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Colorants alimentaires tout droit issus de nos garde-manger… et sans danger. Souvent on se laisse duper par le label "naturel", sans se poser plus de questions sur l’origine et le mode de fabrication des additifs alimentaires. Un seul coup d’œil au guide de Corinne Gouget, Additifs alimentaires DANGER, vous persuadera du nombre de colorants/arômes d’origine animale
E120: Cochenille, col. rouge - petites araignées rouges,
E161g: Canthaxanthine, col. jaune rouge - parfois d’origine animale) et/ou dangereux pour notre propre santé
E 102: tartrazine, col. jaune - synthétique,
E 132: Indigotine, col. bleu - synthétique.
De même, vous serez effarés de lire dans Aromathérapie du Docteur Jean Valnet, les formules des arômes artificiels de framboise (pas moins de 30 ingrédients, dont le salicytate de méthyle, l’acétate d’hexamyle et l’acétylméthylcarbinol) ou de fraise (32 ingrédients cette fois, dont les diacétyle, caproate d’éthyle et le méthylnaphtycétone).
Vous vous rappelez de la meringue à la moutarde?
- le jus de betterave (et plus encore le jus concentré), les fruits rouges colorent en roses, plus spécifiquement la myrtille tend vers un bleu-violet (en ajoutant quelques gouttes de concentré de betterave, on adoucira la teinte)
- les graines de pavot rendent parfois de leur joli bleu,
Tous ces produits sont faciles d’accès (magasins d’alimentation ou diététiques). Quant au bleu de méthylène, il n’est pas nocif à ce que je sache, en tout cas pas dans les proportions dans lesquelles on l’emploie pour colorer (soit quelques grains de poudre). Version light, il colore en bleu "schtroumpf", version plus prononcée, on vire dans le bleu Yves Klein. Il s’achète en pharmacie.
Il faudra toutefois faire attention à ce que la préparation initiale soit pâle (donc on remplace la farine de blé complète par un autre plus blanche ou carrément par celle de riz – on sucre avec du fructose ou du sirop de riz plutôt qu’avec du sucre rapadura, etc.), et à ce que le goût éventuel du colorant ne déteigne pas trop, à moins que cela soit voulu (donc pas d’épinard dans les pâtisseries…).
Pour une mise en pratique, voici 3 recettes un peu farfelues, des déclinaisons de celle beaucoup plus simple des Petits pots de tapioca.
pour 3 pots
375 ml de lait de soja - 4,5 c. à soupe de tapioca express – 4 c. à café de fructose – 3 gouttes d’arôme naturel de mangue – quelques grains de poudre de bleu de méthylène
Combiner dans une casserole lait de soja, tapioca et fructose. Faire épaissir sur le feu quelques minutes. Ajouter bleu de méthylène et arôme de mangue; mélanger. Laisser refroidir.
Tapioca à la poire violette
pour 3 pots
375 ml de lait de soja - 4,5 c. à soupe de tapioca express – 4 c. à café de fructose – 3 gouttes d’arôme naturel de poire – 10 baies de myrtilles – 6 gouttes de concentré de betterave
Combiner dans une casserole lait de soja, tapioca et fructose. Faire épaissir sur le feu quelques minutes. Ajouter l’arôme de mangue, le concentré de betterave, le jus des myrtilles écrasées; mélanger. Laisser refroidir.