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Confession

              Dire que la confession est un sacrement catholique est, à la lettre, une idée juste et, en esprit, une idée fausse, car sous d'autres noms et d'autres modes, de nombreuses religions connaissent l'aveu des fautes. La confession n'est pas plus exclusivement catholique que la philosophie n'est uniquement grecque.
Il ne faut pas confondre la substance et l'apparence: si la baguette de pain est spécifiquement française, il y a du pain viennois ou chinois. De même, la confession transcende les frontières "confessionnelles" même si, dans l'imaginaire occidental, elle est liée à un homme, le prêtre, et à un édicule, le confessionnal, tous deux évocateurs de l'Eglise catholique.
Coat Of Arms Of Anglican Diocese Of Trinidad - Includes Christian Symbols Of Cross, Alpha And Omega, And Shield Of Trinity Clipart              Pourtant, l'Eglise anglicane (surtout dans sa branche de la High Church, théologiquement proche des catholiques) connaît la confession et le confessionnal: l'Eglise d'Angleterre a ainsi pu exporter jusqu'à l'île de Bornéo une pratique qui s'acclimate fort bien dans les civilisations et les mentalités les plus diverses.(ici symbole pour Trinidad)
D'ailleurs, depuis que le confessionnal a disparu de nos églises catholiques, on
le voit réapparaître dans les églises cathodiques: Loft Story avait le sien et chaque radio a son "confesseur" ou sa "confesseuse" dont la première fut Ménie Grégoire, soeur de deux prêtres, les abbés Laurentin.
              Car la confession n'a pas été inventée par le catholicisme ni même par le christianisme. L'aveu des fautes est contemporain de la distinction radicale du bien et du mal et l'un de ses plus anciens exemples se trouve dans le jaïnisme, religion indienne antérieure d'au moins sept siècles au christianisme.
Les fautes brèves (jugées moins graves) y sont avouées dans une confession quotidienne (à soi-même), et les fautes durables dans une confession trimestrielle ou une grande confession annuelle (à un ascète prescrivant une pénitence). A la différence du
christianisme, le jaïnisme (qui se réfère à une transcendance diffuse et non à un Dieu agissant) n'accorde pas au confesseur le pouvoir de transmettre l'absolution de Dieu: la confession purifie le coeur et fortifie la vertu mais elle ne retire pas les fautes. Il n'y a pas de grâce de Dieu pour remettre à zéro le compteur des péchés ni d'absolution pour effacer le mauvais karma.
              La confession bouddhique a également pour but de favoriser la prise de conscience des erreurs (sans pour autant les annuler) et de faciliter les corrections nécessaires à leur non-renouvellement. Dans le bouddhisme du Theravâda, deux fois par mois, tous les moines du monastère
roue du dharmaconfessent publiquement leurs fautes avant la cérémonie de l'uposathâ ou "jeûne", ainsi nommée car, ce jour-là, on s'abstient de nourriture. Il s'agit d'une véritable pénitence précédant une liturgie communautaire (où les laïcs viennent en grand nombre), une confession de chacun pour le bien de tous. L'absence non excusée d'un moine n'est pas admise, de peur que sa faute ignorée (et non corrigée) ne souille le monastère.
Cette confession publique a des équivalents dans de nombreuses religions et doctrines. Dans le judaïsme, au jour du Grand Pardon (Yom Kippour), chacun confesse à haute voix ses manquements en disant : Achamnou (Nous avons péché). Cet examen de conscience à la fois collectif et individuel (institué probablement lors de l'Exil babylonien) marque l'entrée dans la nouvelle année de l'homme nouveau, libéré des liens du péché.Gif menora
                               Dans le judaïsme (comme dans l'islam et le protestantisme non anglican), le pardon émane de la grâce de Dieu et ne peut être délégué à un confesseur. Toutefois, un conseiller spirituel peut aider à la prise de conscience de la faute méconnue et à la libération de la parole refoulée. Les aveux spectaculaires dans les grandes cérémonies des Eglises pentecôtistes ou "évangéliques", avec cris et larmes, s'inspirent de ces antiques "lamentations" et de ces pieuses "jérémiades" qui mesurent les malheurs d'un peuple à l'aune de son péché.
                     Dans le christianisme primitif, il ne faut pas confondre la confession pénitentielle avec la confession de foi qui était une formule dogmatique, un credo. La confession pénitentielle évoque plutôt la confessio du droit romain qui était la reconnaissance 
d'une dette ou d'une faute. Elle ne fut admise que très progressivement
img016.jpeg.small.jpegcar les premiers chrétiens voyaient dans le sacrement du baptême l'unique source du pardon que certains postulants recevaient à l'agonie pour être sûrs de mourir en état de grâce. A partir du IVè siècle, le chrétien eut le droit de se confesser ouvertement une fois dans sa vie et devint ainsi "pécheur public" ou "pénitent": cet état humiliant servira de précédent à l'instauration de l'autocritique chez les militants marxistes.
                                 Au VIIè siècle, les moines irlandais inventèrent la confession individuelle (auriculaire) renouvelable, au contenu secret et aux peines codifiées dans des livres pénitentiels. Sans doute les religieux se méfiaient-ils de la délation et de l'exhibition inséparables des aveux publics. Le concile Vatican II opéra une synthèse entre les deux types de confessions en autorisant les cérémonies pénitentielles accompagnées éventuellement de la déclaration personnelle des fautes à un prêtre. La confession devient ainsi une démarche communautaire et un aveu individuel.
Étoile à neuf branches
Il reste au moins une religion interdisant la confession des péchés à un tiers: celle des bahaïs, qui professent un syncrétisme entre islam, christianisme, judaïsme et zoroastrisme. Les bahaïs estiment que Dieu pardonne à qui il veut: le pouvoir de délier n'est pas transmissible à un prêtre.
Mais nos contemporains l'ont parfois confié à un laïc, un psychanalyste, mot qui, en grec, signifie "celui qui délie l'âme".

Odon Vallet
proposé par mamadomi
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A
<br /> Coucou Mamalilou passe une agréable soirée je t'embrasse affectueusement André<br /> <br /> <br />
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M
<br /> bonsoir André belle fin de soirée à toi aussi, avec un jour de retard voire plus!!!<br /> affectueux bisou<br /> <br /> <br />
M
-->> et puis parfois c'est un peu remuer la...<br /> et je ne sais pas si je pourrais moi recueillir tout ça...humainement parlant, hein...parce que si j'ai bien compris il s'agit de se faire le canal vers dieu...mais bon...
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D
qu'il est plaisant de lire cet article<br /> tu te rends compte du temps pris pour nous donner toutes ces informations<br /> se confesser c'est aussi s'autoriser à dire et à prendre son temps pour dire et tous les prêtres n'ont plus envie de perdre leur temps avec ça ... j'exagère ... enfin pas beaucoup<br /> bises
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M
-->> confessionnaux!! lol<br /> un cheval des "cheveux" bien sûr!!! :) :):)
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P
Oups, confessionals ou confessionaux?<br /> :-O<br /> (toujours aussi ignorante de notre belle langue..)
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