Pour conduire quelqu'un, il faut voir, il faut être éveillé, sinon effectivement on entretient l'autre dans son sommeil et on le conduit vers la fosse commune.
"On ne peut donner que ce qu'on a reçu", disait Jean-Baptiste. Rien de plus, rien de moins.
Il ne s'agit pas de se laisser guider par n'importe qui, mais par quelqu'un qui a fait l'expérience de ce dont il parle. Par ailleurs, il est bon de se méfier des "donneurs de bons conseils"..."Celui qui sait ce qui est bon pour les autres est un être dangereux", disait Nisargadatta.
On peut témoigner de sa foi, mais on ne peut pas l'imposer à quelqu'un. Cette connaissance lumineuse doit s'éveiler d'elle -même.
"Ce qui est vivant en moi, est aussi vivant en toi", c'est tout ce qu'on peut dire.
Le maître véritable n'est pas celui qui parle bien de la lumière, mais celui qui nous aide à ouvrir les yeux.
Il y a aussi ce proverbe qui indique bien l'esprit dans lequel devrait se transmettre la connaissance:
"Donnez un poisson à quelqu'un, et il aura un jour à manger.
Apprenez-lui plutôt l'art de pêcher, et il n'aura plus jamais faim!"