: si tout peut être économiquement évalué, alors tout peut être considéré comme du capital. Ainsi, les économistes libéraux néoclassiques considèrent que le capital économique, le capital humain, le capital social et le capital naturel sont additionnables puisqu’ils relèvent d’une procédure de calcul analogue. On voit le tour de passe-passe… On décrète que tout est réductible à de l’économique parce que la monnaie est, dit-on, capable d’homogénéiser les biens et les bienfaits…"

Pourquoi diables l’auteur de ces lignes se limite-t-il à la marchandisation des écosystèmes? Son argumentation plaide tout aussi bien contre la marchandisation du travail humain qu’est le salariat. Une fois n’étant pas coutume, je me permets de me citer dans Mais où va l’argent?, p. 209:

"Comparer tout à cet étalon unique qu’est la monnaie conduit à mesurer le travail humain comme on pèse une marchandise, il devient une matière première parmi d’autres et l’être humain un objet remplaçable. On en arrive ainsi à jeter des employés “comme des kleenex” en cas de licenciement économique".

Dans l’économie distributive que La GR a pour but de proposer et d’en débattre, il ne saurait être question de "mélanger dans une même comptabilité la “ressource humaine” avec les moyens de production", le revenu n’y est plus le salaire, ce

"prix auquel un être humain se vend sur le marché du travail, le prix de vente de son temps, de sa force, de son savoir, de ses capacités et de son expérience à une entreprise afin que celle-ci en tire une “plus-value”, ou à un capital pour l’augmenter"…

dans cette économie de partage

"le revenu versé à un individu a pour objectif… de lui donner les moyens de s’épanouir, de développer ses qualités propres et d’exercer au mieux les activités par lesquelles il assume sa participation à la société dont il est membre et qui l’entretient".

Si ces propositions sont encore utopiques, l’illusion, aujourd’hui n’est "pas du côté de ceux qui osent proposer un changement radical dans l’exploitation et le partage des ressources, elle est du côté de ceux qui croient possible de toujours fuir en avant pour ne pas avoir à l’envisager".JPEG - 22 ko

Or cette économie soi-disant verte, qui prétend que commercialiser la nature c’est la préserver, est une telle fuite en avant, dans l’espoir criminel de trouver de nouveaux moyens de “faire du fric” pour quelques uns, au détriment de tous les autres.

 

M.-L. DUBOIN, GR, déc 2012

proposé par mamadomi

rééd° 13 02 14

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:32

Sous pression

 

 

A l'automne 2012, la chronique économique [*] quotidienne de Dominique Seux, par ailleurs journaliste aux Échos, dans la matinale de France-Inter, était titrée:

"Les États-Unis proches de l’indépendance énergétique".

En fait, c’était prétexte à la promotion de cette richesse qui dort sous nos pieds, en France: les huiles et gaz de schiste. Une idée revenue dans l’actualité avec la publication du Rapport Gallois et sous la pression des intérêts industriels et financiers de notre pays, que les risques pour la santé de nos concitoyens et les conséquences pour notre environnement n’émeuvent guère. Lassé de cette injonction médiatique dès le petit matin, et stupéfait par les raccourcis de la chronique, j’ai interpellé le chroniqueur et le média en adressant un courriel à la rédaction de la matinale de France Inter, sans réponse bien entendu. En voici le texte. Deux renvois à des extraits hors texte permettent de citer exactement les propos du chroniqueur.

 

Bonjour,

On ne peut reprocher à Dominique Seux son positionnement idéologique. Le chroniqueur des Echos peut même parfois paraître timoré si on le compare à son illustre prédécesseur [J-Marc Sylvestre] dans la matinale. D’ailleurs, on n’attend pas du journal Les Echos qu’il défende les points de vue d’économistes hétérodoxes. Malheureusement, on ne l’attend pas non plus de France Inter, même si Bernard Maris tente parfois de donner le change.

 

Mais, j’ai eu le sentiment que Dominique Seux avait rédigé sa chronique sur un coin de table, sans un minimum de sérieux. J’ai d’ailleurs relu le texte dans les Echos.fr pour être sûr d’avoir bien entendu.

Extrait I: "Les Etats-Unis doubleraient l’Arabie Saoudite autour de cette date-là [2020]. La raison en est double.

•1. des économies d’énergie, notamment dans les transports, et là tout le monde applaudit.

•2. les pétroles et gaz de schiste, et là les avis sont évidemment plus partagés".

[À propos du 1er §, voir extrait 1] Que les Etats-Unis puissent un jour devenir auto-suffisants en ressources d’hydrocarbures fossiles ne devrait étonner personne. J’ai appris à l’école, à la fin des années 1950, que ce pays s’assurait des approvisionnements essentiellement extérieurs en pétrole pour préserver ses propres ressources. Vient le jour, + de 50 ans + tard, où la stratégie change, à la fois pour des raisons géopolitiques, quand on ne peut plus prétendre être le seul gendarme du monde, et parce que les ressources extérieures s’épuisent et finissent par coûter cher.

Donner comme explication

•1: ” les économies d’énergie, notamment dans les transports”, je ne comprends pas du tout le raisonnement. La consommation d’essence et de gazole n’a pas diminué dans des proportions qui permettraient de se passer à terme des importations sans le recours à d’autres sources. Sur l’explication

•2: ”les pétroles et gaz de schiste”, Dominique Seux admet que les avis sont plus partagés et il développe un peu le sujet dans les paragraphes suivants. [Sans fournir les proportions de pétrole et de gaz issus de la fracture hydraulique à partir de 80.000 puits forés sur le territoire, par rapport aux hydrocarbures conventionnels exploités. Mais le gaz serait désormais 2½ x moins cher qu’en Europe]. En effet, les avis sont très partagés! Alors, quel intérêt présente ce premier chapitre de la chronique, si ce n’est promouvoir l’idée d’un nouvel âge d’or avec ces hydrocarbures dits non conventionnels, en dépit de leur dangerosité?

 

- Au 4ème § [voir extrait II]: “ On ne peut pas à la fois baisser la part du nucléaire, diminuer les émissions de CO² et refuser toutes les recherches”. Mais il ne s’agit pas de refuser toutes les recherches, il s’agit seulement de refuser celles qui sont aussi dangereuses qu’inutiles au vu des objectifs: les gaz et huiles de schistes sont des hydrocarbures fossiles dont la combustion dégagera au moins autant de CO² que le pétrole et peut-être autant que le charbon si on tient compte des conditions d’exploitation. D’autre part, les fuites de méthane constituent également un facteur très aggravant de l’effet de serre. Ce sont donc des investissements inutiles qu’il vaut mieux consacrer aux recherches sur les énergies renouvelables.

Extrait II : "Mais en France, certaines voix, y compris de gauche, poussent pourtant François Hollande à rouvrir le dossier. Oui, il y a Claude Allègre, mais disons que le simple énoncé de son nom provoque généralement des boutons chez certains. Il y a aussi Louis Gallois. Il en parle dans son rapport. Il y a aussi Michel Rocard. Il y a aussi le scientifique J-Louis Etienne. Ceux-là, et ils ont raison, disent que la décision du gouvernement de fermer purement et simplement le dossier a peu de sens s’il s’agit seulement d’avoir le soutien des verts [à noter que la même chronique dans Les Echos est titrée: Gaz de schiste: M. Hollande, libérez-vous des verts!]. On ne peut pas à la fois baisser la part du nucléaire, diminuer les émissions de CO² et refuser toutes les recherches. Si on ne veut pas exploiter, il faudrait au moins explorer pour savoir ce qui se trouve dans le sous-sol français et chercher de nouvelles méthodes moins contestées".

Si ce peu de rigueur passe inaperçu, ce n’est ni à la gloire du chroniqueur ni à celle du média qui véhicule le propos. Mais on est si peu regardant dans la bataille idéologique!

 

Cordialement, Guy Evrard

On peut supposer que les géologues connaissent suffisamment le sous-sol de notre pays pour avoir déjà une bonne idée de ce qui s’y trouve. Faisons leur donc confiance pour continuer d’améliorer leur savoir au moyen de techniques qui nous mettent à l’abri de la fracturation hydraulique. Si, pour préciser le contenu de la roche mère et appréhender l’intérêt éventuel de son exploitation, des forages sont nécessaires, alors ce serait mettre le pied à l’étrier vers cette économie du risque que nous dénonçons. Et la réponse doit bien être politique, càd l’expression d’un choix démocratique dans lequel les citoyens ont le devoir d’intervenir. Dans cette hypothèse, nous attendons toujours la démonstration de la capacité des médias à réellement favoriser l’expression démocratique.

 

G. Evrard, GR, déc.2012 

 

[*]On pourra retrouver le texte intégral de cette chronique aux liens suivants : 

http://www.franceinter.fr/emission-... 
http://blogs.lesechos.fr/dominique-...

Incitations aux gaz

France 122 hab/km² (zones inhabitables incluses)

 vs Patagonie, moins de 4hab/km²: forage de gaz de schiste

proposé par mamadomi

rééd° du 27 01 14

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 19:23

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 23:11

 

Puisque c’est encore la saison d'offrir des cadeaux à vos proches et vous tenez à ce qu’ils leur soient utiles.


Le meilleur des cadeaux, sans aucun doute possible, c’est un abonnement à La Grande Relève: en l’offrant, vous dites bien que c’est une opportunité pour découvrir l’envers du décor de la société capitaliste, au-delà de la propagande dont les médias officiels nous abreuvent. Ainsi, non seulement vous aidez ce journal, mais nous serons plus nombreux à résister contre l’avenir sombre qu’on nous prépare.

Autre idée “militante”: pour moins que le prix d’une seule place au cinéma, offrez, avec le DVD intitulé La Dette, l’occasion de regarder chez soi, avec éventuellement beaucoup d’amis, un film bien fait, instructif sans être ennuyeux. Cette vidéo fait découvrir le “casse du siècle”, JPEG - 16.4 kole “hold up” des instances financières à l’encontre les peuples. Outre le film qui dure 66 minutes, il y a dans ce DVD un “bonus” de cinq courts métrages, des entretiens d’une dizaine de minutes chacun, sur lesquels il est possible de revenir si on veut approfondir pour avoir de solides arguments à utiliser dans une discussion.

Pour recevoir ce DVD chez vous, cliquez

Thierry Mettier

proposé par mamadomi

rééd° du 09 01 14

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 23:56

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Sardinades

nauséabondes

 

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Tout aussi révoltante est la brutalité avec laquelle les forces “de l’ordre” expulsent les Roms et autres nomades, alors qu’on aurait pu croire que les dernières élections avaient aussi témoigné d’un rejet du racisme.

Il faut hélas constater que celui-ci ose maintenant s’afficher, comme le montre ce témoignage effrayant, envoyé par C. Duc-Juveneton de Cent paroles, journal alternatif d’Aix en Provence:


http://menthereglisse.files.wordpress.com/2010/09/sucre-d-orge-2.jpg

Ce samedi soir, nous avions programmé, avec une bande de bons copains aixois, une sortie que nous imaginions festive, pleine de saveurs du Sud et de la mer… Nous sommes 12: six adultes et six enfants, nous formons un groupe coloré, à l’image d’une société que nous aimons. De la belle Fatima, grande femme mince, cheveux noirs magnifiques, en rastas, qui nous vient des Comores, à la belle Armelle, blonde aux cheveux longs, en passant par Miguel, le sémillant Sud-Américain. Nous aimons tous cette France qu’on a appelée “black-blanc-beur” et qui donne des couleurs à notre vie.

Dès notre arrivée au parking, nous comprenons que nous sommes entrés dans un autre monde. Fatima, qui a 4 enfants à bord de sa voiture, est arrivée la 1ère, elle a trouvé 2 places, elle nous a prévenus par téléphone qu’elle en retenait une pour notre 2ème voiture d’adultes, ce qui est d’autant + important que Marie, qui la conduit, est handicapée, elle ne peut pas aller se garer trop loin.

En entrant dans le parking, on a l’impression d’une insurrection. Ça klaxonne, on s’injurie. Nous apercevons Fatima de loin avec les enfants. Il nous faut quelques minutes pour réaliser que la couleur de sa peau et des enfants qui l’accompagnent n’y est pas pour rien…friend - emoticonswallpapers.com

Miguel descend à la hâte et va rejoindre Fatima avec la carte GIC de Marie, ce qui, dans un monde civilisé, aurait mis fin immédiatement à toute contestation de places. Mais là, rien à faire, le conducteur qui entend prendre la place que Fatima retient, s’avance un peu + pour couper le passage à Marie. Ce n’est qu’après l’avoir menacé d’appeler la police, que cet homme, haineux et fermé, accepte de laisser la place, mais en apostrophant lâchement les enfants: "vous venez d’où? Vous devriez vite y retourner!" (Depuis, effectivement, ils sont contents d’être revenus à Aix, les enfants!)

Car ça ne s’est pas arrêté là! Quand il a fallu nous installer à table, ce fut immonde. Regards haineux en direction de Fatima et des enfants, tous les arguments étaient bons pour ne pas nous laisser la place, même à Marie à qui l’on a reproché lâchement, au creux de l’oreille, en passant et en disparaissant aussitôt "c’est pas beau, Madame de mentir sur votre état de handicap". Nous étions accablés. Nous, les Blancs, quand nous sommes seuls, nous n’avons pas l’occasion de vivre de si près cette haine, fruit du racisme.

Du coup, un peu + tard dans la soirée, Kathy, autre membre de notre groupe de copains, se met à me raconter comment toute sa famille a disparu dans les camps de concentration… C’est dire combien pour nous, la soirée des sardinades se prête + à ce genre de confidences qu’à une fête. L’atmophère nous a plutôt fait penser à celle de l’Allemagne nazie, quand, à partir de 1933, le racisme était affiché ostensiblement. Cette haine terrorisante de l’autre et de sa différence est devenue banale!

La + digne a été Fatima, du début à la fin. Quand Marie a voulu sortir sa carte de handicapée "pour convaincre", elle lui a dit:

"laisse tomber, ça ne sert à rien! C’est rentrer dans leur jeu".

Cette jeune femme s’est placée “au-dessus”, dans une position de force de caractère, de noblesse et de grandeur d’âme.

Quant aux enfants, ils ont été choqués. Comment peut-on leur demander d’aimer la France?

friend - emoticonswallpapers.comMarie a été plusieurs fois au bord des larmes, car nous, les autres Blancs du groupe, nous avons été considérés comme “contaminés” par la présence à nos côtés de nos amis Comoriens. Et c’était, au sens propre, insupportable.

Les sardines et les fruits de mer des “sardinades” n’avaient plus de goût. Ils étaient devenus indigestes.

Dans cette ambiance de délire collectif, tout est contaminé, tout est fou. Disparues les valeurs humaines comme le respect dù aux faibles, aux handicapés. 

Mais heureusement, nous avons terminé notre soirée “au glacier Créole”, non loin de là, où une charmante serveuse espagnole s’est mise en 4 pour nous installer tous les 12 ensemble: friend - emoticonswallpapers.comnous nous sommes sentis enfin à nouveau dans un monde chaleureux et humain.

Sans solidarité ni fraternité, il n’y a plus de manifestation festive.

Il n’y a plus de France non plus, d’ailleurs.

 

C. DUC-JUVENETON, GR, nov. 2012

 

un petit témoignage, parmi tant d'autres, ça finit par donner envie à d'autres d'en faire autant avec les "Blancs"...

c'est tout aussi fatigant...  

Petit témoignage, oui, n'hésitez pas... 

Le peu est l'ennemi du rien

friend - emoticonswallpapers.comfriend - emoticonswallpapers.comfriend - emoticonswallpapers.com

proposé par mamadomi

rééd° du 11 12 13

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 23:16

modèle allemand 

Il y plusieurs années, lorsque la social-démocratie était au pouvoir en Allemagne avec le chancelier Schröder, nous avions vivement dénoncé dans nos colonnes [1] les “réformes structurelles” du plan Hartz IV: 

- flexibilité du marché du travail,

- stagnation (ou, souvent, baisse) des salaires,

- emplois à un euro de l’heure, etc...

Bref, toutes sortes de mesures qui mettent à mal l’État-providence mais font le bonheur des économistes orthodoxes qui nous rebattent les oreilles, ad nauseam, dans l’Europe néo-libérale qu’on nous a concoctée. Car ces réformes ("douloureuse, certes" concèdent même les bonnes âmes qui nous gouvernent) expliqueraient les “performances” actuelles de l’Allemagne, devenue + forte que jamais. Toujours est-il que ces réformes ont ouvert la voie à une austérité qui n’a fait que se développer sous le gouvernement CDU d’Angela Merkel. En bref, les Allemands ne feraient que toucher les dividendes de l’Agenda 2010 de l’ancien Chancelier social-démocrate Gerhard Schröder. Ce serait donc un ex à suivre par tous les pays européens pour sortir de la crise. Les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union Européenne ont l’air d’être tous tombés sous son charme!

Une toute autre réalité

 

 

La réalité des faits et des chiffres est pourtant là. Rappelons tout d’abord qu’il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne, ce qui permet de limiter outrageusement le coût du travail.

Ainsi un rapport [2] de l’Institut du travail de l’Université de Duisbourg-Essen montre

- que + de 6,55 millions de personnes (soit 2,6 millions de + qu’il y a 10 ans!) touchent moins de 10€ bruts de l’heure,

- que 2 millions d’employés gagnent moins de 6€ de l’heure

- et qu’en ex-RDA de très nombreux travailleurs à temps complet reçoivent moins de 4€ de l’heure.

C’est pourquoi 15% de la population (+ qu’en France) vit en dessous du seuil de pauvreté (c’est notamment le cas de 70% des chômeurs). Entre 2000 et 2012, le pouvoir d’achat a baissé en moyenne de 2,5%. Qui + est,

les célèbres “Jobs à 1€ de l’heure”,

censés permettre aux chômeurs de garder une vie sociale

et le contact avec le monde du travail,

ne peuvent être refusés par les chômeurs

(qui, du coup, sortent des statistiques du chômage)…!

Les conséquences

 

 

Dans un entretien [3], intitulé Méfiez-vous du modèle allemand, accordé au quotidien belge Le Soir, le professeur S.Lehndorf, directeur de l’Institut du travail et des qualifications de l’université de Duisbourg-Essen, décrit ainsi le “miracle” allemand:

"La “success story” allemande est basée sur un modèle d’entreprise de + en + unilatéral. Notre industrie manufacturière exportatrice est très forte. Ce n’est pas nouveau. Ce qui est neuf, en revanche, c’est que cette locomotive est de moins en moins intégrée dans un environnement institutionnel qui permet à de + larges parts de l’économie et de la société de bénéficier de ses succès".

Il explique comment au cours des 2 dernières décennies, et surtout depuis la mise en œuvre des “réformes du marché du travail” du gouvernement Schröder, la précarisation des emplois et la baisse des salaires ont conduit à une stagnation des salaires moyens avant même qu’éclate la crise de 2007:

"L’inégalité sociale croissante en Allemagne est la source des déséquilibres économiques à l’intérieur de la zone euro, qui ont rendu les États partageant la monnaie unique particulièrement vulnérables dans la crise économique et financière mondiale actuelle. En l’absence de monnaie unique, les pays pourraient réagir individuellement – par ex en dévaluant leurs monnaies, pour le meilleur ou pour le pire. Cette porte leur est aujourd’hui fermée. Ils sont désormais l’objet de la spéculation contre leurs obligations souveraines et sont forcés de se soumettre à une dictature fiscale. Je suis malheureux de constater que le gouvernement de mon propre pays soit le moteur principal derrière cette politique".

Mais,

"tôt ou tard, cela va se retourner contre l’économie allemande, car 40% de son commerce extérieur est effectué avec la zone euro et 60 % avec l’UE. Le modèle allemand est + vulnérable que ne voudraient nous le faire croire ses défenseurs".

Lehndorf pense pourtant qu’une alternative est possible:

"Je suis convaincu, dit-il, qu’une zone euro construite sur la solidarité serait une formidable opportunité pour tous, d’un point de vue économique, social et, ce qui n’est pas moins important, politique. Je ne crois pas que la solution soit d’abandonner l’euro, même si sa conception est défaillante – avec son “monétarisme” qui date du traité de Maastricht et

cette notion folle d’une concurrence

entre des États

comme s’ils étaient des entreprises

qui pourraient être éliminées du marché

ou reprises par des concurrents.

Cette monnaie unique mal conçue est aujourd’hui au bord de l’éclatement".

 

J.-P. MON, GR, janv. 2013


[1]Voir, par ex, GR1080, oct. 2007, GR 1115, déc. 2010

[2]http://www.iaq.uni-due.de/iaq-report /2010/report2010-06.pdf

[3]Le Soir, 20-21 oct. 2012

voir ici aussi:

Éloge de l’efficacité productive du travail en France 

proposé par mamadomi

rééd° du 07 03 14

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 23:04

sine-mensuel-24-220px-b2744.png 

 le numéro de décembre 2013 aurait été le dernier

mais nous nous sommes mobilisés pour les sauver !

En groupe, on avance toujours à la vitesse

des plus faibles

moralité:

si l'on veut vraiment avancer plus vite, - un but?

il faut tirer vers le haut...

càd tendre la main, aider, soutenir...

Tous ensemble!

...et j'en entends gronder qu'il faut écraser les plus faibles,

voire les jeter à la poubelle, aux frontières,

sur les déchetterires du bout du monde, qu'on prend soin de laisser pourrir à cet effet...  

dites-moi, au-delà de l'émotion,

c'est pas juste un peu trop LA HONTE nationale?

l'AFFRONT NATIONAL? 

      

Problème de base: comment faire sa politique quand on arrive au pouvoir de changer les choses, tout en appliquant les lois de la précédente majorité législative, différente...?

 

De là, des grand écarts de communication, et des cas de conscience

Si l'on ne veut

- ni séparer les enfants étrangers de leur famille sans autorisation de résidence prolongée sur le territoire français 

- ni accepter que n'importe quel chef de famille menteur, mesquin, filou et arrogant comme un arracheur de dent d'ivoire louvoie entre les dispositions humanistes et les lourdeurs administratives pour pratiquer la technique de la mise au pied du mur...

- ni transgresser les lois en vigueur par des cas particuliers, favorisant ces démarches manipulatrices, qui, par l'usage malin de recours créée un chantage au droits de l'enfant et à son intérêt

- ni appliquer ces lois parfois scélérates d'abus et d'intransigeance xénophobe et protectionniste, mises en place hier par un gouvernement aujourd'hui d'opposition et qui considère l'immigration comme une invasion, l'accueil comme un squatt, et substitue l'assimilation à l'intégration... 

- ni laisser les lourdeurs administratives entraîner des enracinements irréversibles des enfants, dont l'éducation, elle, ne peut attendre... et ne sont pas cohérentes avec les lois votées... (ou inversement, donc!! on ne peut poser de lois que celles qu'on a les moyens d'actionner dans un temps raisonnable, càd vite!)

 

on fait comment?

eh bien, devant les ambivalences de chacun (la xénophobie n'a pas de camp politique), on renvoie le peuple à sa réflexion:

La culture de la gouvernance

on peut gouverner autrement, 

la responsabilité n'est pas que de la fermeté, c'est de l'écoute,

la lucidité n'est pas que de l'intransigeance, c'est de l'éducation,

la gouvernance n'est pas une tutelle, le peuple n'est pas infantile,

l'autorité ne se fait pas que par injonction, mais par proposition de réfléxion

avant de s'aviser le cas échéant

d'imposer/appliquer à chacun le choix de la majorité


... certes ce qui fut dit (de part et d'autres d'ailleurs), fut maladroit, mais chacun pourra comparer la maladresse bonhomme de celui-ci à l'arrogance manipulatrice de son prédécesseur...

il n'empêche que, dans une fine stratégie, après des destructions de campement insalubres et mal situés sans ménagement, en expulsant spécifiquement celles des personnes (rroms en l'occurrence) ne respectant pas à la lettre les devoirs (assiduité scolaire, paiement des loyers en logement social, ...ça c'est un droit d'abus réservé aux Français dits "de souche" qu'on ne supervise pas!!) tout en profitant des dispositions légales pour se maintenir autant que possible sur le territoire par de multiples recours (lents, si lents...), notre Président et ses conseillers, dans la danse de polémiques qui nous sont servies, nous renvoient à notre réflexion profonde:

- devons-nous détricoter pour pouvoir harmoniser les volontés d'une majorité gouvernementale, présidentielle et législative, sénatoriale mais aussi régionale ne l'oublions pas, et rendre les engagements applicables, sans incohérence?

- devons-nous faire un cas d'une affaire comme celle de Leonarda, dont on voit avec la sollicitation du Pdt de la République, que, comme son père, elle manque de respect aux institutions, lois et personnes en charges de les faire appliquer? Càd exercer une justice ciblée, et non groupée et amalgamée... cas dont on voit aussi qu'il sert autant à inciter à cibler les expulsions plutôt qu'à les grouper en aveugle application de lois qu'on n'a pas voulues en son temps, qu'il sert à pointer encore une fois un cas personnel litigieux au milieu de l'immense majorité de migrants intégrés, désireux de s'intégrer, et absolument sans histoires...

- y-a-t-il des dispositions à aborder pour permettre un enseignement à distance de Léonarda dans sa langue éducative, afin, qu'une fois majeure, elle puisse obtenir un droit de séjour pour toute la durée de ses études, et ce, afin de ne pas la prendre en otage de la manoeuvre de son père qui a forcé la main à l'état français, qui lui, est respectueux de l'égalité de droits à chacun sans distinction aucune (hem)... (sans compter que pour échapper à l'expulsion, léonarda a été inscrite à l'excursion in extremis la veille au soir,... histoire de provoquer la situation d'interpellation séparée par les forces de l'ordre, auquel cas on aurait arguer de la nécessité de regrouper la famille partiellement expulsée... hein... on s'en amuserait presque)

- doit-on proposer une légalisation administrative, durant leurs études, des enfants immigrés scolarisés, avec obligation de/incitation à retourner dans leur pays d'origine?... pour contribuer à l'essor de leur pays, fort d'une éducation acquise ailleurs et à transmettre... chose qu'on peut aisément comprendre aussi, tant dans la démarche individuelle que dans la responsabilité collective nationale... Souffrons d'y réfléchir...

      éducation sans frontière

Mais peut-on faire comme si on ne comprenait pas les peuples qui subissent?... à nos portes?

particulièrement ceux du Caucase, et la communauté Rrom?

parce que l'état français est généreux et protège, soigne et éduque les enfants...

- officiellement...

on peut comprendre que ce soit attractif.

- pour ceux dont c'est supposément la démarche, hein

On peut aussi tenir que les peuples doivent être courageux et oeuvrer chez eux à la construction d'un état protecteur... 

- on peut... 

Pour cela, nous avons ici, notre responsabilité à comprendre intelligemment qu'il est

- autant dans leur intérêt que dans le nôtre (on le voit ici, avec la mise en déséquilibre du pouvoir par cette impérieuse interpellation)-

de notre devoir de contribuer à aider ces pays et ces peuples à accéder aux structures d'état (politique, technique, logistique, administrative etc...) qui leur permettrait de traiter eux-mêmes efficacement le volet social, sanitaire et éducatif, législatif aussi, càd garantir les droits de chacun, etc...

 

les solutions ne sont ni politiques, ni économiques, ni partisanes ...

cette contribution ne coûte rien que du partage d'information et de formation.

les peuples du monde nous interpellent,

ils ne peuvent pas continuer à passivement se laisser tuer par des despotes,

se laisser exploiter par des dirigeants qui se laissent exploiter par les pays riches

par quelques graissages de comptes bancaires

ils ne peuvent pas se laisser mourir sans réclamer l'asile économique

autant que politique puisque ça en découle évidemment...

 

Corne de gazelle et cul d'mouton !!!

le partage d'information et de savoir-faire !!!!

 

Maintenant, l'arbre qui cache la falaise: leonarda n'est pas kosovare, et pas plus italienne que française, elle est d'abord Rrom d'Europe.

 

à réfléchir:

L'immigration ne datant pas d'hier, Rroms ou non Rroms,

et souvent sollicitée d'ailleurs par l'état français, rappelons-le,

disons que

à partir du moment où les gens ont une nationalité, statuons, en fonction de nos capacités d'accueil décentes (et oeuvrons en ce sens), 

au besoin, selon les réflexions du peuple en accord avec les moyens techniques, évaluons un quota d'immigration par pays, ça se fait ailleurs, uniquement chiffré

(et non qualitatif dirigé, merci!!!),

duquel toute immigration clandestine serait défalquée, et au-delà duquel les expulsions seraient facturées aux pays sources... ce qui les responsabiliserait,

enfin, s'ils en ont tous la capacité structurelle

etc...

rappelons aussi que les Rroms d'Europe se voient distribuée une nationalité aléatoire, vu que le droit du sol n'est pas appliqué partout, càd avoir la nationalité du pays de naissance...

cessons de parler de PROBLEMES, il n'y a de problèmes persistants

que là où on ne travaille pas aux SOLUTIONS

soyons honnêtes:

si ça continue, c'est que les options jusque là ne fonctionnent pas

depuis le temps qu'on expulse, si ça avait été efficace

ou dissuasif, ça se serait su!

Prenons la situation telle qu'elle est et réfléchissons ensemble

plutôt que de déterminer qui a le droit de réfléchir, qui a l'apanage d'une morale, de quelle politique relève chaque réflexion

ici, il n'y a qu'une politique: celle de gérer, assumer

des problèmes qu'aucune politique n'a résolu, et qu'aucun clan n'aborde de façon substantiellement différente, si ce n'est en force, mais jamais en fond.

Car traiter les problèmes comme des poussières à mettre sous l'tapis

ou à jeter par la fenêtre...

chacun sait bien ce qu'il advient de la poussière ainsi traitée...

Marine avec sa grande gorge déployée sur sa xénophobie (enfin de la majorité de ses partisans au moins, ça c'est sûr)

et sa supériorité de franchouillarde chauvine apeurée

(enfin de son électorat du moins),

qu'on se le dise, doit se protéger des autres

comme si on allait la manger, la poularde de luxe!!!

...je schématise, hein, elle ou nous autres, c'est le même topo

la tentation d'actionner la peur des autres

pour n'avoir pas à risquer de devenir autre

c'est la même peur de vieillir, peur de voyager, peur de la foule

peur de déménager, de changer d'emploi, de divorcer!!!

Mais nous sommes, de toute éternité, des sangs-mêlés!!!

C'est notre Histoire!!!

Les immigrants sont plus éduqués que la moyenne des français et rapportent à la France plus qu'ils ne coutent !

La ballade des gens qui sont nés quelque part G. Brassens 

On oublie que notre pays, si l'on ne comptait que

l'immigration et non l'émigration aussi,

càd les entrées sans les sorties, notre population augmenterait donc considérablement chaque année... ce n'est pas le cas.

Boutons les idées malsaines sur ce sujet

¤ sur un siècle d'immigration, nous avons autant d'entrées que de sorties

un solde très positif > 100 000 dans les années 1955-73, certes

mais aujourd'hui, n'excédant pas 50 000 et encore, c'est parce qu'on n'évalue

les sorties du territoire qu'au seuil inférieur, les chiffres n'étant définitifs

que longtemps après le départ des personnes...

les données corrigées arrivent plus tard, abaissant le solde migratoire.

¤ les immigrés ne font pas + d'enfant par famille en moyenne, non! 

¤ et, comme ils sont discriminés, ils acceptent les emplois que ceux qui ne sont pas discriminés se permettent de refuser...

ce qui arrange les employeurs, qui révisent les salaires autant que les droits sociaux à la baisse...

marine donne des leçons, procède par appel à la peur depuis loooongtemps

elle juge de ce qui s'est fait... et comme elle, elle n'a rien fait

elle n'a pas de bilan à défendre, elle pourrait jouir de la fraîcheur

de la lutte utopique... 

sauf que, ... ses "valeurs", sa "politque", ses "propositions", elles,

sont loin d'être fraîches non plus, et qu'il ne lui suffit pas de dire

"je ne suis pas national-socialiste

je ne suis pas pour un ethno-socialisme fascisant

 le fn n'est pas de droite", 

pour se départir du bilan de ses prédecesseurs si difficiles à assumer...

une fois encore, informez-vous

les propos séducteurs, faciles et compréhensibles par tous

particulièrement ceux qui sont louches d'appel à l'opposition

des uns contre les autres

(diviser pour mieux régner, machiavélique à souhait)

méritent aussi d'être étudiés, l'Histoire ayant laissé des traces

de ce qui a déjà été testé sur cette voie et des dérives qui en ont découlé...

et puis, le retour en arrière n'a jamais été une option d'évolution

pas plus pour l'humanité que pour le reste du vivant:

et oui, l'avenir évolutionnaire est à la symbiose

passe le message à ton voisin!!

La France s'est construite par l'immigration, 

l'argument de "n'avoir pas les moyens d'accueillir"

est ridicule à côté de cette réalité, c'est un pays qui n'a pas les moyens

de se transformer en forteresse avec ses frontières et ses côtes, 

et des réfugiés climatiques vont prochainement accentuer la situation...

...faudra bien réfléchir autrement.

on n'est quand-même pas si cons et sans imagination qu'on doivent encore,

au XXIè siècle avoir recours à la force et aux barricades, ou bien?

Et pourquoi pas encore une "bonne" guerre aussi !!

ah non, ça on le fait ailleurs, là-bas, vous savez bien...

là où les gens sont trop cons  pour qu'on fasse autrement...

et puis faut bien stimuler la croissance de l'industrie sans dégâts territoriaux

et sans casser nos oeufs...

Soldes migratoires dans le monde

la France, avec un solde migratoire positif de 93.600 personnes en 2006 soit 1,5 immigrants pour 1000 hab. accueille proportionnellement moins d’immigrés que ses voisins, ce que l’on ne dit pas. Par ailleurs, il faut rappeler que c’est aussi politiquement de courte vue, puisque le vote au sein de l’Union européenne est proportionnel au poids démographique du pays ! ^_^

A lire aussi (pour changer des a priori véhiculés):

 

• Les immigrés sont + éduqués que la moyenne des Français

et rapportent à la France + qu'ils ne coûtent

• Rroms de France, les chiffres inédits

par mamadomi

rééd° du 21 10 13

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 23:24

Il ne dit pas l’essentiel!

 

 

 

Gros titre en dernière page du supplément Eco@entreprise du Monde du 6/11: Quand la Suède redressait ses finances publiques. Son auteur, J-Marc Daniel [1], met son lecteur tout de suite dans le bain:

"Dans ces périodes de débat sur l’opportunité de mener une politique budgétaire restrictive, un retour vers les expériences de redressement des finances publiques s’impose".

Il choisit de décrire la politique mise en œuvre en Suède au début des années 1990. Gouverné sans discontinuité de 1932 à 1976, puis de 1982 à 1991, par les sociaux-démocrates, le pays, célèbre par son modèle social basé sur une gestion keynésienne de l’économie et un État-providence généreux, traverse au début des années 90 une grave crise économique. Il perd les élections de 1991. Le gouvernement de centre droit qui arrive au pouvoir commande un audit sur la situation économique dont les résultats sont "accablants": fort accroissement du nombre des fonctionnaires, poids des dépenses publiques et montant des prélèvements obligatoires, représentant respectivement 61% et 57% du PIB. Le rapport d’audit se conclut bien sûr par des propositions de réforme qui vont toutes

"dans le sens d’une + grande liberté économique et d’une + grande rigueur budgétaire".

Bientôt revenus au pouvoir, les sociaux démocrates reprennent ces propositions et décident de rompre avec l’ancien “modèle suédois”. Ils intègrent même l’UE en 1995 pour s’assurer une + grande ouverture sur l’extérieur mais, pas fous, refusent d’adopter l’€ comme monnaie. C’est cette dernière décision qui leur a permis de dévaluer quand il le fallait. Mais ça, J-M Daniel n‘en parle pas une seule fois dans sa pleine page du Monde. C’est sans doute inconvenant! Il préfère s’attarder sur la “réussite” de la politique d’austérité mise en œuvre qui n’a pas pénalisé les entreprises puisque leurs impôts n’ont pas été augmentés et que la baisse du revenu des ménages, due à “la recalibration” de l’État-providence a été compensée par une certaine “desépargne”. Vous devinez la conclusion:

"À notre gouvernement de tirer les conclusions souhaitables de ce qui s’est passé dans la Suède dirigée par les sociaux-démocrates".

Il oublie simplement que la France a signé le traité de Maastricht et perdu ainsi sa souveraineté monétaire. [On ne peut donc pas appliquer les mêmes recettes dites de réussite relative (bonjour les ménages...!!) que ceux qui l'ont gardée!

 

 Parlons peu parlons bien...

L'essentiel est là:

Shadow banking

  et dark pools

 

 

Louverture à la concurrence du marché boursier traditionnel a conduit à la multiplication de marchés financiers spécialisés dans l’échange confidentiel d’actions. On les appelle les “bourses de l’ombre” ou “dark pools”[2]. Ce sont des marchés électroniques ultra sophistiqués permettant à un investisseur de vendre ou d’acheter anonymement des actions. Les banques et autres opérateurs de marché, compagnies d’assurance, fonds d’investissement, ont trouvé là une excellente opportunité de se procurer de nouvelles sources de revenus qui échappent au contrôle des autorités financières et qui ne sont pas prises en compte dans le bilan des banquesLa Banque centrale européenne envisageait de réglementer ces activités afin d’éviter de futures crises financières de grande ampleur. 3ans + tard, rien n’a encore été fait. Fin oct. 2012, à Toronto, Mme Lagarde, directrice générale du FMI, s’est emportée contre le développement du “monde bancaire de l’ombre”, et en novembre le Conseil de Stabilité Financière[3] (CSF) a évalué, pour 2011, à $67.000 milliards le montant du “shadow banking” échappant à toute régulation (soit 5 à 6 mille milliards de + qu’en 2010). Selon le rapport du CSF consacré à 25 pays (représentant 90% des actifs financiers mondiaux), ce secteur parallèle représente à lui seul la ½ du montant des actifs totaux des banques.

Rapporté au PIB, le montant des actifs des “banques de l’ombre”

est de 520% à Hong-Kong,

de 490% aux Pays-Bas,

de 370% au Royaume-Uni,

de 260% à Singapour

et de 210% en Suisse.

Dans ce secteur secret, en 2011, les États-Unis occupaient la 1ère place avec 23.000 milliards d’actifs, la zone € la 2ème avec 22.000 milliards et le Royaume-Uni la 3ème avec 9.000 milliards [4].

Le 18 novembre, le CSF a présenté ses propositions visant à mieux encadrer ce monde bancaire parallèle, mais ce n’est qu’en sept. 2013 qu’il a publié ses recommandations pour mieux surveiller et réguler les entités systémiques de ce secteur… qui a donc encore de beaux jours devant lui [4].


Nan, on ne parle pas de la source des problèmes économiques...

comme si on pouvait régler quoi que ce soit sans régler ce point d'abord,

 à la place on nous agite quoi?...

 

Toujours le chômage…

 

 

Comme si c’était inattendu, Le Monde du 29/11/12 consacrait sa page “L’événement” au chômage en France, avec des titres et sous titres propres à terroriser les populations:

- Le chômage explose en France,

- Les statistiques d’octobre sont catastrophiques,

- La France n’a jamais connu autant de demandeurs d’emploi, toutes catégories confondues

Le corps de l’article n’est guère mieux:

"en 6 mois, près de 240.000 personnes supplémentaires sont venues s’inscrire à Pôle emploi. C’est déjà presque le ¼ de toute la hausse enregistrée au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy" (ah! le bon temps…).

Comme si le chômage de France était uniquement un phénomène français [4]. Ces braves journalistes ont même le culot de nous proposer l’ex. des pays de l’Europe du Sud qui ont rendu les licenciements + faciles et moins coûteux [5], mais finissent tout de même par reconnaître qu’en Espagne, la réforme du droit du travail facilitant la “flexibilité” de l’emploi a conduit à l’augmentation des licenciements collectifs (+45%), des suspensions temporaires d’activité (+58%), des départs “volontaires”, suite à des modifications des conditions de travail (184%) ou de mutation (150%)…

 

J.-P. MON, GR, déc. 2012


[1]De + en + “médiatisé”, c’est un grand technocrate: Polytechnique, l’ENSAE, puis administrateur de l’INSEE, direction du Budget,… actuellement professeur à l’ESCP Europe, directeur de la revue Sociétal et membre du conseil d’administration de la Société d’économie politique

[2]Voir GR1105, janv. 2010

[3]Organisme mis en place par le G20 en avri. 2009 dont la mission est d’identifier les vulnérabilités du système financier mondial, de développer et mettre en place des principes en matière de régulation et de supervision dans le domaine de la stabilité financière

[4]Les Echos, 18/11/2012

[5]Voir, entre autres, GR 1136, nov. 2012

proposé par mamadomi

rééd° du 04 12 13

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 23:04

L’allocation universelle

       

Il en est déjà beaucoup question dans les colonnes de la GR, en attirant l’attention des lecteurs sur le fait que sous cette dénomination ou sous des appellations semblables [1] se cachent des propositions bien différentes. Parmi elles, celle défendue par la branche espagnole de BIEN sous le nom de "renta basica" (=revenu de base) paraît la + intéréssante [2].

Linstauration d’un revenu de base universel figure aujourd’hui dans les programmes électoraux de plusieurs partis espagnols, moins rigides (c’est le moins que l’on puisse dire) que les partis politiques ou milieux de gauche français.

C’est notamment le cas pour les élections régionales de Galice et du Pays basque qui ont eu lieu le 21 oct. 2012.

En Galice, c’est Anova, la coalition nationaliste de gauche, qui avait mis le revenu de base dans ses propositions et, bien que le Parti Populaire (droite) y reste encore largement majoritaire, elle a réussi sa percée en obtenant 8 députés au Parlement régional. Au Pays basque, c’est Euskal Herria Bildu (la coalition basque indépendantiste) et Equo (un tout nouveau parti né l’an dernier de la fusion de 35 mouvements écologistes), qui proposaient cette renta basica. EH Bildu a obtenu la 2nde place aux élections (derrière le parti nationaliste, PNV: ils ont recueilli ensemble les 2/3 des sièges).

Si les promesses n’engagent pas que ceux qui y croient, on peut imaginer que ce sont les Basques qui vont être les 1ers à bénéficier d’un revenu de base

En attendant, on peut déjà noter que ces élections ont constitué une véritable déroute pour le PSOE (parti socialiste ouvrier espagnol) qui, par rapport aux élections de 2009, a perdu 1/3 de ses voix au Pays basque (soit 110.000 électeurs) et 40% de ses voix en Galice (soit 230.000 électeurs). Peut-être faudrait-il qu’il mette, lui aussi, à son programme l’instauration d’une allocation universelle pour qu’il retrouve le soutien des populations…

 

[1] L‘allocation universelle, GR 1097, avr. 2009

[2] Un programme pour la gauche? GR 1116, janv. 2011

Source : OCDE
NOMBRE MOYEN D'HEURES TRAVAILLÉES PAR SEMAINE
(32 PAYS - 2011)
Les 10 plus hauts Les 10 plus bas
Turquie 48,9 Belgique 36,8
Corée 44,6 Suède 36,5
Mexique 43,3 Royaume-Uni 36,4
Grèce 42,1 Autralie 36,1
Tchéquie 41,1 Allemagne 35,5
Israël 40,9 Suisse 35,2
Slovaquie 40,6 Irlande 34,9
Pologne 40,5 Norvège 33,9
Islande 39,6 Danemark 33,7
Slovénie 39,5 Pays-Bas 30,5

Un chômage croissant

 

Il n’y a pas qu’en France que le chômage augmente. Selon l’office des statistiques de l’Union européenne, Eurostat,

dans les 17 pays de l’Euroland, le taux de chômage [3] corrigé des variations saisonnières s’est élevé à 11,5% en août 2012, et à 11,6% en sept.

Tandis que dans l’UE (27 pays), le taux de chômage s’est établi à 10,6% en sept., stable par rapport à août.

Dans les 2 zones, les taux ont augmenté de façon significative depuis sept. 2011, où ils étaient respectivement de 10,3% et 9,8%.

D’après les estimations d’Eurostat, 25,751 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage en sept. 2012, dont 18,490 millions dans la zone €. Par rapport à août 2012, le nombre de chômeurs aurait augmenté de 169.000 dans l’UE et de 146.000 dans la zone €.

En ce qui concerne les jeunes de moins de 25ans, en sept. 2012, 5,520 millions étaient au chômage dans l’UE (soit 22,8 %), dont 3,493 millions (soit 23,3%) dans la seule zone €. Ces taux, 1an + tôt, étaient respectivement de 21,7% et de 21,0%.

 

[3] Ces taux sont basés sur les définitions recommandées par l’OIT (Organisation internationale du travail)

L’Islande,

laboratoire de la démocratie?

 

Dans la GR1131 (mai dernier), nous avions raconté comment le peuple islandais avait mis en échec la coalition gouvernementale au pouvoir, jugée responsable de la crise financière du pays; il avait obtenu, à la suite de 2 référendums, que le pays n’éponge pas avec des fonds publics les dettes des banques privées. Après avoir élu en 2009 un gouvernement de centre gauche, les Islandais se sont prononcés par référendum le 21 oct. 2012 sur un projet de nouvelle constitution comportant 6 questions. Ils l’ont adopté à la majorité de 2/3 des voix, mais avec un taux de participation de 48,9%. A priori, cette faiblesse du taux de participation est plutôt étonnante, compte tenu de la manière dont le projet avait été préparé pendant 2ans: en effet, pendant toute une journée, le 6 nov. 2010, s’était tenu un forum réunissant 950 citoyens tirés au sort, qui, par tables de 10, avaient dressé les “valeurs fondamentales” de l’Islande. Puis, à la fin de ce même mois de novembre 2010, 25 citoyens avaient été élus (parmi 522 candidats) pour former une assemblée constituante qui, à titre consultatif [4], avait poursuivi son travail en prenant l’avis des citoyens par Internet.

Quoi qu’il en soit, pour être définitivement adopté, un texte constitutionnel doit être voté 2x : d’abord par le Parlement actuel, ensuite, par le Parlement issu de l'élection législative d'avril 2013. 

 
Jean-Pierre MON txt réactualisé

      [4] Election invalidée par la Cour Suprême pour des raisons techniques  


Si, comme l’annoncaient les sondages, les Islandais envoient alors au Parlement une majorité conservatrice, la droite n'a pas pour autant réussi à annuler référendum et texte constitutionnel, ce bel effort a été soutenu que par une majorité de défenseurs de la démocratie, mais si la droite est revenue au pouvoir c'était dans un mouvement anti-adhésion à l'Europe, le système de vote étant ce qu'il est, à ce jour, le texte n'est pas adopté. Système d'ailleurs que ladite Constitution remettait à plat: référendum approuvé à 67%, pour d'ailleurs un système électoral avec une personne=un vote. Le système actuel est différent, le nb de sièges est réparti selon les régions, ce qui donne un poids démesuré aux régions rurales qui comptent moins d'1/3 de la population. Et, comme le gouvernement actuel a déjà montré beaucoup d'incompétences, on reverra peut-être à nouveau les gens dans la rue en 2014...

Rappel des faits2008 la principale banque du pays est nationalisée, la monnaie s'effondre la bourse suspend son activité, le pays est en banqueroute. 2009 les protestations citoyennes contre le parlement font que des élections anticipées sont convoquées, qui provoquent la démission du 1er ministre et en bloc de tout le gouvernement. La situation économique désastreuse du pays persiste par le biais de lois remboursement de la dette (à la GB et à la Hollande) de €3500 millions à un taux de 5% à rembourser par toutes les familles irlandaises sur 15ans! 2010 le peuple descend à nouveau dans la rue et demande un que la loi soit soumise à référendum. En janv 2010 le Président refuse de ratifier cette loi et annonce la consultation populaire, en mars le référendum a lieu et le non au paiement de la dette remporte 93% des voix, pdt ce temps le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement la responsabilité de la crise. Détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs, enquête interpol, tous les banquiers impliqués quittent le pays. Une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle constitution comme mentionné ci-avant. Les travaux commencent en fév 2011 pour un projet de grande charte.

Pourquoi personne n'a parlé de cette leçon de démocratie tout au long des faits? on a parlé de la Tunisie et du printemps arabe... mais pas de l'Islande... 

Ayraultport et concertation 

Et en France, où en est la démocratie ??

C’est tout le contraire de la politique de concertation promise qui se manifeste à propos de “l’Ayraultport”. Depuis 40 ans, le projet d’un aéroport dans la commune de Notre-Dame-des-Landes, est contesté pour une foule de bonnes raisons: son utilité: ce marché profitera évidemment à la multinationale Vinci et à ses filières, et il servira à développer les vols low cost dont on sait les pratiques sociales; le choix de son emplacement, qui impose la destruction de 2.000 hectares de terres agricoles et de bocages, donc des cultures maraîchères qui y sont aujourd’hui produites; ses coûts, coûts humains d’abord, des centaines d’habitants vont en être expulsés, et enfin coût financier, déjà estimé à plusieurs centaines de millions d’€.

Le 25 octobre, des représentants de la Confédération paysanne, d’Attac France, de Greenpeace France, des Amis de la Terre, de Solidaires, de Paysages de France, du Droit au Logement, de Générations Futures,de la Fédération Nationale des d’Usagers des Transports, d’Agir pour l’Environnement, du Réseau Action Climat France, et de nombreux simples “citoyens” se sont réunis pour exprimer, ensemble et pacifiquement, les raisons de leur opposition à ce projet. La réaction a été un déploiement de force brutal, des centaines de gendarmes sont maintenant sur place pour aider Vinci à expulser les habitants et raser leur terrain, afin que puissent agir ses bétonneuses.

          

Prix Nobel de quelle paix? 

après tout, c'est bien pour la Paix que l'Europe a été voulue, non?

Comment a-t-on pu choisir l’UE comme lauréat de ce prix Nobel? Parce que le prétexte avancé par les fondateurs de cette “Union” était d’abolir les frontières, donc les guerres entre les pays qui la constituent? En fait, la guerre économique y est maintenant permanente! Les peuples auraient sans doute su instaurer une véritable solidarité entre eux, donc la paix, ssi cette Union n’avait pas été construite en vue d’autres intérêts que les leurs. Et quand la Grèce a eu besoin d’aide, les gouvernements ne sont tombés d’accord que pour sauver leurs banques et serrer la ceinture aux peuples. Comme le déclare Attac, c’est un prix Nobel de l’austérité qu’il fallait remettre à cette Europe!

9 juin 2013 Paris

La dette

           

Car s’il est un sujet qui fait l’unanimité de nos gouvernements, c’est qu’il faut satisfaire les marchés financiers et pour cela réduire les dépenses sociales et aider les entreprises à être compétitives, (ce qui signifie diminuer autant que possible leurs cotisations sociales, qu’on appelle maintenant, et à dessein, des “coûts”), afin de verser une rente aux “investisseurs” sous prétexte que nous avons tous une énorme “dette” envers eux. Mais d’où sort cette dette et peut-on exiger des contribuables qu’ils la paient?

Pour qu’ils acceptent austérité, inégalités et autres injustices, les responsables politiques et médias officiels s’efforcent de faire croire que la situation actuelle de l’économie est une fatalité. C’est faux, c’est un choix… qui a été fait par une très petite minorité.

 
M-L DUBOIN

proposé par mamadomi

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