
TUKANAP ou AKANGIT
Couronne, Xinguana
Etat du Mato Grosso – Brésil
Ancienne collection Renata et Eduardo Leroux
Bois, fibres de coton et de palmier buriti (Mauritia flexuosa), bambou Mabea taquari, plumes d’Ara macao, de japu (cassique), d’aigle-harpie, de buse et de toucan; écorce, peau de félin.
H. 59cm ; Ø 55cm
Différentes populations vivent dans le parc national du Xingù créé en 1961 et aujourd’hui administré par la Fundação Nacional do Indio. Au début du XVIIème siècle, la présence européenne sur les côtes occidentales fut la cause d’une vague massive de migrations vers l’intérieur du pays. Des groupes de langues et d’univers culturels différents mais apparentés se rassemblèrent dans cette région du Mato Grosso.
Les Aweti, Kalapalo, Kamaiurá, Kuikuro, Matipu, Mehinako, Nahukuá, Trumai, Wauja et Yawalapiti, voisins dans leurs modes de vie et leur représentation du monde sont aujourd’hui répertoriés sous le nom de Xinguana ou Alto-Xinguana. En effet, les contacts nourris entre les communautés ont abouti à la mise en place de réseaux d’intérêt communs en termes d’échanges économiques, de relations matrimoniales et de cérémonies partagées : on trouve ainsi ce type de coiffe essentiellement masculine pour la cérémonie du Yamurikumã. Lors de cette manifestation, les personnages principaux joués par des femmes inversent les rôles et miment des comportements typiquement masculins : ports d’armes, luttes comme le huka-huka, ornements du corps, sons des flûtes et chants se référant à la sexualité masculine. Cette couronne fait également partie des instruments cérémoniels funéraires du Kwarup, centré sur la figure de Mawutzininn, un être éternel anthropomorphe et responsable de l
a création des êtres humains à partir de troncs de l’arbre kwarup. Cette parure coiffe des sections de bois d’environ trois mètres qui représentent les défunts et qui sont disposées sur la place centrale du village pour la durée de la cérémonie.
source: cultures du monde
proposé par mamadomi