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Pour beaucoup d'entre nous, les vêtements et autres accessoires de mode sont bel et bien devenus des produits de consommation rapide, pour ne pas dire jetables: aussitôt que la mode change, on se détourne de tel pantalon, de telle robe ou chemise qui sont devenus "in-mettable", soutenu et encouragé dans cette démarche par les magazines féminins.
derrière de multiples sous-traitants qui se chargent de la fabrication et endossent lesresponsabilités. Les noms qui s'étalent sur les spots publiciaires représentent alors moins des fabricants que des marques sans outil de production, qui se contentent d'apposer leur logo sur des produits fabriqués par d'autres. Ce fonctionnement opaque, qui se joue des frontières nationales, est mis à nu et illustré de nombreux exemples dans un livre explosif paru en 2000: No logo, la tyrannie des marques, écrit par la journaliste canadienne Naomi Klein et édité chez Babel.
ses produits en tenant compte, à chaque étape, de critères visant à la protection des ouvriers autant que des ressources naturelles. Le coton cultivé selon les règles de l'agriculture biologique ainsi que les fibres naturelles (chanvre, lin, laine, soie...) représentent aujourd'hui l'un des emblèmes de la mode éthique. Ces textiles moins polluants doivent aussi être fabriqués dans des conditions de travail décentes, et qui offrent au salarié un revenu juste et la possibilité de recourir à un syndicat. Mais l'idéal, pour limiter l'empreinte écologique d'un vêtement, reste la fabrication locale, qui ne nécessite pas de trajets long-courriers.