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Le coq français coquerique en français: "Cocorico!", le coq allemand en allemand: "Kire-kiki!", et le coq anglais, comme il se doit, en anglais: "Cook-e-doodle-do!". Les coqs parlent la langue de leurs pays respectifs, ou bien seraient-ce les humains qui interprètent à leur guise le cri innocent des gallinacées? La question fait sourire, mais il est un chant que l'on ne peut certainement pas moduler à son gré: celui du coucou! Comment en effet transformer cette musique binaire, répétitive, d'une si évidente clarté: "cou-cou...cou-cou..."? Celui qui a entendu une fois la voix bien timbrée du voltigeur du printemps sait bien que le coucou "coucoule", et rien d'autre. Pourtant, au Pays du soleil levant, on affirme que le coucou ne dit pas "cou-cou... cou-cou...", mais "Kakkô...kakkô...".
On ajoute même qu'il a pour ce faire une excellente raison.
Bref, quel que soit le motif, la demoiselle coucou refusa de rendre service à son père. Ce dernier, que son dos démangeait furieusement, alla se frotter contre un rocher pointu. Il se blessa. La plaie s'infecta. Il mourut. Lamentable histoire... La jeune fille coucou en éprouva un tel chagrin que depuis, elle répète: "Kakkô...kakkô..!" Ce qui signifie, en japonais: "Je gratterai... je gratterai..." Oui, je gratterai... je gratterai.." Oui, je gratterai le dos de mon papa. Hélas, il est trop tard!