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▼Le leader nord-coréen Kim Jong-il (à gauche) avec le président chinois Hu Jintao
La fin du paradis ?
Les sociétés coréennes commencent à quitter la Chine, certaines même, suivant le bon ex. donné par certains patrons occidentaux, déménageant à la cloche de bois.
- Ainsi, dans la province du Shandong qui accueille 50% des investissements directs coréens, 103/119 usines situées près de Quingdao auraient, sans crier gare, fermé leurs portes en laissant une ardoise derrière elles.
- À Yantai, toute l’équipe coréenne d’encadrement de Segang textile a disparu en abandonnant 3.000 employés chinois.
Du coup, les autorités coréennes en Chine (ambassade, consulat, Chambre de commerce, agence pour la promotion du commerce et des investissements, etc.) se mobilisent pour aider le entrepreneurs coréens en difficulté et réfléchissent à la manière de pénaliser les entreprises qui quitteraient illégalement la Chine.
"Il s’agit de s’assurer que les sociétés sud coréennes opérant en Chine ne patissent pas de la publicité négative due aux actions d’une poignée d’entre elles […] et que les entrepreneurs coréens ne soient pas retenus par des employés chinois" explique le chef du bureau de la coopération du ministère du commerce coréen. Les employés chinois deviennent en effet de plus en plus suspicieux.
Cette fuite des sociétés coréennes s’explique d’abord par la montée des coûts en Chine, notamment de ceux de la main d’œuvre; ensuite par la nouvelle loi sur les contrats de travail entrée en vigueur le 1er janvier 2008 et par l’application, à partir du mois de mai 2008, d’un ensemble de mesures facilitant les possibilités de recours des ouvriers chinois dans les conflits sociaux. Enfin, le passage de 15 à 25% de l’impôt sur les bénéfices des sociétés étrangères et la suppression des exemptions auxquelles elles avaient
droit ont effrayé bon nombre d’employeurs coréens.
Alors qu’au nom de la compétitivité, les gouvernements des pays occidentaux s’efforcent de détruire leurs codes du travail jugés trop protecteurs pour les salariés, la Chine introduit petit à petit des dispositions sociales pour protéger ses citoyens des diktats patronaux.
Mais où va-t-on, si on ne peut plus délocaliser tranquillement?
Décidément la vie devient de + en + difficile pour les patrons!
proposé par mamadomi