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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
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du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
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Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
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cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

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Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 06:44

On ne peut pas,

sous prétexte qu’il est impossible

de tout faire en un jour,

ne rien faire du tout.

 

L’Abbé Pierre

 

Illustrations de Karin Taylor

Chez lung ta zen

(...)

L’économie circulaire propose en effet de transformer les déchets en matière première réutilisée pour la conception des produits ou pour d’autres utilisations. En d’autres termes, ne plus créer de résidus que les systèmes industriel et naturel ne puissent absorber. La boucle est bouclée. Cela représente bien entendu un gain de compétitivité énorme pour les industries qui ont une maîtrise de leur flux de matières premières.

(...)

 

Chez yog'la vie

(...)Décider de ne plus travailler, alors que règnent le chômage, la peur de perdre son poste, la course à la recherche d’emploi ? Pour nombre d’entre nous, ce serait impensable. Certains, pourtant, ont fait ce choix. Ils n’ont pas pris cette décision sur un coup de tête ni par dégoût de leur métier, mais pour adopter un autre mode de vie, se consacrer à d’autres activités parfois plus prenantes : élever des enfants, pratiquer un art, construire une maison, vivre autrement, hors du système… Combien sont-ils ? Allez savoir ! Ils se retrouvent classés, dans les statistiques françaises, parmi les quatre millions six cent mille « inactifs en âge de travailler » – femmes au foyer en grande majorité. Ni étudiants, ni retraités, ni chômeurs, ils sont définis comme « ne travaillant pas et ne cherchant pas de travail (In De moins en moins d’inactifs entre la fin des études et l’âge de la retraite, Insee première, décembre 2002) ». Tous n’étant pas rentiers ni gagnants du Loto, ils ont réduit leurs dépenses, vivent généralement avec un salaire pour deux, ou bien d’allocations diverses, ou encore en communauté, et disent s’en satisfaire. Parfois même y avoir gagné… en qualité de vie, en cohérence avec eux-mêmes.

(...)

Chez phène

(...)

Jésus leur répondit:"Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre." Evangile selon Saint Jean

- Il a dit que: "Que celui qui n'a jamais interprêté la Parole divine à la lueur de l'intellect profane, se permette de la juger. Car, en vérité, c'est votre propre conscience que cette femme représente: vous êtes des hypocrites et trompez les fidèles qui vous font confiance."

      Cette parole ne s'adresse-t-elle pas à tous, croyants et incroyants, hommes et femmes adultères qui avons la faiblesse de céder à l'ego aux dépens de l'Esprit?...

Chez miche

(...)

Mensonge !

Le mensonge fait beaucoup de bruit

Mais il n’a pas de fondement

Aussi, il ne participe pas du vivant

 

Une fantasmagorie, tout simplement. 


 

Aucun barrage construit par l'homme

Ne résiste à la puissance du Verbe.

Chez lila

(...)

Chaque Grande Ame sert son but personnel et sert l'Ensemble, comme chaque note apporte sa "touche" à la mélodie.

L'Harmonie des Sphères est la réalité de ma vie : en âme, en conscience et autant que possible en énergie...mais à soi seul, rien ne peut exister car la musique est une création à plusieurs notes, à plusieurs instruments, c'est ce qui lui donne sa richesse, sa force, son amplitude. Faire comprendre et faire intégrer cette vision à d’autres âmes devient alors une évidence : l'enseignement est la seule voie possible.

 

INTRÉPIDITÉ

 

 

Où que tu sois, creuse profondément!

À tes pieds se trouve la source!

Laisse crier les obscurantistes:

"En bas est toujours — l’enfer!"

F.Nietzsche

 

 

Propositions du jour: 

A vous dire, chacun d'entre vous...

Clare Goodwin

 

- ma présence encourage les autres

- je suis messager

- et si je me concentrais sur ma liberté personnelle?

 

proposé par mamadomi

rééd° du 22 08 13

Published by mamadomi - dans rencontre
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:25

barre      libéralismebarre

 

Les institutions européennes sont basées sur l’idéologie libérale selon laquelle il faut laisser faire le marché pour que l’équilibre économique soit assuré et stable. L’évolution de l’économie mondiale en 2012 vient à nouveau de démentir cette croyance, mais les institutions européennes s’obstinent. Benjamin montre qu’en invoquant leur “science”, elles vont continuer à imposer concurrence et coupes budgétaires, ce qui signifie moins de solidarité et de démocratie, mais + de profits pour une infime minorité, l’oligarchie.


Les théories économiques d’inspiration libérale (comme le monétarisme, l’école du public choice, la théorie du capital humain ou celle d’Hayek) se réclament toutes de la science, mais leurs promoteurs justifient toujours a posteriori le fait que

leur hypothèse majeure

– le marché économique trouve spontanément son équilibre –

ne se vérifie jamais dans les faits!

L’ex récent le + probant d’invalidation sans appel de l’hypothèse du marché régulateur est la crise dite “financière” de 2008. On voit mal, en effet, comment un tel évènement peut intégrer des raisonnements et des démonstrations qui associent systématiquement dérégulation, stabilité et croissance.D’ailleurs, aucun des analystes libéraux ne l’avait prévu. Et pour cause: a priori, rien dans leurs théories, ne permet de rendre compte de cette crise. Pourtant, face à ce cataclysme, rares furent ceux qui, comme < Alan Greenspan, avouèrent le caractère erroné de leurs doctrines. Comme l’écrit André Orléan >,

"cette crise est donc endogène selon nous. Autrement dit, il s’agit d’en revenir à la question théorique centrale, celle de l’efficience des marchés financiers. C’est là le cœur du problème et non pas la prétendue apparition de comportements cupides ou irrationnels. La crise ne vient pas de ce que les règles du jeu financier ont été contournées mais du fait qu’elles ont été suivies. Mais notre diagnostic reste pour l’instant minoritaire. Le point de vue dominant, qui ne manque pas d’arguments solides, défend a contrario l’idée que la logique financière est, en son principe, parfaitement efficiente mais qu’elle s’est trouvée fortuitement entravée par la présence de forces perturbatrices exogènes. Est désignée en l’occurrence comme coupable une titrisation mal faite parce que trop opaque et trop complexe" [1].

 Un 2nd ex, tout aussi marquant, est la crise européenne. Elle constitue elle aussi une anomalie de taille pour les théories libérales selon lesquelles la construction de l’Union comme marché déréglementé devait assurer la prospérité et l’unité du continent. En effet, l’intégration européenne, càd la volonté de rassembler les États autour d’institutions communes et de resserrer leurs écarts de développement, est avant tout pensée par la Commission comme l’intégration à un marché économique [2]. Ce fut le cas par ex en 1986 avec la signature de l’Acte Unique qui devait redonner de la cohésion à la CEE après les chocs pétroliers:

"Afin de promouvoir un développement harmonieux de l’ensemble de la Communauté, celle-ci développe et poursuit son action tendant au renforcement de sa cohésion économique et sociale. En particulier, la Communauté vise à réduire l’écart entre les diverses régions et le retard des régions les moins favorisées" (traité relatif à l’Acte Unique, dont le principal artisan fut Jacques Delors, alors président de la Commission).

Dans un 1er temps, au cours des années 1990 et 2000, des trajectoires comme celle de l’Espagne ou de l’Irlande ont pu laisser penser que ce système fonctionnait et que l’appartenance à l’Union garantissait un décollage-rattrapage rapide [3]comparable à celui des “dragons” asiatiques (on parlait alors du “tigre celte” à propos de l’Irlande et de “miracle espagnol”) et, à terme, une convergence des économies européennes. L’oracle libéral se réalisait.

Aujourd’hui, évidemment, la situation apparaît singulièrement + compliquée, bien moins conforme aux grandes prédictions théoriques: de sommet en sommet, les dirigeants européens donnent l’impression d’une UE au bord du gouffre et qui en réchappe à chaque fois in extremis.

Même si nous faisons l’effort de croire au mythe fondateur européen de la communauté de destin,

...même si nous passons le cynisme du "ensemble-plus-forts-dans-la-mondialisation",

l’Union n’apparaît plus, c’est peu de le dire, comme un bloc prospère et homogène. La récession révèle des situations pour le moins disparates. Nous découvrons cette hétérogénéité dans la mesure où elle n’avait jamais été mise en avant de manière aussi franche par le passé. Par ex, nous savions que la zone € n’était pas homogène. Mais l’éventualité de son éclatement pour cause de trop grandes disparités n’avait jamais été sérieusement envisagée avant ces toutes dernières années. Ce constat majeur interroge près de 60ans d’intégration économique sous l’égide de la Commission Européenne. On fera remarquer que les désordres politiques ne sont pas moins graves. L’ancien Président du Conseil italien menace la Chancelière allemande, qui elle-même ne veut pas que son pays paye l’indiscipline de ceux qui vivent à crédit. Jacques Delors "suggère" au Royaume-Uni de quitter l’Union… Et ce n’est pas fini, car les années qui viennent accentueront les différences des niveaux de vie des populations, conséquence d’une Europe à plusieurs vitesses. Avec la récession, les plans de sauvetage et les faillites d’États qui guettent, justifications politiques et prétentions théoriques s’effondrent.

Mais à nouveau, les analystes libéraux, solidaires en cela de la Commission, de la BCE ou du FMI, n’ont qu’un seul réflexe: persévérer, sans jamais amorcer ne serait-ce que le début d’un commencement de réexamen des présupposés théoriques qui fondent leurs inébranlables certitudes! Pour la Commission Européenne, le marché demeure la solution universelle: compétitivité, croissance et convergence vont de pair! Signe incontestable que la crise n’infléchit en rien la ligne historique, les rapports de Bruxelles ne varient pas:

"Un marché unique intégré est un moteur essentiel de la croissance économique et de l’emploi, de même qu’il offre des opportunités élargies aux citoyens de l’Union européenne. C’est pourquoi l’intégration du marché unique joue un rôle central dans la réalisation des objectifs de la stratégie Europe 2020" [4].

L’allocation des fonds structurels (qui doit garantir la “cohésion” régionale par le “rattrapage économique” des régions les plus défavorisées) témoigne de cette association entre convergence économique et déréglementation. C’est le cas par ex. du programme 2007-2013: les deux 1ers objectifs sont:

1• Convergence (convergence des États) et

2• Compétitivité régionale et emploi (aide à la dérégulation). Le troisième,

3• Coopération territoriale européenne, n’est doté que de 2,5% du budget total. L’ordre des priorités est clairement affiché!

Selon la Commission Européenne donc, le marché n’est pas en cause. La crise vient plutôt de l’importance des déficits publics et des dettes souveraines. Bien évidemment,

aucun mot sur la finance dérégulée,

sur les mécanismes de financement des États

ou sur les contre-réformes fiscales.

C’est même le contraire! Son rapport de nov. 2012 passe en revue les "catalyseurs de la croissance et de l’emploi":

"dans sa communication sur une meilleure gouvernance pour le marché unique adoptée en juin 2012, la Commission recommande d’agir pour libérer le potentiel du marché unique dans les domaines où ce potentiel est le + grand. Se fondant sur un certain nombre d’indicateurs économiques, elle a identifié les services, les services financiers, les transports, le marché numérique et l’énergie comme étant des domaines clés pour la mise en oeuvre de mesures prioritaires et pour un renforcement du marché unique[4].

Quant à l’hétérogénéité des conjonctures économiques, elle serait liée à l’indiscipline de certains États qui n’auraient pas mis en œuvre le programme de dérégulation de l’économie, censé leur assurer la sacro-sainte compétitivité: les gouvernements auraient trop longtemps reculé devant les "réformes structurelles", pourtant incontournables qu’appelle la concurrence libre et non faussée des traités! Bref, entre les comptes publics plombés et le défaut de compétitivité, force est de constater que "les forces perturbatrices exogènes" sont toujours à l’œuvre. Heureusement, l’accumulation accélérée de traités et de mesures dont les contenus se répètent devrait finir par mater les + récalcitrants: Traité de Maastricht (1991), Pacte de Stabilité et de croissance (1999), Semestre européen (2010), 6+2-Pack (2010), Pacte pour l’EuroPlus (2010), TSCG (2012)…

Mais cette succession entre prédictions démenties et justifications idéologiques est sans fin. Par ex, la capacité de ces traités à générer de la croissance fait débat. Effectivement, les quelques pays qui appliquent les réformes structurelles plongent dans une austérité catastrophique: le remède ne serait-il pas + nocif que le mal lui-même? Qu’à cela ne tienne!

- D’une part Christine Lagarde vous expliquera qu’en passer par une phase d’austérité préalable, + ou moins longue, pour retrouver le chemin de la croissance est le prix à payer pour toutes ces années d’incurie budgétaire et de négligence fiscale (cf. ses propos en mai 2012 sur les Grecs et l’impôt).

- D’autre part, à tous ceux qui doutent des bienfaits de leur potion amère, les libéraux opposent un modèle, véritable preuve que "ça marche": l’Allemagne. Selon eux, ce pays aurait consenti + tôt que les autres, et de lui-même, des sacrifices importants qui feraient de lui la nouvelle référence européenne, après les encombrants naufrages espagnol et irlandais. Moyennant la mise en œuvre des réformes, la Grèce, l’Italie ou l’Espagne finiront donc par combler leur retard sur l’Allemagne.

Les limites du soi-disant “modèle allemand” sont partout suffisamment relevées pour que nous puissions parler de contre-modèle social [5]. Mais au-delà des critères sociaux, ce pays est un contre-modèle tout court. L’idée du rattrapage est un mythe. La concurrence des économies nationales ne peut pas bénéficier à tous car le marché n’a jamais été un système “gagnant-gagnant”. L’analyse territoriale est un terrain privilégié d’enquêtes à ce sujet:

la compétition des territoires se solde généralement

par des inégalités

que seule la puissance publique permet de compenser

en redistribuant les richesses.

Jusqu’à preuve du contraire, le marché concentre les richesses et il déséquilibre les ensembles territoriaux. Ceux qui voudraient nous convaincre du contraire, càd de la vertu de la mise en concurrence systématique des économies régionales et nationales, ont un bien gros travail de démonstration en perspective!

Par ailleurs, dans l’Europe actuelle, l’excédent des uns est le déficit des autres. C’est grosso modo la complémentarité de l’offre et de la demande. Il est évident qu’une telle situation interdit tout rattrapage: tous les pays membres ne peuvent pas devenir compétitifs en même temps et avoir tous une balance commerciale excédentaire, comme l’Allemagne aujourd’hui. Cette dernière n’est donc pas un modèle à copier ou à rattraper. Sa situation est due à l’exclusivité de sa suprématie.

Bref, les grandes prédictions sur le rattrapage, sur la convergence des économies, vont être rapidement infirmées. Quel aveuglement, direz-vous! La construction théorique ne cherche pas à rendre compte de la réalité; c’est l’inverse, on interprête les faits pour qu’ils s’adaptent à la théorie, pour la justifier!

Plusieurs explications de cette vilaine méthode sont possibles. Présentons-en les termes extrêmes.

Hypothèse n°1: c’est celle d’André Orléan dans un ouvrage passionnant [6]:

"Cette situation ne doit pas étonner. La démarche scientifique a sa propre temporalité. Les économistes ne sont pas des girouettes qui, à la demande, pourraient enseigner aujourd’hui le contraire de ce qu’ils ont professé hier. La théorie économique n’est pas un catalogue de recettes dans lequel on peut puiser au gré des circonstances, mais un corps de doctrines fortement structurées autour d’hypothèses, de méthodes et de résultats: ce qu’on nomme également un “paradigme”. En son temps, Thomas Kuhn > a montré qu’il est dans la nature même de l’organisation paradigmatique de résister aux crises."

Selon cet auteur, le champ scientifique a ses inerties et, en l’absence de modèle alternatif, la théorie dominante, même copieusement mise à mal, continue de faire autorité.

L’hypothèse n°2, moins indulgente, suggère que les économistes dominants ont troqué leur neutralité pour la défense de certains intérêts.

Il est fort tentant de retenir cette dernière. La collusion entre le monde académique et les sphères politique et économique n’est pas nouvelle. Mario Monti en est probablement le meilleur ex, placé entre l’université, Goldman Sachs, la Commission Européenne et les hauts postes au sein de l’État italien! Derrière le débat théorique (mise en cause des hypothèses libérales ou confiance reconduite envers les marchés), les enjeux sont vraisemblablement trop importants:

les profits d’un côté et le sort des populations de l’autre,

- avec la liquidation du modèle social fondé sur la solidarité,

- l’abandon de toute exigence démocratique

- et une attaque en règle du monde du travail, dont le coût, prétendu intolérable, est présenté comme la variable d’ajustement par excellence des économies européennes pour qu’elles soient + compétitives.

Espérons qu’à la convergence néolibérale et forcée

des politiques économiques,

répondra celle des luttes pour une Europe solidaire,

le seul vrai rêve européen!

Benjamin, GR, fév. 2013

[1]A. Orléan, De l’euphorie à la panique: penser la crise financière, Coll. CEPREMAP, Ed° Rue d’Ulm, Paris, 2009. L’introduction revient de manière significative sur le “cas Greenspan”

[2]D’autres options existaient comme une division du travail équitable à l’échelle continentale, càd à des relations de complémentarité productive

[3]Josefa Garcia Grande, économiste à la fondation Ortega y Gasset, à Madrid déclarait en 2003: "En soi, la croissance espagnole n’a rien de surprenant. Nous partions de très bas et nous sommes en phase de rattrapage. D’ailleurs, depuis les années 80, l’Espagne a toujours crû de 0,8 % au-dessus de la moyenne communautaire."

[4]Rapport de la Commission: État 2013 de l’intégration du marché unique, contribution à l’examen annuel de la croissance. Nov. 2012

[5]Voir bien sûr l’article de J-Pierre Mon Est-ce ce que vous souhaitez ? dans le n° précédent (GR 1138) et que les développements qui suivent ne font que prolonger. On notera qu’avant les dégâts sociaux du “modèle allemand”, la face cachée du “miracle espagnol” était … une précarité à 33% !

[6]A. Orléan, L’empire de la valeur, Coll. La couleur des idées, éd° Seuil, Paris, 2011

proposé par mamadomi

13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 19:28

"ECONOMIE VERTE"
 
La résistance au capitalisme vert utilise de très bons arguments contre la commercialisation des services offerts par la nature, M-L Duboin estime qu’il faut les utiliser aussi contre l’exploitation de l’activité salariée:

En juin 2012, nous évoquions ici la vaste offensive qui est menée pour offrir au capitalisme un moyen de trouver une nouvelle croissance, indispensable après la crise financière qu’il a créée et dont toutes les populations du monde n’ont pas fini de subir les conséquences. Cette offensive se masque sous le nom d’économie verte, fort bien trouvé pour faire croire à un public mal informé qu’il s’agirait de mieux protéger l’environnement…

Ce n’est qu’une perversion du langage, une de +, car il ne s’agit pas de mettre un frein aux catastrophes écologiques dues à l’exploitation productiviste de la nature, mais d’un projet élaboré par les lobbies industriels et financiers, pour s’approprier la nature, la “marchandiser”, officiellement et systématiquement, à seule fin d’en tirer toujours + de profit financier.

Pour comprendre ce qui se trame, les médias officiels n’en parlant guère, il faut se plonger

- dans les nombreux et volumineux rapports publiés par les Nations Unies (encore un terme qui fait bien illusion !!)

- ou dans la multitude des projets gigantesques qui visent

tant l’extraction massive des ressources minérales de la planète (gaz et huiles de schiste, pétrole dans les eaux profondes et les sables bitumineux),

que la conquête de la biomasse (env. 230 milliards de tonnes de matière vivante “produites”/an: plantes, animaux, et jusqu’aux micro-organismes des océans).

- Il faut aussi observer comment a évolué la prise de conscience des problèmes environnementaux engendrés par l’exploitation croissante des ressources,

- il faut se rappeler les objectifs annoncés des Sommets sur l’environnement (Stockholm en 1972, Rio en 1992, Rio+20) et comprendre les raisons de leurs échecs successifs, en particulier celui du marché carbone.

C’est cet important travail de recherche et de réflexion qui a été fait par toute une équipe, qui en présente les résultats dans

un petit livre intitulé

La nature n’a pas de prix - les méprises de l’économie verte”.

La lecture, facile, de ses 150 petites pages, dévoile l’enjeu de cette entreprise, menée au mépris de toute démocratie et à l’échelle mondiale. De quoi ouvrir les yeux de tous ceux qui n’osent pas contester la nécessité de la croissance et de la compétitivité parce qu’on leur a affirmé que c’est ce qui permettra, + tard, de mettre fin à la pauvreté!

Un autre intérêt de ce petit livre est l’annexe de 5 pages, issues d’un texte de J-Marie Harribey, qui présente des arguments contre l’idée d’attribuer une valeur économique aux services rendus par la nature. On s’aperçoit en effet que ces mêmes arguments sont tout aussi bien applicables pour contester ce qui se fait malheureusement depuis l’invention du salariat: mesurer la valeur d’un homme par les services qu’il rend.

Revenons au discours qui se développe au sein des instances internationales pour lancer le capitalisme vert: le capital, pour continuer à accumuler, a besoin de nouvelles "sources de valeurs à exploiter", on va donc “valoriser” (on dit aussi “marchandiser”) les services rendus jusque là gratuitement par les écosystèmes. Cette idée d’un capital naturel à mettre à profit est assez nouvelle, elle aurait été lancée en mai 1997 par R.Costanza (et al) dans Nature. Elle est répétée systématiquement depuis, en particulier par la Conférence sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya en 2010, à la suite de laquelle un auteur a même écrit, en 2011, que le capital naturel vaut " $44 trillions", ceci étant

"la valeur commerciale des terres cultivées, des forêts, des minéraux et de l’énergie du monde".

Elle a même été reprise dans un rapport de l’Union Européenne, dont la préface débute ainsi:

"Tout ce qui est utile (l’eau par ex.) n’a pas nécessairement une valeur élevée et tout ce qui a beaucoup de valeur (par ex. un diamant) n’est pas forcément très utile. Cet ex. illustre non pas un mais deux importants défis d’apprentissage auxquels la société est aujourd’hui confrontée. Nous en sommes d’abord à apprendre la “nature de la valeur”, à mesure que nous élargissons notre concept de “capital” pour englober le capital humain, le capital social et le capital naturel. En reconnaissant l’existence de ces autres formes de capital et en cherchant à les accroître ou les préserver, nous nous rapprochons de la durabilité".

Soulignons au passage combien cette phrase est astucieusement tournée afin d’éviter de dire franchement que si commercialiser ce qui, au préalable, était gratuit est le moyen de le préserver, c’est tout simplement parce que cela en interdirait l’accès à ceux qui ne peuvent pas payer.

Le texte de l’Union Européenne poursuit:

"Par ailleurs, nous nous efforçons toujours de découvrir la “valeur de la nature”. La nature est une source de valeur importante au quotidien, mais il n’en demeure pas moins qu’elle n’apparaît guère sur les marchés, échappe à la tarification et représente un défi pour ce qui est de l’évaluation",

pour annoncer ce qui est son nouveau credo:

"Nous sommes en train de nous apercevoir que cette absence d’évaluation est une cause sous-jacente de la dégradation observée des écosystèmes et de la perte de biodiversité", tellement sous-jacente que cette affirmation est bien loin d’être démontrée!

Reprenons la saine réflexion exprimée par les résistants à cette marchandisation de la nature. Je cite l’annexe du livre:

"Cette démarche croit possible d’additionner des éléments dont la mesure résulte de la prise en compte des coûts de la production réalisée par l’homme et des éléments qui ne sont pas produits et qui, en outre, relèvent du qualitatif ou de valeurs éthiques non évaluables. Ce parti pris conceptuel a une portée catastrophique: si tout peut être économiquement évalué, alors tout peut être considéré comme du capital. Ainsi, les économistes libéraux néoclassiques considèrent que le capital économique, le capital humain, le capital social et le capital naturel sont additionnables puisqu’ils relèvent d’une procédure de calcul analogue. On voit le tour de passe-passe… On décrète que tout est réductible à de l’économique parce que la monnaie est, dit-on, capable d’homogénéiser les biens et les bienfaits…"

Pourquoi diables l’auteur de ces lignes se limite-t-il à la marchandisation des écosystèmes? Son argumentation plaide tout aussi bien contre la marchandisation du travail humain qu’est le salariat. Une fois n’étant pas coutume, je me permets de me citer dans Mais où va l’argent?, p. 209:

"Comparer tout à cet étalon unique qu’est la monnaie conduit à mesurer le travail humain comme on pèse une marchandise, il devient une matière première parmi d’autres et l’être humain un objet remplaçable. On en arrive ainsi à jeter des employés “comme des kleenex” en cas de licenciement économique".

Dans l’économie distributive que La GR a pour but de proposer et d’en débattre, il ne saurait être question de "mélanger dans une même comptabilité la “ressource humaine” avec les moyens de production", le revenu n’y est plus le salaire, ce

"prix auquel un être humain se vend sur le marché du travail, le prix de vente de son temps, de sa force, de son savoir, de ses capacités et de son expérience à une entreprise afin que celle-ci en tire une “plus-value”, ou à un capital pour l’augmenter"…

dans cette économie de partage

"le revenu versé à un individu a pour objectif… de lui donner les moyens de s’épanouir, de développer ses qualités propres et d’exercer au mieux les activités par lesquelles il assume sa participation à la société dont il est membre et qui l’entretient".

Si ces propositions sont encore utopiques, l’illusion, aujourd’hui n’est "pas du côté de ceux qui osent proposer un changement radical dans l’exploitation et le partage des ressources, elle est du côté de ceux qui croient possible de toujours fuir en avant pour ne pas avoir à l’envisager".JPEG - 22 ko

Or cette économie soi-disant verte, qui prétend que commercialiser la nature c’est la préserver, est une telle fuite en avant, dans l’espoir criminel de trouver de nouveaux moyens de “faire du fric” pour quelques uns, au détriment de tous les autres.

 

M.-L. DUBOIN, GR, déc 2012

proposé par mamadomi

rééd° 13 02 14

12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:27

Trop sérieux

La vérité nue, parfois trop sérieuse est-elle, me dit-maître yoda

Ah oui?

Sous vos yeux ébahis, illustrons cette maxime, petits padawans...

Sphynx

Terriers américains nu, chiens hypoallèrgeniques

Chien chinois à crête

Chien nu du Pérou

Xoloitzcuintle, Chien mexicain nu

Dolorès, Ourse du zoo de Leipzig

Harry, cheval nu

Lapin nu

Smoothie , écureuil nu

Spud, le hérisson sans épines

Rat nu

Souris nue

Cinder, chimpanzé nu du zoo de St Louis, USA

Salut cousine!!

Elle est pas belle la vie?

source

Oui, trop de sérieux fatigue parfois, pardon...

et votre dévouée rédactrice qui ne verse pourtant pas dans l'homo comicus avec la légèreté de mouche entêtante, apprécie pourtant d'échapper aussi aux moustiques épuisants... Pour atténuer la cuisson des piqûres de rappel de certaines sagesses et questions sourdes en partage ici-bas, je rappelle que caplibre dispose de quelques billets plus désinvoltes (quoique), notamment une rubrique "hein" en module, mais aussi quelques billets disséminés dont les sujets ardus sont pourtant traités avec résilience voire espièglerie sans limites...

Je vous laisse kiffer...

En voici quelques pistes:

Sagesse exemplaire!

Rasoir, codé et gourmand...

Grand oral

proposé par mamadomi

rééd° du 28 01 14

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 19:00

Anastasia Volochkova

Doctrine taoïste de l'énergie

 

De nos jours, la doctrine taoïste de l'énergie constitue, avec la philosophie, la base même de la médecine, de l'astrologie, de la magie, des arts martiaux, des pratiques sexuelles et de l'alimentation chinoises traditionnelles. L'urbanisme, l'architecture et l'aménagement intérieur des lieux reposent eux aussi sur les principes de cette doctrine.

Elle englobe les éléments suivants:

- Le Wu Chi

- Le Chi

- La force originelle de l'être humain

- Le jeu des énergies du Yin et du Yang

- Les énergies des 3 trésors: la force originelle, la force vitale et la force spirituelle.

- Les énergies et les phases de transformation des 5 éléments: le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau. A cela s'ajoutent les relations avec les diverses fréquences énergétiques, par ex avec les forces naturelles, mais aussi avec les émotions, avec l'nergie sexuelle et les énergies négatives "malades".

- Les méridiens, les conducteurs d'énergie

- Le petit circuit énergétique, comme base du travail énergétique personnel.

Une brève remarque à propos de l'orthographe de "Chi": il existe diverses transpositions des mots chinois et l'on trouve également la notion de "Ki" pour exprimer d'autres formes de cette même force.

Mara Diop

Wu Chi

 

Le Wu Chi, c'est ce qui est sans limite, invisible, sans qualités, c'est le commencement et l'état initial où tout retournera. Le Wu, qui est l'état du non-être, ne pourrait mieux définir le Tao: être empli de néant. Du Wu Chi naît le Wu Wei, l'action dépourvue d'intention, la non-intervention dans le cours naturel des choses.

Agir spontanément, naturellement, sans intention et sans préjugés, telle est la conduite d'un "saint" taoïste.

univers de bouddha

Chi

 

Le Tao est le principe, son effet se manifeste dans le Chi. Il n'existe pas en français de terme susceptible de rendre toute l'ambiguïté du Chi. Le Chi peut être matière ou énergie, quelque chose d'abstrait ou de concret. Le vent, les nuages et l'eau sont des formes concrètes du Chi. Le Chi est considéré comme une force ou une énergie qui anime le cosmos et donc aussi l'être humain: il est la condition préalable à toute existence. Le Chi est considéré comme une force vitale. Le Chi change de forme en fonction de sa densité et de sa fréquence. La métaphore suivante pourra peut-être vous aider: imaginez un diamant taillé dont les facettes reflètent de multiples éclats colorés. De l'intérieur du diamant irradie pourtant une seule et même lumière, comme le Chi, qui, d'après le principe du changement perpétuel, peut prendre les aspects les + variés.

Chaque être humain, chaque pierre, chaque étoile a une densité Chi différente et donc un rayonnement individuel tout à fait variable.

Vous entrez dans une pièce et vous vous sentez bien. L'énergie de la pièce s'accorde avec la vôtre. Si des personnes qui ont de toutes autres vibrations entrent dans la même pièce, elles peuvent transformer la fréquence de la pièce et vous vous sentirez mal. Nous faisons d'instinct des commentaires significatifs: cette personne est "négative" ou antipathique. Mais, en réalité, c'est simplement qu'il émane une autre fréquence énergétique de cette personne; peut-être a-t-elle simplement une énergie + grossière ou + lente que la vôtre, ce qui produit sur vous  un effet désagréable.

Les être humains, les organes, les étoiles et tous les êtres vivants, qu'ils soient d'origine animale ou végétale, ont leurs propres vibrations Chi. Il en va de même des fréquences électromagnétiques de notre monde moderne, des fréquences radio, des rayons X et autres. 

L'on peut mieux contrôler les énergies "connues" et éventuellement nous en protéger, en adaptant par des exercices appropriés ces énergies à la fréquence de notre propre corps.

Un Chi puissant, à l'intérieur de notre corps, nous donne une sensation de chaleur, de vitalité. Quelle que soit la forme sous laquelle il se présente, le Chi stimule toujours en nous des processus corporels, il active par ex la digestion, la désintoxication, la respiration, la circulation du sang ou la propagation des fluides.

Le Chi est l'énergie répartie dans le monde. L'énergie du ciel, de l'univers, du cosmos est une énergie chaude, telle qu'elle s'exprime par ex dans le soleil. L'énergie de la terre est une énergie froide. La terre reçoit et absorbe l'énergie du ciel. 

Le travail taoïste sur l'énergie, que l'on appelle Chi Kung ou encore Qi Gong, tend à harmoniser et à relier entre elles dans le corps humain les énergies du ciel et de la terre, pour parvenir à un état de bien-être et d'équilibre.

Les taoïstes tentent de rassembler autant de Chi que possible en leur centre, par des exercices et par la méditation, pour atteindre à un état de paix intérieure.

Vous ne pouvez pas voir le Chi mais, quand vous l'avez en vous, vous pouvez le sentir. Il donne au corps de la tension et de l'électricité. Lorsque vous avez rassemblé en vous assez de force Chi, il arrive que vous vous réveilliez le matin débordant(e) d'énergie et de vitalité. Un autre jour, en revanche, vous arriverez tout juste à ouvrir un oeil. Vous pouvez combler un manque de Chi par le mouvement ou en faisant des exercices appropriés sur "la force du centre" et le "travail de l'énergie".

Pour bien comprendre la fonction du Chi, il convient de ressentir son action dans notre corps. Le Chi le traverse selon des schémas précis. Nous sommes entièrement quadrillés de conducteurs d'énergie, que nous appelons les méridiens. Le Chi emprunte ces voies-là.

Quand l'énergie cicule librement à travers ces "canaux", le corps est animé d'une force vitale qui nous donne une sensation de bien-être. Lorsque ces conducteurs sont bouchés ou bloqués, la force vitale circule peu ou pas, ce qui peut provoquer des maladies.

La circulation du Chi peut être fonction des états d'âme, des pensées et des sentiments, de l'énergie à un certain moment de la journée, du temps et de nombreux autres facteurs.

La force originelle de l'homme

 

La force originelle de l'homme est une forme du Chi. Elle nous est donnée à notre naissance, c'et une forme de notre essence vitale. Cette force est déterminée par la constitution de nos parents, par notre patrimoine génétique ainsi que par le moment et les circonstances de notre conception

C'est pourquoi il importe de concevoir les enfants dans les meilleures conditions possibles.

Si, lors de la procréation, les parents (ou l'un d'entre eux) ont bu de l'alcool ou absorbé des drogues, la qualité et la quantité de force originelle que le futur bébé recevra peuvent s'en ressentir.

Cette force originelle peut être comparée à l'énergie contenue dans une pile que l'on peut recharger, et le Tao nous apprend à ménager cette force précieuse. Un certain type d'exercices, une alimentation particulière, une respiration appropriée et la pratique de la méditation peuvent contribuer jusqu'à un certain point à la recharger.

On peut aussi la comparer à un compte en banque. Un homme a peu d'argent, mais il réussit à épargner. Partant de peu, il pourra finir avec une certaine somme d'argent. Il se peut en revanche qu'un autre, qui aurait hérité d'une fortune, ait tôt fait de la dilapider.

La force originelle n'est pas illimitée. C'est notre force motrice, celle qui active et conserve les fonctions des organes et des glandes. La force originelle est la base du Chi des reins et de la puissance sexuelle.

à suivre ...

Maitreyi D. Piontek, Le Tao de la femme

proposé par mamadomi

rééd° du 03 09 13

10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 20:40

wishing well

http://files.fluctuat.net/images/s/u/summer-arte.jpg

Mais c'est quoi ce charabia?

ben oui, le blog ne permet pas de lire directement cet arbre généalogique,

- ci-dessous... mais je tiens pourtant à vous le livrer...

c'est pourquoi je vous invite à le glisser dans un onglet à sa taille réelle,

ou encore de cliquer ctrl + pour actionner la loupe sur votre écran

(puis ctrl - pour le retour à la normale)

ou encore en pied de page ici

vous verrez, ça vaut le détour... et quelques réflexions se posent...

pour ne pas dire s'imposent, dans un sourire...

en attendant la fin de l'hiver morose, souhaitons-nous

le temps de la résilience, un futur:

http://files.fluctuat.net/images/s/u/summer-of-love.jpg 

Jesus, Mohamed, Abraham and Moses are relatives

jésus mohamed abraham et moïsehttp://files.fluctuat.net/images/s/u/summer-arte.jpgdieu existe, dieu n'existe pashttp://files.fluctuat.net/images/s/u/summer-arte.jpghttp://sosduneterrienneendetresse.s.o.pic.centerblog.net/e1jgnxbd.jpg

      proposé par mamadomi

rééd° du 07 07 12

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:32

Sous pression

 

 

A l'automne 2012, la chronique économique [*] quotidienne de Dominique Seux, par ailleurs journaliste aux Échos, dans la matinale de France-Inter, était titrée:

"Les États-Unis proches de l’indépendance énergétique".

En fait, c’était prétexte à la promotion de cette richesse qui dort sous nos pieds, en France: les huiles et gaz de schiste. Une idée revenue dans l’actualité avec la publication du Rapport Gallois et sous la pression des intérêts industriels et financiers de notre pays, que les risques pour la santé de nos concitoyens et les conséquences pour notre environnement n’émeuvent guère. Lassé de cette injonction médiatique dès le petit matin, et stupéfait par les raccourcis de la chronique, j’ai interpellé le chroniqueur et le média en adressant un courriel à la rédaction de la matinale de France Inter, sans réponse bien entendu. En voici le texte. Deux renvois à des extraits hors texte permettent de citer exactement les propos du chroniqueur.

 

Bonjour,

On ne peut reprocher à Dominique Seux son positionnement idéologique. Le chroniqueur des Echos peut même parfois paraître timoré si on le compare à son illustre prédécesseur [J-Marc Sylvestre] dans la matinale. D’ailleurs, on n’attend pas du journal Les Echos qu’il défende les points de vue d’économistes hétérodoxes. Malheureusement, on ne l’attend pas non plus de France Inter, même si Bernard Maris tente parfois de donner le change.

 

Mais, j’ai eu le sentiment que Dominique Seux avait rédigé sa chronique sur un coin de table, sans un minimum de sérieux. J’ai d’ailleurs relu le texte dans les Echos.fr pour être sûr d’avoir bien entendu.

Extrait I: "Les Etats-Unis doubleraient l’Arabie Saoudite autour de cette date-là [2020]. La raison en est double.

•1. des économies d’énergie, notamment dans les transports, et là tout le monde applaudit.

•2. les pétroles et gaz de schiste, et là les avis sont évidemment plus partagés".

[À propos du 1er §, voir extrait 1] Que les Etats-Unis puissent un jour devenir auto-suffisants en ressources d’hydrocarbures fossiles ne devrait étonner personne. J’ai appris à l’école, à la fin des années 1950, que ce pays s’assurait des approvisionnements essentiellement extérieurs en pétrole pour préserver ses propres ressources. Vient le jour, + de 50 ans + tard, où la stratégie change, à la fois pour des raisons géopolitiques, quand on ne peut plus prétendre être le seul gendarme du monde, et parce que les ressources extérieures s’épuisent et finissent par coûter cher.

Donner comme explication

•1: ” les économies d’énergie, notamment dans les transports”, je ne comprends pas du tout le raisonnement. La consommation d’essence et de gazole n’a pas diminué dans des proportions qui permettraient de se passer à terme des importations sans le recours à d’autres sources. Sur l’explication

•2: ”les pétroles et gaz de schiste”, Dominique Seux admet que les avis sont plus partagés et il développe un peu le sujet dans les paragraphes suivants. [Sans fournir les proportions de pétrole et de gaz issus de la fracture hydraulique à partir de 80.000 puits forés sur le territoire, par rapport aux hydrocarbures conventionnels exploités. Mais le gaz serait désormais 2½ x moins cher qu’en Europe]. En effet, les avis sont très partagés! Alors, quel intérêt présente ce premier chapitre de la chronique, si ce n’est promouvoir l’idée d’un nouvel âge d’or avec ces hydrocarbures dits non conventionnels, en dépit de leur dangerosité?

 

- Au 4ème § [voir extrait II]: “ On ne peut pas à la fois baisser la part du nucléaire, diminuer les émissions de CO² et refuser toutes les recherches”. Mais il ne s’agit pas de refuser toutes les recherches, il s’agit seulement de refuser celles qui sont aussi dangereuses qu’inutiles au vu des objectifs: les gaz et huiles de schistes sont des hydrocarbures fossiles dont la combustion dégagera au moins autant de CO² que le pétrole et peut-être autant que le charbon si on tient compte des conditions d’exploitation. D’autre part, les fuites de méthane constituent également un facteur très aggravant de l’effet de serre. Ce sont donc des investissements inutiles qu’il vaut mieux consacrer aux recherches sur les énergies renouvelables.

Extrait II : "Mais en France, certaines voix, y compris de gauche, poussent pourtant François Hollande à rouvrir le dossier. Oui, il y a Claude Allègre, mais disons que le simple énoncé de son nom provoque généralement des boutons chez certains. Il y a aussi Louis Gallois. Il en parle dans son rapport. Il y a aussi Michel Rocard. Il y a aussi le scientifique J-Louis Etienne. Ceux-là, et ils ont raison, disent que la décision du gouvernement de fermer purement et simplement le dossier a peu de sens s’il s’agit seulement d’avoir le soutien des verts [à noter que la même chronique dans Les Echos est titrée: Gaz de schiste: M. Hollande, libérez-vous des verts!]. On ne peut pas à la fois baisser la part du nucléaire, diminuer les émissions de CO² et refuser toutes les recherches. Si on ne veut pas exploiter, il faudrait au moins explorer pour savoir ce qui se trouve dans le sous-sol français et chercher de nouvelles méthodes moins contestées".

Si ce peu de rigueur passe inaperçu, ce n’est ni à la gloire du chroniqueur ni à celle du média qui véhicule le propos. Mais on est si peu regardant dans la bataille idéologique!

 

Cordialement, Guy Evrard

On peut supposer que les géologues connaissent suffisamment le sous-sol de notre pays pour avoir déjà une bonne idée de ce qui s’y trouve. Faisons leur donc confiance pour continuer d’améliorer leur savoir au moyen de techniques qui nous mettent à l’abri de la fracturation hydraulique. Si, pour préciser le contenu de la roche mère et appréhender l’intérêt éventuel de son exploitation, des forages sont nécessaires, alors ce serait mettre le pied à l’étrier vers cette économie du risque que nous dénonçons. Et la réponse doit bien être politique, càd l’expression d’un choix démocratique dans lequel les citoyens ont le devoir d’intervenir. Dans cette hypothèse, nous attendons toujours la démonstration de la capacité des médias à réellement favoriser l’expression démocratique.

 

G. Evrard, GR, déc.2012 

 

[*]On pourra retrouver le texte intégral de cette chronique aux liens suivants : 

http://www.franceinter.fr/emission-... 
http://blogs.lesechos.fr/dominique-...

Incitations aux gaz

France 122 hab/km² (zones inhabitables incluses)

 vs Patagonie, moins de 4hab/km²: forage de gaz de schiste

proposé par mamadomi

rééd° du 27 01 14

8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 16:04

Précédemment

 

Typologie de l'attachement

 

Tout le monde n'apprend pas à aimer de la même manière. Dès les 1ers mois de la vie, de nombreux éléments vont constituer pour chacun des styles différents d'attachement: présence ou absence de la mère, du père, constitution du triangle parental, mais encore frères, soeurs, famille close ou ouverte... autant de figures de l'attachement + ou moins prégnantes, qui structurent différemment chaque monde sensoriel et imprègnent diversement chaque mémoire. Dès ses 12 mois, on peut dire que l'enfant est imprégné d'un "tempérament", au sens américain du terme, càd par un caractère, une expression particulière de ses émotions.

Dmitri Brodetsky

A ce stade, 65% environ des enfants ont des attachements sécures. Pour illustrer cette idée, considérons à présent une autre expérience. On place un bébé seul avec sa mère dans une pièce. Sa présence, qui le rassure, le laisse libre de jouer et d'explorer son petit monde. Rentre alors une inconnue, tandis que la figure familière sort de la pièce.

Quelle stratégie comportementale va-t-il mettre en place face à la figure étrangère?

- Nous pouvons observer que 65 à 70% des enfants, désorientés, tâchent cependant de trouver une solution à leur inévitable sentiment de perte. Ils vont alors "faire du charme" à l'inconnue, une offrande, un sourire, auxquels elle ne peut résister.

- Pour 20 à 25% d'entre eux, l'orage est intérieur même s'ils gardent leur calme, sans essayer de créer le lien avec l'inconnue.

- Enfin, 10% des enfants observés se mettent à pleurer et demeurent inconsolables,

- et 5% manifestent un attachement confus et savent difficilement aimer et se faire aimer, il faut savoir que rien n'est jamais perdu. Je me refuse à écouter ceux qui me disent que cet enfant est "fichu", qu'"on n'arrivera à rien avec lui", comme je l'ai parfois entendu! Cela exige parfois d'être un véritable "virtuose du lien" pour parvenir à les toucher et modifier leur relation à autrui, mais on peut toujours leur réapprendre une manière d'aimer.

 

Boris Cyrulnik

Nicoletta Ceccoli

proposé par mamadomi

rééd° du 29 04 13

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 19:23

6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 21:07

Mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants?

Nous aimerions que nos enfants ne pleurent pas "pour un rien", qu'ils ne se mettent pas en colère parce qu'on leur refuse quelque chose ou parce que l'on a l'outrecuidance de leur proposer de changer leur couche pleine.

Nous aimerions que nos enfants soient + coopérants, qu'ils s'habillent quand on le leur demande, qu'ils viennent à table en même temps que tout le monde qu'ils aillent se coucher volontiers, qu'ils rangent leur chambre, qu'ils mettent leur manteau au crochet prévu à cet effet et leurs chaussures l'une à côté de l'autre dans le placard.

Nous aimerions qu'ils soient calmes et sages qu'ils ne courent pas partout en hurlant, qu'ils s'asseyent tranquillement sur leur chaise pour prendre leur repas, mangent rapidement, proprement et avec leur fourchette tout ce qu'il y a dans leur assiette, boivent sans renverser leur verre ni faire à table des expériences de physique sur la conservation des volumes...

Nous aimerions que nos enfants ne soient pas des enfants!

illustrations de Karin Taylor

Seulement voilà, ce sont des enfants! Ils sont dans leur rôle d'enfant quand ils sortent tous les jouets, marchent pieds nus sur le carrelage, se réveillent à l'aube pour jouer, crient leur excitation à perdre haleine, se cachent dans les placards et se coursent à travers le salon ou même salissent la cuisine avec leurs bottes pleines de boue.

Honnêtement, ne serions-nous pas un peu mal à l'aise devant eux s'ils se comportaient tout le temps comme des adultes en miniature, bien rangés, bien policés? Après quelques minutes d'admiration empreinte d'envie, nous serions vite effarés par leur manque de naturel.

Mais il faut le dire clairement, les besoins des parents et des enfants sont carrément opposés.

La plupart des parents aiment les espaces ordonnés, apprécient le silence et les paroles mesurées, rêvent de calme et de grasses matinées.

La grande majorité des enfants est à l'aise dans le + grand désordre, adore le bruit et se lève à l'aube, particulièrement le dimanche et les jours fériés. Les autres jours, c'est + difficile!

 

Reconnaissons-le, la situation est forcément conflictuelle et complique la relation. Dès lors que nous ne prenons pas la mesure de ce décalage, la compétition de besoins risque de faire rage. Dans ces jeux de pouvoir, il y a un gagnant, mais aussi un perdant. Et à dire vrai, sur le plan de a relation, il y a forcément 2 perdants. Comment se sentir sincèrement apprécié par quelqu'un qui nie vos besoins? 

Être parent, c'est certes accepter de mettre de côté pour un temps ses besoins propres pour satisfaire ceux de ces êtres vulnérables. Mais ce n'est ni simple, ni facile. Une jeune mère me confiait, désespérée, se sentir parfois à bout, au point d'être tentée de frapper. Elle en était proprement stupéfaite, elle ne s'y était absolument pas attendue. Avant sa maternité, elle considérait les enfants comme des êtres merveilleux et parfaits qu'elle ne cesserait d'admirer... Après, elle se surprenait à être exaspérée par leurs comportements, à les détester.

Oui, ils nous font enrager, sortir de nos gonds. Tous les parents en bavent... à moins qu'ils n'en fassent baver à leurs enfants.

Selon les âges, les nuits sont entrecoupées de tétées, pipis au lit ou cauchemars. Le jour, les petits demandent une attention constante, les + grands se chamaillent... Impossible de s'absorber dans un roman, de téléphoner au calme à une copine, de se prélasser au lit le matin, ni même de faire pipi tranquille. Vivre avec un enfant est réellement éprouvant. Si nous le reconnaissons pas, nous accumulerons infailliblement de la rancune que nous projetterons sur lui à la moindre incartade:

"Tristan, tu es insupportable!"

Voire:

"Qu'est-ce que j'ai fait pour avoir un enfant pareil!"

Être parent est une occupation à plein temps, 24h/24. Si certains ont une coupure de 8, 10heures en allant travailler, ils retrouvent leur tâche en rentrant. C'est reposant d'aller au bureau, on y est reconnu, considéré, on est entre adultes, pas de cris, de pleurs ou de bagarres... On peut souffler un peu.

Les mères au foyer n'ont pas cet espace

pour s'évader et se ressourcer.

Oui, le travail est souvent ressourçant, sauf s'il n'est pas choisi, bien sûr. Dans l'exercice de son métier on se sent compétent, valorisé, ne serait-ce que par les discussions avec les collègues... on se recharge de confiance en soi. [dans l'idéal]

Si nous ne reconnaissons pas nos besoins, frustrés d'éléments essentiels à notre propre développement, il est probable que nous aurons du mal à donner à nos enfants ce dont ils ont besoin. C'est donc un devoir parental que d'écouter et reconnaître ses propres besoins, de prendre les moyens de les satisfaire autant que faire se peut.

S'il y a conflit de besoins, la compétition n'est pas notre seule option. La coopération est toujours + efficace à long terme. Cette dernière exige l'expression authentique des besoins de chacun et le respect mutuel. Reconnaissez leurs besoins et affirmez les vôtres.

Après la toute petite enfance, où leurs besoins passent forcément en priorité, négociez! Les fameuses limites qu'il faut mettre aux enfants sont celles imposées par vos besoins.

"JE désire manger en paix, comment peux-tu faire pour protéger mon temps de dîner?"

sera plus efficace que

"Tais-toi, tu es vraiment insupportable."

Ils ne veulent pas se coucher? Signifiez-leur que de toute façon c'est maintenant l'heure des parents et que vous ne vous occupez plus d'eux. Inutile de menacer, gronder ou punir, protégez simplement vos besoins.

superbes illustr.de Karin taylor

Il est important

- de se reposer pour ne pas courir à l'épuisement,

- de se ressourcer pour être disponible,

- de partager les tâches à égalité avec son conjoint pour ne pas accumuler de rancoeur inconsciente,

- de reconnaître -et faire reconnaître frustration- et colère en soi quand l'autre n'est pas là pour assumer sa part, que ce soit empêché par obligation extérieure, par refus pur et simple ou pour motif de divorce.

Quand le parent ne reconnaît pas ses émotions, la tentation est forte de les projeter sur les enfants. C'est leur faire porter ce qui ne les concerne pas.

Patricia a élevé seule ses 2 enfants. Préoccupée par le manque de père, elle a voulu "compenser" auprès d'eux et a redoublé d'attentions. Une autre réalité lui a sauté aux yeux dès qu'elle a un peu réfléchi à la question: un homme lui manquait à elle. Elle en avait longtemps refusé la conscience, projetant ce manque sur ses fils, et redoublant d'attentions compensatrices à leur égard. Aujourd'hui, elle a bien du mal à les rendre autonomes. Ils manquent de confiance en eux et restent très dépendants d'elle.

Une mère, aussi attentive soit-elle, ne remplacera jamais un père. Ce n'est pas son rôle. Les enfants n'attendent pas d'elle qu'elle efface le manque, mais qu'elle les écoute dans leurs émotions, et qu'elle ne cherche pas à évacuer les siennes! Attentive à ses propres besoins, Patricia aurait laissé ses enfants grandir + librement. Elle aurait peut-être même rencontré un homme avec lequel reconstruire un couple, une famille. Ce dernier aurait pu faire fonction de papa, être l'élément masculin équilibrant dont avaient tant besoin ses fils...

Ecouter ses propres besoins n'est pas se comporter en égoïste. C'est prendre la mesure de la situation et tenter d'y répondre de manière appropriée. En général, tout le monde y trouve son compte.


I. Filliozat

proposé par mamadomi

rééd° du 12 01 14

Published by mamadomi - dans s'éduquer
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