Evasion Inde du Sud, Raghunath Manet est sans aucun doute un porte drapeau, un ambassadeur culturel de l'Inde. Disciple des des anciens, les temples Indiens lui ont livrés leurs secret. C'est riche de tout cela que Raghunath vient vous faire partagé la douceur et générosité de l'inde.
"...Maître danseur, chorégraphe, joueur de veena (un luth ancien),
auteur et Pondichérien à 100 %, Raghunath Manet incarne le bharatanatyam au masculin sur toutes les scènes du monde.
...Le chorégraphe Raghunath Manet met à profit sa double nationalité en faisant rayonner le bharata-natyam, une danse classique du sud de l’Inde, naguère interprétée dans les temples hindouistes par les bayadères, les servantes des dieux. Que ce soit dans un orphelinat de sa ville natale, à Paris ou à travers le monde, il évoque, par des gestes énergiques et codifiés à l’extrême, des objets, des sentiments ou même le dieu Shiva, créateur de la danse afin d’assurer l’équilibre universel..."
Site officiel de Raghunath Manet
Raghunath Manet (joueur de veena ou vîna) et Archie Shepp (jazzman Saxophoniste) ont joué ensemble au New Morning
< Avec Didier Lockwood
Raghunath parle très très bien français. « Je viens de la région de Pondichéry, un des cinq anciens comptoirs français sur la côte, explique-t-il. Mais j'ai aussi fait une partie de mes études à Paris. » Notre homme a, en effet, décroché un doctorat en anthropologie à la Sorbonne ! Son sujet ? « Les Bayadères, des danseuses sacrées aujourd'hui disparues... »
avec Archie Shepp >
Oublié le cliché du musicien traditionnel venu du fond de sa campagne ! Autre preuve: dans son stand, Raghunath présente livres, disques et DVD. Il y a en a pas loin de 20 ! Dont des collaborations avec des musiciens occidentaux comme Didier Lockwood ou Michel Portal. « Raghunath va bientôt travailler avec le saxophoniste de jazz américain, Archie Shepp. Peter Gabriel l'a aussi invité à venir l'accompagner sur scène en novembre à Londres », ajoute son agent. On l'aura compris, notre homme est une sommité mondiale. Comme l'a été le célèbre joueur de sitar, Ravi Shankar, à la fin des années 60..."
TRI-MURTI RAGHUNATH MANET ET MICHEL PORTAL

Deux génies se rencontrent : l'un Michel Portal, le clarinettiste de tous les risques. L'autre, Raghunath Manet, le maître indien, figure emblématique de la danse et musique indienne.
Michel Portal et Raghunath Manet s'unissent sur scène pour improviser sur les cadences syncopées dans un tourbillon de grâce, en complicité avec les percussions indiennes de Sri Murugan. Clarinette et veena indienne se donnent la réplique dans les premiers balbutiements d'un monde en gestation. Au son de la clarinette de Michel, Raghunath pose les notes des râgâs
délicats de la musique indienne. Les artistes vivent leurs rêves, de la fusion jaillit l'aeuvre leurs corps et leurs âmes au son de leur instrumentt chantent la beauté et la joie avec pour seul but d'atteindre l'universel...
Tri-Mûrti ou les trois faces de Shiva
Le Linga Purâna raconte la dispute qui éclate un jour entre Vishnu et Brahma pour savoir qui est supérieur. Pour mettre fin à la discussion, apparaît soudain une gigantesque colonne flamboyante. Vishnu prend la forme d'un-sanglier et creuse la terre pour trouver le commencement de cette colonne alors que Brahma sous la forme d'un cygne blanc, la survole sans pouvoir en trouver le sommet. Alors qu'aucun des deux n'arrive à la trouver, Shiva apparaît dans la colonne même et Vishnu et Brahma reconnaissent alors sa suprématie.
À travers ce mythe, nos artistes comprennent que la confrontation est le moyen par excellence, pour trouver l'Universel...
< Chorégraphe, danseur, musicien, RAGHUNATH MANET
Raghunath Manet (site officiel http://www.raghunathmanet.com) dévoile des chorégraphies millénaires qui lui ont été transmises par les grands maîtres de danse et les danseuses de temple, et sur les bases desquelles le cinéma indien s'appuie encore aujourd'hui. On perçoit alors la continuité et l'influence des arts ancestraux dans la création contemporaine indienne. ANJALI signifie "salutation"; il s'agit ici de célébrer l'Art indien
Création indienne Bharata Natyam, Raghunath Manet et sa bayadère modernisent la
danse sacrée de l'Inde
Une tradition réservée aux femmes interprétée par un homme.
Comme le nez de Cléopâtre, si Raghunath Manet n'avait pas été doté d'un tel physique, peut-être n'aurait-il jamais osé bousculer à ce point l'orthodoxie du bharata-nâtyam, danse du sud de l'Inde, le plus souvent réservée aux femmes. "Les brahmanes ont accaparé l'art qui était celui des vestales sacrées des temples, explique-t-il. Dans le jugement qui est porté sur une danseuse entrent aussi la couleur claire de sa peau, sa beauté, la richesse de son costume. Au début, les puristes se demandaient en me voyant qui était cet homme si noir de peau, qui de surcroît prétendait danser." Venant de la marge, Raghunath Manet a développé avec beaucoup d'intelligence son excentricité. Son narcissisme, très travaillé, né sûrement de son désir d'exister fortement face aux usages, confine aujourd'hui au chef-d'œuvre. A la scène comme à la ville. Mais n'oubliant jamais d'où il vient, tourné vers les autres, ouvrant pour les enfants en difficulté une académie de musique et de danse à Pondichéry, sa ville natale.
C'est ce travail de terrain, financé par le seul argent des tournées, qui a attiré à lui les anciennes bayadères, danseuses chassées des temples par les lois britanniques, le plus souvent pour cause de prostitution, et qui avaient trouvé refuge à Pondichéry, alors sous tutelle française. Indra Rajan, avec laquelle il se produit à Paris, est une des dernières rescapées. C'est avec elle, et autour de son talent tonitruant, qu'il
a conçu sa création, tout simplement nommée Pondichéry. On ne dira pas l'âge d'Indra Rajan, disons simplement qu'elle est sublime. Truculente, populaire, quintessence du mime: d'un haussement de sourcil, elle raconte une anecdote, d'un roulement de ses yeux, une épopée en dix volumes. Mais c'est sa danse qui nous est apparue radieuse: n'ayant besoin de rien prouver, se situant presque dans l'esquisse, on voit pourtant le mouvement se glisser jusqu'au bout de ses doigts arqués.
Carolyn Carlson et Raghunath Manet >
Avec Raghunath Manet, elle forme une paire désireuse de se faire comprendre, loin du tintouin indien et (faussement) savant qui entoure souvent le bharata-nâtyam, mais aussi toutes les autres formes de danses que l'on trouve en Inde (kathakali, odissi, kathak, manipuri). Et quelle chanteuse, avec sa voix qui ordonne. Et que ça saute! Raghunath Manet, lui-même excellent musicien,
premier prix de veena, diplômé de la prestigieuse Académie Kalâkshêtra de Madras, accomplit les pas traditionnels, prend les attitudes et les poses, trop heureux d'obéir à cette voix revenue de tout, dominatrice, que relaient les tonalités plus extatiques de Prema Kumar, accompagnée des percussionnistes Mani Ankappan et Sendil Kumar.
DOUCE FOLIE PLANANTE
Subasreen Natarajan, toute jeune élève d'Indra Rajan, a l'air de découvrir le monde. Tout comme Bambi. Quant à Raghunath Manet, il n'hésite pas à s'offrir un festival de costumes. En blanc brodé d'or pour jouer de la veena, puis torse nu pour danser, en pantalon bleu, puis vert, rouge. Collier d'or, grelots aux chevilles, il est inouï. Pour ceux qui l'ont vu danser assez souvent, on sait qu'il possède cette douce folie planante qui lui permet de vivre son art exactement.
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proposé par mamadomi