Présentation

  • : caplibre
  • caplibre
  • : culture santé environnement amour Philosophie Culture
  • : lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent,...mais aussi débat, actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière! n'hésitez pas, proposez vos questions en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

T'entends quoi?

66.gif

►oops ça coupe, suite ici



HOME
...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici


un moment Ted ici, avec Jill Bolte

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...
unavionpourgaza.com

11
alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

lexique pour les achats de poisson

dossier Red Bull, chez terre et mer
(plusieurs liens) ne pas consommer

Champs électromagnetiques et santé -
les REM, rayonnements électromagnétiques

les limites de la liberté d'expression:
incitations sans équivoques...
attention Printemps de Bourges en observation

HADOPI,
ses sanctions son vote aléatoire
pédagogie, pourquoi craindre Hadopi
sitôt votée, sitôt contournée, *ICI*
héhé...
riposte graduée censurée

les bibliothèques numériques sur Internet

tout OGM = dépendance,...

  fruits et légumes de saison ICI
merci Pol

scandale écologique de la fraise espagnole
chez
Béa K


le train de vie de nos ministres en 2007
chez cléo

**2009**2009**2009**




TU L'AS VUE MA GREVE ?!!
"rêve général" 1er mai et suites...

28 mars, un bilan
...merci à tous 
www.earthhour.be.


Les déclarations de Nelson Mandela
sur l'Apartheid israélien

et pour comprendre encore:
important ici ici et



cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

De quoi on parle?

Les derniers propos

Où qu'il est, l'article?

Blogorrhée collective

aux humains stop carnage

rêve et réflexion, sourire et vibrations,
unité et partage, science et philosophie,
un brin de poésie, d'humour et de culture,

et  aussi...

...un peu de poudre de perlimpinpin,
bienvenus à bord de caplibre, dans la joie,
en route vers l'infini et au-delàaaaa!
en toute décomplexion...héhé

ici aussi:
ani mots cité

Pour suivre

  • Flux RSS des articles

Retour vers le futur

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Si si vous pouvez le faire :)

Caplibreurs et surfeurs

Ce blog a 17 mois
  32 000
visites au 24 juin

merci à tous et à toutes
...pour vos commentaires:
le 17 000ème... samedi 04 juillet,
déposé par
:

Lmvie
fleurs fleur anime fleur anime 14 gif
MERCI DE VOTRE VISITE
Lundi 6 juillet 2009
6fa3741fmi3xn1fl9.giffractale250b2d7se2.jpgart fractal
6fa3741fmi3xn1fl9.gif




La reine de l'imagination

6fa3741fmi3xn1fl9.gif




P
arvenu aux ruines de Palmyre,
épuisé par le voyage, je m'allongeai sur l'herbe qui avait poussé parmi les colonnes.
Ces colonnes, que le destin remua délicatement et fit s'étendre à même la terre, apparaissaient comme des restes d'une terrible bataille. Je contemplai une grandeur manifeste bien que réduite en ruine, qui surpassait la petitesse de ce qui est durable, voire prospère.
Quand vint la nuit et que les créatures se furent enveloppées du manteau de la quiétude, je perçus dans l'éther qui m'entourait un flux dont le parfum rivalisait avec celui de l'encens et dont l'effet égalait celui du vin. Je l'absorbai sans pouvoir m'en empêcher, et je sentis des mains invisibles dérober ma raison, alourdir mes paupières et libérer mon âme de ses chaînes. Puis la terre chancela et l'air vibra. Mû par une force féerique, je me retrouvai dans un jardin qu'aucun humain n'aurait pu imaginer.J'étais entouré d'un essaim de vierges qui n'avaient pour parure que leur beauté. Elles marchaient sans que leurs pieds touchent l'herbe, chantaient un cantique tissé de rêves d'amour et pinçaient des lyres d'ivoire aux cordes d'or. Arrivé devant une place, je vis un trône incrusté de pierreries en plein milieu d'une scène d'où jaillissaient des lumières aux couleurs de l'arc-en-ciel. Les vierges se tenaient de chaque côté et chantaient d'une voix plus élevée, le regard tourné vers l'endroit d'où émanaient des senteurs d'encens et de myrrhe. Soudain, une reine apparut d'entre les branches fleuries. Elle marcha lentement vers le trône et s'y installa. Alors s'abattit une nuée de colombes blanches comme neige qui se posèrent à ses pieds, formant un croissant de lune.
Pendant ce temps, les chants des vierges s'élevaient en muraille diaphane à la gloire de la reine et la fumée de l'encens montait en colonnes pour l'honorer. Moi, j'étais là, debout, à voir ce qu'aucun oeil humain n'avait jamais vu et à entendre ce qu'aucune oreille n'avait jamais saisi.
Pink heart design with white copy space stock photoLa reine fit un signe de la main et tout s'arrêta. Puis elle dit d'une voix qui me fit vibrer, telle la main d'un musicien qui pince les cordes de son luth, et qui ébranla entièrement cet environnement féerique, comme si toute chose alors y était dotée d'oreilles et de coeurs: "Je t'ai convoqué, toi l'humain, et je suis la reine des théâtres de l'imagination. Je t'ai octroyé l'honneur de comparaître devant moi et je suis la reine de la forêt des rêves. Ecoute mes commandements et proclame-les face aux humains. Dis-leur que la cité de l'imagination est un festin de noces, à sa porte un terrible géant monte la garde. N'y entrera que celui qui aura revêtu les habits de noce. Dis-leur que c'est un paradis gardé par l'ange de l'amour. Seul celui dont le front est marqué du signe de l'amour peut le contempler. C'est un champ de représentations où les cours d'eau ont la douceur du vin, où les oiseaux volent comme volent les anges et où les fleurs exhalent sans cesse leurs subtiles fragrances. Seul le fils des rêves peut fouler l'herbe de ce champ. Annonce aux humains que je leur ai offert une coupe pleine de joie mais, dans leur ignorance, ils l'ont renversée. L'ange des ténèbres est alors venu l'emplir du breuvage de la tristesse. Ils l'ont bu pur et sont devenus ivres. Dis-leur que seuls ceux dont les doigts ont touché mon écharpe et dont les yeux ont bu mon trône ont su bien jouer de la lyre de la vie. Isaïe a ordonné les perles de sa sagesse en colliers sur les fils de mon amour. Jean a raconté sa vision avec ma langue. Et Dante n'a parcouru les prairies des esprits que guidé par mes indications. Je suis la métaphore qui étreint la réalité, une réalité qui révèle l'unnicité de l'être et un témoin qui confirme les actes des dieux. Dis-leur que la patrie de la pensée se situe plus haut que le monde des choses visibles et que les nuages de l'allégresse ne troublent pas son ciel. Dis-leur que les dessins de l'imagination sont dans le ciel des dieux et se reflètent dans le miroir de l'âme pour que leur espérance se répande dans ce qui suivra après sa libération de la vie ici-bas."
La reine de l'imagination m'attira vers elle, de son regard plein de magie, embrassa mes lèvres brûlantes et dit: "Dis-leur que celui qui ne passe pas sa vie dans les théâtres des rêves est esclave de la vie."
Alors, les voix des vierges s'élevèrent et les colonnes d'encens se dressèrent si haut qu'elles cachètrent la vue. Puis la terre chancela et l'air vibra. Soudain, je me trouvai au milieu de ces tristes ruines tandis que l'aube souriait et qu'entre ma langue et mes lèvres étaient restées ces paroles: "Celui qui ne passe pas sa vie dans les théâtres des rêves est esclave de la vie."
Khalil GibranLuis Royod'autres merveilles de Luis Royo ici
6fa3741fmi3xn1fl9.gif6fa3741fmi3xn1fl9.gif
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 6 juillet 2009

logion 23

Jésus disait:
Je vous choisirai un entre mille
et deux entre dix mille,
et ils se lèveront comme un seul, simplifiés.


Cette parole est attribuée par Irénée et Epiphane aux gnostiques basilidiens. Ils y verront un signe de l'"élitisme" auquel conduit la gnose. "Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus" C'est aussi l'origine de la doctrine de la prédestination.
A cela on pourrait répondre que nous sommes tous choisis, puisque nous sommes tous créés, c'est-à-dire "appelés" à l'existence.
C'est notre réponse à l'intelligence créatrice qui fait l'élection: "un entre mille" répond; "deux entre dix mille" se font capax Dei, pures capacités de Dieu (c'est un des noms donnés à la Vierge Marie dans la tradition catholique).
Ces quelques uns "qui ne résistent pas à la grâce" sont membres d'une unique réponse, celle du Fils. Et ils se lèvent alors, simplifiés, sans pli, dans le mouvement même de leur nature filiale, "tournée vers le Père", comme au commencement (cf. prologue de saint Jean).

traduit et commenté par J.-Y. Leloup
http://thumbs.dreamstime.com/thumb_1/10942702149Dr4C4.jpg
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 6 juillet 2009

George W. Lamming
Né en 1927, il est le poète noir le plus reconnu des Barbades et publie dans des revues anglophones des Caraïbes.

Naissance

Dans les plis épais de l'après-midi,
jeune homme trompé par les apparences
félines d'un corps aux draps de la nuit,
ignorant la peur que minuit distile,
folie et passion se sont mariées,
soifs exacerbées, en lacs d'innocence.

A présent la nuit nous ouvre son sein.
Les feux de la chair y ont consumé
la virginité.
Ô fille cloîtrée!
Rêves moissonnés par les faux cruelles!
Les feux qui brûlaient maintenant sont froids.

Le vin du péché tremble dans la coupe.
Monte une oraison dans l'heure tranquille
et sombre.
Et la soif du désir s'apaise.
Le désir était une arme chargée.
Dans les champs, le froid d'un soleil hostile.

http://www.roumazeilles.net/news/en/wordpress/wp-content/uploads/2008/11/apophysis-070222-3.jpg

proposé par mamadomi
Publié dans : Culture
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 5 juillet 2009
Non sans blagues!?
Blog de gifs-pour-blogs :PRENEZ TOUS LES GIFS QUE VOUS VOULEZ, Correction du cerveau...le nombre de fois où, on tape sul clavier, avec la tête dans le bocal, à des heures indues ou entre deux autres fonctions... quand on n'est pas persodivers156carrément à la bourre ou en mission secrète dans l'bureau du collègue pour pas se faire choper par le supérieur hiérarchique...
on va pas en plus se faire engueuler

par les blogueurs tâtillons!!!
bon en tous cas, sachez-le
ce n'est pas moi qui vais m'offusquer du moindre
dérapage dactylographique ou lapsus vicieux
qui ne révèle que la fatigue (mouaiiiis c'est ça....)

la seule chose que vous risquiez ici, c'est un "casse de Brice", un bâchage en règle, prompte que je suis -comme d'autres caplibreurs invétérés- à saisir toutes les balles au bond voire au rebond pour que les mots soient pneumatiques et contagionnent les zygomatiques...
le tout avec les plus gros de mes sabots... si possibles...
si, c'est possible, en auriez-vous douté?
j'espère que vous n'y voyez pas d'inconvénients majeurs?
Blog de achrafsport :BieNvenUe suR mOn bLog, Clic Sur La cRois RougEsi?
tant mieux,
je ferai au pire... niark niark niark....
mais
en toute amitié bien sûr, et,
comme dit ma  kanya
qui aime bien...
►fait du bien
fait bien suer...
colle au train
chat tue bien
au choix, sans anchois
camera6Bon, maintenant petit exercice d'attention: recopiez le texte encadré en  gris sans faute de frappe avant de répondre, toujours Blog de gifs-pour-blogs :PRENEZ TOUS LES GIFS QUE VOUS VOULEZ, Uniformeavec le plus grand sérieux, à la question suivante:
clic
attention...
clic
je note sur 20!!
allez, gros bisou les amis(e), mes copines vous embrassent aussi ...'sont pas sympas mes copines?
oops j'ai oublié les filles:http://www.dvdrama.com/imagescrit/classebrucewillispic01.jpg
par mamadomi
Publié dans : amitié
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires
Dimanche 5 juillet 2009

La logique distributive

L’économie distributive s’inscrit dans le cadre d’une économie d’abondance, rendue possible par les progrès des sciences et des techniques. Ce n’est pas pour autant une économie de gaspillage, car, faisant passer les intérêts humains avant les impératifs financiers, elle se développe dans le respect de l’environnement en gérant écologiquement les ressources naturelles et humaines.


Pourquoi s’obstiner à indexer les revenus des ménages
sur le travail,

donc les faire inexorablement diminuer,
au lieu de les indexer sur la production,
qui peut croître ?

L’économie distributrive s’impose dès lors qu’il n’est plus possible de maintenir le lien - le salaire - qui attache l’une à l’autre deux grandeurs, dont l’une - la production - croît désormais à volonté, tandis que l’autre - l’emploi nécessaire à cette production - ne cesse de diminuer au rythme des progrès scientifiques.

Ce lien a beau être élastique, il est en train de casser.

Il faut donc partager les richesses produites et partager aussi les tâches qui restent nécessaires pour les produire.

Pour cela, trois propositions:

1. Le partage des richesses s’effectue par la distribution
d’un revenu auquel chacun a droit de sa naissance à sa mort:
le revenu social.
2. Le partage des tâches est un devoir
que chacun doit effectuer, selon ses compétences,
et dont on peut prévoir qu’il s’allègera
au rythme des progrès scientifiques.
à ce devoir J.Duboin avait donné le nom de service social.
Comme cette expression a pris depuis un autre sens,
on peut le remplacer par service civil.
3. Bien qu’elles ne progressent plus dans le même sens,
richesses et tâches ne sont pas indépendantes,
puisque les richesses sont produites pour être consommées.
Pour réaliser l’équilibre entre production et consommation,
la gestion distributive utilise
une monnaie de consommation gagée sur la production.

Les modalités de fonctionnement, qui doivent pouvoir évoluer pour s’adapter à de nouveaux moyens, varier en fonction des besoins, voire même des régions, et les institutions nécessaires à leur mise en œuvre peuvent, prendre différents aspects. Il va de soi que ce sont les gens concernés qui devront eux-mêmes en décider.

Quelles que soient ces modalités, les principes sur lesquels repose l’économie distributive ouvrent des perspectives qui sont diamétralement opposées aux effets pervers de l’organisation capitaliste. Revoyons quelques aspects.

Un droit:
le revenu social

L’attribution d’un revenu social à chacun dès sa naissance est la reconnaissance du fait que tout individu qui nait aujourd’hui arrive dans un monde où la richesse est produite, non plus exclusivement à la sueur du front des vivants actifs, mais pour une part prépondérante, par des machines automatisées qui fonctionnent grâce aux connaissances accumulées par toutes les générations précédentes. Ce revenu, qui doit permettre aux générations qui viennent de disposer de ressources économiques suffisantes pour que chacun puisse s’épanouir selon ses aspirations et ses talents, pourvu, bien entendu, que cette liberté n’empiète pas sur celle d’autrui, est donc l’usufruit d’un patrimoine commun. L’économie distributive met ainsi fin à la misère.

Un devoir:
partage du travail.

Elle réalise le partage du travail et aussi la diminution automatique de la durée légale du travail au rythme du développement de nouvelles technologies, ce mythe dont on parle aujourd’hui sans pouvoir le réaliser. Quand une entreprise s’automatise, elle contribue à la baisse du service civil et, quand elle accroît ainsi sa production, elle accroît du même coup le pouvoir d’achat général. Il n’y a donc plus opposition entre l’intérêt des ménages et celui des entreprises. Le chômage n’est plus une catastrophe, c’est du temps libéré que chacun peut consacrer aux activités de son choix. La grande relève * ne méne plus vers l’exclusion, elle devient, pour tous, une libération du travail contraint.

*Titre d’un ouvrage de J.Duboin paru en 1937 chez Grasset, puis d’un journal "distributiste"

qui a paru pendant plusieurs années.

 

Libération
et non plus exclusion.

En se libérant ainsi de l’aliénation du travail de production, la société va pouvoir consacrer de plus en plus de son temps et de ses moyens aux activités qui lui permettent de se développer: l’éducation, la formation, la recherche, la santé, l’art. Le niveau général de la culture, dans ces conditions, ne peut que s’élever... Et il ne s’agit pas là de culture "commerciale".

Aujourd’hui, dès l’enfance, les gens sont mis en condition pour devenir agressifs et égoïstes parce qu’il faut être le premier quand il n’y a de place que pour le meilleur. Acette compétition sauvage l’économie des besoins substitue des relations conviviales dans une société où chacun peut choisir sa place. L’éducation change alors complètement d’objectif. Il ne s’agit plus de former de jeunes loups, mais des hommes et des femmes équilibrés, que les éducateurs peuvent aider à se déterminer, à découvrir leurs dons et leurs aspirations. Et on peut miser sur la diversité de la nature humaine et sur les moyens modernes de formation pour être assuré que toute tâche nécessaire trouve les compétences qu’elle requiert.


La fin du secret
en matière économique.

La monnaie distributive n’est plus qu’un pouvoir d’achat de biens et de services. Les comptes ne peuvent être alimentés que par les organismes officiels auxquels revient le droit de création monétaire. Il ne peut donc plus y avoir d’argent sale: la monnaie n’est plus anonyme. C’est sans doute la fin du secret dans toute l’économie, et c’est la fin des fortunes basées sur les trafics, comme celui de la drogue, des détournements de fonds et autres abus de biens sociaux tels que ceux qui défraient, presque quotidiennement, la chronique depuis que le capitalisme néo-libéral et ses déréglementations laissent à penser certains responsables que tout leur est permis. Assurer la tâche dont on a pris la responsabilité n’est plus le moyen de s’enrichir au détriment des autres, voire au mépris de leur santé, c’est un devoir envers eux.

Et c’est ainsi que les hommes, et les femmes au même titre, bien évidemment, pourront devenir les artisans de leur évolution, sans en laisser le soin à “la main invisible du marché”, et qu’ils pourront transformer les progrès de leurs savoir-faire en véritable progrès social.


J.-P. MON, M.-L. DUBOIN

déc. 1996

proposé par mamadomi

Publié dans : CAP vers de nouveaux horizons
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 5 juillet 2009
http://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gifhttp://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gifhttp://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gif

Votre joie, c'est votre tristesse sans masque,

http://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gifhttp://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gifhttp://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gif

       Et le puits même dont monte votre rire est celui qui souvent s'est empli de vos larmes.
       Et comment en serait-il autrement?
       Plus la tristesse creuse profond dans votre être, plus s'ouvre en vous un espace pour la joie.
       La coupe qui contient votre vin n'est-elle pas celle qui passa par le four du potier?
       Et le luth qui pacifie votre âme n'est-il pas cette pièce de bois qui fut creusée par le couteau?
       Lorsque vous vous réjouissez, regardez, regardez dans les abîmes de votre coeur, vous découvrirez que ce qui vous donna la tristesse est cela même qui vous donne la joie.
       Et quand vous êtes submergés par le chagrin, regardez à nouveau dans votre coeur, vous vous apercevrez que ce que déplorez n'est que cela qui vous fut jubilation.
       Certains d'entre vous disent: "La joie a plus de grande valeur que la tristesse."
       Et d'autres disent: "Non, la tristesse a plus de valeur."

       Or moi, je vous dis: Les deux ne sont pas séparables.
       Elles arrivent ensemble, et quand l'une d'elles s'installe seule à votre table, souvenez-vous que l'autre dort dans votre lit.

       En vérité, entre votre joie et votre tristesse, vous êtes suspendus comme les deux plateaux d'une balance.
       Et vous ne reposez et ne vous équilibrez que lorsque vous êtes vides.

       Et lorsque le gardien du trésor vous soulève afin de peser son or et son argent, inévitable est pour votre joie ou votre tristesse que l'une monte et que l'autre descende.

Khalil Gibran
http://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gifhttp://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gifhttp://dl6.glitter-graphics.net/pub/683/683446gl2sxyk6mz.gif
proposé par mamadom
rééd° du 10 10 08
Publié dans : philosophies
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires
Samedi 4 juillet 2009
Mon délicieux papa,
m'a conseillé un ouvrage de Kathleen Meyer,
ouvrage que j'ai digéré à présent (mdr)
et dont je vous livre ici aimablement l'introduction...
"En réponse aux appels variés de la nature, Comment chier dans les bois présente une série de techniques -toujours expérimentées sur moi-même, souvent dans des poses peu gracieuses), destinées à aider les générations actuelles de coureurs des bois, (oh combien enthousiastes!), mais qui buttent toujours avec autant de maladresse sur ces questions "au-dessous de la ceinture".
Il m'était aussi important de répondre à d'autres sanglots: ceux, plus importants encore, de la nature. Cet ouvrage veut ainsi mettre en avant des précautions essentielles et claires dans la mise en oeuvre de ces "toilettes dans la nature", quels que soient les saisons, les climats et les terrains concernés.
Depuis des millénaires, nos ancêtres ont réussi à chier proprement dans les bois. Vous pourriez croire qu'il existe ainsi, pour chacun d'entre nous, une sorte d'instinct relié à ce savoir. La nature reprendrait ainsi tous ses droits lorsque notre colon nous presse, ou lorsque notre vessie gonfle. Mais "ses droits", comme je l'ai appris laborieusement et sans fard, recouvrent pourtant d'infinies petites misères.
Plusieurs saisons en tant que guide sur la rivière Whitewater, à encadrer des clients citadins, ont à la fois aiguisé mes aptitudes pour le sujet, et confirmé que je n'étais pas seule face à ce problème. Souvent, la quantité de sueur du combat anxieux livré dans les buissons était de loin supérieure à celle produite dans les flots rugissants d'un rapide mangeur de rafts. Ces étés passés sur la rivière m'ont ainsi conduite à deux solides conclusions.
Un: ces monstrueux rapides génèrent une constante urgence à aller satisfaire différents besoins, urgence qui amène à bien étudier le deuxième point.
Deux: (mais en définitive ce point est numéro un dans l'ordre des préoccupations qui m'ont amenée à réaliser ce livre): une certaine capacité à chier
dans les bois (et n'importe où ailleurs...) n'est jamais si instinctive que cela. 
J'écris cela d'autant plus douloureusement que j'ai une toute petite vessie. Avec des groupes d'une douzaine de personnes éparpillées derrière les quelques buissons ou rochers qui bordaient les rives du canyon étroit, j'ai découvert qu'il était pratiquement impossible d'aller me soulager sans tomber nez à nez avec certains d'entre eux, figés dans toutes sortes d'expressions et de positions étranges.
En règle générale, un citadin adulte lâché ainsi dans la nature n'a pas à attendre plus de résultats positifs qu'un enfant de 12 mois lorsqu'il tente de descendre tout seul son pantalon pour se soulager. Chier dans les bois est un don beaucoup plus ancré du côté de l'acquis que de l'inné, un don généralement perdu désormais, sauf pour les populations encore à l'aise dans l'art de fabriquer du savon, de carder la laine ou de dépecer un bison.

Nous sommes aujourd'hui le résultat de plusieurs générations élevées sur des toilettes étincelantes, reliées à de mystérieux tuyaux, et ainsi accoutumées à de hauts niveaux d'intimité, de confort et d'aisance. Pour une personne habituée au bruit étouffé de la chasse d'eau derrière la porte des toilettes, le même exercice dans la nature peut très vite dégénérer en une désagréable expérience physique, voire dans des situations vraiment embarrassantes, ou, plus souvent encore, dans une longue semaine de constipation volontaire.
Depuis plus de 20 ans, une vague sans précédent pour les activités de nature et les treks exotiques a exploré tous les confins et les au-delà de nos métropoles. Avec la même fureur qui a marqué la course industrielle du siècle précédent, les "victimes" actuelles de cette même industrialisation, tentant d'échapper à la folie urbaine du XXIè s., recherchent désormais un certain salut dans la nature. Des masses de personnes déferlent ainsi dans les forêts, se ruent vers les sommets et descendent les rivières, laissant derrière eux des quantités de matières fécales et de papier toilette que Mère Nature ne peut plus décemment absorber. Il n'est pas du tout irréaliste de prédire que dans les prochaines années, certains coins de nature virginale pourront révéler des tableaux comparables aux pires taudis du monde. Quiconque revient sur sa plage favorite, sur sa grève bien aimée souillée désormais de déchets, connaît ce sentiment d'horreur. Mais au-delà de l'impact purement visuel laissé par cette présence humaine en constante augmentation, il existe aussi des conséquences écologiques cachées: il n'existe aux Etats-Unis, malheureusement plus une source ou un cours d'eau, quelle que soit sa limpidité ou son éloignement, dont l'eau ne puisse désormais être bue sans la menace de contracter une Diargiasis, maladie véhiculée par les matières fécales dans l'eau. Cette maladie était encore inconnue au début des années 70.
A mon avis, lorsque les "autorités" ont pris en main la question de la préservation de la nature, il était déjà trop tard. Les règlements et les obligations imposés par les agences gouvernementales (même si elles sont absolument nécessaires dans beaucoup d'endroits) sont en elles-mêmes de sévères limitations face à la majesté de l'environnement originel, et sont antinomiques avec la liberté d'évoluer dans cette nature. Brillant : rivière en forêt profonde Banque d'imagesCes règlements, ces documents à signer, ces fiches administratives et leur coût afférents sont vraiment difficiles à supporter, non seulement parce qu'ils sont imposés par un nombre croissant de visiteurs, mais encore parce qu'ils cautionnent au fond une conception faussement innocente et déresponsabilisante de l'approche de la nature. La volonté de sauvergarder la nature ne vient le plus souvent que de ceux qui l'apprécient réellement. Ce sont eux -nous- qui en sont responsables, en terme de respect, d'attention et d'éducation. Et c'est ainsi à nous qu'il échoit d'apprendre et d'enseigner aux autres où et comment chier dans les bois."
proposé par mamadomi
Publié dans : éduquer
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Samedi 4 juillet 2009












Des questions très intéressantes et très utiles,
celle-ci par exemple:
S'il peut être utile de tromper le peuple?
nous n'avons jamais osé à l'Académie française
proposer
ce beau sujet.

Lettre au roi de Prusse, 22 septembre 1777

Le théologien naissant
ne traita pas avec assez de justice et de lumières
une science qui n'est pas aussi inutile qu'il le pensait
au théologien même.

Eloges, Bossuet

Jean le Rond d' Alembert

C'est chose utile, à mon advis,
d'attraire par tous moyens les hommes à bien faire.

Jacques Amyot, Préface, VI, 32

Il est parfois utile de dire carrément ce qu'on pense,
surtout si l'on a la réputation d'être retors.

Isaac Asimov, Fondation

L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme
que le nécessaire.
Le chant du merle est inutile, la rose est superflue.
Le travail est nécessaire...

René Barjavel
, Si j'étais Dieu...
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Samedi 4 juillet 2009

Eau et plomberie


Anti-tartre: la solution est électromagnétique
logo

Avec la pose du modèle Hydron-Cyklon au niveau du compteur d'eau de l'habitation, le tartre n'adhère plus du tout à l'intérieur des canalisations et le système a même, au bout de 6 mois, un effet de désincrustation. Le modèle démontable Scale-Watcher est moins cher et plus adapté lorsqu'on est locataire. Agrée aux normes GS et TUV*, équivalentes à celles du CSTB français.
www.aqua-techniques.fr
*Label allemand portant sur les critères de qualité
 en termes d'ergonomie,
  d'émission de champs magnétiques, contraste et scintillement primaires
 (rouge, vert, bleu, cyan, magenta, jaune) des appareils électriques.


Filtre pour l'eau de boisson à installer sur le robinet

Compromis entre la carafe et le système sous l'évier, le filtre "on tap" de Brita s'installe sur le robinet. Il retient le chlore et le plomb, et son action est partiellement efficace sur les nitrates. Les cartouches de recharge, qui durent environ 3 mois (pour 1200 litres filtrés, soit 13 litres par jour), se trouvent facilement. Le filtre dispose d'un levier de sélection permettant de choisir entre l'eau filtrée (boisson ou cuisson) et l'eau non filtrée
(vaisselle). Il s'agit d'une filtration mécanique et par absorption au charbon actif. (garantie 1 an). En vente chez Darty, dans les grandes surfaces ainsi que dans les réseaux La Vie Claire et Naturalia.  
www.brita.net/fr

Filtre pour l'eau de boisson à installer sous l'évier


Le filtre que l'on installe sous l'évier est le système le plus efficace. Il est préférable au filtre à installer sur le robinet ou à la carfe filtrante. Le modèle Doulton HIP se caractérise par une filtration sur céramique et charbon actif compacté. La cartouche Ultra carb associée au filtre a une capacité totale de 2 500 litres, ce qui permet une consommation journalière de 8 litres. Elle doit petre remplacée tous les ans environ. L'eau filtrée sort d'un petit robinet distinct du robinet principal. Ce filtre répond à des normes équivalentes à celles du CSTB français. En vente sur le site:
www.aqua-techniques.fr

Filtre douche anti-chlore

Filtre-douche Boule anti-chloreSous une douche chaude, on respire 10 à 100 fois plus de chlore et autres produits chimiques (dont des pesticides) qu'on n'en absorbe avec l'eau de boisson. Ces substances chimiques pénètrent aussi à travers les pores dilatés de la peau sous l'effet de la chaleur. Le filtre douche anti-chlore peut être envisagé si votre eau est fortement chlorée ou si vous avez des enfants car leurs jeunes poumons sont plus sensibles. Composé d'un alliage de cuivre et zinc, ce filtre fonctionne selon le principe de l'oxydoréduction. Une recharge traite des volumes variables selon les modèles et les marques. Citons le filtre douche Boule anti-chlore, efficace jusqu'à 55 000 litres, proposé par Tout Allant Vert.com  
www.toutallantvert.com

Aérateur d'eau

Spécialisée dans l'ingénierie du traitement et de l'économie d'eau, Aqua-Techniques propose un aérateur économique 8 litres avec bague d'adaptation qui se fixe sur n'importe quel robinet. Il réduit le débit d'eau de moitié par effet Venturi (air et eau sous pression). Agréé ACS France (Attestation de conformité sanitaire). En vente sur le site:
www.aqua-techniques.fr

Douchette en farine de bois

ECOBEL WoodShowerEcobel est une société spécialisée dans les économiseurs d'eau. Grâce à une technologie mise au point avec le Centre de recherche sur les biomatériaux de Poitiers, elle propose la douchette Woodshoxer en farine de bois de hêtre et d'acacia: le bois est transformé en farine et injecté en l'absence de toute humidité. De la paraffine est ajoutée comme liant. La tête du pommeau permet une économie d'eau de 50% à 60%.
Une nouveauté à essayer: un filtre à base de vitamine C neutralisant le chlore dans l'eau. En vente sur les sites:

www.ecobel.fr et www.vitadouche.fr

Surpresseur de chasse d'eauWC Surpresseur

Le surpresseur Ecobel s'installe sur un W.C. traditionnel et réduit des 2/3 les volumes d'évacuation, déjà ramenés à 9 et 6 litres avec une chasse double débit. Un entonnoir d'une dizaine de centimètres de haut  recueille l'eau et accélère sa vitesse découlement. Tandis que le tiers inférieur de la cuvette reste vide. Quant au bouton, une première pression donne un débit de 3 litres pour l'évacuation des selles; et une deuxième pression réduit le volume à 1 ou 2 litres, suffisants pour l'urine. En vente sur le site:
www.ecobel.fr

toilettes sèches et phyto-épuration


Depuis 1997, l'association Eau Vivante prône l'adoption de toilettes sèches et le traitement des eaux usées par phyto-épuration (création de plusieurs bassins plantés). Dans un foyer, 40% de l'eau consommée est utilisée pour les W.C. et représente 80% de la pollution domestique: de plus, aucun assainissement homologué ne grantit une efficacité contre les cavtéries fécales car les critères d'homologation sont d'ordre physico-chimique.
Le principe des toilettes sèches est simple et peu onéreux: un seau (en inox ou plastique alimentaire et un habillage en bois, par exemple). De la sciure ou des copeaux de bois sont saupoudrés après chaque utilisation, et le tout est vidé sur le compost. Facile si l'on a un jardin. Il existe aussi des modèles pour appartement. Eau Vivante propose une liste d'adresses de particuliers chez qui l'on visite des installations, ainsi que des stages.
www.eauvivante.net

Réservoir de récupération d'eau de pluie de cave 1500 LRécupérateur d'eau de pluie

http://i15.ebayimg.com/06/i/001/3b/d7/2632_1.JPGEn moyenne, il est possible de récupérer 600 litres par m² de toiture par an. Botanic propose plusieurs récupérateurs d'eau de pluie de styles différents dont un ancien tonneau de vinification en chêne, avec cerclage en acier galvanisé (225l/H 95cm) et une jolie jarre en plastique (première contenance 235l) que l'on raccorde à la descente de laKit Récupérateur d'eau Amphore 500 Lgouttière.
Idéalement, la distribution de l'eau dans une habitation comprend deux circuits d'approvisionnement indépendants: l'un en eau potable pour la boisson, la cuisine et la toilette; l'autre en "eaux grises" de récupération pour les machines, les W.C. et l'arrosage du jardin. En attendant que ce type d'installation se développe, le système de récupération d'eau de pluie sous une gouttière convient parfaitement pour l'arrosage.
www.botanic.com

Chauffe-eau solaire individuel CESI

Viessmann est le premier fabricant français de capteurs solaires thermiques et bénéficie d'une expérience de 30ans. Le modèle Vitocell 100-U comprend un ballon d'eau chaude de 300 litres et 4 panneaux solaires Vitosol 100 d'une surface totale de 9,2m² pour un montage sur toiture ou intégré à la toiture. (autour de 9000€...) Rappelons que la TVA est de 5,5% dans le cadre d'une rénovation et de 19,6% pour une nouvelle construction.
Prévoir le coût de l'installation, mais Viessmann a un réseau d'installateurs agréés. Notez enfin que le crédit d'impôt dont vous disposez s'élève à 50% sur l'achat du matériel uniquement.
www.viessmann.fr

Surveiller votre consommation d'eau

Depuis nov.2007, les nouvelles constructions doivent placer le compteur d'eau à l'extérieur pour que le relevé se fasse plus facilement. Si vous habitez dans un appartement, le compteur est généralement collectif, mais vous pouvez demander à la copropriété l'installation d'un compteur individuel. Le coût d'un compteur est d'environ 80€ sans la pose. A l'intérieur de votre habitation, quoi qu'il en soit, votre responsabilité est engagée en cas de fuite sur l'ensemble de la tuyauterie. Les fuites les plus difficiles à détecter sont souvent celles des W.C. Si vous avez un doute, relevez votre compteur avant de vous coucher et vérifiez-le à nouveau le lendemain.
Pensez aussi à couper l'arrivée d'eau avant de partir en vacances.

Economiser simultanément de l'eau et de l'énergie

Réduire sa consommation d'eau économise aussi de l'énergie, notamment celle qui sert à chauffer l'eau. Grâce à un simple dispositif  (aérateurs ou /et économiseurs d'eau), ce sont 28m³ d'eau et 540kWh épargnés, soit une économie de 100€ environ par personne et par an. Avec les robinets mitigeurs récents qui se lèvent et s'abaissent instantanément, disponibles dans une large gamme de prix, vous n'avez plus aucune excuse de laisser couler l'eau pour rien!

source GoodPlanet.org
proposé par mamadomi
Publié dans : CAP vers de nouveaux horizons
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Vendredi 3 juillet 2009

bon, aujourd'hui je suis d'humeur joueuse...
et puis avec cette chaleur
j'ai le ciboulot en bouillie!!
(j'en connais qui se demandent où situer ledit "ciboulot"...)
- On est chez le psy, que voyez-vous?!!


image 1


image 2


image 3


image 4


allez! j'attends vos interprétations, visions, hop! on se lance...

proposé par mamadomi
Publié dans : hein?
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Vendredi 3 juillet 2009

L'île des naufragés

Fable qui fait comprendre le mystère de l'argent



1. Sauvés du naufrage

Une explosion a détruit leur bateau. Chacun s'agrippait aux premières pièces flottantes qui lui tombaient sous la main. Cinq ont fini par se trouver réunis sur cette épave, que les flots emportent à leur gré. Des autres compagnons de naufrage, aucune nouvelle.

Depuis des heures, de longues heures, il scrutent l'horizon: quelque navire en voyage les apercevrait-il? Leur radeau de fortune échouerait-il sur quelque rivage hospitalier?

Tout à coup, un cri a retenti: Terre! Terre là-bas, voyez! Justement dans la direction où nous poussent les vagues!

Et à mesure que se dessine, en effet, la ligne d'un rivage, les figures s'épanouissent.

Ils sont cinq:

François, le grand et vigoureux charpentier qui a le premier lancé le cri: Terre!

Paul, cultivateur; c'est lui que vous voyez en avant, à gauche, à genoux, une main à terre, l'autre accrochée au piquet de l'épave;

Jacques, spécialisé dans l'élevage des animaux: c'est l'homme au pantalon rayé qui, les genoux à terre, regarde dans la direction indiquée;

Henri, l'agronome horticulteur, un peu corpulent, assis sur une valise échappée au naufrage;

Thomas, le prospecteur minéralogiste, c'est le gaillard qui se tient debout en arrière, avec une main sur l'épaule du charpentier.

 

2. Une île providentielle


Remettre les pieds sur une terre ferme, c'est pour nos hommes un retour à la vie.

Une fois séchés, réchauffés, leur premier empressement est de faire connaissance avec cette île où ils sont jetés loin de la civilisation. Cette île qu'ils baptisent L'Ile des Naufragés.

Une rapide tournée comble leurs espoirs. L'île n'est pas un désert aride. Ils sont bien les seuls hommes à l'habiter actuellement. Mais d'autres ont dû y vivre avant eux, s'il faut en juger par les restes de troupeaux demi-sauvages qu'ils ont rencontrés ici et là. Jacques, l'éleveur, affirme qu'il pourra les améliorer et en tirer un bon rendement.

Quant au sol de l'île, Paul le trouve en grande partie fort propice à la culture.

Henri y a découvert des arbres fruitiers, dont il espère pouvoir tirer grand profit.

François y a remarqué surtout les belles étendues forestières, riches en bois de toutes sortes: ce sera un jeu d'abattre des arbres et de construire des abris pour la petite colonie.

Quant à Thomas, le prospecteur, ce qui l'a intéressé, c'est la partie la plus rocheuse de l'île. ll y a noté plusieurs signes indiquant un sous-sol richement minéralisé. Malgré l'absence d'outils perfectionnés, Thomas se croit assez d'initiative et de débrouillardise pour transformer le minerai en métaux utiles.

Chacun va donc pouvoir se livrer à ses occupations favorites pour le bien de tous. Tous sont unanimes à louer la Providence du dénouement relativement heureux d'une grande tragédie.

 

3. Les véritables richesses


Et voilà nos hommes à l'ouvrage.

Les maisons et des meubles sortent du travail du charpentier. Les premiers temps, on s'est contenté de nourriture primitive. Mais bientôt les champs produisent et le laboureur a des récoltes.

A mesure que les saisons succèdent aux saisons, le patrimoine de l'Ile s'enrichit. Il s'enrichit, non pas d'or ou de papier gravé, mais des véritables richesses: des choses qui nourrissent, qui habillent, qui logent, qui répondent à des besoins.

La vie n'est pas toujours aussi douce qu'ils souhaiteraient. Il leur manque bien des choses auxquelles ils étaient habitués dans la civilisation. Mais leur sort pourrait être beaucoup plus triste.

D'ailleurs, ils ont déjà connu des temps de crise au Canada. Ils se rappellent les privations subies, alors que des magasins étaient trop pleins à dix pas de leur porte. Au moins, dans l'Ile des Naufragés, personne ne les condamne à voir pourrir sous leurs yeux des choses dont ils ont besoin. Puis les taxes sont inconnues. Les ventes par le shérif ne sont pas à craindre.

Si le travail est dur parfois, au moins on a le droit de jouir des fruits du travail.

Somme toute, on exploite l'île en bénissant Dieu, espérant qu'un jour on pourra retrouver les parents et les amis, avec deux grands biens conservés: la vie et la santé.

 

4. Un inconvénient majeur


Nos hommes se réunissent souvent pour causer de leurs affaires.

Dans le système économique très simplifié qu'ils pratiquent, une chose les taquine de plus en plus: ils n'ont aucune espèce de monnaie. Le troc, l'échange direct de produits contre produits, a ses inconvénients. Les produits à échanger ne sont pas toujours en face l'un de l'autre en même temps. Ainsi, du bois livré au cultivateur en hiver ne pourra être remboursé en légumes que dans 6 mois.

Parfois aussi, c'est un gros article livré d'un coup par un des hommes, et il voudrait en retour différentes petites choses produites par plusieurs des autres hommes, à des époques différentes.

Tout cela complique les affaires. S'il y avait de l'argent dans la circulation, chacun vendrait ses produits aux autres pour de l'argent. Avec l'argent reçu, il achèterait des autres les choses qu'il veut, quand il les veut et qu'elles sont là.

Tous s'entendent pour reconnaître la commodité que serait un système d'argent. Mais aucun d'eux ne sait comment en établir un. Ils ont appris à produire la vraie richesse, les choses. Mais ils ne savent pas faire les signes, l'argent.

Ils ignorent comment l'argent commence, et comment le faire commencer quand il n'y en a pas et qu'on décide ensemble d'en avoir... Bien des hommes instruits seraient sans doute aussi embarrassés; tous nos gouvernements l'ont bien été pendant dix années avant la guerre. Seul, l'argent manquait au pays, et le gouvernement restait paralysé devant ce problème.

 

5. Arrivée d'un réfugié


Un soir que nos hommes, assis sur le rivage, ressassent ce problème pour la centième fois, ils voient soudain approcher une chaloupe avironnée par un seul homme.

On s'empresse d'aider le nouveau naufragé. On lui offre les premiers soins et on cause. Il parle français, bien que les traits de son visage indiquent une autre origine.

On apprend que c'est un Européen échappé lui aussi à un naufrage et seul survivant. Son nom: Martin Golden.

Heureux d'avoir un compagnon de plus, nos cinq hommes l'accueillent avec chaleur et lui font visiter la colonie.

-"Quoique perdus loin du reste du monde, lui disent-ils, nous ne sommes pas trop à plaindre. La terre rend bien; la forêt aussi. Une seule chose nous manque: nous n'avons pas de monnaie pour faciliter les échanges de nos produits."

-"Bénissez le hasard qui m'amène ici! répond Martin. L'argent n'a pas de mystère pour moi. Je suis un banquier, et je puis vous installer en peu de temps un système monétaire qui vous donnera satisfaction."

Un banquier !... Un banquier !... Un ange venu tout droit du ciel n'aurait pas inspiré plus de révérence. N'est-on pas habitué, en pays civilisé, à s'incliner devant les banquiers, qui contrôlent les pulsations de la finance ?

 

6. Le dieu de la civilisation


-"Monsieur Martin, puisque vous êtes banquier, vous ne travaillerez pas dans l'île. Vous allez seulement vous occuper de notre argent.

-"Je m'en acquitterai avec la satisfaction, comme tout banquier, de forger la prospérité commune.

-"Monsieur Martin, on vous bâtira une demeure digne de vous. En attendant, peut-on vous installer dans l'édifice qui sert à nos réunions publiques ?

-"Très bien, mes amis. Mais commençons par décharger les effets de la chaloupe que j'ai pu sauver dans le naufrage: une petite presse, du papier et accessoires, et surtout un petit baril que vous traiterez avec grand soin."

On décharge le tout. Le petit baril intrigue la curiosité de nos braves gens.

-"Ce baril, déclare Martin, c'est un trésor sans pareil. Il est plein d'or !"

Plein d'or ! Cinq âmes faillirent s'échapper de cinq corps. Le dieu de la civilisation entré dans l'Ile des Naufragés. Le dieu jaune, toujours caché, mais puissant, terrible, dont la présence, l'absence ou les moindres caprices peuvent décider de la vie de 100 nations !

-"De l'or ! Monsieur Martin, vrai grand banquier! Recevez nos hommages et nos serments de fidélité.

-"De l'or pour tout un continent, mes amis. Mais ce n'est pas de l'or qui va circuler. Il faut cacher l'or: l'or est l'âme de tout argent sain. L'âme doit rester invisible. Je vous expliquerai tout cela en vous passant de l'argent."

 

7. Un enterrement sans témoin


Avant de se séparer pour la nuit, Martin leur pose une dernière question:

-"Combien vous faudrait-il d'argent dans l'île pour commencer, pour que les échanges marchent bien ?"

On se regarde. On consulte humblement Martin lui-même. Avec les suggestions du bienveillant banquier, on convient que $200 pour chacun paraissent suffisants pour commencer. Rendez-vous fixé pour le lendemain soir.

Les hommes se retirent, échangent entre eux des réflexions émues, se couchent tard, ne s'endorment bien que vers le matin, après avoir longtemps rêvé d'or les yeux ouverts.

Martin, lui, ne perd pas de temps. Il oublie sa fatigue pour ne penser qu'à son avenir de banquier. A la faveur du petit jour, il creuse un trou, y roule son baril, le couvre de terre, le dissimule sous des touffes d'herbe soigneusement placées, y transplante même un petit arbuste pour cacher toute trace.

Puis, il met en œuvre sa petite presse, pour imprimer mille billets d'un dollar. En voyant les billets sortir, tout neufs, de sa presse, il songe en lui même:

-"Comme ils sont faciles à faire, ces billets ! Ils tirent leur valeur des produits qu'ils vont servir à acheter. Sans produits, les billets ne vaudraient rien. Mes cinq naïfs de clients ne pensent pas à cela. Ils croient que c'est l'or qui garantit les piastres. Je les tiens par leur ignorance !"

Le soir venu, les cinq arrivent en courant près de Martin.

 

8. A qui l'argent frais fait?


Cinq piles de billets étaient là, sur la table.

-"Avant de vous distribuer cet argent, dit le banquier, il faut s'entendre.

"L'argent est basé sur l'or. L'or, placé dans la voûte de ma banque, est à moi. Donc, l'argent est à moi... Oh! ne soyez pas tristes. Je vais vous prêter cet argent, et vous l'emploierez à votre gré. En attendant, je ne vous charge que l'intérêt. Vu que l'argent est rare dans l'Ile, puisqu'il n'y en a pas du tout, je crois être raisonnable en demandant un petit intérêt de 8% seulement.

-"En effet, monsieur Martin, vous êtes très généreux.

-"Un dernier point, mes amis. Les affaires sont les affaires, même entre grands amis. Avant de toucher son argent, chacun de vous va signer ce document: c'est l'engagement par chacun de rembourser capital et intérêts, sous peine de confiscation par moi de ses propriétés. Oh ! une simple garantie. Je ne tiens pas du tout à jamais avoir vos propriétés, je me contente d'argent. Je suis sûr que vous garderez vos biens et que vous me rendrez l'argent.

-"C'est plein de bons sens, monsieur Martin. Nous allons redoubler d'ardeur au travail et tout rembourser.

-"C'est cela. Et revenez me voir chaque fois que vous avez des problèmes. Le banquier est le meilleur ami de tout le monde... Maintenant, voici à chacun ses deux cents dollars."

Et nos 5 hommes s'en vont ravis, les piastres plein les mains et plein la tête.

 

9. Un problème d'arithmétique


L'argent de Martin a circulé dans l'Ile. Les échanges se sont multipliés en se simplifiant. Tout le monde se réjouit et salue Martin avec respect et gratitude.

Cependant, le prospecteur, est inquiet. Ses produits sont encore sous terre. Il n'a plus que quelques piastres en poche. Comment rembourser le banquier à l'échéance qui vient?

Après s'être longtemps creusé la tête devant son problème individuel, Thomas l'aborde socialement:

"Considérant la population entière de l'île, songe-t-il, sommes nous capables de tenir nos engagements? Martin a fait une somme totale de $1000. Il nous demande au total $1080. Quand même nous prendrions ensemble tout l'argent de l'île pour le lui porter, cela ferait 1000 pas 1080. Personne n'a fait les $80 de plus. Nous faisons des choses, pas des piastres. Martin pourra donc saisir toute l'île, parce que tous ensemble, nous ne pouvons rembourser capital et intérêts.

"Si ceux qui sont capables remboursent pour eux-mêmes sans se soucier des autres, quelques-uns vont tomber tout de suite, quelques autres vont survivre. Mais le tour des autres viendra et le banquier saisira tout. Il vaut mieux s'unir tout de suite et régler cette affaire socialement."

Thomas n'a pas de peine à convaincre les autres que Martin les a dupés. On s'entend pour un rendez-vous général chez le banquier.

 

10. Bienveillance du banquier


Martin devine leur état d'âme, mais fait bon visage. L'impulsif François présente le cas:

-"Comment pouvons-nous vous apporter $1080 quand il n'y a que $1000 dans toute l'île ?

-"C'est l'intérêt, mes bons amis. Est-ce que votre production n'a pas augmenté ?

-"Oui, mais l'argent, lui, n'a pas augmenté. Or, c'est justement de l'argent que vous réclamez, et non pas des produits. Vous seul pouvez faire de l'argent. Or vous ne faites que $1000 et vous demandez $1080. C'est impossible!

-"Attendez, mes amis. Les banquiers s'adaptent toujours aux conditions, pour le plus grand bien du public... Je ne vais vous demander que l'intérêt. Rien que $80. Vous continuerez de garder le capital.

-"Vous nous remettez notre dette ?

-"Non pas. Je le regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette. Vous me devrez encore tout l'argent prêté. Mais vous ne me remettrez chaque année que l'intérêt, je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital. Quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer même leur intérêt, parce que l'argent va de l'un à l'autre. Mais organisez-vous en nation, et convenez d'un système de collection. On appelle cela taxer. Vous taxerez davantage ceux qui auront plus d'argent, les autres moins. Pourvu que vous m'apportiez collectivement le total de l'intérêt, je serai satisfait et votre nation se portera bien."

Nos hommes se retirent, mi calmés, mi-pensifs.

 

11. L'extase de Martin Golden


Martin est seul. Il se recueille. Il conclut:

"Mon affaire est bonne. Bons travailleurs, ces hommes, mais ignorants. Leur ignorance et leur crédulité font ma force. Ils voulaient de l'argent, je leur ai passé des chaînes. Ils m'ont couvert de fleurs pendant que je les roulais.

"Oh! grand Rothschild, je sens ton génie de banquier s'emparer de mon être. Tu l'as bien dit, illustre maître: "Qu'on m'accorde le contrôle de la monnaie d'une nation et je me fiche de qui fait ses lois". Je suis le maître de l'Ile des Naufragés, parce que je contrôle son système d'argent.

Je pourrais contrôler un univers. Ce que je fais ici, moi, Martin Golden, je puis le faire dans le monde entier. Que je sorte un jour de cet îlot: je sais comment gouverner le monde sans tenir de sceptre.

"Ma délectation souveraine serait de verser ma philosophie dans des têtes de chrétiens: banquiers, chefs d'industrie, politiciens, sauveurs du peuple, professeurs, journalistes, ils seraient mes valets. La masse des chrétiens s'endort mieux dans son esclavage, quand les contremaîtres d'esclaves sont eux-mêmes des chrétiens."

Et toute la structure du système bancaire rothschildien se dresse dans l'esprit ravi de Martin.

 

12. Crise de vie chère


Cependant, la situation empire dans l'Ile des Naufragés. La productivité a beau augmenter, les échanges ralentissent. Martin pompe régulièrement ses intérêts. Il faut songer à mettre de l'argent de côté pour lui. L'argent colle, il circule mal.

Ceux qui paient le plus de taxes crient contre les autres et haussent leurs prix pour trouver compensation. Les plus pauvres, qui ne paient pas de taxes, crient contre la cherté de la vie et achètent moins.

Le moral baisse, la joie de vivre s'en va. On n'a plus de cœur à l'ouvrage. A quoi bon? Les produits se vendent mal; et quand ils se vendent, il faut donner des taxes pour Martin. On se prive. C'est la crise. Et chacun accuse son voisin de manquer de vertu et d'être la cause de la vie chère.

Un jour, Henri, réfléchissant au milieu de ses vergers, conclut que le "progrès" apporté par le système monétaire du banquier a tout gâté dans l'Ile. Assurément, les cinq hommes ont leurs défauts; mais le système de Martin nourrit tout ce qu'il y a de plus mauvais dans la nature humaine.

Henri décide de convaincre et rallier ses compagnons. Il commence par Jacques. C'est vite fait: "Eh ! dit Jacques, je ne suis pas savant, moi; mais il y a longtemps que je le sens: le système de ce banquier-là est plus pourri que le fumier de mon étable du printemps dernier !"

Tous sont gagnés l'un après l'autre, et une nouvelle entrevue avec Martin est décidée.

 

13. Chez le forgeur de chaînes


Ce fut une tempête chez le banquier:

-"L'argent est rare dans l'île, monsieur, parce que vous nous l'ôtez. On vous paie, on vous paie, et on vous doit encore autant qu'au commencement. On travaille, on fait de plus belles terres, et nous voilà plus mal pris qu'avant votre arrivée. Dette! Dette! Dette par-dessus la tête !

-"Allons, mes amis, raisonnons un peu. Si vos terres sont plus belles, c'est grâce à moi. Un bon système bancaire est le plus bel actif d'un pays. Mais pour en profiter, il faut garder avant tout la confiance dans le banquier. Venez à moi comme à un père... Vous voulez d'autre argent ? Très bien. Mon baril d'or vaut bien des fois mille dollars... Tenez, je vais hypothéquer vos nouvelles propriétés et vous prêter un autre mille dollars tout de suite.

-"Deux fois plus de dette ? Deux fois plus d'intérêt à payer tous les ans, sans jamais finir?

-"Oui, mais je vous en prêterai encore, tant que vous augmenterez votre richesse foncière; et vous ne me rendrez jamais que l'intérêt. Vous empilerez les emprunts; vous appellerez cela dette consolidée. Dette qui pourra grossir d'année en année. Mais votre revenu aussi. Grâce à mes prêts, vous développerez votre pays.

-"Alors, plus notre travail fera l'île produire, plus notre dette totale augmentera ?

-"Comme dans tous les pays civilisés. La dette publique est un baromètre de la prospérité."

 

14. Le loup mange les agneaux


-"C'est cela que vous appelez monnaie saine, monsieur Martin ? Une dette nationale devenue nécessaire et impayable, ce n'est pas sain, c'est malsain.

-"Messieurs, toute monnaie saine doit être basée sur l'or et sortir de la banque à l'état de dette. La dette nationale est une bonne chose: elle place les gouvernements sous la sagesse incarnée dans les banquiers. A titre de banquier, je suis un flambeau de civilisation dans votre île.

-"Monsieur Martin, nous ne sommes que des ignorants, mais nous ne voulons point de cette civilisation-là ici. Nous n'emprunterons plus un seul sou de vous. Monnaie saine ou pas saine, nous ne voulons plus faire affaire avec vous.

-"Je regrette cette décision maladroite, messieurs. Mais si vous rompez avec moi, j'ai vos signatures. Remboursez-moi immédiatement tout, capital et intérêts.

-"Mais c'est impossible, monsieur. Quand même on vous donnerait tout l'argent de l'île, on ne serait pas quitte.

-"Je n'y puis rien. Avez-vous signé, oui ou non? Oui? Eh bien, en vertu de la sainteté des contrats, je saisis toutes vos propriétés gagées, tel que convenu entre nous, au temps où vous étiez si contents de m'avoir. Vous ne voulez pas servir de bon gré la puissance suprême de l'argent, vous la servirez de force. Vous continuerez à exploiter l'Ile, mais pour moi et à mes conditions. Allez. Je vous passerai mes ordres demain.

 

15. Le contrôle des journaux


Comme Rothschild, Martin sait que celui qui contrôle le système d'argent d'une nation contrôle cette nation. Mais il sait aussi que, pour maintenir ce contrôle, il faut entretenir le peuple dans l'ignorance et l'amuser avec autre chose.

Martin a remarqué que, sur les cinq insulaires, deux sont conservateurs et trois sont libéraux. Cela paraît dans les conversations des cinq, le soir, surtout depuis qu'ils sont devenus ses esclaves. On se chicane entre bleus et rouges.

De temps en temps, Henri, moins partisan, suggère une force dans le peuple pour faire pression sur les gouvernants... Force dangereuse pour toute dictature.

Martin va donc s'appliquer à envenimer leurs discordes politiques le plus possible.

Il se sert de sa petite presse et fait paraître deux feuilles hebdomadaires: "Le Soleil", pour les rouges; "L'Etoile", pour les bleus. "Le Soleil" dit en substance: Si vous n'êtes plus les maîtres chez vous, c'est à cause de ces arriérés de bleus, toujours collés aux gros intérêts.

"L'Etoile" dit en substance: Votre dette nationale est l'œuvre des maudits rouges, toujours prêts aux aventures politiques.

Et nos deux groupements politiques se chamaillent de plus belle, oubliant le véritable forgeur de chaînes, le contrôleur de l'argent, Martin.

 

16. Une épave précieuse


Un jour, Thomas, le prospecteur, découvre, échouée au fond d'une anse, au bout de l'île et voilée par de hautes herbes, une chaloupe de sauvetage, sans rame, sans autre trace de service qu'une caisse assez bien conservée.

Il ouvre la caisse: outre du linge et quelques menus effets, son attention s'arrête sur un livre-album en assez bon ordre, intitulé:

Première année de Vers Demain

Curieux, notre homme s'assied et ouvre ce volume. Il lit. Il dévore. Il s'illumine :

"Mais, s'écrie-t-il, voilà ce qu'on aurait dû savoir depuis longtemps.

"L'argent ne tire nullement sa valeur de l'or, mais des produits que l'argent achète.

"L'argent peut être une simple comptabilité, les crédits passant d'un compte à l'autre selon les achats et les ventes. Le total de l'argent en rapport avec le total de la production.

"A toute augmentation de production, doit correspondre une augmentation équivalente d'argent... Jamais d'intérêt à payer sur l'argent naissant... Le progrès représenté, non pas par une dette publique, mais par un dividende égal à chacun... Les prix, ajustés au pouvoir d'achat par un coefficient des prix. Le Crédit Social..."

Thomas n'y tient plus. Il se lève et court, avec son livre, faire part de sa splendide découverte à ses quatre compagnons.

 

17. L'argent, simple comptabilité


Et Thomas s'installe professeur:

"Voici, dit-il, ce qu'on aurait pu faire, sans le banquier, sans or, sans signer aucune dette.

"J'ouvre un compte au nom de chacun de vous. A droite, les crédits, ce qui ajoute au compte; à gauche, les débits, ce qui le diminue.

"On voulait chacun $200 pour commencer. D'un commun accord, décidons d'écrire $200 au crédit de chacun. Chacun a tout de suite $200.

"François achète des produits de Paul, pour $10. Je retranche 10 à François, il lui reste 190. J'ajoute 10 à Paul, il a maintenant 210. "Jacques achète de Paul pour $8. Je retranche 8 à Jacques, il garde 192. Paul, lui, monte à 218.

 "Paul achète du bois de François, pour $15. Je retranche 15 à Paul, il garde 203; j'ajoute 15 à François, il remonte à 205.

"Et ainsi de suite; d'un compte à l'autre, tout comme des piastres en papier vont d'une poche à l'autre.

"Si l'un de nous a besoin d'argent pour augmenter sa production, on lui ouvre le crédit nécessaire, sans intérêt. Il rembourse le crédit une fois la production vendue. Même chose pour les travaux publics.

"On augmente aussi, périodiquement, les comptes de chacun d'une somme additionnelle, sans rien ôter à personne, en correspondance au progrès social. C'est le dividende national. L'argent est ainsi un instrument de service.

 

18. Désespoir du banquier


Tous ont compris. La petite nation est devenue créditiste. Le lendemain, le banquier Martin reçoit une lettre signée des 5:

"Monsieur, vous nous avez endettés et exploités sans aucune nécessité. Nous n'avons plus besoin de vous pour régir notre système d'argent. Nous aurons désormais tout l'argent qu'il nous faut, sans or, sans dette, sans voleur. Nous établissons immédiatement dans l'Ile des Naufragés le système du Crédit Social. Le dividende national remplacera la dette nationale.

"Si vous tenez à votre remboursement, nous pouvons vous remettre tout l'argent que vous avez fait pour nous, pas plus. Vous ne pouvez réclamer ce que vous n'avez pas fait.

Martin est au désespoir. C'est son empire qui s'écroule. Les 5 devenus créditistes, plus de mystère d'argent ou de crédit pour eux.

"Que faire? Leur demander pardon, devenir comme l'un d'eux? Moi, banquier, faire cela?... Non. Je vais plutôt essayer de me passer d'eux et de vivre à l'écart.

 

19. Supercherie mise à jour


Pour se protéger contre toute réclamation future possible, nos hommes ont décidé de faire signer au banquier un document attestant qu'il possède encore tout ce qu'il avait en venant dans l'île.

D'où l'inventaire général: la chaloupe, la petite presse et... le fameux baril d'or.

Il a fallu que Martin indique l'endroit, et l'on déterre le baril. Nos hommes le sortent du trou avec beaucoup moins de respect cette fois. Le Crédit Social leur a appris à mépriser le fétiche or.

Le prospecteur, en soulevant le baril, trouve que pour de l'or, ça ne pèse pas beaucoup: "Je doute fort que ce baril soit plein d'or", dit-il.

L'impétueux François n'hésite pas plus longtemps. Un coup de hache et le baril étale son contenu: d'or, pas une once! Des roches - rien que de vulgaires roches sans valeur!...

Nos hommes n'en reviennent pas:

-"Dire qu'il nous a mystifiés à ce point-là, le misérable! A-t-il fallu être gogos, aussi, pour tomber en extase devant le seul mot OR!

-"Dire que nous lui avons gagé toutes nos propriétés pour des bouts de papier basés sur quatre pelletées de roches! Voleur doublé de menteur!

-"Dire que nous nous sommes boudés et haïs les uns les autres pendant des mois et des mois pour une supercherie pareille! Le démon!" A peine François avait-il levé sa hache que le banquier partait à toutes jambes vers la forêt.

Louis Even

 

proposé par mamadomi
Publié dans : hein?
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Vendredi 3 juillet 2009

http://www.bergoiata.org/fe/fractal3/Fractal%20-%20Eye%20of%20Creation.jpgAu fil des jours


Débandade de la social-démocratie

À l’occasion des élections européennes, le Monde a publié une enquête sur la social-démocratie qui "perd du terrain en Europe" (1). "A priori, s’étonne le journaliste, la crise financière aurait dû être pain bénit pour la gauche en Europe. Régulation, réhabilitation de l’État, réduction des inégalités… les idées phares des sociaux démocrates dénoncées hier comme archaïques par les libéraux sont aujourd’hui au cœur des plans de sauvetage, y compris dans les pays où la droite est au pouvoir".

Et malgré cela, aucun pays ne bascule à gauche, bien au contraire. En 2001, les “socialistes” ou les sociaux démocrates étaient au pouvoir dans 13 pays de l’UE, ils ne sont plus que 8 aujourd’hui et risquent d’être encore moins nombreux dans peu de temps. La social-démocratie allemande a perdu toute crédibilité avec les divers plans Hartz mis en œuvre par l’ex-chancelier Schröder et en passant un accord de gouvernement avec les chrétiens démocrates (magnifique mariage de la carpe et du lapin !). La troisième voie prônée par Blair, qui a longtemps fait illusion au sein des gauches européennes, a perdu toute crédibilité. C’est pourtant ce modèle qu’ont adopté les socialistes polonais, slovaques et hongrois mais ils semblent aller au devant d’un bel échec électoral. Le “moderniste” Zapatero, fidèle à la tradition réformiste du PSOE  (2), espère renforcer un peu le maigre État-providence espagnol(3) tout en conservant le caractère libéral de l’économie, est en perte de vitesse. Et que deviennent les “socialistes” français dans tout cela ? Ils sont, comme leurs homologues Belges et Grecs "restés à l’écart des grandes remises en cause" (1) et "n’ont pas mieux résisté aux incursions de la droite sur le terrain de la régulation économique et de l’Europe protectrice" pour avoir longtemps sous évalué, voire refusé la mondialisation.


Un réformisme radical

C’est ce que propose M. Aquilino Morelle (4) pour sauver le PS français (5). Pour lui "inventer le socialisme du XXIe siècle" est une "formule qui sonne étrangement" car, "on n’invente que ce qui n’existe pas". Or, dit-il, "le socialisme existe. Il a précédé le marxisme et lui survit. Il se bat pour encadrer et maîtriser le capitalisme depuis la naissance de ce dernier au XIXe siècle. Et quels que soient ses traits nouveaux, le socialisme du XXIe siècle restera dans ses finalités, comme dans sa philosophie, très proche de ses aïeux des deux siècles précédents". Encore un “socialiste” qui ne connaît pas les paroles de l’Internationale: ce n’est pas avec lui que "du passé on fera table rase" ! Si on l’en croit "il est illusoire de s’en remettre à la seule recherche de ces fameuses “idées nouvelles” pour nous sortir de l’ornière. Car les idées, en réalité, ne manquent pas au PS". Voilà qui nous rassure. Dans un éclair de lucidité, il avoue: "Alors même que la droite, depuis 35 ans (?), a géré le pays de façon souvent médiocre et parfois calamiteuse, nous continuons trop souvent à intérioriser une forme d’infériorité politique et à en rajouter dans la course au titre de meilleur élève de la classe de gestion". C’est effectivement là le gros problème ! Hélas, notre bon professeur ne s’arrête pas là. Il revient sur sa marotte: "Ce qui doit caractériser le socialisme, c’est l’intensité de son réformisme". En fait, c’est le manque de courage de la gauche réformiste qui explique ses échecs électoraux successifs. Comme le montre Gorz (6), cela tient à sa trop timide tentative de gestion étatique du capitalisme et surtout à son attachement fatal à un keynésianisme qui n’a pas été en mesure de faire reculer le chômage


Encore un effort, camarades!

36 économistes viennent de lancer un appel à voter pour le Front de gauche aux élections européennes. Trois d’entre eux, Dominique Plihon (Université Paris XIII), Jacques Sapir (EHESS), Richard Sobel (Université Lille I) ont expliqué leur démarche dans l’Humanité du 25 mai; à la question "le marché permet-il le progrès économique et social?", ils répondent d’une manière dilatoire sous prétexte que le débat est ouvert tant chez les économistes que chez les citoyens.

Après avoir critiqué les divers traités européens dont celui de Lisbonne qui, contrairement aux affirmations de Sarkozy, maintient le principe de la concurrence libre et non faussée, avec tout ce que cela implique en matière de services publics, de politique sociale et de politique budgétaire et monétaire, ils semblent regretter qu’ils soient transgressés quand ils nous disent: "Les déficits publics crèvent le plafond des 3% du PIB, la dette publique celui des 60%; la Banque Centrale Européenne, avec beaucoup d’atermoiements, se résigne à intervenir sur les marchés financiers pour dénouer une crise que l’initiative privée s’avère incapable de surmonter; des banques sont nationalisées, etc. Ces transgressions pourront servir de point d’appui pour un gouvernement qui serait soucieux de rompre avec le libéralisme: au nom de quoi seraient-elles acceptables pour sauver la banque et la finance, et non pour les domestiquer afin de satisfaire les besoins du plus grand nombre? On ne peut pour autant soutenir que les traités ne sont que des tigres de papier. Juridiquement, ils s’imposent aux États membres".

J’avoue être perplexe devant ces déclarations, d’autant plus qu’ils ajoutent:

"Financière et économique, la crise est aussi sociale et écologique. Elle exige une redéfinition de la construction européenne. Pour ne citer que cet exemple, un vaste plan financé par l’emprunt en faveur du ferroviaire et de la rénovation thermique des bâtiments permettrait de concilier écologie et soutien à l’activité et à l’emploi. Mais les traités n’autorisent pas cette solution puisqu’ils interdisent à l’Union toute possibilité d’emprunt".

C’est un peu court comme programme de réforme monétaire! Recouvrer le pouvoir d’emprunter auprès des banques, fussent-elles Centrales, est un peu court. C’est le pouvoir exclusif de création monétaire qu’il faut donner aux États et sous le contrôle des citoyens, sinon nous retournerons à court terme dans les errements actuels.

 

J.-P. MON, 30 juin 2009

(1) Le Monde, 13/05/2009.

(2) PSOE = Parti Socialiste Ouvrier Espagnol.

(3) "Nous allons sortir de la crise avec une politique progressiste, avec plus de prospérité, plus de protection sociale et plus de droits pour les travailleurs, pas avec moins". (L.R. Zapatero, meeting du PSOE, Madrid, 12/05/09).

(4) Professeur associé à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, maître de conférences à sciences PO et ex-conseiller de Jionel Jospin lorsqu’il était Premier ministre.

(5) Le Monde, 24-25/05/2009.

(6) André Gorz, Le socialisme difficile, éd Le Seuil, Paris, 1967.

 

et à la demande de Linda qui a trop chaud, quelque chose de rafraîchissant:

http://fractales.free.fr/paysage/paysages/banquise.jpg

proposé par mamadomi
Publié dans : Actus brûlantes citoyens !!
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus