Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!

Publicité

Rectificatif

Au rang des idées reçues en voici une autre:


"Le bouddhisme est une philosophie, pas une religion"


                  Mélanger des mots d'origine indienne (bouddhisme), grecque (philosophie) et latine (religion), c'est d'emblée risquer une faute de goût et une erreur de sens: on ne peut trancher aussi brutalement par une affirmation ou une négation un débat qui, dans ces trois langues, se pose en termes aussi difficiles à traduire.
                       Le bouddhisme est né du Bouddha comme le christianisme du Christ alors que le judaïsme, l'hindouisme et l'islam ne tirent pas leur nom d'un personnage (même si les musulmans furent longtemps appelés des "mahométans"): on doit donc se référer à leur fondateur (ou du moins à celui qui, après sa mort, a été reconnu comme fondateur) pour apprécier leur doctrine. Si le bouddhisme est une philosophie, pas une religion, le Bouddha était un philosophe, pas un religieux.
                      Le philosophe étant un ami (philos) de la sagesse (sophia), le Bouddha en fut-il un? On l'appelait Shâkyamuni, expression improprement traduite par le "sage du clan des Shâkya". En sanskrit, muni désigne  un homme à la fois érudit et dévot, savant et ascète, mage et saint, poète inspiré et ermite de la forêt. La tradition indienne ne sépare pas la façon de penser du mode de vie et on ne peut comparer le Bouddha qu'à des philosophes ayant mis en actes leur doctrine. On pense ici à Diogène le cynique ou à Socrate le sage. Comme Diogène, le Bouddha enseignait et pratiquait le mépris des plaisirs, des richesses et des honneurs. Comme Socrate, il accouchait les esprits de ses disciples et prêchait la connaissance de soi-même pour mieux combattre l'ignorance.
                    Et comme les stoïciens, le Bouddha recherchait l'atataxie, l'impassibilité de l'âme et l'immobilité du corps étant, chez tous les ascètes indiens, indissolublement liés. Maître de l'apathie, Bouddha était le philosophe de la non-douleur (coucou miteny), le théoricien de la sérénité. Le bouddhisme, dans ses différentes écoles, n'a jamais renié cet enseignement et peut donc être considéré comme une philosophie (voir chez marc).http://1.bp.blogspot.com/_0as1UcJvBnM/Sqji5yVjfII/AAAAAAAABkA/yHAZgSV7UaY/S1600-R/image-saint_thomas_d_aquin-thomas_aquinas-sao_tomas_de_aquino-docteur_angelique-angelic_doctor-theologien_dominicain-dominican_theologian-teologo_dominicano-summa_theologica-somme_theologique-suma_teologica-thomisme-thomiste-thomism-theologiae.jpg

M
ais pourquoi ne serait-il pas une religion?

                   Observons, d'abord, que le christianisme est à la fois une philosophie et une religion. L'étude de la philosophie précède même celle de la théologie dans les séminaires catholiques. Thomas d'Aquin et Augustin d'Hipponehttp://www.limoges-catholique.fr/userfiles/image/paroisse_saint_augustin_logo(1).jpg furent saints et philosophes, enseignant la doctrine d'une religion et la sagesse d'une foi. Il en est de même du bouddhisme qui conjugue l'intellectuel et le surnaturel, la réfutation des erreurs et le dépassement de la raison, la critique des illusions (du désir) et la croyance au mystère (des renaissances). Le Bouddha était "l'Eveillé" (Bodha), unissant connaissance et révélation, intelligence et illumination.
                  Si la religion est l'accomplissement scrupuleux d'actes rituels, le bouddhisme a ses liturgies, ses monastères, ses pagodes où la vie quotidienne est rythmée par la prière, marquée par les quêtes, colorée par les robes des moines. Et si la religion est un lien social entre les humains partageant les mêmes convictions, le bouddhisme a ses processions d'offrandes, ses pèlerinages aux lieux saints, ses fêtes populaires et son calendrier. Le boudhisme est la religion la plus "religieuse" du monde en ce sens qu'elle imprègne tout l'espace et le temps avec ses innombrables stupas et bouddhas de pierre qui barrent les horizons et passent les siècles.
                   Pourquoi donc les Occidentaux considèrent-ils souvent le bouddhisme comme une philosophie et non comme une religion? Sans doute y voient-ils une sagesse individuelle et non une croyance collective dans la mesure où l'individualisme contemporain se méfie des adhésions "forcées" (le baptême des enfants) et des pratiques "obligatoires" (la messe du dimanche). Le bouddhisme est alors parfois le refuge des déçus du christianisme (religion majoritaire en Occident) dont la démarche personnelle exige un effort singulier: "entrer dans le courant" (du bouddhisme), c'est nager à contre-courant de la civilisation qualifiée de "judéo-chrétienne".
Par Odon Vallet
proposé par mamadomi
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
-->> très juste!<br /> c'est sûr que c'est plus attractif d'accéder par le mérite, de récolter les fruits et de n'avoir pas d'intermédiaire psycho-rigide!!!<br /> bises du jeudi bien entamé!
Répondre
R
Je me souviens d'un pape, je crois que c'est jean XXIII qui avait permis à des soeurs d'étudier le boudhisme car pour lui, ce n'était pas une religion mais une philosophie.<br /> <br /> Ayant fréquenté les enseignements boudhistes, la grande différence que j'ai noté, est qu'il n'y a pas de dogmes dans cette approche, à chaque fois, le lama nous dit de réfléchir à ce qu'il nous a enseigné, et d'essayer de voir s'il n'y a pas autre chose à en tirer pour valider ou contredire ou encore parfaire.<br /> <br /> Alors que dans le christianisme par exemple, on nous donne des dogmes tout prêts sur lesquels il n'est pas question de revenir ni même de réfléchir.<br /> <br /> De plus, dans les grands monothéïsmes, les fidèles aspirent à rejoindre leur dieu après leur mort, et de bénéficier de ses faveurs, alors que dans le boudhisme, le but de chacun est de s'améliorer afin de devenir un boudha lui même, pas le favori méritant d'un dieu..<br /> <br /> Bises du tout début du jeudi Mamalilou
Répondre
M
joli chemin andree, toujours au présent...:)
Répondre
A
Je me moque de tout ça ... je me moque dans le sens où chaque chemin de vie ... chrétien, islamiste, boudhiste, hindou ... est un chemin à respecter ... et que pour juger, nous n'en savons pas assez ...<br /> prenons ce qui est bon <br /> les chrétiens craignent le syncrétisme (excuse moi pour l'orthographe) car un peu dangereux pour l'Eglise ... moi je prends ce que la vie donne ...<br /> bises
Répondre
M
non non je n'hésite pas, je gratte, je gratte...<br /> je suis toujours curieuse, au cas où ça ne se verrait pas...de comprendre de quoi on me parle et de quoi il retourne vibratoirement parlant...<br /> héhé<br /> si tu peux piocher de bons principes dans ce 'satanisme qui n'existe pas vraiment' puisque le concept de satan n'a pas de réalité à tes yeux, alors pioche...pioche, mais les ailes ça sert...rires, préserve les...même en t'opposant à ce qui n'existe pas...rires...<br /> bisous
Répondre