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  • : lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
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T'entends quoi?

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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
la demande d'adhésion n'aboutit pas à cause
du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
"un ETAT observateur
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alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

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attention Printemps de Bourges en observation

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pédagogie, pourquoi craindre Hadopi
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Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 12:28

Barre violette

Le propre d’un fait de société est d’affecter aussi bien la sphère publique que la sphère privée. Cette évidence ne semblait pas partagée, un soir de décembre 2011, dans une école d’ingénieurs, par une conférencière qui avait choisi de traiter du “gaspillage alimentaire”.

Selon cette dame, par ailleurs fort bien documentée, le gaspillage alimentaire est le fait de la légèreté coupable d’un certain nombre de nos concitoyens qui ont coutume de se débarrasser d’excédents de nourriture alors que, sur "le trottoir d’en face", des déshérités meurent de faim. La conclusion vint d’elle-même: cessons de jeter inconsidérément des produits de 1ère nécessité, faisons l’effort de "traverser la rue" et accomplissons notre devoir de solidarité en partageant nos biens excédentaires.

Convenons-en: la vision est juste mais un peu courte.[nécessaire mais pas suffisant]

Certes, ce gaspillage-là existe. Il a pris de l’importance depuis que la machine économique a su produire en abondance, et bien au-delà des besoins élémentaires de tout un chacun, des biens alimentaires, qui ont envahi les étals des marchands, mettent de nombreux produits à la portée des foyers les + modestes.

Et la conférencière de préciser: l’opération se fait en 3 temps.

1er temps: on remplit à ras bord le réfrigérateur ou la tête de gondole.

2ème temps: on découvre que certains produits ont dépassé la date de péremption.[n'importe quoi, souvent d'ailleurs c'est une date limite de consommation idéale en terme de qualité gustative, ou de texture!]

3ème temps: on jette ces produits.

Qui ne se souvient cependant que, dans notre pays, ce gaspillage à la consommation a d’abord eu pour auteur l’État lui-même? Dans les années 30, en effet, en pleine récession économique, des lois ont été promulguées selon lesquelles la dénaturation ou la destruction de produits alimentaires s’avérait, disait-on, indispensable en raison de la surproduction: blé passé au bleu de méthylène, lait répandu dans les caniveaux, vignes arrachées, pièces de bétail abattues...

Ces lois n’ont jamais été abrogées.

Et telle commission de Bruxelles en a pris le relais, avec une autre efficacité et en toute impunité. Il suffit, par ex, de stocker des milliers de tonnes de beurre, puis de les déplacer, pour qu’elles deviennent, suite à cette opération, impropres à la consommation

 

Bref, le gaspillage à la consommation est une réalité qui relève non seulement des individus mais aussi, et avant tout, des pouvoirs publics. Et à une échelle beaucoup + importante!

Laissons notre conférencière à ses préoccupations alimentaires et jetons un regard du côté des produits industriels pour constater que le gaspillage à la consommation dépend directement du gaspillage à la production. Prenons l’ex d’une machine à laver, le linge ou la vaisseller peu importe, l’expérience de ces dernières années nous rappelle que l’on sait fabriquer une telle machine pour que sa durée d’usage soit de 10ans. Notre expérience récente nous enseigne que, désormais, les pannes surgissent peu après 5 années d’utilisation.

L’entente entre fabricants a joué en faveur

de la réduction des durées d’usageet ce, au détriment du consommateur.

 

La conclusion tombe d’elle-même: construite 2x en 10 ans, la machine à laver récente a sensiblement fait appel à 2x plus de matières premières, d’énergies et d’heures de travail que la machine construite pour une durée de 10 ans.

Pour l’anecdote, rappelons que ce gaspillage à la production date de la toute fin du XIXème siècle. En 1895, un voyageur de commerce américain du nom de Gillette, découragé devant la difficulté d’écouler le rasoir “coupe-choux” qui se transmettait de génération en génération, imagina un rasoir dont la lame ne devait servir qu’une seule fois. Ce trait de génie lui valut le nom de King Gillette >… et la fortune. Par la suite, les portes du jetable et de la réduction de la durée d’usage furent progressivement ouvertes.

La production ralentit-elle en raison de la mévente?

- Qu’à cela ne tienne: réduisons les durées d’usage et l’économie retrouvera sa vigueur.

Mais quel gaspillage, chère Madame!

À propos, qu‘en pensent les partisans d’un développement durable ou d’une quelconque décroissance? Pourquoi n’évoquent–ils jamais cette réalité?

"C’est le prix à payer pour notre liberté"

répondent-ils lorsqu’on les interroge. Chère liberté ou liberté très chère?

Le débat est ouvert [*].

R. POQUET, GR, févr 2012


[*]Ndlr: Pour commencer ce débat, il nous semble qu’il ne faut pas confondre ceux qui utilisent le terme “durable” pour mieux vendre, avec ceux qui défendent une a-croissance, refusant la croissance obligée qu’impose le capitalisme.

Barre violette

Barre violette

proposé par mamadomi

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commentaires

mamalilou 22/01/2013 18:24

à l'attention de Gilles
Big Bill Haywood en 1917:
" Quand vous êtes un clochard sans même une couverture ; quand vous avez dû quitter femme et enfants pour aller chercher du travail dans l'Ouest et que vous ne savez plus depuis où ils se trouvent
; quand vous n'avez jamais pu conserver un travail assez longtemps pour obtenir le droit de vote ; quand vous êtes obligé de dormir dans un dortoir crasseux et sombre et que vous devez vous
satisfaire de la nourriture pourrie qu'on peut vous y donner ; quand les policiers trouent vos gamelles en tirant dessus et renversent votre brouet par terre ; quand votre salaire est amputé chaque
fois que le patron estime qu'il doit le faire ; quand il y a une loi pour les riches et une autre pour les pauvres ; quand tous ceux qui représentent la loi, l'ordre et la nation vous oppriment en
permanence et vous envoient en prison sous les applaudissements et les encouragements de tous les bons chrétiens; comment pouvez-vous espérer que l'on soit patriote ?"
comment pouvez-vous espérer le respect de convenances...

Gilles 21/01/2013 18:37

Bonjour,
Je vois que nos propos sont divergents... Tu peux m'attaquer sur la base de mes propos et démembrer tous mes arguments... Ton message est compris.
Je persiste à dire que tout ce que tu avances est inapplicable, car il y a une donnée fondamentale totalement corrompue : l'être humain...
Sur le papier tout est beau et confondant de justesse, mais l'homme das sa splendeur atavique souille cela... toutes ces ONG "humanitaires" qui détournent les fonds à leurs propres fins, à leurs
logistiques, pour redistribuer dans une opacité exemplaire n'est pas un cas isolé... Ces gens qui non d'être assisté mais gueulent qu'ils en veulent plus ne sont pas des cas isolés... ces gens qui
trainent la patte pour se prendre en charge et attendent de l'état ou du sentiment chrétien pour vivre à l'ombre de leur misère ne sont pas des cas isolés...
tu l'as dit, après avoir vu ces gens, parlé avec ces gens, essayer d'aider et de comprendre j'ai renoncé... m'étant trouvé au fond du gouffre, me vidant de mon sang et de ma substance, abusé par
ces organismes d'état comme si j'étais un esclave, j'ai compris. compris qu'il 'y a rien à attendre d'autrui. Compris que si tu asoptes cette attitude infantile de dire "donner moi ce que je veux
et non ce que j'ai besoin" est aussi arrogant que celi qui décide de ce qui est bien pour les uns et les autres...
Je ne crois plus en l'humain. Celui qui ne fait pas d'effort, qui exige, qui rejette ses responsabilités sur autrui n'est qu'un faible. Je refuse d'aider ces gens là qui tuent la société, la
souille...
Au Japon, pays volontaire, il y a un proverbe : celui qui ne travaille pas, ne mange pas... j'adhère à cela... dans la nature, aucun animal ne survit s'il ne lutte pas, excepté sas doute les
parasites... alors choisissons notre statut "parasite" ou pas...
nous détruisons notre environnement, nous souillons nos sols, nous gaspillons sans compter, alors nous sommes comme des parasites...
c'est un fait qu'on accepte ou pas...
je ne donne plus... j'ai donné... sans rien attendre... et j'ai réalisé que plus tu donnes, plus on exige que tu donnes. il n'y a pas de limite... je l'ai vécu et j'en suis sortis... la seule
personne maintenant qui a droit a mon entier sacrifice est ma femme... le reste ? ce n'est pas important... je crois comprendre tes acquis et tes aspirations;.. tu es une reveuse, ce genre
d'utopiques qu'on a vu pendant les années baba cool... pantalon pat'def et fleurs dans les cheveux... la nature de l'homme est ce qu'elle est, à toi de l'accepter...
J'arrête de venir ^polluer ton site, puisqu'il semble que ce soit l'effet que je te fait... Je ne pense pas t'avoir attaqué une seule fois sur le pla perso... sinon j'en suis le premier désolé.
bonne continuation dans ton utopie.

mamalilou 21/01/2013 22:37



"Je vois que nos propos sont
divergents"...


c'est bien que tu dises "je vois que"


dans le fond, ils ne divergent pas, dans l'attitude face à ce qui est observé, la façon de
mettre en corrélation les éléments qu'on observe, oui, sans doute que nos attitudes divergent et mènent à des formulations différentes de ce fond commun


 


"Tu peux m'attaquer sur la base de mes propos"


pourquoi le terme "attaquer"? et surtout t'attaquer toi?


pourquoi dérives-tu de l'objet au sujet? le contenu, l'observation, les déductions, ce n'est
pas toi, c'est ce que tu fais, ce que tu dis... tes propos ne sont pas une base d'attaque de ta personne, tes propos sont examinés pour ce qu'ils sont. si je dis qu'en regard de ce que tu
exprimes des faits a posteriori, l'altruisme n'en est pas, ce n'est pas pour te critiquer toi, si tu as eu une démarche altruiste au départ, l'amertume que tu as retirée de ton expérience réduit
la durée de celui-ci, dès lors que l'altruisme devient regardant ou amer, il n'est plus de l'altruisme, mais une volonté (qui dit que ce n'est pas sain?!) de donner à sa façon, et de décider de
ce qui est utile à l'autre (qui dit qu'il est légitime de s'ingérer dans les choix de priorités de vie de l'autre, particulièrement quand il doit tendre la main? réfléchissons à ce que signifie
de profiter de la faiblesse de l'autre pour lui imposer une conduite, l'autre est un adulte, bon sang!)


 


"et démembrer tous mes arguments"


je peux comprendre que ce que tu considères comme argument te soit cher, mais il t'est
possible d'accepter qu'ils ne soient que le fruit d'agencement de déductions fantaisistes, dans l'utopie du "je sais tout de la vie, je sais ce qui est bon pour moi et donc pour les autres, ça
marche pour moi, donc ça marche pour les autres, ce que j'ai vécu me donne la légitimité de généraliser à l'ensemble, à cheval donné etc..." c'est très structurant, mais si je ne partage pas
cette assemblage comme étant une vérité, puis-je me permettre de me contenter d'une pétition de principe? au nom de quoi je me permettrais de ne pas te dire en quoi je ne suis pas en accord avec
tes déductions? et surtout à quoi rimerais de présenter une opposition sans proposition?


 


"Ton message est compris."


vraiment? ce que je lis ici, ne me laisse pas penser cela


 


"Je persiste à dire que tout ce que tu avances est inapplicable, car il y a une donnée
fondamentale totalement corrompue : l'être humain..."


et tu trépignes aussi? lol je chicane


il ne sert à rien d'affirmer sans entrer dans l'explication, ça ne vaut rien Gilles, ce type d'opposition relève du fantasme de toute puissance infantile, toi qui parles d'utopie comme d'une
vanité... alors que, du reste, l'utopie précède chacun de nos projets, l'agence, le structure, lui donne du corps, tandis que notre pragmatisme vient lui donner forme ...


qu'est-ce donc que ce désespérant être humain que tu sembles déjà dépeindre? tu veux dire, tu es un être humain désespérant, tu le connais bien et tout le monde est comme toi? lol je chambre...



"Sur le papier tout est beau et confondant de justesse, mais
l'homme das sa splendeur atavique souille cela...toutes ces ONG "humanitaires" qui
détournent etc..."


je répète le
contre-argumentaire de base: et alors? compte-tu jeter le bébé avec l'eau du bain? justifier l'inertie par les exactions des marges? à ce compte-là tu donnes un blanc seing à tous les truands,
resquilleurs, profiteurs et autres terroristes, l'ami, en as-tu conscience? tu opposes le fatalisme défaitiste à ce que tu appelles de l'utopie? te sentiras-tu seulement mieux quand tout le monde
aura baissé les bras à ton idée? le monde s'en portera-t-il mieux? je te l'ai déjà dit, si tu as fait ton dû, que ça t'a fatigué, reconnais que tu peux passer la main, sans perdre ta dignité
d'humain...


 


"...etc...ces gens qui trainent la patte pour se prendre en charge
et attendent de l'état ou du sentiment chrétien pour vivre à l'ombre de leur misère ne sont pas des cas isolés..."


je raccourcis le détail de tes tentatives de faire passer pour majoritaires les "cas pas si isolés, non détaillés, en vrac, sans justifier, sans exemples précis, comme si cela relevait déjà d'une
étude pointue... ce procédé reste fallacieux Gilles. je t'ai déjà épinglé sur ce point, ça ne prend pas avec tout le monde ce type de généralisaton abusive et d'inversion de proportion à dessein,
on peut argumenter sainement, ça ce n'est pas sain, c'est un procédé qui pervertit la réalité dans sa description, et ne permet pas de construire du vrai par un débat. tu falsifies les éléments
d'observation.
 


" Compris que si tu asoptes cette attitude infantile de dire "donner moi ce que
je veux et non ce que j'ai besoin" est aussi arrogant que celi qui décide de ce qui est bien pour les uns et les autres..."


"ce dont j'ai besoin, non ce que vous voulez me donner"!! c'est toi
qui donnes, c'est toi qui as le pouvoir, la main, la volonté!!!


m'enfin! ton inversion de valeur te confond!


c'est comme si tu trouvais infantile de manifester, de pétitionner, de demander une augmentation à ton patron, c'est absurde!


et ce faisant tu adoptes une attitude infantile à ton tour, te dire "donnez-moi l'attitude que je valide, celle dont j'ai besoin pour me sentir en estime de moi, me dire que j'ai raison, que la
vie m'a appris quelque chose, donnez-moi l'envie d'avoir envie de vous donner, que je puisse appeler cela de l'altruisme, montrez-moi qu'il n'est pas possible qu'on soit intelligent et
nécessiteux, ça dépasse mon entendement, si on est nécessiteux c'est qu'on a besoin de s'entendre dire ce qui est bien et ce qui ne l'est pas" n'est-ce pas plus arrogant d'avoir le pouvoir et de
dicter, que d'être pauvre et d'avoir sa fierté, l'ami? vraiment, tu as le pli pour inverser les valeurs.


Disons qu'à arrogance égale, tu imagines que tu es meilleur que celui qui est nécessiteux. mais si tu ne vas pas vers lui, tu n'es pas meilleur, et si tu vas vers lui en le méprisant ainsi, tu
n'es pas meilleur. Qu'as-tu besoin de te trouver meilleur? tu sais mieux que personne que c'est chacun son tour, que ça tombe sans prévenir parfois... Et d'ailleurs, si c'était lui qui faisait le
pas de réclamer, tu le traiterais de mendiant... déterminer qu'il y a des statut ou on ne peux pas demander, ou on doit prendre ce qu'on donne... c'est pas loin du système de caste ça...


crois-tu que parce que tu aurais l'attitude idéale, ça te donnerait le droit d'imposer la conduite à autrui? tout au plus la lui suggérer, oui, ça c'est juste ce qu'il faut... indiquer, proposer,
suggérer et laisser l'autre libre de disposer.


je te rappelle que le nécessiteux, ne va pa te solliciter chez toi, c'est toi qui vas vers lui, il ne t'a pas demandé de choisir pour lui, il accepte juste tout ou partie de ce que tu lui
proposes, et il sait très bien voir ta mauvaise volonté dans les choix que tu te permets de faire pour lui, et l'opportunité que peux avoir son "protecteur" du moment, à essayer de lui insuffler
sa culture, sa vision, ses choix, être pauvre ne signifie pas être aveugle.


 
"Je ne crois plus en
l'humain."


la belle affaire, tu y as cru donc? croire en dieu, en l'humain, en la nature, en la
vérité... est-ce que ça les empêche d'exister?


tu t'es lassé, tu passes la main, pourquoi décourager les autres? pourquoi? pas assez
récompensé de tes actions, tu veux punir? punir qui, les suivants pour les supposés fautes de ceux auxquels tu auras eu à faire? des questions se posent....


enfin, quand je dis "tu", tu auras compris que ça vaut pour tous ceux qui suivent ce
raisonnement, hein, il ne s'agit pas de te considérer comme une exception, un mauvais ex, ce sont des assertions et allégations qui ne t'appartiennent pas en propre, nombre de gens fonctionnent
selon ce raisonnement, "en protection"... je préfère préciser, afin que tu ne prennes pas encore ça pour une attaque personnelle. Je réponds à tes commentaires de posture par une posture.


 


"Celui qui ne fait pas d'effort, qui exige, qui rejette ses
responsabilités sur autrui n'est qu'un faible."


qui ne fais pas d'effort? qui juge des efforts que tu as fait ou non toi? tu ne fais pas
l'effort de comprendre, tu exiges qu'on te paraisse moins arrogant ou "attaquant" ou "structuré dans ses contre-argumentation", tu rejettes la responsabilité de l'échange entre celui qui reçoit
et celui qui donne, sur celui qui reçoit, es-tu un faible alors?


 


"Je refuse d'aider ces gens là qui tuent la société, la
souille..."


personne ne t'oblige! ton refus d'aider et d'encourager ceux qui veulent aider, et n'attendent pas d'être parfaits pour bien faire, ne souille-t-il pas la société tout autant?


 


"Au Japon, pays volontaire, il y a un proverbe : celui qui ne
travaille pas, ne mange pas... j'adhère à cela..."


sur ce point nous différons dans l 'acception du mot travail


et dans le respect de la capacité


je ne pose jamais d'assertion non circonstanciée, Gilles, tu vois pourquoi?


un cliché un, "le japon pays volontaire" réduit à un proverbe... ah non  Gilles, quel procédé éculé, dérisoire, vain! 


- parce qu'un enfant ne peut travailler, c'est ballot hein, mais s'il doit mourir avant d'être apte à travailler, travailler au lieu de nourrir ses aptitudes à l'étude avant de travailler aussi,
mais avec des spécificités utile à chacun


- parce qu'un handicapé n'a pas à être euthanasié, qu'il le soit de naissance ou suite à un accident, 


- parce qu'une femme enceinte ne peut profitablement travailler en fin de grossesse et post partum


- parce qu'une personne âgée ne sera pas euthanasiée non plus ou laissée à la misère et à la souffrance faute de pouvoir travailler "assez"...


- parce que la société a évolué et est organisée et peut faire que le fruit du travail soit partagé en impôts, en assurance vie, en assurance santé, en assurance chômage,...


allons allons Gilles, tu t'égares là, non? 


 


"dans la nature, aucun animal ne survit s'il ne lutte pas, excepté
sas doute les parasites... alors choisissons notre statut "parasite" ou pas..."


et tu comptes ceux qui luttent et ne survivent pas?


si tu viens sur le terrain de "la nature" ça va vite être absurde, la loi de la jungle, la compétition naturelle


quid de notre culture?


nous sommes des animaux, oui, mais des animaux particuliers Gilles, nous avons la culture en sus de la nature...


vraiment, où te mène ce raisonnement rétrograde stricto sensu... un raisonnement parasite dans nos société évoluées, cultivées, organisées, qui se donnent les moyens de la solidarité, de
l'égalité de considération, et ne se limitent depuis longtemps plus aux compétences physiques à se défendre et à se nourrir seul et par soi-même comme dans une jungle hostile... ou la survie de
chacun s'opposerait à celle des autres...


 
"nous détruisons notre environnement, nous souillons nos sols,
nous gaspillons sans compter, alors nous sommes comme des parasites..."


de même que nous pouvons détruire l'environnement culturel, le dialogue, la progression intellectuelle vers la construction d'un mieux commun, nous gaspillons alors nos mots et notre énergie en
vains fatalismes délétères, alors nous sommes des parasites, où te situes-tu Gilles?


 
"c'est un fait qu'on accepte ou
pas..."


ce n'est pas un fait, c'est un postulat noir que tu poses dans la noirceur de ton analyse, qui t'appartient et que je récuse vivement, que tu l'acceptes ou pas, d'ailleurs n'y fait rien, puisque
tu ne peux légitimer cela.


 


"je ne donne plus... j'ai donné... sans rien
attendre..."


ah non, ce n'est pas ce que tu as dit, énoncé, analysé et transmis ici, tu as dit que tu
attendais une attitude de celui qui reçoit, et récusait son comportement, que c'était l'arrogance que tu jugeais telle, sans regard de la dureté de la situation de celui qui reçoit qui lui donne
quelques circonstances atténuantes... tu as dit que c'est cela qui t'avait dissuadé de continuer à donner.


 


"et j'ai réalisé que plus tu donnes, plus on exige que tu donnes.
il n'y a pas de limite..."


si c'est toi qui poses la limite. quand on a besoin de tout, on ne sait pas jusqu'où on peut
demander, on demande et on attend, on sait qu'on n'aura pas tout ce dont on a besoin, mais certains disent de quoi ils ont besoin...


tu as aussi des donateurs qui te pondent du "je pouvais pas deviner non plus que vous
n'aviez pas..."


c'est toi qui ne supportes pas la pression que met la limite à ce que tu peux donner,
l'infini de la tâche, tu as besoin de t'atteler à des tâches précises dont on voit la fin, c'est le cas de beaucoup de gens. Il faut des épaules solides pour éduquer, aider, être dans l'humain,
la matière humaine est toujours en transformation, rien n'est jamais acquis, tout est souvent à refaire... c'est cela qui te met la pression quand tu donnes, tu ne résous pas définitivement un
problème, et pour autant ce n'est pas ta faute, ni celle de personne de façon précise et ciblée. C'est une charge collective autre, qui doit être prise en considération, que d'espérer réguler cet
état de fait.


comme je l'ai dit dans ma précédente réponse, c'est la différence entre les deux champs
d'actions:


- l'urgent (solidarité immédiate)


- et l'important (vision politique, utopique d'abord puis soutenue de pragmatisme, la mise
en oeuvre de schéma sociétal de résolution d'un problème vaste, ou de limitation/compensation de ses externalités négatives)


 


" je crois
comprendre tes acquis et tes aspirations;.. tu es une reveuse, ce genre d'utopiques qu'on a vu pendant les années baba cool... pantalon pat'def et fleurs dans les cheveux... la nature de
l'homme est ce qu'elle est, à toi de l'accepter..."


héhé...


et pourquoi pas, après tout?


fondamentalement, ça changerait quoi que je sois telle que tu me projettes en ton
imaginaire? (non sans jugement, comme un rejet, une attaque, un reproche d'être très très net d'ailleurs, et on se demande pourquoi...)


qu'est-ce que révèle cette projection que tu fais?


je crois que tu t'égares encore dans tes rêveries et fantasmes. de même que tu fantasmes que
tu n'es pas responsable, que ce que tu peux ne suffit pas donc la faute en revient à l'humain qui est pourri, comme si tu n'étais pas humain toi-même, mon passé, ma femme, je m'en suis sorti
(sous entendu seul) et le reste du monde de l'autre côté... et tous ceux qui voudraient voir l'immensité de l'humain positif ne font que rappeler la noirceur de ce que tu auras vécu, mal
accepté (et on comprend) , injuste puisque ça n'est pas arrivé à tout le monde.


je t'excuse pour ta condescendance que d'aucun trouverait odieuse, relevant d'un 'vieux connisme' incurable (d'autres
disent "réac"), un rien goguenard... non, moi je vois bien dans cette description posée un jugement stéréotypé, et peu importe qu'il soit à cent lieues de la réalité d'ailleurs, ... il est un
jugement qui vise à te protéger à t'éviter de te remettre en question


la vie t'a été dure, et le fait qu'elle ne le soit pas irrémédiablement à chacun, que d'autres gardent le courage,
restent positifs et constructifs ça te troue l'cul... euh, non c'est pas comme ça qu'on dit poliment... ça te fait mal au
coeur, à la tête aux souvenirs, ça te rend amer, et appuie sur ton sentiment d'échec et d'impuissance.


dois-je te servir moi aussi du "je crois comprendre tes acquis et tes aspirations" et élucubrer un Gilles 'tout
ratiotiné dans sa casquette, sa baguette de pain et ses charentaises, perclus de vieilles rancoeurs, fermé comme une huître à protéger sa seule perle'? allons, à quoi ça rimerais que je te projette ainsi... franchement...


c'est la nature de ton propos et il te faudra accepter que ce propos humain soit perçu tel, qu'il colle à ton ressenti
ou pas. je ne juge pas de ce que tu es, je te tends juste la main pour te donner ce qui te manque et que tu trouveras au bas de cette réponse. et toi, en toute arrogance, (lol) tu le reçois mal,
tu veux autre chose, une réponse béni-oui-oui peut-être... hem?


et oui, moi aussi, je donne aux nécessiteux  des indications qu'ils ne demandent pas, n'ayant même pas conscience
qu'ils en ont besoin... tu vois, je suis arrogante... tout en étant altruiste (vé la longueur généreuse de mes réponses!)


 


"J'arrête de venir ^polluer ton site, puisqu'il semble que ce soit
l'effet que je te fait..."


allons allons, Gilles, une interprétation de ta part, tu ne pollues pas, tant que tu ne
supposes pas que je t'agresse, que je cherche à le faire, tant que tu ne te mets pas à m'insulter ou à me coller des intentions pourries, j'accueille ton propos sous la forme que tu y donnes,
souvent très aquaboniste, et y réponds comme je le fais avec les amis, avec circonspection, vérité et encouragements à la joie de vivre, au partage, au volontarisme que tu prônes par ailleurs,
dans une ambivalence remarquable...


 


"Je ne pense pas t'avoir attaqué une seule fois sur le pla
perso... "


je crois en revanche que tu dérives beaucoup du fond du débat à la personne qui le
porte


de l'objet au sujet


et d'ailleurs tu le fais sur ton propres compte, tu attaques par ex les nécessiteux, les
associations, les uns et les autres en fonction de ton vécu et de ton ressenti, ... ils ne sont pas là pour répondre.


il n'est pas interdit d'attaquer, d'ailleurs, tant qu'on supporte la riposte
légitime...


 


"sinon j'en suis le premier désolé."


 si ce n'est pas ton but, oui, tu peux être désolé pour toi-même, mais tu ne me
dois pas d'excuse de ce que je ne te reproche pas! je t'assure, d'autant que je prends à ma charge la fermeté de mes interventions, je te l'ai déjà signifié, en préambule à nos premiers échanges
de fond.


 
"bonne continuation dans ton utopie."


merci, nous avons besoin d'élaborer les utopies, comme tu le fais toi, en imaginant que
laisser tomber est une solution pour avoir la paix... mais les ventres mous, les faibles qui ne peuvent travailler et subissent des solidarités mal orientées ou condescendantes, eux, ils ne te
lacheront pas, ils finissent un jour par agresser et voler même, faute d'autre option accessible, rejetés de partout, déconsidérés pour leur différence ou leur faiblesse... il serait illusoire de
penser que le faible reste dans son coin en attendant la mort...


nous avons besoin d'utopie, l'utopie est une tâche intellectuelle et morale, citoyenne, des
plus nobles. Elle porte notre société dans son évolution.


et je te laisse m'y laisser volontiers, Gilles, car tu es libre de n'y vouloir pas
contribuer, particulièrement dans le souci d'une utilité large et immédiate qui semble te tenir à coeur au point d'exclure toute autre échelle d'intervention.


en te remerciant pour l'application et le volontarisme dans cet échange, d'autant que je reçois bien ton message
transmis à toutes les lignes: ton découragement.


et même si je n'en valide pas l'extension à la masse, tu es tout légitime dans ton choix de réduire le
champ d'action de tes responsabilités comme je te l'ai dit, tu as eu ton compte, tu as fait ta part, et à titre tout personnel, je valide ton choix, pour ce que vaut cette validation, bien
sûr.






Satine 20/01/2013 18:26

Ca me rend malade quand je dois jeter quelque chose, on fait super attention mais je reconnais que souvent ce sont des légumes ou des fruits pourris qui finissent au composteur, pour le reste on
gère plutôt bien.

mamalilou 21/01/2013 23:49



au moins ce gaspillage-là peut-on le revaloriser quelque peu...


mais la faute en revient souvent à l'emballage quantitatif, et au peu de temps que nous pouvons consacrer à quotidiennement accéder aux achats de fruits et légumes, préoccupés que nous sommes de
limiter les coûts, y compris du transport vers les commerces... pas facile...


finalement les programmations d'achat en direct des producteurs, si on habite assez près et qu'on peut passer deux fois dans la semaine, se révèlent un assez bon plan...



Gilles 19/01/2013 14:04

Je comprends ton approche, mais j'ai éé surpris qu'on me dise "désolé, donnez autre chose que du porc ou de la viande non halal... je donne par altruisme mais voilà qu'on fait fi de mon altruisme
en le contraignant avec des concepts bien futiles selon moi... Cela me rappelle un interview d'une "nécessiteuse" sur une radio nationale qui disait "eh, faut donner de la viande, on va pas manger
que des pâtes et des légumes !"... Ce jour là j'ai hurlé de colère "ben voyons, depuis quand à cheval donné on regarde les dents ?" depuis quand les gens qui sont dépendants des autres exigent
qu'on leur donne ? quelle est cette attitude de remerciement ? depuis quand lorsqu'on a faim on fait le tri dans les victuailles qu'on ous donne ? cette attitude dénote d'une arrogance incroyable
et d'une reconnaissance inexistante... je n'aide pas ces gens là... d'ailleurs j'ai cessé d'aider, car aider implique non pas un geste sporadique, mais une action soutenue jusqu'à ce que le
nécessiteux s'en sorte.. c'est une question de responsabilité. QUI fait cela vraiment ?

mamalilou 19/01/2013 16:16



je comprends ta déconvenue


mais dès lors que tu parles de "donner mon altruisme mais"... tu produis un non-sens


l'altruisme comprend la notion de désintéressement


et la déception vient du fait que tu attends un retour, au moins l'acceptation de tes choix de dons


or, comme pour tout geste d'"amour", on peut aussi apprendre comment et quoi donner, selon la personne, le contexte, et les intermédiaires qu'on rencontre


est-ce insurmontable?


ce n'est pas une question d'approche ici, ni de reproche. L'exercice de la solidarité ne confère aucun droit d'ingérence dans le rapport à la spiritualité, aux rites, aux
priorités de celui qui reçoit nos bienfaits solidaires. Et ça, il est important de le comprendre, sans quoi, le geste solidaire n'est plus de l'altruisme, mais il sera perçu, ô souffrance
supplémentaire, comme une forme d'exercice de l'ego, qui se conforte d'être du bon côté des choix et de la solidarité, par sa capacité de discernement "ce qui est bon pour moi est bon pour toi,
prends, vois c'est moi qui donne, c'est moi qui aide" "et surtout remercie bien, merci monsieur, merci madame,
merci, je suis un gueux, je prends vos baves, je marche dans votre ombre, je suis un éternel nécessiteux et c'est là ma très grande faute"...


je ne dis pas que c'est une réalité objective pour ceux qui donnent, je dis que


la sensibilité de celui qui se résout à demander, à accepter, est telle.


j'attire ton attention sur le fait que donner ne te donne pas le droit de juger de ce qui est futile à celui qui reçoit, il n'a pas perdu ni le discernement, ni le droit, de penser pour lui-même
ce qui est futile ou qui lui importe. Au nom de cela, tu ne donneras pas de doudou ou de jouet aux enfants pauvres, puisqu'ils ont d'abord besoin de manger, si je te suis.


Ainsi, si tu es athée, tu donneras à un croyant en fonction de ta non-croyance? et tu trouves cela honnête? altruiste? juste?


c'est sur ce principe que nous sommes en esclavage. Nous pouvons être écolos, mais comme nous sommes par ailleurs pauvres, les mesures les plus simples du quotidien d'un citadin, nous ne pouvons
les appliquer, parce que nous sommes trop pauvres pour manger bio, entretenir bio, recycler bio, construire bio, etc... voilà comment par ce type de posture, on valide que le pouvoir de l'argent,
d'un peu plus d'argent, donne à celui qui possède le plus, le droit de décider de la religion, de la politique, des choix de vie de ceux qui possèdent moins


je ne valide pas cette emprise sur la liberté que confèrerait le pouvoir de donner.


 


Ne vois-tu pas que la réitération de ton
propos ne tient pas compte de l'ojection que j'y ai émise? Ce pourquoi je la réitère aussi plus longuement. Tu prends un ex, qui là aussi, subit une analyse odieusement dominatrice:


comment ça "à cheval donné"?!!! tu vas décider toi, de sous alimenter ou de mal alimenter quelqu'un dans un monde d'opulence? tu sors ça de son contexte! on n'est pas au
milieu de l'afrique avec des problèmes d'approvisionnement et un peuple affamé au milieu d'un peuple à la disette! non on est en France avec des cités qui débordent de nourriture, et des gens qui
ne peuvent pas manger non halal, et ne peuvent pas manger sans viande, (sauf à ce qu'on équilibre le reste de la nourriture pour éviter les carences, notamment pour les enfants) Nous gaspillons,
nous jetons, et tu voudrais qu'on mégote ce qu'on donne? Tu crois vraiment que ton dicton peut tenir lieu d'argument en ce contexte?


vraiment?


mais si tu accueilles un démuni en lui tendant un verre d'eau sale, rempli à un tiers, tiédasse ou que tu craches dedans, que tu le lui tends avec condescendance, arrogance, ou exige une
courbette en échange, tu crois vraiment que le démuni va te remercier? je le répète, il ne suffit pas de donner, il faut regarder ce qu'on donne et comment on le donne. Avant de te demander
comment doit se comporter celui qui reçoit, demande toi comment doit se comporter celui qui donne. Celui qui reçoit à des soucis autrement plus importants que de ménager ta susceptibilité tu
sais...





pour reprendre le ton que tu emploies et remettre du vrai dans les assertions absolument éhontées que tu poses à crever l'oeil restant au borgne que tu penses aider:


"depuis quand sous couvert de donner, on ne fait pas le tri de ce qui est digne d'être donné, en fonction de celui à qui on donne"? 


ainsi tu donneras des chaussures avec une pointure de moins, trop serrées certes, mais c'est toujours ça de pris!!!


cette attitude dénote d'une incroyable arrogance (je reprends tes mots), d'une attente de reconnaissance de celui qui prétend à l'altruisme, d'une vexation profonde à s'être cru plein de
mansuétude et à se rendre compte qu'il est en fait plus intéressé par l'apparence, l'aura de bienveillance qu'on lui attribuera que par la réussite qualitative de son entreprise 


 


je comprends à ce compte que tu aies cesser d'aider. Mais, de grâce, ne justifie pas cela par le comportement abusivement généralisé qui plus est, de ceux (celui!) qui ont mal reçu ce que
tu as mal donné. Tu t'es vite fatigué, mais tu as le droit d'y trouver là une limite à tes compétences. Ya de la place pour tous les dons. Les urgents qui ne règlent pas le problèmes


et les plus distants mais récurrents qui peuvent enrayer durablement les mauvais rouages.


et ta conclusion se résume à: sous couvert que tu ne peux pas empêcher un mourrant de mourir, tu cesses de l'alimenter pour qu'il meurre plus vite, c'est là la solution que tu apportes.


 


oui il y a une responsabilité globale, et oui l'organisation du don en fait partie, avec des gens, pas tous bénévoles qui décident à qui, quoi et comment donner... et ils le font à ta place. A
ton échelle on ne te demande que de donner, et de laisser faire le tri à ceux qui font l'intermédiaire entre ton don et ceux qui recevront, car c'est chacun sa place.


quant à la question "qui fait cela vraiment?", elle semble dire "personne" dans ton regard décidément négatif sur toute chose... je me trompe?


pourtant, il y a plein de gens à tous niveaux qui s'en occupent tous les jours, et qui, contrairement à toi, ne se découragent pas au premier "obstacle" perçu tel, avec une
susceptibilité déconcertante...


on peut donner, et laisser faire le tri, ça c'est la réponse à l'urgence


on peut participer au tri, collectivement, avec éthique et réflexion, dans le respect de la dignité qu'on se permet d'appeler susceptibilité de ceux à qui on peut au moins laisser la liberté de
l'être, parce qu'on aimerait simplement pas être à leur place


on peut organiser la collecte de dons et de subventions pour organiser la logisitique de tout cela


on peut interpeler dans la rue, sous forme de pétitions, et activisme citoyen en ce sens...


on peut participer à la vie politique pour changer les choses


on peut informer, communiquer, étudier sur le terrain, enseigner, rédiger des études et analyses pour asseoir des utopies et des projets de résolutions...


on peut enfin, quand on est au pouvoir de l'état, travailler de concert avec les autres états, à réfléchir en profondeur les remaniements collectifs de grande ampleur pour réduire les
externalités négatives de nos choix collectifs (nos prolongations de choix hein, capitalisme, financiarisation, ultralibéralisme, croissance, gabegies etc...)


 


mais franchement, si je comprends bien, plus que bien même, pour y être confrontée si souvent, le fond de ton propos, le recours explicatif à ces inférences abductives me choque toujours autant.


à savoir:


- généralisation d'un ex à l'ensemble pour justifier d'une ré-action négative généralisée à l'ensemble, au lieu de donner autrement et ailleurs


- inversion de valeurs (salauds de pauvres qui se plaignent de recevoir à moitié, sale et avec arrogance... quand c'est au donateur de réfléchir à la qualité et à l'adéquation de son don, en
contexte d'opulence, ce n'est pas de la pauvreté, mais de la mauvaise répartition des richesses, chez nous)


- invalidation des petits efforts urgents au couvert qu'on ne voit pas le bout du tunnel, ni ne s'investit dans les grosses entreprises de résolution, importantes et nécessaires.


 


une fois encore, Gilles, je t'invite à plus de circoncpection et de recul dans tes jugements, particulièrement quand tu juges les plus nécessiteux que toi. 


à commencer par comprendre que la situation dans laquelle se trouve le nécessiteux, n'est pas forcément une causalité responsable de l'individu, et que les moyens d'en sortir ne dépendent ni
seulement de lui, ni seulement des dons, seulement d'une organisation des dons, et encore moins de ce types de jugements à l'emporte-pièce, qui ne sont ni justes, ni utiles, ni suffisants, et ne
proposent aucune résolution en accompagnement.



Gilles 18/01/2013 18:28

D'un côté, la France qui jette 30% d'alimentation (industriel et particuliers confondus)... De l'autre, les associations qui, lorsque tu donnent de la viande, interdisent que tu donnes du porc ou
de la viande qui n'est pas Halal...
D'un côté on déboise pour faire du papier ; de l'autre, on fait des prospectus avec ce papier pour dire "arrêtons de déboiser"...
D'un côté, on nous dit de faire des économies sur l'eau qui va devenir un sujet gravissime d'ici peu, parce que de plus e plus de gens dans le monde n'ont pas accès à cette denrée vitale ; de
l'autre, nous continuons à laver nos voitures, arroser os pelouses, laver nos fringues, doucher ou baigner nos corps de nantis à l'eau POTABLE !!!
Je vais arrêter là la liste bien trop longue sur les incohérence des hommes...
Bonne soirée

mamalilou 18/01/2013 23:21



beaucoup d'ambivalences oui, de choix quotidiens non assumés face nos
prises de consciences... tout étriqués que nous sommes par nos conventions tenues pour "naturelles et incontournables" de capitalisme, loi du marché, "que veux-tu, faut être réaliste"... étant
supposé ici, que le réalisme ne soit pas la mise en oeuvre de l'utopie...!!


 


je ferai après cela une remarque d'importance, Gilles


au sujet de la viande halal... il y a des tas d'associations (secours catholique, banque alimentaire, restos du coeur, la fameuse soupe populaire (résolument non halal) etc...etc...) 


certaines appliquent le principe du donateur qui ressent sa supériorité de donateur: "je décide de quoi tu as besoin, parce qu'en étant nécessiteux tu as perdu ton libre arbitre, le droit
d'arbitrer  quoi manger notamment, celui d'appliquer tes principes religieux aussi, etc...)"


d'autres observent la population de nécessiteux, temporaires ou chroniques, évaluent leurs besoins réels et non les besoins fantasmés, décidés, priorisés par les donateurs, et la mise en
adéquation avec les dons.


tu as le choix des associations (j'ai nettement indiqué par mes choix de vocables et d'analyse où mon discernement me porte personnellement), et c'est très bien ainsi. Les personnes en situation
de précarité ont aussi droit à ce que leurs pratiques religieuses soient démocratiquement respectées


les associations de cette deuxième catégorie pose clairement les constats:


- manger halal ne pose aucun problème à un non musulman, manger non halal pose un problème à la plupart des musulmans


- on se doit aussi d'observer que la majorité de la population touchée par la précarité dans certains quartiers, du fait de la guettoïsation constatable, est constituée parmi la population
musulmane; ce qui n'est pas forcément la proportion de musulmans du quartier pour autant.


c'est là l'un des problèmes fondamentaux du chômage aujourd'hui, c'est qu'il touche des populations ciblées, qui, à diplôme, expérience et adresse égaux, sont défavorisées... inutile de se voiler
la face, les chiffres sont là.


 


les associations de la première catégorie, permettent que chacun y trouve son compte, dans cette proportion inversée chez les nécessiteux par rapport à la population globale, où, quand on n'est
pas musulman, ni immigré, on est soudain minoritaire dans l'accès à la solidarité.


car on a le droit par ailleurs, en étant nécessiteux, de garder son libre arbitre à ne pas vouloir cotoyer des personnes qu'on n'apprécie pas ou qu'on craint, sans être jugé pour autant, et
surtout sans que ça engage l'accès à la solidarité, c'est pas le moment de donner des leçons.


 


pour le donateur, donc, le choix est là, clairement indiqué en général, il ne faut pas se formaliser, les bénévoles sont parfois un peu surbooké et péremptoires, mais efficaces, c'est organisé,
on ne vient pas pour remettre en cause leur choix, c'est par définition imparfait, et je trouve même heureux d'imaginer que cette solidarité-là, dans l'urgence, ne soit pas trop souvent une
profession ...