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lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!

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Plus vite!

 

 

"La source d’angoisse n°1 pour une personne autiste, ce sont assurément les changements par rapport à ce qui était prévu. Si on vous dit que le cours s’arrête à 10h, le fait que le prof parle encore à 10h02 crée une angoisse prodigieuse. Comment voulez-vous réagir? De +, vous êtes dans une situation de conflit entre 2 règles: on vous avait dit qu’à 10h il fallait sortir ou partir, et d’un autre côté vous avez l’autorité du prof qui vous dit, même indirectement, de rester. Comment pouvez-vous savoir à quelle heure il finira enfin de parler? Les autres enfants devinent peut-être à la tournure des phrases que la fin est proche. Si on ne le ressent pas, qu’il parle encore à 10h02 et s’arrête à 10h03, ou qu’il continue de parler jusqu’à 11h45, cela ne fait pas de différence sur le plan psychologique.

Supposons encore que vos parents vous disent: demain, nous allons visiter tel ou tel endroit, et que finalement on n’y aille pas. Pour les parents, rien de + naturel, parce qu’hier ils avaient envie d’y aller, et que, finalement, ils n’ont plus envie, ou que la pluie est de la partie. Simple ajustement de programme, ce n’est même pas la peine d’en parler. Mais pour un enfant avec autisme, voilà une forme d’angoisse absolument majeure".

 "Le collège est beaucoup + exigeant en matière de planification personnelle. À vous de gérer votre emploi du temps. De savoir vous servir d’une montre – ceci n’est pas une plaisanterie: même avec de bonnes connaissances techniques et des aptitudes "théoriques", une montre à aiguilles peut + vous parler qu’une montre avec affichage numérique, d’où l’intérêt de tester différents types de montre avant de trouver celle qui convient. D’avoir une petite idée du temps qui passe. De planifier mentalement ou sur papier les petits gestes adéquats: si vous avez cours à 8h10, à quelle heure fermerez-vous la porte de chez vous? À quelle heure vous brosserez-vous les dents? Combien de fois et à quelle heure vérifierez-vous que toutes affaires sont dans le sac?"

"À titre personnel, j’aimerais avoir + de temps pour mes petites activités, mais je suis aussi pris dans le tourbillon et ma vitesse de marche dans la rue s’accélère en permanence. Le temps passé à ne rien faire est peut-être le + intéressant. Dans d’autres cultures que j’ai eu la chance de fréquenter, on a davantage la possibilité de faire appel à ce type de chose.

Dans certains pays, quand un nouveau visage apparaît à l’écran de télévision, d’abord, il énonce une phrase de prière, puis il salue les auditeurs, souhaite le meilleur à leur famille et à leurs affaires. Ce n’est qu’ensuite qu’il commence son propos, non sans présenter des excuses pour son ignorance supposée. En Occident, on couperait un tel gâchis de temps d’antenne. Nous rendons-nous compte que, encore maintenant, en 2012, dans certains pays du monde considérés comme rétrogrades ou archaïques, quand on allume la radio le soir, aux heures de grande écoute, il y a des récitations de poèmes classiques? En Occident, nous avons des publicités calibrées pour tenir en un minimum de secondes et avoir le + d’impact mental possible.

À chacun sa culture".

Un livre qui va plus loin ...

source

proposé par mamadomi

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M
-->> oui, nous avons encore beaucoup d'écueils à contourner, la médecine s'est longtemps sentie toute puissante, à nomenclature notamment, créant des incompréhensions et des amalgames et donc<br /> des retards de diagnostic et de traitements...<br /> pas facile de définir, en effet, et difficile de soigner dans la durée ce qui change aussi vite que ça se définit... le propre de ce type de "particularité"<br /> très gros bisous à toi Andrée
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D
peut être fourre tout ******** mais réalité de la maladie pas exactement définie ... et pour un moment .... bises
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M
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M
-->> oui, nous avons en effet beaucoup plus de mal encore à appréhender les difficultés de gestion de notre "locigiel d'exploitation" des données psychiques... cérébrales notamment... mais<br /> émotionnelles aussi, et les interactions qui en découlent...<br /> tout ça parce que nous établissons un "standard" relationnel, qui nous semble indispensable pour nous gérer collectivement, et de fait c'est plus "aisé", mais cette uniformisation pour "faciliter"<br /> la vie collective, se fait trop souvent au détriment des individus, de leur identité, et c'est ceci qui stigmatise et accentue la différenciation au point de créer chez certains des inconforts à<br /> vivre, qui vont jusqu'au désordre... un désordre pas toujours joyeux<br /> <br /> oh bien sûr, parmi ce qui déséquilibre, il y a aussi des conséquences de certains choix, comme la prise de substances dommageables, ou de risques dommageables, et parfois irréversibles... mais<br /> c'est encore une fois, le même processus: nous jugeons de l'état de l'autre, par rapport au nôtre, non pour nous adapter à ce qu'il est, mais pour chercher à ce qu'il s'adapte à ce que nous sommes,<br /> nous, collectivement et de façon "majoritaire", à l'instant t.<br /> <br /> merci à toi de partager ici cette difficulté qui éclaire en même temps qu'elle déconcerte, en cela, elle sera valorisée, et nous fera grandir<br /> <br /> ce sont ces comportements et ces états considérés comme "failles" par les uns qui font évoluer tout le monde, en réalité, et nous devons urgemment en prendre conscience<br /> les attitudes positives et bienveillantes sont toujours copiées à un moment ou à un autre, pour le bien de tous<br /> mais les attitudes négatives et malveillantes peuvent l'être aussi, ça arrive, et c'est à nous tous, chacun d'entre nous, de prendre la responsabilité de trier, à chaque instant...<br /> <br /> ce que nous appelons "psychose" est en réalité un jugement d'"anormalité" que nous posons, tout particulièrement sur la santé mentale, nous commettons cet arbitraire. Il a sa part d'utilité, mais<br /> il convient d'en relever ses limites rapidement. Ce type de "constat" pose une problématique relationnelle et technique à chacun, et remet chacun en question dans le collectif, autour de ce<br /> "constat" auquel s'adapter, tous. On oublie qu'en disant "l'autre" on l'enferme dans une responsabilité solitaire à être ainsi plutôt qu'autrement et à en être "coupable"... C'est une erreur qui<br /> nous enferme et nous conduit à l'échec relationnel. Nous ne sommes pas Que responsable de notre état, et n'avons pas à en rougir non plus, puisque nous sommes nombreux à pouvoir corriger si<br /> nécessaire ce qui se doit/se peut/se désire, pour nous adapter à ce que nous sommes/et désirons être/désirons que l'autre soit.<br /> <br /> Je sais combien c'est pénible d'être actionné pour "changer" un autre, et le considérer avant tout comme "différent" ou "malade", alors que nous sommes passant, et que son "état" aussi l'est, et<br /> qu'il apporte à tous, un éclairage sur la nature humaine, la nature du vivant, la nature de l'évolution, et des options de décodages de ce que nous sommes.<br /> la "différence" est un trésor d'apprentissage<br /> "nous avons toujours besoin d'un plus petit que soi, d'un différent de soi"<br /> <br /> je t'envoie plein de bonnes vibes pour nourrir ton chemin d'accueil de ces instants qui déconcertent, et parfois épuisent parfois aussi nos ressources, en te souhaitant autant d'amour dans cette<br /> implication que de détachement du fruit de tes actions, et de ce que tu pourras toi considérer comme des faux pas sur ce chemin,... on doit aussi se pardonner de n'être pas tout puissant à<br /> comprendre et accompagner, abandonner l'idée de tout maîtriser, dans le même temps qu'on s'y emploie vaillamment...<br /> plein d'amour pour toi, pour vous, dans ces instants un peu plus préoccupants...<br /> doux bisous
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D
nous sommes réellement handicapés à nous confronter à la différence du standard.<br /> oui tu as raison et plus ...<br /> et je me sens en ce moment très démunie face à cette différence du standard ... et aussi cette différence de mon enfant malade en ce moment (psychose). bises
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M
<br /> <br /> note: je goûte peu la notion de "psychose", qui est un gros fourre-tout qui regroupe<br /> aussi de nombreuses maladies-sources (pas toutes d'origine "mentale") qui n'ont rien à voir les unes avec les autres...<br /> <br /> <br /> <br />
M
-->> no souci!<br /> <br /> merci à toi d'insister toujours, c'est vrai que ça agace parfois... ici je suis ennuyée par des coupures de courant en ce moment pour cause de travaux dans la rue... de récentes constructions<br /> amènent à prolonger tous les réseaux (eau, gaz, élec, câbles...), si tous nos appareils électroménagers y survivent d'ici noël, nous aurons de la chance...
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