Nul n'a oublié ce qu'on lui a appris à l'école, à savoir que c'est l'oxygène qui rend la vie possible sur notre planète.
C'est lui qui régit toutes les formes de vie, leur permet de naître, croître et se développer.
Il n'est rien de vivant qui puisse perdurer sans cet apport fondamental qui, jour après jour, au-delà du simple réflexe de la respiration, nous insuffle la capacité de durer.
A l'instar de l'homme, la Nature "respire". Tout ce qui existe en ce monde est animé par une dynamique d'inspiration et d'expiration qui existe en toute chose.
Car ce phénomène ne concerne pas uniquement l'homme! il en va de même pour l'ensemble des animaux et des végétaux qui se trouvent sur la Terre.
Quant aux minéraux, eux aussi sont soumis aux aléas climatiques et atmosphériques dans leur lent processus de transormation.
On peut donc considérer que dans son cocon d'oxygène, d'une certaine manière
et sous de multiples formes, la Terre "respire".
A longueur de temps, elle est soumise aux souffles atmosphériques
qui déterminent pour une large part les climats de ses différentes régions;
elle est parcourue de "courants d'air" aux incidences non négligeables
pour toutes les formes de vie; la végétation qui la couvre prospère ou dépérit
selon la qualité de l'air.
De telle manière qu'on le considère, c'est bien d'un véritable
souffle de vie -un "souffle vital"- dont il est question,
qui est non seulement indispensable à toute forme d'existence,
mais "inné" en chaque chose vivante dès sa création,
et de ce fait appartient à sa constitution de base.
Ce souffle parcourt notre corps et nous nourrit à chaque instant de notre existence. Les anciens Chinois appelaient ce souffle universel le "k'i",
et ils ont découvert qu'en le favorisant
il devenait une fabuleuse source d'énergie et de bien-être.
Ce qui ne fut longtemps que de vagues suppositions -ou des allégations jugées par trop fantaisistes de la part d'adeptes de mouvements spirituels- est aujourd'hui corroboré par la science. Il est désormais clairement démontré et admis que l'oxygène que nous ingérons à chaque minute, chaque heure, chaque jour, agit directement sur le taux vibratoire de chacune de nos soixante trillions de cellules.
En d'autres termes, la nature, le développement, la multiplication,
voire l'"intelligence" de nos cellules dépendent étroitement (entr'autres)
de ce que nous respirons et de la façon dont nous le faisons.
Ainsi, remontant à la source de la matière,
le taux vibratoire de chacun des atomes qui constituent notre corps
-résultant de la subtile combinaison d'un noyau de protons, de neutrons
et d'électrons (dont la variation détermine, en gros, si un élément est liquide,
solide ou gazeux)- dépend lui aussi de ce "souffle vital".
Ce rapport inscrit de puis toujours dans notre "patrimoine génétique" pour autant n'est pas un rapport figé à jamais du début à la fin de notre existence.
En effet,
l'être humain, dans son corps comme dans son esprit,
réagit en permanence aux sollicitations et aux impulsions vibratoires
de tout ce qui l'entoure; chacun de nous est à chaque instant
un émetteur-récepteur des plus sensibles. En ce sens, nous sommes
en perpétuelle mutation, depuis la seconde où nous émergeons dans ce monde
jusqu'à celle où nous le quittons.
Et, cela nous le devons pour une bonne part aux fluctuations du souffle vital.
Celui-ci, le K'I, parcourt un trajet dans le corps humain et nous nourrit en permanence. Dès lors, pour mieux vivre, mieux profiter de ce qui par bien des aspects ressemble à un véritable don de la nature, il n'est pas de meilleure solution que d'accéder à la compréhension de la nature exacte de ce "souffle de vie" qui, par-delà nos habitudes quotiennes et nos croyances stéréotypées, se révèle être une fabuleuse source d'énergie, de bien-être, à laquelle tout un chacun peut se régénérer à volonté.
Instaurer les conditions idéales à sa parfaite utilisation (le K'I)
dans la vie quotidienne
nécessite des techniques, des exercices pratiques et des méthodes personnalisées issues des enseignements de maîtres taoïstes:
apprendre à réguler la circulation du K'I dans nos organes,
à "écouter" notre respiration profonde, à dynamiser nos fonctions corporelles,
à enrayer et éliminer les maladies,
à minimiser les problèmes psychologiques et physiques.
Notre rapport au monde change en appréhendant le corps ainsi, nous
ne vivons plus en "aveugle", inconscient de l'échange incessant qu'entretiennent en sourdine l'univers et notre corps. Au contraire, nous apprenons à maîtriser le flux et le reflux de l'énergie vitale pour nous régénérer chaque jour et vivre en harmonie avec les êtres et les choses qui nous entourent.