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J'aimais à aimer

Aeternam Apprehéndite - The Eternal Embrace by BEAU DEELEY

Eternal embrace, Beau Deeley

Augustin nous fait saisir en profondeur le vécu de la réalité humaine: l'homme est un immense élan amoureux et un être doué d'une âme qui ne doit rien à la matière, dont elle ne peut sortir. Quant au temps de l'homme, il est marqué par la précarité. Si le temps de l'homme est fugace, Dieu est intemporalité absolue.

Dans ce célèbre texte, aux formules brillantes (Nondum amabam et amare amabam: je n'aimais pas encore et j'aimais à aimer), Augustin raconte ses années de jeunesse. Il allait "aux abîmes". Il eut d'ailleurs, à 17ans, un fils, Adéodat, d'une femme avec laquelle il vécut.

 

Je vins à Carthage, et partout autour de moi bouillait à gros bouillons la chaudière des amours honteuses. Je n'aimais pas encore et j'aimais à aimer dévoré du désir secret de l'amour, je  m'en voulais de ne l'être pas + encore. Comme j'aimais à aimer, je cherchais un objet à mon amour, j'avais horreur de la paix d'une voie sans embûches. Mon âme avait faim, privée qu'elle était de la nourriture de l'âme, de vous-même, mon Dieu, mais je ne sentais pas cette faim. J'étais sans appétit pour les aliments incorruptibles, non par satiété, mais + j'en étais privé, + j'en avais le dégoût. Et c'est pourquoi mon âme était malade et, rongée d'ulcères, se jetait hors d'elle-même, avec une misérable et ardente envie de se frotter aux créatures sensibles. Mais si ces créatures n'avaient pas une âme, à coup sûr, on ne les aimerait pas.

Aimer et être aimé m'était bien + doux, quand je jouissais du corps de l'objet aimé. Je souillais donc la source de l'amitié des ordures de la concupiscence; j'en ternissais la pureté des vapeurs infernales de la débauche. Repoussant l'infâme, je brûlais dans mon extrême vanité de faire l'élégant et le mondain. Je me ruai à l'amour où je souhaitais être pris. Mon Dieu, qui m'avez fait miséricorde, de quel fiel, dans votre bonté, vous en avez arrosé pour moi la douceur! Je fus aimé, j'en vins secrètement aux liens de la possession, et mon bonheur fut pris dans un réseau de tourments: je fus battu des verges brûlantes de la jalousie, des soupçons, des craintes, des colères et des querelles.

 

Saint Augustin    

Sabina Nore

Primordial Tango BY SABINA NOREbarre déco blog perles mauves

proposé par mamadomi

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M
-->> je te reconnais bien là :)<br /> gros bisous tendres dans ce monde où l'amour ne demande qu'à s'épanouir<br /> ravie de te retrouver ce soir
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B
Aimer... le vrai, le grand, le sublime Amour de sa vie... en devenir l'essence et se nourrir de lui... comme un cercle qui quand il est noir et blanc représente le yin et yang. Alors aimer devient<br /> harmonie, et nous pouvons toucher du doigt le bonheur à l'état pur...<br /> Oups moi faut pas me parler d'amour car là je n'arrive pas à retenir les mots...<br /> Gros bisous Mamalilou d'une Bab's qui se promenait chez toi ce matin.
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M
-->> :)<br /> beau bisou en sus!
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F
c'est très très beau !
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M
-->> un plaisir partagé, sur ce chemin...<br /> <br /> oui, malheureusement, il y a beaucoup de partage et de tentative de contamination dans l'apologie des "imperfections" comme tu dis... particulièrement aujourd'hui<br /> "avant" encore, quand on s'adonnait à des activités sociétalement très décriées, on se vantait tout au plus d'exceller dans l'horreur et la méchanceté, on n'allait pas jusqu'à dire que c'était ça<br /> la vraie vie, la seule vie qui vaille, la "réalité" affreuse de l'existence!!!<br /> oui, faisons nos chemins avec la liberté de tester des choses qui nous conviennent plus ou moins et dont on ne peut distinguer le confort ou l'inconfort, la "pureté" ou "l'impureté" qu'après<br /> coup... de l'intérêt de laisser les expériences se faire sans juger de ce qui est bon et pour qui...<br /> on encadre, on limite, on répare les "erreurs", les dommages....<br /> mais il faut laisser la place à l'expérience de vie... c'est la meilleure façon de comprendre...<br /> <br /> bisous à la régulière!!! :o))
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