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lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!

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La chimère

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http://dl7.glitter-graphics.net/pub/729/729427ibhvlqkfrn.gif
D
ans les ténèbres de la nuit elle marche lentement;
Pareille à la nuit, elle apparaît terrifiante.
Seule marche-t-elle comme si la terre
N'avait rien créé d'aussi colossal et seigneurial.

Elle foule le sol à pas ailés,
comme les sommets qui effleurent les franges des nuées.
Son corps dans tout son apparat semble être composé
De rayons, de brume et de nébuleurs.

Je lui dis: "Ô fantôme, qui empêche la nuit de s'écouler,
Êtes-vous un djinn ou un être humain?"
Elle répondit avec une voix qui vibrait de courroux mêlé de

dédain:

http://dl7.glitter-graphics.net/pub/729/729427ibhvlqkfrn.gif"Je suis l'ombre du destin."
Je dis alors: "Non, car la mort est une aurore;
Dès qu'elle se lève,  elle tire de sa torpeur celui qui dormait."
Elle répondit avec arrogance: "Je suis la gloire;
Et celui qui ne me parvient pas meurt- de sa propre défaillance."

Alors je lui dis:" Non, car la mort est une ombre
Qui s'étiole entre tombe et linceul."
Elle répondit avec une moue incrédule:
"Je suis le secret qui, entre corps et esprit, déambule."
Je dis alors: "Non, car si le secret est révélé
Par l'éveil de la pensée, il s'évanouira comme un rêve."

Elle répondit avec affliction:"Cesse de m'interroger sur qui je suis."
http://dl7.glitter-graphics.net/pub/729/729427ibhvlqkfrn.gifJe lui rétorquai:"Questionner serait-ce blâmer?"
Elle dit, fronçant les sourcils:"Je suis toi.
Inutile d'interroger terre et ciel sur mon identité.
Si tu veux me connaître, regarde-toi
Dans le miroir matin et soir."

Aussitôt qu'elle eut dit ces mots, elle disparut de ma vue,
Comme une fumée dissipée par le vent,
En laissant ma pensée errer
Parmi les ombres de la nuit jusqu'au peti
t matin.
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Khalil Gibran

proposé par mamadomi
rééd° 16 01 09
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M
<br /> -->> ô Baudelaire, mon maître...!!!<br /> <br /> gros gros bisou à toi<br /> merci tout plein<br /> <br /> <br />
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C
<br /> en réponse à la tienne, voici la mienne, enfin, pas de moi, empruntée à un grand poète français : "Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un<br /> chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.<br /> <br /> Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin romain.<br /> <br /> Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la<br /> poitrine de sa monture et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.<br /> <br /> Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils<br /> étaient poussés par un invincible besoin de marcher.<br /> <br /> Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même.<br /> Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient<br /> avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.<br /> <br /> Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.<br /> <br /> Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi, et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne l'étaient<br /> eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères."<br /> bisous pas chimériques du tout, par contre<br /> <br /> <br />
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A
<br /> Pour un lundi matin, ça réveille!<br /> <br /> <br />
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M
<br /> bisous du mercredi soir, à peu près réveillés!!<br /> <br /> <br />
J
<br /> Bonjour a toi<br /> C'est un tres vaste sujet ou chacun dit la sienne j'ai l'impression<br /> Bisous et bonne journée<br /> Jacques<br /> <br /> <br />
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M
<br /> une boule à facettes? :o))<br /> belle soirée à toi Jacques<br /> bisous<br /> <br /> <br />
V
<br /> Chimère en fait flipper plus d'un qui évite forcément le questionnement de la réponse du mortel à sa tutelle, j'ai nommé "la mort", cette face sombre au regard de nuit et sa face resplendissante<br /> une fois franchit son manteau.<br /> Toutes ces peurs ancrées dans l'écorce des nos sens humains de notre disparition, plutôt que notre migration sont les leviers laissés à l'âme pour se reposer.<br /> Voici....<br /> LE SENS DE LA MORT<br /> Tu es resté dans la petitesse si longtemps que tant de splendeur et de grandeur t'effraient, ton sens des responsabilités s'affole, la mort a été si longtemps ta compagne, a tirée de toi tant de<br /> larmes et d'incompréhensions, que tu la rejettes sans cesse et ne la comprend pas.<br /> Pourtant a bien y regarder elle est une compagne compatissante au-delà des apparences que lui donne le masque de l'implacabilité, elle facilite le passage d'un monde à un autre et permet à l'homme<br /> de poser une réflexion sur l'existence en général, car tout meurt ici-bas, c'est inscrit dans le principe même du temps, celui qui pense aussi, du moins le croit-il à force d'éviter la<br /> confrontation de sa conscience avec l'esprit du vivant.<br /> Nous avons cru tout ce temps à ce que nous ne sommes pas réellement, de vie en vie les rôles tournent et nous entourent de leurs artifices, ensorcelant de leurs esprits passés, alourdissant les<br /> possibilités d'émancipation propices à l'élévation de l'âme vers des lieux de sérénité conduisant à la sagesse, puis à l'éveil intérieur. La mort est à chaque fois une occasion d'évaluer le chemin<br /> parcouru, de se poser et se reposer quelques instants dans des plans plus ou moins idylliques suivant l'état d'esprit du gisant à l'heure de son dégagement vital énergétique. Il faut alors saisir à<br /> nouveau les opportunités de se réincarner car la conscience veut grandir, elle n'aura de cesse que lorsqu'elle aura réintégrée sa Grandeur, ce transfert de conscience dans le DIVIN reste badinage<br /> pour certains un temps qui peut paraître long, mais il n'en est rien au regard de l'éternité, ils folâtrent âmes enfantines de-ci, de-là, explorant les strates du temps, engrammant leur mémoire de<br /> constructions et de créations, apprenant à connaître le pouvoir des capacités innombrables déposées en leur sein jusqu'à la maturité de l'éveil et le retour à leur véritable nature, le retour au<br /> "bercail".<br /> <br /> Tu as cru tant de temps à ce que tu n'es pas réellement que le transfert<br /> de conscience dans le DIVIN te semble étrange, ainsi tu le reportes sans cesse, t'éloignant encore et encore de l'instant présent libérateur de tes croyances et que ta demeure originelle ne te<br /> semble plus tienne.<br /> Tu te condamnes, car ta culpabilité qui te tient de demeure, piètre masure de poussière en effet.<br /> EN REALITE tu n'es rien de ce que tu crois et le comble est que ce que tu crois t'empêche de percevoir la REALITE.<br /> CE QUE TU ES se tient hors d'atteinte de toutes illusions ne menant pas à ELLE et ne découlant pas d'ELLE.<br /> En toi se tient sa Présence, un seul de ses regards te changera à jamais, pour toujours. Son empreinte si joyeuse et aimante vous bouleversera effaçant les croyances erronées en les portant à sa<br /> CLARTE, te guidant en sécurité. Entre, tu verras assurément que tu es attendu dans la SERENITE et la JOIE. Alors tu seras à nouveau rempli de CELA. Ta coupe d'amertumes, d'artifices sera vidée et à<br /> nouveau pourra couler l'ambroisie de ce que TU ES dans le SEIGNEUR de l'infinie Splendeur de l'ETRETE.<br /> Abandonne l'incertain pour l'essence de l'AMOUR éternel de ce que tu es dans la lumière du SAINT LIEU, entre dans la CONFIANCE inneffable de ton impeccabilité. JE SUIS ce que TU ES, là où rien ne<br /> peut atteindre cette perfection.<br /> JE SUIS salue le Divin en chacun de vous jusqu'à l'élévation de chaque conscience en CELA.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> ô bonheur de ce partage de ce qui est,<br /> ô bienveillance qui par toi ici s'exprime<br /> :)<br /> je te remercie pour le choix que tu fais d'accepter le partage de cette élévation en conscience<br /> namasté<br /> <br /> <br />