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percolation

Vers la percolation

 

Pendant des années, et notamment pendant les Trente Glorieuses, on a pu espérer que, par le biais de “l’état-Providence”, arraché par de longues et courageuses luttes sociales, le capitalisme évoluait vers l’économie distributive. Mais, confronté à la baisse importante des profits, baisse due à l’abondance, le néolibéralisme a brutalement réagi, sous l’impulsion anglo-saxonne, par une déréglementation générale, la mondialisation des marchés et la réduction des budgets sociaux et des services. Le résultat est édifiant : chaque minute, le monde compte, en moyenne, 47 laissés-pour-compte de + (25 millions/an de +). Pourtant, quelques bonnes volontés, tentent, obstinément mais vainement, en cherchant des solutions à l’intérieur même du système, d’arrêter le processus hémorragique qui engendre cette misère galopante dans un monde riche. C’est ainsi que les sociaux-démocrates, les démocrates-chrétiens, les socialistes, proposent des politiques de redistribution destinées à corriger les effets les plus pervers du système. Mais, toutes ces politiques, quels que soient les gouvernements qui les ont mises en œuvre, ont été des échecs, comme le montrent à l’évidence l’augmentation croissante du chômage, l’extension de l’exclusion, l’invasion de la drogue, l’accroissement de la criminalité, la multiplication des conflits,...

Nous l’avons montré, il ne peut en être autrement parce que ces réformes ne s’attaquent qu’aux effets et non à la cause.

 
Comment en sortir ?
 

Il est de moins en moins probable que ce soit à l’issue d’un “grand soir”, qui verrait, comme par enchantement, les gens venir spontanément à une économie qui fasse de l’homme sa préoccupation principale.

Alors il faut sans relâche faire entendre notre voix de plus en plus fort, partout, auprès des média (malgré leur conditionnement par la “pensée unique”), auprès des hommes politiques, des clubs de réflexion, des associations au niveau local, régional, national, européen.

Sans leur présenter d’emblée l’économie distributive comme la panacée ou la condition sine qua non pour sortir de la crise, il faut en priorité convaincre que la monnaie n’est pas un tabou et qu’elle n’est pas régie par une loi fondamentale de la nature.http://image.evene.fr/img/livres/p/2213597197.jpg

Nous ne sommes pas seuls dans ce combat de démystification. Le livre de Viviane Forrester "L’horreur économique” (Fayard-1996), qui connaît un très grand succès auprès du public, vient relayer notre action d’information. Sur le plan plus technique de la monnaie, il faut citer, bien que nous n’épousions pas l’ensemble de ses points de vue, le travail que fait l’association Chômage et monnaie*, qui , obstinément, fait campagne auprès des hommes politiques, des responsables financiers, des journalistes pour leur faire comprendre qu’il faut "redonner aux autorités monétaires le pouvoir de battre monnaie qu’elles ont, dans notre pays, totalement perdu en 1973". Entre autres choses, l’association propose que, pour augmenter l’activité et diminuer ainsi le chômage, "la banque de France approvisionne suffisamment la monnaie en circulation". Dans le même esprit, J-N Jeanneney demande au gouvernement de créditer sans condition chaque Français de 300 € (2.000 francs ds le txt de 1996) de façon à relancer la consommation, quitte à renouveler l’opération un peu plus tard, s’il le faut. En Espagne, des idées de ce genre ont déjà été avancées par Agusti Chalaux (Centre J.Bardinas, Barcelone).

Photo en ligne au meilleur prix alleanzaAu plan local, un peu partout se développent des expériences d’économie parallèle, telles que les LETS en Grande Bretagne et au Canada, les SEL en France, des réseaux d’échanges réciproques de savoirs ... qui, le plus souvent sans aller jusqu’au bout de leur contestation, remettent en cause les règles du système dominant. La multiplication des initiatives de ce type, les réflexions que mènent des associations comme la Maison Grenelle, Europe 99, le Progrès pour l’Homme, les Périphériques vous parlent, et bien d’autres, sans oublier les actions entreprises au plan culturel, par exemple par le Théâtre 95 à Cergy Pontoise, ou par Ch.Delmotte en Belgique, témoignent de la grande percolation qui est en train de se préparer.


* assoc. Chômage et monnaie: 26 rue de la Crête 17110 Saint-Georges de Didonne

 

J.-P. MON, M.-L. DUBOIN
GR, déc. 1996

proposé par mamadomi

rééd° du 08 07 09

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M
<br /> -->> je les trouve aussi intéressante, bien que les propositions d'économie distributive ne date pas d'hier...<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Ce sont des idées innovantes et intéressantes...<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Si tu compares l'époque actuelle aux trente glorieuses, tu constateras que c'est aujourd'hui que l'économie est plus régulée, que le monde du travail est plus contrôlé, que le social est le pus<br /> développé. En vantant les trente glorieuses, veux-tu dire que nous sommes trop régulés aujourd'hui? Je sais bien que non. Mais la réalité n'est pas simple.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> non.<br /> <br /> <br /> si je compare aux années de la fin du siècle dernier, oui.<br /> <br /> <br /> pas à "l'aujourd'hui", pour la régulation, le social démantelé partout...<br /> <br /> <br /> je n'ai pas eu le sentiment que les trentes glorieuses étaient vantées, mais que cette mise en regard visait à redonner son poids au contexte<br /> d'application et d'observation des effets.<br /> <br /> <br /> il n'est pas de théorie qui puisse voir jour positivement hors contexte, on ne peut absolutiser les solutions.<br /> <br /> <br /> concernant le monde de travail contrôlé, tout dépend de ce qu'on appelle contrôle, et des externalités diverses de la chose, là encore, il faut connaître les<br /> objectifs de chaque mesure...<br /> <br /> <br /> d'ores et déjà je peux affirmer vertement que non justement nous perdons le contrôle sur le travail, la débrouille l'emporte sur les emplois<br /> administrativement déclarés et dûment prélevés... les droits liés à l'exercice de l'emploi, du fait de la situation, périclitent, et la santé comme la cohésion familiale et du coup l'harmonie<br /> sociétale en pâtissent...<br /> <br /> <br /> la réalité est simple, les choix faits sont complexes, comme devront peut-être encore l'être ceux qui les remplaceront.<br /> <br /> <br /> ^_°<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> avis tout à fait perso: au lieu de "relancer l'économie" on ferait mieux de réfléchir que le pouvoir d'achat est aussi celui de ne pas acheter. et que l'accumulation des biens ne fait pas le<br /> bonheur. ni le notre, ni celui des autres.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> très justement dit!<br /> <br /> <br /> le pouvoir d'acheter ou pas, on l'oublie souvent<br /> <br /> <br /> et notre modération à acheter régulera simplement et plus surement les errances des théories basées sur la certitude de croissance... la seule certitude c'est notre<br /> aveuglement à suivre les manipulations médiatiques et publicitaires dans le sens de pseudos besoins éternellement insatisfaits...<br /> <br /> <br /> changeons à la base, et les solutions s'imposeront d'elles-mêmes... (enfin, faudra quand même quelques coups de pouce!!)<br /> <br /> <br /> bises<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> coucou!<br /> merci pour la nouvelle lol,bizzzou<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> coucou, merci à toi d'être passée lire et commenter en mon absence,<br /> <br /> <br /> doux bisous à toi<br /> <br /> <br /> <br />