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Archétypes
de l'inconscient collectif
Le développement d'une attitude, qu'elle soit extravertie ou introvertie, et d'une
fonction, fait partie du processus vital, de notre adaptation au monde, et de l'empreinte que nous y laissons. Nous nous développons, s'il n'y a aucun obstacle, dans la perspective où nous avons le + de facilité, et nous aimons d'abord "partir du bon pied". Cela signifie que nous développons d'ordinaire notre meilleure fonction, qu'il s'agisse de la pensée ou de l'intuition, du sentiment ou de la sensation, et que nous avons, en même temps, fortement tendance à nous conformer à ce qu'on attend de nous, à répondre à la pression que l'éducation et la société font peser sur nous, à nous comporter d'une manière admise.
De cette façon, toute une partie de la personnalité est négligée,
mais celle-ci ne disparaît pas vraiment puisqu'elle se trouve tout simplement repoussée dans l'inconscient; en termes psychologiques, elle a été refoulée. Les petits enfants abandonnés à leur pente naturelle sont souvent voluptueux, accapareurs et agressifs, et montrent toutes les tendances qui sont, chez l'adulte, supposées avoir évolué ou avoir été chassées par l'éducation. Mais l'erreur de la plupart des éducateurs, des parents, des enseignants et autres, est de croire qu'ils ont réellement changé la nature des enfants; en réalité les tendances fâcheuses ou inférieures ont été repoussées à l'arrière-plan et oubliées, et vivent encore chez l'adulte. Notre oubli est souvent si total que nous en venons à croire que nous sommes tels que nous paraissons, ce qui a parfois des conséquences désastreuses. Ces tendances refoulées appartiennent, selon les termes
de Jung, à l'inconscient personnel, et bien loin de dépérir comme on pourrait l'espérer, il semblerait qu'elles soient comme ces mauvaises herbes délaissées qui prolifèrent dans quelque coin oublié du jardin.
Civiliser l'être humain mène à un compromis entre l'homme et la société, entre ce qu'il semblerait qu'il soit et la composition du masque derrière lequel vivent la plupart des gens. Jung nomme ce masque persona, nom donné aux masques portés autrefois par les acteurs de l'Antiquité pour désigner le rôle qu'ils jouaient. Mais les acteurs ne sont pas seuls à jouer un rôle; un homme qui traite une affaire ou exerce une profession, une femme qui se marie ou choisit une carrière, tous adoptent dans une certaine mesure les caractéristiques que l'on attend d'eux dans leur position particulière, et il le faut pour réussir
. Un homme d'affaires essaiera de paraître (et même d'être) vigoureux et énergique, interlocuteur à l'esprit ouvert, bon citoyen; une femme qui travaille, de nos jours, a non seulement besoin de paraître intelligente, mais aussi d'être bien habillée, et une épouse doit être une hôtesse, une mère, une camarade, et tout ce que la situation de son mari réclame
.
"La société attend et se doit d'attendre de chaque individu qu'il assume et joue de façon aussi parfaite que possible le rôle qui lui est imparti; ainsi, par ex, d'un individu qui est un pasteur, la société escompte... qu'il soit à tous moments et en toutes circonstances impeccablement dans la peau du personnage du pasteur. La société exige cela comme une sorte de garantie et de sécurité. Que chacun demeure à sa place et se cantonne dans son domaine: celui-ci est cordonnier et cet autre poète. Nul n'est tenu d'être, à la fois, l'un et l'autre... car on devient vite suspect: cela a quelque chose d'inquiétant. Car un tel homme ne répond plus à la norme habituelle, il "diffère" des autres et excite la défiance. Dans le monde universitaire on le qualifierait de "dilettante", dans le monde politique d'"homme aux réactions imprévisibles"; du point de vue religieux et pour les dévots, ce serait un "esprit libre"; bref, face à la société convaincue que seul le cordonnier qui n'est point poète fait des chaussures selon les règles de l'art, il serait un individu peu sérieux, un fumiste, suspect d'insuffisance et d'impréparation." ▲C. G. Jung
La persona est un phénomène collectif, une facette de la personnalité qui pourrait aussi bien appartenir à quelqu'un d'autre, et on la confond souvent avec la personnalité. L'acteur ou l'artiste, aux longs cheveux et aux vêtements misérables, est considéré comme quelqu'un d'exceptionnel -une personnalité- tandis qu'en réalité, il s'est souvent contenté d'adopter la tenue et les façons de tous les autres artistes de son milieu
. La bienveillance et l'hospiralité de Mme Untel, la femme du pasteur, semblent jaillir de sa bonne nature insondable mais, en fait, elle a adopté ces façons lors de son mariage, croyant qu'"une femme de pasteur doit être l'amie de tous ceux qui ont besoin d'elle". Dans une certaine mesure, il est vrai, les gens choisissent les rôles pour lesquels ils se sentent le mieux convenir, et à ce niveau, la persona est individuelle, mais elle n'englobe jamais tout l'homme ou toute la femme. La nature humaine, quand elle joue un rôle, est obligée d'apparaître conséquente, mais elle n'est pas ainsi: elle se trouve donc inévitablement faussée.
La persona, néanmoins, est une nécessité; c'est elle qui nous relie au monde. Elle simplifie nos contacts en indiquant ce que nous pouvons attendre d'autrui, et dans l'ensemble les rend + agréables, tout comme les beaux vêtements avantagent les corps disgracieux.[que nous sommes influençables et conditionnés!...]
Al Pacino dans Donnie Brasco▼
Ceux qui négligent le développement de la persona ont tendance à être gauches, à choquer les autres, et à avoir des difficultés à faire leur place dans le monde. Cependant, on court toujours le danger de s'identifier à son rôle, danger qui n'est pas évident quand il s'agit d'un bon rôle, fait pour celui qui l'assume. Pourtant, nous disons souvent avec un peu d'inquiétude
- "il joue un rôle", ou
- "vraiment, elle n'est pas du tout comme ça"
car, au moins en partie, nous sommes consicients du danger de vivre d'une façon contraire à notre nature véritable. Peut-être surviendra-t-il quelque crise exigeant de nous + de souplesse ou une façon de réagir tout à fait nouvelle, ou atteindra-t-on une situation où le manque de répondant émotif authentique et personnel peut engendrer une tragédie. Elisabeth Bowen décrit une situation semblable dans The Death of the Heart; les adultes, dans son récit, sont si enfermés dans leurs rôles conventionnels qu'ils ne parviennent pas du tout à comprendre les besoins d'une adolescente sensible.
Autre danger:
une persona trop rigide signifie une dénégation trop complète du reste de la personnalité, et de tous ses aspects relégués dans l'inconscient personnel ou appartenant à l'inconscient collectif.
Cet autre aspect de nous-mêmes que l'on y trouve dans l'inconscient personnel, Jung l'appelle l'ombre. C'est notre être inférieur, celui qui veut faire tout ce que nous ne nous permettons pas, qui est tout ce que nous ne sommes pas, le Mr Hyde de notre Dr Jekyll. Nous entrevoyons cette
personnalité étrangère quand, après avoir été saisi par une émotion, ou être entré en fureur, nous nous excusons en disant:
"je n'étais pas moi-même" ou
"je ne sais vraiment pas ce qui est arrivé".
Ce n'est rien d'autre que l'ombre, notre part primitive, incontrôlée, animale. L'ombre se personnifie: quand nous détestons particulièrement quelqu'un, surtout si c'est une antipathie injustifiée, nous devrions soupçonner qu'en réalité nous détestons chez un autre un de nos propres traits.
à suivre...
Frieda Fordham
Addendum du jour
Je m'étonne parfois encore que les journalistes (4è pouvoir) ne rectifient pas les interventions répétées qui assènent des contre-vérités flagrantes... par ex, j'entends répéter par un certain M. Falorni en mal d'être élu local depuis maintenant près de 10ans, que Mme Royal, la candidate de son parti politique, serait une "parachutée"!!!?
Quand on parlait d'antipathies (ci-dessus)... en voilà une qui les accumule... Autant adulée par les uns que vomie par les autres... curieusement, ceux qui lui tirent dans les pattes ont tous eu à se faire battre ou à la craindre, professionnellement, électoralement, idéologiquement ou amoureusement... C'est qu'elle a toujours bataillé ferme pour chaque élection...
M. Falorni, ça ne vous dit rien? Normal, sans la journaliste Valérie Trierweiler dissidente présidentielle insoumise à un "devoir de réserve tacite", vous ne le connaîtriez sûrement pas. Il est celui qui fut porté en responsabilités locales par un PS qui a payé ses campagnes électorales diverses, favorisé sa notoriété, malgré son opposition déplorable à la députée d'une autre circonscription Mme Gaillard pendant de nombreuses années, puisque celle-ci a été validée par le parti et pas lui.
S'il est hostile aux quotas, ce n'est pas pour rien, ce sont des femmes qui lui posent souci et lui passent devant le nez, pour les élections législatives à chaque fois... dans des circonscriptions dites "faciles", forcément, pour respecter les quotas mentionnés, donc... D'ailleurs Mme Royal avait soutenu Mme Gaillard dans les échanges de volées de bois vert de l'ingrat et ambitieux petit dissident sans galons, ni éthique... D'où la coupure de communication lourde de conséquences aujourd'hui...
Petit rétablissement de vérités:
- Mme Ségolène Royal est élue dans les Deux-Sèvres depuis 23ans (1988), députée puis présidente de région; au bénéfice du non-cumul de mandats régional/national, elle s'est absentée 6ans, lorsqu'elle était tour à tour ministre de l'environnement (1an), ministre de l'éducation(3ans), et ministre déléguée à la famille (2ans).
- Depuis 2004 elle est rien moins que Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes, et réélue en 2010..., fauteuil qu'elle a ravi à M. Raffarin ... qui l'avait laissé en interim à mi-mandat pour son poste de 1er ministre, après avoir exercé la 1ère moitié de mandat en cumul avec un poste sénatorial (Vienne) et un poste de ministre des PME/commerces/artisanat,...
- C'est aussi grâce à cet éloignement de Paris en 2002, que Ségolène a laissé de la marge de manoeuvre à Valérie Trierweiler, déjà journaliste accompagnant le PS en campagne électorale... Si bien que celle-ci put, encore mariée à celui qui lui offrit des tickets d'entrée à Paris-Match puis à Direct 8 (Denis T.), accessoirement aussi père de ses trois enfants, se complaire dans une longue relation
extra-conjugale, sans demande de divorce. Ce qui explique pour partie la non-implication à titre personnel de F. Hollande dans la course aux présidentielles de 2007... en ménage non officiel avec une femme mariée à un autre... et dont le divorce ne fut prononcé qu'en 2010, juste à temps pour les primaires socialistes...
- Enfin, M. Falorni, 40ans, ex 1er secrétaire PS de Charente-maritime, n'est absolument pas désintéressé, il échoue à se faire élire député depuis trop longtemps - ...pour lui! (il est gourmand, ça ne fait que 10ans!), pour se dire exclusivement dévoué aux/"se battre aux côtés des Rochelais"...
Par ailleurs, suite à la défection de M.Jospin, il a développé un soutien à M. Hollande, alors que dans la région comme ailleurs alors, le "hollandisme" n'était pas à la mode... et espérait un porte-feuilles ministériel... dur dur pour le "fidèle éconduit"
En outre, dans la région on y confie
"Jamais ou presque il n'a pris la parole pendant un conseil municipal", confirme un élu UMP qui rêve pourtant de le voir balayer Ségolène Royal dimanche.
"C'est un apparatchik de première qui cumule trois mandats, de belles indemnités et n'en fout pas une" dénonce un élu rochelais royaliste.
"Si je perds, je retourne à mon activité à plein-temps. La politique c'est un CDD précaire, ce doit être un moment de la vie. A force ça rend fou, on passe plus de temps à durer qu'à agir."confie-t-il
"Il ne fait que 5h/sem" persiflent ses adversaires.
"Il est typique du 1er fédéral qui réinstalle le PS dans le paysage, contribue à sauver la mairie et ne demande qu'une chose à son pote: être député. Et son pote ne l'a pas appelé pour lui dire: "On va faire autrement", ça l'a rendu fou". Exclu du PS en février dernier, il est le dissident déçu de Hollande.
Le maire de la Rochelle, Maxime Bono, confiait il y a peu au Point qu' il y avait "chez Falorni de l'ambition, ce qui n'est pas scandaleux, et de la rancœur, ce qui est regrettable. Un mélange de sentiment qui donne une grande confusion sur le plan politique et rend son attitude illisible".
À l'AFP, le futur ex-maire, qui soutient Ségolène Royal va + loin dans sa critique : "Il n'a rien fait pendant 10 ans. La seule chose qu'il faisait c'était organiser l'université d'été du PS".
Mme Royale de son côté, est engagée depuis plus longtemps que lui dans cette circonscription. Il se trouve que le député-maire de cette 1ère circonscription (M. Bono) a laissé la place après 13ans, à la liste de Mme Royal, alors que M. Falorni est un adjoint au maire qui briguait le fauteuil de député au nom du PS, sans validation, et, ces attitudes/propos misogynes et répétitions d'invectives n'y étaient pas pour rien. Du coup, malgré sa 2è position au 1er tour, connaissant les hostilités nationales à l'UMP, les trafics d'influence personnelle internes au PS, il voit une perspective personnelle et se maintient en toute avidité de renommée et de pouvoir...
Autour de Ségolène Royal, donc, c'est Dallas...!!! Pardon... Châteauvallon... (et là, vous n'avez pas idée ce que ça fout un coup d'vieux de poser ces "références"-là!!!)..; ah et j'oubliais... Falorni soutien de Jospin et inversement, est aussi protestant... doit-on oublier d'en parler...? La Rochelle est à majorité protestante... une guerre de religion?
et puis ya M. Glavany aussi au PS qui brigue aussi le perchoir... ça va l'arranger...
et puis l'ami de Mrs Jospin et Falorni: M. Fountaine, ex vice pdt de région qu'elle a limogé pour avoir voulu faire augmenter les impôts... soupir...
Je ne ferai qu'évoquer les mandats brigués conjointement avec M. Aubry... d'autres intérêts que vous pouvez lire ici... ni les frustrés locaux décontenancés/vexés/enucléés! par le difficile exercice de l'autorité féminine sur quelques aînés masculins particulièrement machos parmi les assemblées d'élus rond-de-cuir, comme il en existe encore tant...
On peut imaginer le plaisir que les femmes peuvent avoir à faire de la politique, quand il faut pour cela, que la persona vous fasse passer pour une vieille bique/chouette/carne ... que l'on vous colle des étiquettes autoritaristes, et surtout, dès que vous vous permettez la moitié d'un élan passionné et convaincu, de ce qu'un homme aurait exprimé avec violence verbale et exhortations sophistes, on vous taxera de "perdre les nerfs"*...
*dixit Sarko et Falorni qui le reprend fallacieusement
| 16 déc 2011: "Alors on saisit mieux au moment des Régionales quelle était cette drôle de gauche qui se rangeait contre S.Royal pour mieux faire le jeu de la droite, tout à sa hargne de tenter faire perdre la Présidente de Région qui ne déméritait pas cependant ? |
• Dans cette histoire, le fantasme de toute puissance infantile est imputable à M. Falorni
• Dans cette histoire, c'est la droite qui va porter l'élection d'un élu qui se dit de gauche et PS quand ça l'arrange, mais ferme les yeux sur la réalité de son électorat de ce 2ème tour, pour lui la victoire n'a pas d'odeur...
• Dans cette histoire, les rancunes et la jalousie de pouvoir fleurissent et se liguent contre Ségolène Royal, ce n'est plus une affaire de politique, d'économie, de social, de projets... du moins à gauche,... c'est une affaire personnelle où les comptes d'apothicaires permettent le règlement de frustrations personnelles et de rancoeurs dirigées, lamentable.
• Dans cette histoire, l'ingérence jalouse, s'il y en a, est imputable à l'ex-maîtresse, devenue 1ère girl-friend marâtre, et dont M. Falorni abrita "ses amours discrètes" des débuts avec F.Hollande à La Rochelle (c'est pas joli, mais en même temps, autant de déploiement de petit individualisme, de déconsidération et d'intérêts manifestes d'ambitions professionnelles personnelles, en décalage avec la fonction d'état suprême de son conjoint... ça n'incline pas à beaucoup de mansuétude)...
Ségolène Royal est lauréate du prix Marisa Bellisario dans la catégorie « internationale » à l’unanimité du jury qui lui a attribué la « Mela d’Oro » Ce prix, dédié à l’action des femmes, est le plus prestigieux
en Italie. Il a, dans le passé, été attribué notamment à Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat de l’administration Clinton, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, Rita Levi Montalcini, Prix Nobel de physiologie ou médecine, et Mary Robinson, première femme Président d’Irlande et Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
Il porte le nom de Marisa Bellisario grande chef d’entreprise italienne, aujourd’hui décédée, et ardente partisane de l’égalité entre les hommes et les femmes.
La remise du prix (24ème édition) a eu lieu vendredi 1er juin à Rome.
Absente de la cérémonie – elle sera à La Rochelle en compagnie du Premier ministre Jean-Marc Ayrault – Ségolène Royal a délivré à l’assemblée un message vidéo dont vous trouverez le texte ici
note: M. Falorni est petit-fils d'immigré italien
proposé par mamadomi