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Bienvenue!

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  • : lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
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T'entends quoi?

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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

HOME
...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
la demande d'adhésion n'aboutit pas à cause
du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
"un ETAT observateur
'non-membre' de l'ONU"


alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

lexique pour les achats de poisson

dossier Red Bull, chez terre et mer
(plusieurs liens) ne pas consommer

Champs électromagnetiques et santé -
les REM, rayonnements électromagnétiques

les limites de la liberté d'expression:
incitations sans équivoques...
attention Printemps de Bourges en observation

HADOPI,
ses sanctions son vote aléatoire
pédagogie, pourquoi craindre Hadopi
sitôt votée, sitôt contournée, *ICI*
héhé...
riposte graduée censurée

les bibliothèques numériques sur Internet

Les 10 multinationales les + dangereuses
ICI

tout OGM = dépendance,...
moratoires nationaux et mobilisation

fruits et légumes de saison
chez Pol  merci 

scandale écologique de la fraise espagnole
chez
 Béa K

Où Qu'il Est, L'article?

Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 22:20

jtm

Savez-vous que les parents castors sont terribles? Ils veulent sans arrêt comprendre, expliquer, rassurer et surprotéger leurs enfants. Si l'un d'eux a une difficulté ou présente un comportement qui les inquiète, aussitôt ils se précipitent sur lui.
Si par exemple l'enfant devient muet ou colérique, s'il se met à faire des cauchemars ou encore à faire pipi au lit, alors ils décident immédiatement que tout cela doit s'arrêter, doit être supprimé, que "l'enfant doit aller mieux", comme ils disent.
Ils ne peuvent pas s'empêcher d'intervenir, les parents castors.
Ils ne savent pas la différence entre écouter, accueillir, entendre et agir. Ils se sentent obligés de comprendre et surtout ils veulent faire. Faire pour leur enfant, tenter de supprimer tout de suite la difficulté, le problème, la douleur.
Ils croient, les parents castors, qu'être parents, c'est dérouler tout de suite le tapis rouge pour éviter à leurs chers petits les violences de la vie.
Ils croient aussi, à partir de ce qu'ils pensent avoir compris, qu'il faut supprimer ce qu'ils vivent eux-mêmes comme "pas bon", "mauvais" ou "insupportable" pour leurs enfants. Ils sont terribles, les parents castors, je vous l'ai déjà dit.
Mais, depuis plus d'un siècle,
la grande spécialité des parents castors,
c'est d'éviter à tout prix que leurs enfants échouent à l'école des castors.
Ils veulent absolument qu'ils travaillent bien qu'ils aient la meilleure note, qu'ils réussissent les concours les plus difficiles. Oui, oui, tous les enfants castors d'une même tribu se doivent d'avoir la meilleure note, les meilleurs résultats, la plus belle des réussites, "enfin surtout mes enfants...", pense chaque parent.

Le petit castor dont je veux vous parler avait des parents aimants, gentils, tendres, prévenants, un peu trop surprotecteurs, peut-être. Surprotecteur, ça veut dire qu'ils pensaient sans arrêt à sa place, ce qui était bon ou pas bon pour lui.
Donc Michaël, c'était le nom de ce petit castor, avait été très protégé. Ses parents lui avaient offert un tach. Un tach, chez les castors, c'est un petit animal avec une fourrure douce, avec quatre pattes griffues, quelquefois des moustaches et toujours deux grands yeux câlins, et qui ronronnait quand Michaël le prenait contre lui. Un jour, au retour de l'école, Michaël découvrit que le petit tach était mort.
A partir de ce jour-là, Michaël avait refusé de parler. Il ne voulait plus parler à personne.
Il était devenu muet.
C'est dur pour un petit castor d'être muet,
car avant il aimait parler, bavarder,
raconter plein de choses passionnantes sur l'école, sur ses jeu, sur ses copains.
Mais, depuis la mort de son ami tach, il ne parlait plus. vous allez penser peut-être qu'il était triste, qu'il était en colère contre la vie, qu'il en voulait à ses parents de ne pas avoir su éviter la mort de son meilleur ami. Non, il ne parlait plus parce qu'il s'en voulait à lui-même d'avoir perdu son meilleur ami. Il disait tout au tach, il se confiait à lui le soir avant de s'endormir, il lui racontait ses rêves, ses projets:
"Un jour je descendrai la rivière et j'irai jusqu'à la mer..."
"Moi quand je serai grand, je deviendrai..."
"Quant j'aurai appris à bâtir des barrages, je ferai le plus grand barrage, sur la plus grande rivière, dans la plus grande forêt, etc..."

Michaël était donc devenu muet parce qu'il se détestait. Il ne voulait plus parler à quelqu'un qu'il détestait autant. Evidemment ses parents l'emmenèrent chez le psycho-castor, puis chez le pédo-castor, puis chez l'oto-rhino-castor, puis chez l'homéo-castor, puis chez un astrolo-castor. Ils voulaient que leur enfant se remette à parler, le plus vite possible.
Ah! oui, j'ai oublié de vous dire que souvent les parents castors sont pressés.
Ce que son papa et sa maman n'avaient pas entendu non plus, c'est que le petit Michaël avait eu très peur que son papa meure aussi. En effet il avait pensé que si le petit tach était mort, c'était à cause de lui, parce qu'il l'aimait trop fort. Comme il aimait son papa, il avait craint que celui-ci ne meure aussi, se fasse écraser par un camion ou ait une crise cardiaque. Il avait un copain à l'école qui lui avait dit que son oncle "était-mort-d'une-crise-cardiaque, mort-d'un-seul-coup". Debout sur ses deux pattes et puis couché sur le dos, le ventre en l'air!
Michaël avait même imaginé - mais cette pensée-là, à qui voulez-vous qu'il puisse la dire- que s'il n'aimait plus son papa et même sa maman, peut-être que ceux-ci ne mourraient jamais. Alors, avec son silence, il se forçait à ne plus aimer, à refouler tout au fond de lui le moindre sentiment d'amour.
Les enfants castors ont de drôles d'idées dans la tête, vous savez! Ces idées tournent entre leurs deux oreilles et elles déclenchent des comportements que les parents ont du mal à entendre.


Un jour, peut-être les parents castors arriveront-ils à entendre. Ils apprendront à ne pas chercher à comprendre, mais seulement à entendre que si un enfant castor devient muet, c'est qu'il a beaucoup, beaucoup de choses à dire. Tellement de choses... qu'il ne peut en exprimer aucune. Comment confier en effet à ses parents: "Je ne vous parle plus, parce que je ne veux plus aimer, comme ça au moins, vous ne mourrez pas!"
Comment leur dire cela?

J. Salomé
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 14:19

http://farm4.static.flickr.com/3199/2953262529_ff33901426.jpg

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs...:)
dernier mercredaille, pénultième jour de l'an, bien que tous et toutes sûrement pressés par le temps de nouveaux préparatifs, je vous propose un tit tour de blogs, avec quelque nectar à goûter...
si ce n'est pas de l'amrut (nectar divin), ç'en n'est pas loin!!
http://i67.photobucket.com/albums/h306/jermy342/j2/comments/Blessings/0028.gif

chez india

...qui a déposé le 25 000ème commentaire ici, louée soit-elle!

 

Qu'est ce que tu as reçu à Noël ? Ben "rien". Comment ça rien, tu n'as rien reçu ? Si, je te dis que j'ai reçu "rien".

Rien est comme son nom l'indique... rien. Rien est le cadeau le plus insolite et surtout le plus décalé qui soit. Rien est le cadeau idéal pour les personnes qui possèdent tout. Mais tout ne s'offre pas, alors qu'on peut facilement offrir un petit Rien. N'oublions pas que ce sont souvent les petites attentions de rien qui embellissent le quotidien. Par conséquent, si on vous offre un Rien, on vous a offert absolument rien, mais le geste n'est pas rien... lui.  C'est le cadeau le plus minimaliste qui soit. Moins que rien serait...(...)

chez Philoplume

Paroles à grandir

« L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. » d'Aristote
Il est un fait que lorsque le sage réfléchit, il pense et ne débite pas des paroles inutiles. Quant à l'ignorant qui affirme. Il dit tout et n'importe quoi et pense qu'il a raison. Aussi réfléchissons bien avant de parler.

« La vérité est une ligne tracée entre les erreurs. » de Franz Anton Mesmer
Mais...(...)
chez Roselyne

Nous vivons en ce moment les journées les plus courtes de l'année... celle-ci se termine toujours par cette période d'obscurité où nous pouvons nous intérioriser avant le solstice d'hiver et Noël que j'appelle la fête de la lumière, car ils marquent le basculement vers des jours qui se rallongeront, minute par minute...

C'est le moment de regarder en nous, dans notre obscurité...
Nous sommes cette graine qui a besoin d'un temps de pause, dans les profondeurs, afin que l'élan vital jaillisse ensuite vers la lumière, dans une manifestation joyeuse de la Vie apparente à tous...


Pouvons- nous rester au contact de notre vulnérabilité, celle de la graine encore si minuscule et sensible ? Accepter d’être vulnérable, c’est nous offrir cet espace-ouverture que nous pouvons embrasser pleinement, afin de voir et d'accueillir ce qui est ICI...(...)

chez LungTa

« Nombreux sont ceux qui pensent que leur vie est trop encombrée pour pouvoir méditer. Bien que la méditation puisse être un havre de bien-être et d’espace, on la perçoit parfois comme une corvée. Si l’on désire consacrer toute son attention et toute son énergie à quelque chose, que ce soit la vie familiale ou la méditation, on a besoin d’un espace mental. »

Tulku Thondup

Pourquoi, alors que nous ne souhaitons que procrastiner tout le temps sommes-nous incapables le plus souvent, de rester assis sans rien faire 30 minute ? (...)



chez Marc


Si, étant le pur silence, vous ne faites Réellement* rien quand vous méditez, vous ne pouvez pas savoir ce que vous faites alors, vous ne pouvez donc pas le décrire ni l'expliquer à d'autres; ni leur montrer la Voie, ni faire de la méditation une activité méthodique dont vous possèderiez le mode d'emploi.

Cette simple constatation invalide (...)


http://a31.idata.over-blog.com/0/05/99/95/les-images/avril-06/tropical-bar.jpg
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 03:22
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Face à la crise écologique, les puissants de ce monde cherchent des solutions seulement dans le cadre de l’économie de marché,icon_rolleyes.gif même lorsqu’ils admettent la responsabilité de celle-ci dans les désastres annoncés. Parce qu’ils y voient un moyen de sauver le système dont ils tirent profit et aussi la perspective de nouvelles activités marchandes. Guy Evrard analyse cette approche comme un paroxysme de la fuite en avant, qui confine à l’absurde et rend plus urgent de changer les bases de notre monde. La première partie traitait du marché du CO2. La seconde partie aborde le marché de la biodiversité.

•••••••••••
http://www.senat.fr/evenement/colloque/biodiversite/images/affiche2.jpg
•••••••••••

Nous avons vu précédemment que des mécanismes de marché du gaz carbonique (CO2) se mettent en place progressivement dans le cadre de la mondialisation de l’économie, encouragés par le rapport de Nicholas Stern, qui fournit les clés de la récupération capitaliste des travaux scientifiques du GIEC sur le réchauffement climatique. Une démarche analogue est amorcée, prétextée là encore par l’urgence, bien réelle, de sauvegarder la biodiversité de la planète, pour ouvrir de nouveaux territoires à l’économie marchande. Mais ici les choses sont moins simples, car l’évaluation de la biodiversité ne se résume pas à la mesure d’un seul paramètre.


"La pollinisation des plantes agricoles (fourragères exclues) par les abeilles et les autres insectes pollinisateurs rend un précieux service à la France, estimé à 2 milliards d’euros par an…" dit Henri Clément*, le président combatif de l’UNAF¤, citant le rapport Chevassus-au-Louis sur la valeur économique de la biodiversité¹.

 

*Henri Clément, Terre sauvage, n°252, août 2009, pp. 64-68 et 73-76.

¤UNAF = Union Nationale de l’Apiculture Française.

¹Approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes, Résumé, http://www.strategie.gouv.fr

 

Gérard Le Puill a depuis longtemps analysé les causes profondes de la malnutrition qui s’aggrave de nouveau dans le monde. Ce livre s’attache cependant à décrire la situation de l’agriculture en France. En pointant
"la dangereuse insertion de l’agriculture dans la mondialisation libérale",
l’auteur nous fournit un fil conducteur pour mieux comprendre la situation des paysans à la fois dans les pays riches, dans les pays pauvres et dans les grands pays émergeants. Gérard Le Puill, c’est évident, aime les agriculteurs et il témoigne des
"atouts agricoles encore considérables"
de notre pays
"avec une paysannerie compétente et dynamique".
Il veut également
"sensibiliser les consommateurs à la richesse de leur patrimoine agricole et alimentaire"
et les convaincre
"qu’ils ont eux aussi un rôle à jouer pour préserver et transmettre cet héritage aux générations futures".
G. E.

Cet exemple illustre bien l’approche à laquelle sont contraints les acteurs les mieux intentionnés, qui assurent le lien de la nature à l’homme. Défenseurs d’une agriculture familiale, régionale et extensive, ils sont conscients des mécanismes prédateurs de l’économie productiviste, même si tous ne font pas la liaison avec la mondialisation capitaliste.

Gérard Le Puill, fils d’agriculteurs, ouvrier d’usine, avant d’être lauréat du grand prix du journalisme agricole en 1998, toujours militant, a depuis longtemps fait cette liaison lorsqu’il dénonce le double langage de la Commission européenne à propos des agro carburants²:

"Chaque pays membre de l’Union garde la totale liberté d’importer du Brésil ou d’ailleurs les quantités d’éthanol et d’huile (diester) indispensables pour remplir son quota de carburants verts.

Compte tenu de la compétitivité de la canne à sucre et de l’huile de palme, un marché mondialisé des agro carburants reposant sur les avantages comparatifs³ des différentes matières premières agricoles risque de conduire rapidement à une spécialisation outrancière de certains pays dans les carburants verts.

Une telle spécialisation serait dangereuse pour la souveraineté alimentaire des populations des zones concernées et encore plus catastrophique pour la biodiversité, pour l’évolution du climat et l’avenir même de la planète**".

 

²dans l’Union européenne, les agrocarburants devront représenter la moitié des 20 % des énergies renouvelables

qui se substitueront aux énergies fossiles en 2020 et être ajoutées à hauteur de 5,75 %

dans les carburants dans l’automobile dès 2010.

³Référence à la théorie économique de D. Ricardo (1772-1823), ainsi qu’à la politique du commissaire européen

au commerce Peter Mendelson et du directeur général de l’OMC Pascal Lamy, défendue dans

les discussions du Cycle de Doha dep 2001.

**Gérard Le Puill, Planète alimentaire/L’agriculture française face au chaos mondial, Pascal Galadé éd°Saint-Malo 2008


Barres
 Le marché
de la biodiversité
Barres
 
200px-Plos_wilson.jpgCette organisation du monde qui nous laisse entendre que seuls les mécanismes économiques, quasi naturels, gouvernent aujourd’hui la planète, est d’une prétention inouïe. D’autres mécanismes bien plus fondamentaux et qui n’ont pas été inventés par l’homme sont à l’œuvre. Le terme de biodiversité est attribué au naturaliste américain ◄Edward O. Wilson, qui fit reconnaître l’urgence de préserver la diversité biologique, lors d’un forum organisé par l’Académie des sciences américaine en 1986 (E. O. Wilson, Une extinction massive se prépare, Les dossiers de La Recherche, n°28, Biodiversité, Les menaces sur le vivant, 08-10/2007.) "La moitié des plantes et des animaux sont menacés de disparaître avant la fin du 21ème siècle. Cette destruction n’est pas la première. Mais cette fois, la menace ne vient pas des catastrophes naturelles, mais de l’action d’une seule espèce, Homo sapiens. (…) Au cours des derniers 500 millions d’années, depuis le Cambrien, la Terre a connu cinq extinctions massives. (…) Indépendamment des aspects pratiques liés à l’appauvrissement de la planète, est-il moralement correct d’éliminer de larges parts de la vie sur Terre en seulement quelques décennies, alors que l’évolution aura besoin de millions d’années pour opérer son œuvre de restauration ?".
Rappelons que la biodiversité se définit, de façon simple, comme la diversité de toutes les formes du vivant. Pour un scientifique, elle s’étudie à trois niveaux les écosystèmes, les espèces qui composent les écosystèmes et les gènes que l’on trouve dans chaque espèce.
La formation des écosystèmes reste la plus mal comprise. Réduire la biodiversité, c’est perdre de l’information, sans savoir aujourd’hui en mesurer les conséquences. La longévité moyenne d’une espèce est d’un million d’années et correspond à une bibliothèque d’informations acquises par l’évolution sur des centaines de milliers, voire des millions d’années. "Ce sont des bibliothèques entières que nous brûlons" déplore Wilson. Cela risque de déstabiliser les écosystèmes et peut-être jusqu’à l’écosystème planétaire.
http://www.qc.ec.gc.ca/faune/biodiv/images/combiod.gif

Dans deux dossiers distincts du magazine La Recherche consacrés à la biodiversité, Franck-Dominique Vivien¤¤ et Catherine Aubertin# mettent en évidence qu’en fait, les scientifiques eux-mêmes et les ONG se sont peu à peu convaincus de la nécessité de donner une valeur économique à la biodiversité pour mieux sensibiliser les décideurs et l’opinion publique. La vision occidentale de la place de l’homme dans la nature, issue du siècle des Lumières, est d’abord remise en cause au profit d’une vision plus écocentrée, qui insiste sur l’intégration de l’homme comme une espèce parmi d’autres, puis les aspects culturels sont pris en compte. Mais bientôt le développement des biotechnologies conduit à percevoir la biodiversité, localisée principalement sous les climats tropicaux et sous l’équateur, comme un gigantesque réservoir de ressources utilisables pour fabriquer des produits industriels dans les domaines de la pharmacie, des cosmétiques, de l’agriculture… Un organisme vivant, une bactérie censée dégrader le pétrole, est breveté pour la première fois en 1980. La conquête de cet eldorado retrouve alors des accents de l’époque coloniale, lorsque la révolution industrielle s’intéressa aux ressources minières des pays conquis. Cette fois, les pays du Sud s’élèvent, d’une part, contre l’ingérence verte des pays du Nord qui vise à les transformer en réserve de biodiversité en limitant leur développement et, d’autre part, contre le pillage de leurs ressources sans reconnaissance de leur travail de protection et d’amélioration du patrimoine génétique in situ. C’est pour endiguer ces pratiques de bio piraterie que le principe d’un

"partage juste et équitable des avantages découlant

de l’exploitation des ressources génétiques"

est inscrit dans la Convention sur la diversité biologique (CDB), lors du Sommet de la Terre, à Rio, en 1992.

Du même coup, la notion de patrimoine commun de l’humanité, sa conservation et son utilisation durable deviennent secondaires.

En affirmant par ailleurs la souveraineté des États comme préalable à l’établissement de contrats bilatéraux pour l’exploitation des ressources génétiques, la Convention consolide les droits de propriété sur le vivant. 

Des négociations antérieures de la FAO reprennent cependant, pour aboutir en 2004 au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Les applications de ce traité et son articulation avec la CDBhttp://environnement.branchez-vous.com/upload/2008/05/Raiche_Daniel.jpg restent pour le moment encore incertaines.


"En consacrant l’environnement comme un capital naturel, en prônant la régulation marchande, la Convention a placé la biodiversité dans le champ économique. On ne doit alors pas s’étonner (…) de la mobilisation citoyenne contre le développement d’une économie de profit et de privatisation, symbolisée par les prétentions de l’OMC à organiser la mondialisation"

relève Catherine Aubertin.

 

¤¤F.-D. Vivien, Quel prix accorder à la biodiversité? La Recherche n°333, Spécial biodiversité, juil-août2000

#C. Aubertin, L’ascension fulgurante d’un concept flou,

Les dossiers de La Recherche n°28, Biodiversité, Les menaces sur le vivant, 08-10/2007

Vers cette marchandisation à marche forcée, l’Europe n’est pas en reste##. Ainsi, lors de la Semaine verte organisée en 2006¹¹, derrière le propos consensuel du commissaire européen à l’environnement Stravos Dimas:

"Il est généralement admis - à tort - que la protection de la nature

se fait au détriment du développement économique"

et l’envolée repentante de Vaclav Havel, ancien président de la République Tchèque:

"Les grandes avancées de l’humanité en termes de savoir

et de technologie n’ont pas été suivies par un sens équivalent

de la responsabilité,

et notre coexistence harmonieuse avec la nature s’en trouve menacé",

se profile immanquablement le réflexe économique, par exdans les conclusions du rapport d’évaluation des écosystèmes pour le millénaire (EEM) ²²,³³:

"Nous gaspillons le capital naturel de la Terre,

au lieu de vivre des seuls intérêts".

Plus décisif:

"La protection de notre planète est une tâche trop importante pour être laissée aux seuls départements gouvernementaux, agences et militants écologistes. Seul un partage des responsabilités entre tous les acteurs concernés, des particuliers aux multinationales, nous permettra de faire face aux défis à relever, l’un des plus importants étant la diminution de la biodiversité".

Ce mélange des genres, déjà évoqué, traduit à la fois la capacité de l’Union Européenne à une analyse scientifique clairvoyante, mais aussi la stratégie de la Commission Européenne qui développe une politique en totale contradiction, s’appuyant sur le dogme du marché via “une concurrence libre et non faussée” et le mythe d’une “croissance (comprendre PIB) durable”. Pour aboutir à ce propos d’un lobbyiste de l’industrie agricole:

"En définitive, les agriculteurs sont des hommes d’affaires. Ils ne peuvent produire des espèces animales et des récoltes de plantes rares si l’exploitation n’est pas économiquement viable. Il serait catastrophique pour la biodiversité que les agriculteurs européens, qui se conforment déjà à des normes environnementales parmi les plus strictes au monde, soient poussés à la faillite par la concurrence d’autres agriculteurs qui ne sont pas tenus de respecter ces normes".icon_eek.gif

Et cet autre aveu d’un membre d’une certaine Organisation européenne de la propriété rurale:

"L’agriculture industrielle est plus puissante que n’importe lequel d’entre nous. Elle travaille en pilotage automatique et il est difficile de l’arrêter. Les hommes politiques sont tout bonnement incapables de résister à cette puissance". icon_rolleyes.gif

Enfin, ce propos aussi révélateur d’une responsable de l’environnement et de l’innovation chez Suez:

"Le défi consiste à convertir ce qui ressemble de prime abord à une série de contraintes en facteurs susceptibles de nous aider à réussir (comprendre susceptible de dégager des profits)".icon_evil.gif

 

##La Commission européenne est impliquée, avec d’autres partenaires du monde entier, dans une étude sur l’Économie des écosystèmes et de la biodiversité, dont les résultats définitifs sont attendus pour fin 2009

L’analyse repose sur trois tendances :
•1 atteindre l’objectif de réduction significative de la perte de biodiversité d’ici 2010 fixé  par la Convention sur la diversité biologique (CDB);
•2 s’inspirer de la démarche du rapport Stern sur les aspects économiques du changement climatique,
qui souligne la nécessité de communiquer sur les conséquences économiques des problèmes environnementaux;
•3 mettre à profit les résultats de l’évaluation des écosystèmes pour le Millénaire

¹¹Green Week 2006, L’environnement pour les Européens, magazine de la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne, supplément au n°25, septembre 2006

²²(EM ou EEM), qui conclut que 60% des services écosystémiques mondiaux sont aujourd’hui menacés.

Sans doute pour éviter toute ambiguïté sur ses objectifs, l’étude est dirigée par le banquier et économiste Pavan Sukhdev³³!

³³Considérer nos écosystèmes, L’environnement pour les Européens, magazine de la Direction générale de l’environnement de la Commission Européenne, n°31, 2008

 

Barres
L’approche économique
de la biodiversité est-elle
différente en France?
Barres
 

Principales options retenues par la commission Chevassus-au-Louis

• Le calcul socio-économique repose sur des estimations aussi fiables que possible de la totalité des pertes pouvant résulter de l’altération d’un écosystème.
• Les valeurs de référence sont établies sur une logique d’analyse coût/avantages qui doit inciter, le cas échéant, à reconsidérer les changements d’usage envisagés du territoire.
• Étant donnée la complexité de la notion de biodiversité, deux composantes sont distinguées :
(1) la biodiversité remarquable, qui correspond à des entités (gènes, espèces, habitats, paysages…) que la société a identifiées comme ayant une valeur intrinsèque, fondée sur d’autres valeurs qu’économiques, c’est-à-dire privilégiant les valeurs de non-usage aux valeurs d’usage et
(2) la biodiversité ordinaire ou générale, sans valeur intrinsèque identifiée, mais qui contribue, à des degrés divers, au fonctionnement des écosystèmes et à la fourniture de services pour nos sociétés.
• Même lorsque la biodiversité remarquable a fait l’objet d’évaluations économiques, elles ne pourront être utilisées que de manière subsidiaire dans les débats autour de la préservation des entités concernées.
• La biodiversité générale, perçue de façon imprécise par les citoyens, est évaluée indirectement à partir des services des écosystèmes dont profite la société.
• L’évaluation de ces services s’appuie sur la classification proposée par le Millenium ecosystem assessment (MEA) sur la base de quatre ensembles :

(1) les services d’auto entretien, qui conditionnent le bon fonctionnement des écosystèmes (recyclage des nutriments, production primaire…) ;
(2) les services d’approvisionnement, qui conduisent à des biens appropriables (aliments, matériaux, eau douce…) ;
(3) les services de régulation, c’est-à-dire la capacité à moduler certains phénomènes dans un sens favorable à l’homme (climat, maladies, aspects du cycle de l’eau…) et
(4) les services culturels (divertissements, considérations esthétiques, spirituelles…).

• Les valeurs d’usage sont appréciées en intégrant les usages potentiels, à plus ou moins long terme, au moyen de méthodes robustes (prix connus, dépenses effectives, coûts de restauration ou de remplacement…).
Des taux d’actualisation sont discutés.
• Seuls sont retenus les services pour lesquels on dispose d’études françaises ou issues de pays dont l’écologie et les paramètres socio-économiques sont proches.

En tout cas, les travaux de la commission présidée par Bernard Chevassus-au-Louis s’inscrivent directement dans la lignée du rapport de N. Stern sur le coût du changement climatique et de l’étude de la Commission européenne pilotée par P. Sukhdev sur le prix de la biodiversité. Néanmoins, la secrétaire d’État à l’écologie Chantal Jouanno explique qu’

"il ne s’agit pas de créer un marché de la biodiversité. Il s’agit de définir des valeurs de référence pour que, dans toutes les décisions publiques, soit désormais prise en compte la valeur économique de la biodiversité".

Et l’on veut bien croire que M. Chevassus-au-Louis, biologiste, inspecteur gén. de l’agriculture, ancien directeur gén. de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et ancien pdt du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), missionné à la suite du Grenelle de l’environnement, affiche des compétences et des motivations autres que celles des banquiers et économistes précédents. Le résumé du rapport remis en avr. 2009 revendique effectivement des ambitions scientifiques et éthiques que l’on peut partager¹. Ce qui ne préjuge évidemment en rien de la traduction que pourraient en faire les lobbies de l’ordre marchand.

 

≈S. Fabregat, Rapport Chevassus-au-Louis: fixer la valeur économique de la biodiversité, Actu-environnement.com, 29/4/2009.

¹Approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes, Résumé, http://www.strategie.gouv.fr

La mission identifiait quatre grandes questions :

•1.dresser un bilan des connaissances scientifiques sur le thème de la monétarisation des services rendus par les écosystèmes et de la valeur de la biodiversité;
•2.analyser les enjeux socio-économiques de la diversité biologique en France, y compris dans les départements et collectivités d’Outre-mer;
•3.proposer un cahier des charges pour d’éventuelles recherches ultérieures;
•4.estimer les 1ères valeurs de référence pour la prise en compte de la biodiversité, qui pourront être utilisées notamment dans les études socioéconomiques relatives aux projets d’infrastructure.

Les experts de la Commission considèrent la démarche suivie pour élaborer ces premières valeurs de référence pour la biodiversité et les services écosystémiques du territoire national comme l’objet central du rapport.

Une démarche qui s’appuie (voir encadré ci-dessus) sur les connaissances écologiques, juridiques et socio-économiques actuelles, et qui peut en effet nous convaincre que ces travaux ne sont pas destinés, en l’état, à la mise en vente de la nature. Et qu’ils contiennent aussi les arguments pour la défense de celle-ci, à la condition que les citoyens se les approprient, dans un nécessaire échange avec les scientifiques qui ont contribué à l’élaboration du document et souhaitent les moyens de son approfondissement. Au fil des remarques, le rapport souligne l’éthique et la rigueur de la démarche.
(voir encadré ci-dessous).

Je peux témoigner de la conviction de contribuer ainsi à la préservation de la biodiversité, via l’approfondissement des connaissances et la prise de conscience des citoyens et des différents acteurs de la vie publique, affichée par un membre de la commission et professeur au MNHN, Denis Couvet, lors d’un séminaire animé par ce dernier en janvier 2009◙,○○.

◙Denis Couvet, Préservation de la biodiversité et philosophies de l’environnement, séminaire tenu au Centre A. Koryé○○, à Paris, le 14/1/2009, dans le cadre du cycle 2008-2009 sur Le développement de l’écologie scientifique et l’émergence des éthiques de l’environnement, organisé par D. Bergandi.

○○Le Centre Alexandre Koryé est le Centre de recherche sur l’histoire des sciences et des techniques.

Hébergé dans l’enceinte du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), il associe des chercheurs et enseignants de cet organisme, du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), ainsi que la Cité des sciences et de l’industrie.


Un dossier (voir l’article qui suit prochainement) nous aide d’ailleurs à mieux appréhender l’approche française: la journaliste M.-N. Bertrand y pose bien sûr en préambule la question de fond: "Intéressant (le projet) quand il vise à défendre une nature que notre société assimile à du vide et sur laquelle elle mord sans contrepartie, il soulève également une question inquiétante, à l’heure où tout devient marchandise: mettre un prix sur la nature ne conduit-il pas à la vendre ?" Chaque participant au débat est évidemment partagé entre la volonté d’arrêter l’anéantissement de notre avenir et la crainte, par de nouvelles concessions au raisonnement économique, de contribuer au contraire à le précipiter. Preuve qu’il est temps de desserrer l’étau de notre système marchand, qui risque bientôt de ne plus laisser la moindre chance même à une espérance intellectuelle.

Alors, bien sûr, nos dirigeants sont certainement persuadés que cette approche économique (sinon le marché) de la biodiversité est le passage obligé pour préserver nos écosystèmes. Ils font mine de ne pas voir que c’est d’abord la ténacité de scientifiques et de citoyens engagés, la fidélité à des valeurs éthiques et de solidarité, dans toute leur complexité, qui permettront peut-être de sauver la planète. Ils se demandent seulement comment capter cette énergie.

http://3.bp.blogspot.com/_BhUyYkOk4NY/TE6hYgnMJKI/AAAAAAAAARk/BCV-4PA-mlc/s400/eau+%C3%A9conomiser.jpg
Barres
L’eau
Barres
 

Sous le titre “L’eau, bonne source d’investissements” d’un article◘ on pouvait lire: "En ces temps de crise, les investisseurs publics et privés seraient bien inspirés de miser davantage dans la distribution et l’assainissement de l’eau, à en croire les experts réunis au 5ème forum de l’eau d’Istanbul. Chaque dollar dépensé dans ce secteur rapporterait en effet 8 fois plus et, rapportés aux opportunités de croissance, les risques y seraient limités". Nous ne voulons retenir ici d’un tel cynisme que la seule vision économique est décidément aveuglante. L’article, il est vrai, parle de double dividende, en évoquant à la fois un bénéfice économique et un bénéfice environnemental.

Nous essaierons donc d’y voir plus clair…


Remarques de la Commission sur l’éthique et la rigueur de la démarche

• Des valeurs de référence sont proposées pour les seules valeurs d’usage de services écosystémiques liés à la biodiversité générale et dont on peut aujourd’hui estimer le coût de manière robuste. Elles sont a minima et peuvent donc, sans conteste, remplacer dès maintenant la valeur nulle utilisée pour la biodiversité dans le calcul socioéconomique.

• Une évaluation économique de la biodiversité doit s’inscrire dans une logique de “durabilité forte”, c’est-à-dire ne saurait servir à des transactions avec d’autres éléments de bien-être susceptibles de suppléer des pertes de biodiversité.
• Dans le cas de la biodiversité “remarquable”, la substituabilité avec d’autres biens est a priori exclue.

• Alors que la perception de la biodiversité par le public est souvent limitée à quelques espèces emblématiques de faune ou de flore, il est crucial de resituer cette biodiversité sous l’angle de son omniprésence comme fondement de la vie et de ses multiples interactions avec les sociétés humaines.

• La France est porteuse d’une responsabilité majeure avec ses territoires d’Outre-mer, qui accueillent une part notable de la biodiversité mondiale.

• Le droit, notamment européen, relatif à la responsabilité environnementale, engendre des besoins nouveaux sur la “valeur de la biodiversité”, via les nombreux textes qui imposent d’éviter les impacts négatifs, à défaut de les réduire, et ,en dernier ressort, de compenser les impacts résiduels.

• Le Conseil d’État ayant consacré la méthode du bilan “coût/avantages” dans la préparation de la décision publique concernant les projets d’infrastructures, s’il n’est pas choquant de tenter de donner une valeur monétaire à la biodiversité, cette valorisation n’a pas pour effet d’en faire un bien juridique marchand.

• La décision administrative, lors de la détermination des conditions de l’échange et de la compensation, ne doit pas être pervertie par l’inversion du triptyque “éviter, réduire, compenser”. Il importe également d’empêcher que les opérateurs du secteur ne captent les mécanismes d’échange et de compensation, en garantissant un fonctionnement transparent de ces mécanismes.

• Les procédures délibératives, dont les modalités et le niveau territorial pertinent sont à définir, devront assurer, notamment à travers le respect des critères de transparence et d’indépendance, la légitimité sociale.

• L’institution d’une autorité indépendante, nécessairement très spécialisée et opérant dans un cadre strictement défini par des textes, ne saurait faire disparaître la responsabilité finale des décisions, qui revient au pouvoir politique.

• Une analyse des fondements éthiques ou philosophiques du statut de la nature et de la biodiversité dans nos sociétés post-industrielles apparaît indispensable, dans l’idée d’un “droit des biens spéciaux”, pour aborder la biodiversité ordinaire, dans la mesure où la flore herbacée, la macrofaune du sol et surtout les micro-organismes des sols et des eaux sont considérés aujourd’hui comme des éléments de la propriété privée de ceux qui possèdent ou utilisent les territoires.

• Le développement de bases de données, de dispositifs de suivi et d’indicateurs composites de la biodiversité, à différentes échelles spatiales et sur l’ensemble du territoire national, est le fondement de toute politique dans ce domaine.


G. ÉVRARD, 30 nov. 09

paru dans Les Echos.fr, rubrique Conférences, daté du 19/3/2009

•••••••••••
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/biodiversite-e2c89.jpg
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 16:43

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paysage de Suède au soleil couchant
Je sais qu'au soir obscur d'un jour quelconque le soleil me dira son dernier adieu.

Les bergers joueront sur leur flûtes à l'ombre des figuiers, les troupeaux paîtront sur les pentes de la rivière,
pendant que mes jours passeront dans la nuit.
http://d1.img.v4.skyrock.net/d1e/mon-ange2006/pics/1968325471_1.gif
Et je fais cette prière: puissé-je savoir, avant de la quitter, pourquoi cette terre m'a pris dans ses bras.

Pourquoi le silence de ses nuits me parla des étoiles, pourquoi la lumière de ses jours fit naître, par son baiser, les fleurs de ma pensée.

Avant de partir, puissé-je m'attarder sur un dernier refrain, pour en achever la mélodie; que la lampe soit allumée pour que j'aperçoive ton visage, et les guirlandes tressées, pour que je t'en couronne.

Rabindranath Tagore, La Corbeille de fruits
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 23:22
Le Gai Savoir
Livre premier § 22



Les symptômes de la corruption.
Prêtez votre attention aux symptômes de ces conditions de la société, nécessaires de temps en temps, et que l'on appelle "corruption". Chaque fois que la corruption se manifeste quelque part, une superstition multiple prend le dessus, et la croyance générale qu'un peuple a acceptée jusqu'alors devient pâle et impuissante:
car la superstition est une libre pensée de second ordre,
- celui qui s'y soumet
choisit certaines formes et formules qui lui plaisent
et se permet de choisir.
Le superstitieux, comparé au croyant, est toujours plus "personnel" que lui; et une société superstitieuse sera celle où il y aura déjà beaucoup d'individus et du plaisir à tout ce qui est individuel.
Considérée à ce point de vue, la superstition apparaît toujours comme un progrès par rapport à la foi et comme un signe annonçant que l'intellect devient plus indépendant et veut avoir ses droits.
Les partisans de la vieille religion et de la vieille religiosité se plaignent alors de la corruption,
- c'est aussi eux qui ont déterminé jusqu'ici l'usage dans la langue et qui ont fait à la superstition une mauvaise réputation, même auprès des esprits les plus libres.
Apprenons donc qu'elle est un symptôme de l’émancipation.
En second lieu, on accuse de relâchement une société dont s'empare la corruption:
il est visible en effet qu'alors la valeur de la guerre et de la joie de la guerre diminue et qu'on aspire aux agréments de la vie avec autant d'ardeur que l'on aspirait autrefois aux honneurs de la guerre et de la gymnastique. Mais on a l'habitude de passer sous silence que cette vieille énergie populaire, cette passion populaire, qui, par la guerre et les tournois, recevait une visibilité magnifique, s'est transformée maintenant en passion privée divisée infiniment et moins visible;
il est même probable que, dans l'état de "corruption", la puissance et la force de l'énergie qu'un peuple dépense sont plus grandes que jamais, et l'individu en use avec beaucoup plus de prodigalité qu'il n'a pu le faire précédemment:
- car alors il n'était pas encore assez riche pour cela!
C'est donc précisément aux époques de "relâchement" que la tragédie court les maisons et les rues, que naissent le grand amour et la grande haine et que la flamme de la connaissance s'élève avec éclat vers le ciel.
- On prétend, en troisième lieu, que, pour compenser en quelque sorte le reproche de superstition et de relâchement, aux époques de corruption, les mœurs sont plus douces et que, comparée aux époques anciennes, plus croyantes et plus fortes, la cruauté est maintenant en diminution.
Mais je ne puis pas non plus accéder à cet éloge,
tout aussi peu qu'au blâme qu'il contient:
je ne reconnais qu'une chose, c'est que la cruauté s'affine maintenant et que les formes qu'elle revêtait anciennement lui sont dorénavant contraires:
la blessure et le supplice, cependant,
au moyen de la parole et du regard,
atteignent, en temps de corruption, leur développement complet,
- c'est maintenant seulement que la méchanceté se crée
et la joie que procure la méchanceté.
Les hommes de la corruption sont spirituels, et calomniateurs; ils savent qu'il y a encore d'autres façons d'assassinat que par le poignard et la surprise,
- ils savent aussi que l'on croit tout ce qui est bien dit.
En quatrième lieu: lorsque "les mœurs se corrompent", ces êtres que l'on nomme tyrans commencent à surgir:
ce sont les précurseurs et, en quelque sorte, les précoces avant-coureurs des individus. Encore un peu de patience: et ce fruit, qui est le fruit des fruits, sera suspendu, mûr et doré, à l'arbre d'un peuple,
- et ce n'est qu'à cause de ces fruits que cet arbre existe! Lorsque la décomposition a atteint son apogée,
de même dans la lutte des tyrans de toute espèce, le César arrive toujours,
le tyran définitif, qui met fin à ce combat épuisé à la conquête de la prépondérance, en faisant travailler pour lui la fatigue.
A son époque, l'individu est généralement le plus mûr, et, par conséquent, la "culture" est la plus élevée et la plus féconde, non grâce au tyran, ni par lui:
quoique ce soit le propre des hommes d'une culture supérieure
de flatter leur César en se faisant passer pour son œuvre.
La vérité est cependant qu'ils ont besoin de repos du dehors puisque l'inquiétude et le travail se trouvent en eux. En ces temps la corruptibilité et la trahison sont les plus fréquentes:
car l'amour de l'ego qui vient d'être découvert est maintenant beaucoup plus puissant que l'amour de la vieille patrie, usée et rabâchée;
et le besoin de se mettre à l'abri d'une façon quelconque contre les terribles ballottements de la fortune, ouvre même les mains les plus nobles, dès qu'un homme riche et un puissant se montrent prêts à y jeter de l'or.
L'avenir est alors si incertain qu'il faut vivre au jour le jour:
un état d'âme qui donne jeu facile à tous les séducteurs,
- car on ne se laisse séduire et corrompre que pour "un jour"
et l'on se réserve l'avenir et la vertu!
On sait que les individus, ces véritables hommes "en soi" et "pour soi" songent aux choses du moment,
bien plus que leurs antipodes, les hommes de troupeau,
parce qu'ils se tiennent eux-mêmes pour aussi imprévisibles que l'avenir;
de même, ils aiment à s'attacher aux hommes de puissance, parce qu'ils se croient capables d'actions et d'investigations qui, auprès de la foule, ne peuvent obtenir ni compréhension ni grâce,
- mais le tyran ou le César comprend le droit de l'individu, même dans ses transgressions, il a intérêt à favoriser une morale privée plus courageuse et même de lui prêter main-forte. Car il pense de lui-même et veut que l'on pense de lui-même ce que Napoléon a exprimé une fois avec le tour classique qui lui était particulier :
"J'ai le droit de répondre à toutes vos plaintes par un éternel moi.
Je suis à part de tout le monde,
je n'accepte les conditions de personne.
Vous devez vous soumettre à toutes mes fantaisies,
et trouver tout simple que je me donne de pareilles distractions."
C'est ce que Napoléon dit un jour à son épouse, celle-ci ayant des raisons pour mettre en doute sa fidélité conjugale.
Les époques de corruption sont celles où les pommes tombent des arbres : je veux dire les individus, ceux qui portent la semence de l'avenir, les promoteurs de la colonisation intellectuelle et de la formation nouvelle des liens de l'État et de la société.
Corruption - ce n'est là qu'un terme injurieux pour les temps d'automne d'un peuple.


Friedrich Nietzsche

Boule Noël 09
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 16:38
 
 
http://4.bp.blogspot.com/_JOlnQ131S2g/R0xkY99CbXI/AAAAAAAAAdE/BYlcTPR_bTA/s400/P%C3%A8re+Noel+024.jpg
Bébé: Le Père Noël n'a pas d'enfant et devant un bébé qui pleure, il ne saurait certainement pas quoi faire.

Le dictionnaire du Père Noël, par Solotareff fut un cadeau déposé au pied du sapin pour ma tiote d'alors cinq ans, la veinarde! J'ai adoré l'effet produit sur elle, l'éveil à cet humour délicat et inattendu, les sourires esquissés, les yeux amusés, et parfois les sourcils en accents circonflexes, étonnée avant de comprendre et de rire de bon coeur.  Comprendre que ce dictionnaire-là expliquait les choses de façon moins conventionnelle, avec un mélange de beaucoup du monde fantastique de l'enfant (et du père noël!) et de beaucoup d'implacable réalisme. Un panel d'émotions de partage que j'ai découvert pour la première fois sur son visage, moment que je n'oublierai jamais.

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782070565986.jpg

On y trouve, en accompagnement de délicieux dessins souvent fort saugrenus, des propos à l'avenant:
Bobo: quand on a un bobo, il faut y mettre tout de suite du rouge, non seulement pour faire plaisir au Père Noël, mais aussi pour guérir plus vite.
Bêtise: Le Père Noël est souvent horrifié par la bêtise de certaines histoires qu'on raconte sur lui dans les livres pour enfants.
Aucun: les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on en peut pas faire de Père Noël en artichaut.
Ange: chaque fois que le Père Noël croise un ange dans le ciel, il se demande s'il ne rêve pas.
Malheureux: quand il était petit, le Père Noël était malheureux parce qu'il n'y avait pas encore de Père Noël.
Zèbre: le zèbre de Noël est un zèbre ordinaire, mais au lieu de lignes noires, il a des lignes rouges et il n'existe pas.

http://www.mollat.com/cache/upload/push/push_25604_Fotolia_4868897_XS-135.jpghttp://www.mollat.com/cache/upload/push/push_25604_Fotolia_4868897_XS-135.jpghttp://www.mollat.com/cache/upload/push/push_25604_Fotolia_4868897_XS-135.jpghttp://www.mollat.com/cache/upload/push/push_25604_Fotolia_4868897_XS-135.jpg
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 11:15

att113.gif

petit papa noël est enfin en vacances, enfin, pas partout,
yen a qui se font livrer aux étrennes du 31
et d'autres encore à l'Epiphanie...


C'est donc le moment d'une pause tag

de chez MA
un blantag bien sûr pour le white christmas c'est de bon aloi...

alors hop c'est parti!


- le lien de ma tagueuse ci-dessus
- et mes remerciements immaculés


- les septs images sur le thème blanc plus ou moins innocent
en contenu du blog avec lien inséré clicable
- les septs blantagués dûment informés par chez eux
énumérés et liés -ainsi que bisoutés du reste un peu plus bas...
nan, plus bas sur la page, pas "plus bas le bisou",
rhooo on a dit tag en blanc je ne me permettrais pas!!!
et
pour vous remercier de participer à cette cérémonie qui scelle
nos liens blogosphériques sans contrat mais dans la pax,
quelques propos candides toujours dans le thème, donc.










 


   

 

 

blantagués vous êtes si sus nommés ci-dessous,

...non pas six, sept!

Arlette  DREAMOKWA  ecureuilbleu  Elie  

harmonie37  Mamylilou  meme yoyo  

et pour ceux et celles qui ont dû décaler la fête pour cause d'emploi

ou de partage de garde d'enfants par exemple mais aussi pour hospitalisation,

j'en connais...

...mieux vaut tard que jamais:

Rejetez le noir, et ce mélange de blanc et de noir

qu'on nomme le gris. Rien n'est noir, rien n'est gris.

Ce qui semble gris est un composé de nuances claires

qu'un oeil exercé devine.

Paul Gauguin

Si le diable n'est pas toujours aussi noir qu'on le peint,

Dieu est-il toujours aussi blanc ?

Samuel Butler

Optimiste. Adepte de la doctrine selon laquelle le noir est blanc.
Ambrose Bierce

La vieillesse arrive brusquement, comme la neige.

Un matin au réveil, on s'aperçoit que tout est blanc.

Jules Renard


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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 23:01
Attention, mauvais goût à suivre...(lol)
âmes sensibles s'abstenir!!!
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19f19xzl.gif

Poils dos homme coeur rasé         Bikini naturel pour homme - image humour              Dance ! (gif animé) - image humour

    Un homme musclé qui fait la promotion de stéroïdes - image humour       piercing de vache - image humour       Tatouage SpiderMan - image humour
19f19xzl.gif
bon, sinon pour nouvel an je vous propose d'autres accoutrements...

ben quoi?
c'est pas assez...
ouais jcomprends
ok.

autre chose:Star Trek Demon with hornsDarth vadergenie of the lamp
 
 
en même temps,
c'est vous qui voyez
animated mirror ball...
c'est ça ou les gars du dssus...!!!
lol
 bon courage les filles pour nouvel an!!!
(vous trouverez les filles ici)

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http://www.nioutaik.fr/images/galerie/bs.jpg
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par mamadomi
rééd° augmentée du 28 12 08
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 14:25



Sur la liste des composants d'un produit de beauté ou d'hygiène, un premier renseignement saute aux yeux: la bonne foi de son fabricant.
Elle se mesure à la taille des caractères d'imprimerie,
souvent minuscules et illisibles.
L'affichage de la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients), obtenu difficilement par les associations de consommateurs, permet toutefois de connaître la composition des produits de beauté, à l'exception des parfums, eaux de toilette et eaux de Cologne qui n'ont pas cette obligation et peuvent se contenter de mentionner "parfum" ou "aroma".
Pour les autres, la liste INCI offre à chacun la liberté de favoriser les ingrédients qui présentent les meilleures garanties pour la santé et l'environnement.
Les plus importants en volume se trouvent en tête de liste et composent l'"excipient" (eau, huile, cire, émulsifiants...). Cette substance dite neutre, dont le rôle n'est en principe que de véhiculer le "principe actif", constitue en général 90% du produit et, contrairement à l'idée reçue, conditionne souvent 80% de son effet, tandis que le principe actif n'est responsable que de 20%.
Parmi les excipients, les mots Paraffinum liquidum, Petrolatum ou Ozoderite doivent par exemple susciter la méfiance. Ces substances n'ont pas d'affinité naturelle avec la peau et utilisent une ressource non renouvelable et polluante: le pétrole.
En revanche, si sur un pot de crème, après la mention Aqua (eau), apparaissent les noms latins Ricinus communis (huile de ricin) ou Persea gratissima (huile d'avocat), considérez ces premières informations comme plutôt engageantes. Les graisses et huiles végétales découlent directement d'organismes vivants (graines, fruits), qui contribuent naturellement au métabolisme de la peau.

Attention: si les étiquettes nous disent ce que contient une bouteille de shampooing, un savon ou un fond de teint, aucune information n'apparaît à propos de la toxicité de tel ou tel ingrédient. Selon certaines associations écologistes, les mentions obligatoires oublient donc l'essentiel: "Ce n'est pas parce qu'un produit est autorisé qu'il n'est pas mauvais", rappellent-elles. Aussi, ceux qui veulent aller plus loin dans l'étude des composants des produits de soins trouveront dans le livre de Rita Stiens, La Vérité sur les cosmétiques (Ed° Leduc, 2005), un lexique de 1200 substances, toutes analysées et commentées. Grâce aux conseils simples que prodigue l'auteure, évaluer les composants est plus facile qu'il y paraît.

http://www.biopreferences.com/images/labels/bdih-m.gifToutefois, ceux qui ne souhaitent pas se plonger dans une telle analyse peuvent identifier les produits les plus écologiques grâce aux labels bio. En France, BDIH, Nature & Progrès et Cosmébio offrent d'excellentes garanties. Le label cosmébio se décline sous deux formes: ECO et BIO. Le premier signifie qu'au moins 50% des végétaux contenus dans le produit sont bio, tandis que le second porte ce chiffre à 95%. Tous deux ont été contrôlés par un organisme certificateur indépendant, Ecocert ou Qualité France, ce qui représente un avantage par rapport aux labels Nature & Progrès et BDIH, qui ne sont pas soumis aux vérifications d'un organisme certificateur indépendant.

source GoodPlanet.org

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 23:32



Autrefois vivait un homme qui avait une énorme quantité d'aiguilles. Un jour, la mère de Jésus vient le voir et dit:

"Ami, le vêtement de mon fils est déchiré, je dois le lui raccommoder avant son départ pour le temple. Ne voudrais-tu pas me donner une aiguille?"

Il ne lui donna pas d'aiguille, mais il tint tout un discours savant sur Donner et Prendre lui demandant de le rapporter à son fils avant qu'il n'aille au temple.

Khalil Gibran, Le Fou

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Published by mamadomi - dans philosophies
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