Partant de l'hypothèse que l'Homme émet et reçoit de façon inconsciente des phéromones, Harry Wiener se demande, en 1966, s'il existe un lien entre la schizophrénie et une communication phéromonale exceptionnelle. Déjà très sensibles aux odeurs (ils sentent tout, parlent de leurs perceptions olfactives, aiment beaucoup les parfums), certains enfants schizophrènes seraient réceptifs aux phéronomnes et auraient le pouvoir de réagir à quantité d'exhalaisons habituellement imperceptibles. Outre cette hypersensibilité olfactive qui surprend aussi Bruno Bettelheim, ces malades posséderaient une autre particularité concernant cette fois-ci leur propre odeur. Cheveux gras et transpiration abondante dégageraient des effluves fétides ayant déjà guidé certains psychiatres dans leur diagnostic.