Il était une fois un petit kangourou qui vivait tranquillement avec sa maman et son papa. Oh! bien sûr, comme tous les enfants kangourous, il faisait parfois des bêtises, ou encore il se disputait ou n'obéissait pas toujours, mais c'était quand même un bon petit kangourou, bien accepté dans une famille heureuse.
Un jour, un accident épouvantable, injuste, imprévisible, lui enleva sa maman. Je veux dire par là que sa maman fut tuée dans un accident de voiture. Oui, cela arrive aussi au pays des kangourous! Je ne sais si vous savez comment cela se passe chez les kangourous, mais la mort d'une maman est une des pires choses qui puisse arriver à un petit kangourou. Je ne parle pas du papa kangourou qui vivait, lui sa propre souffrance d'avoir perdu sa femme et de se retrouver seul pour élever son enfant. Mais dans la tête du petit kangourou, plein, tout plein de pensées se bousculaient, se disputaient entre elles pour avoir la première place.
Comment est-ce possible, me direz-vous?
Eh bien une pensée qui revenait sans cesse dans la tête du petit kangourou était que, s'il avait été plus sage, s'il avait mieux aimé sa maman, s'il avait mieux travaillé à l'école, elle ne serait pas morte. Oui, les petits kangourous très courageux veulent souvent prendre sur eux la responsabilité de ce qui arrive à leurs parents. Bien sûr, vous l'avez deviné avant lui, l'accident que sa mère avait eu ne dépendait ni de sa sagesse ni de son amour, ni du fait qu'il faisait parfois des bêtises. Cet accident avait mis fin au cycle de vie de sa maman. Car nul ne sait à l'avance quand viendra notre mort, quand s'achèvera notre existence terrestre. Une autre pensée qui revenait aussi était: "Peut-être que ma maman va revenir, qu'elle est morte juste un peu, juste pour me faire peur, pour me mettre à l'épreuve. Peut-être que demain matin, quand je vais me réveille, elle sera là et qu'elle me dira de me peigner, de me laver les dents... de ne pas oublier mon cache-nez!"
Vous imaginez tout ce que ce petit kangourou pouvait espérer, rêver, attendre. Il n'arrivait pas à croire que c'était arrivé "pour de vrai". Il y avait une autre pensée qui trottait dans sa tête. Une pensée un peu plus difficile, plus complexe. Il avait entendu dire, plutôt chuchoter autour de lui:
" Oui, c'est le petit kangourou qui a perdu sa mère, le pauvre, il doit être bien malheureux de ne plus voir sa maman!"
Et ce mot de perdu l'avait fait beaucoup réfléchir:
"Alors comme ça on peut perdre un parent?"
Il se souvenait du Petit Poucet perdu dans la forêt. Il commença à regarder d'un drôle d'oeil son papa, se demandant si c'était lui qui avait perdu sa maman sur la route. Comme vous le voyez, ce n'était pas facile pour le petit kangourou d'affronter toutes ces interrogations qui tournaient, tournaient dans sa tête. Il se demandait parfois aussi si on lui avait vraiment tout dit, si on ne lui cachait pas quelque chose d'important, d'essentiel. Si sa maman n'était pas partie sans rien dire. Il avait entendu une fois ses parents se disputer et ce jour-là, il avait eu peur que sa maman parte pour toujours! Ce petit kangourou, malgré son jeune âge, préférait la vérité. Oui, une vérité qui dise qu'une maman morte, cela voulait dire que sa vie l'avait quittée et, comme on a besoin de la vie pour vivre, qu'il ne la reverrait jamais. Qu'il ne pourrait penser à elle, garder en lui tout le bon qu'il avait reçu d'elle, les câlins, les sourires, les soins, les kangourou peut recevoir de sa mère. Oui, il pourrait en garder le souvenir dans les trésors de sa mémoire.
Que les adultes lui disent aussi que la mort, ils ne savent pas très bien ce que c'est. Que personne ne sait où l'on va quand on meurt. Certains pensent qu'il y a un ciel pour les kangourous, d'autres non, d'atures encore pensent que l'âme et l'amour qui habitaient les kangourous voyagent et vont se déposer chez un kangourou qui naîtra ensuite. Personne ne sait exactement. La seule certitude, c'est qu'un kangourou qui est mort ne revient plus, qu'on ne peut plus le voir. C'est pour cela d'ailleurs qu'on fait une tombe, pour lui donner une place, une place sur laquelle on peut lui dire adieu et où ceux qui restent peuvent déposer tout l'amour qu'ils lui auraient offert s'il avait vécu encore beaucoup d'années. Une chose ausi que pourra faire le petit kangourou, plus tard, quand son chagrin aura un peu diminué, si son papa veut bien l'accompagner au cimetière, c'est de déposer un objet, un caillou par exemple, qui représentera toute la violence que la mort de sa maman lui a faite.
Quel que soit le pays où l'on vit, quand quelqu'un nous quitte brutalement, se sépare de nous ou meurt, cette séparation fait violence, elle blesse celui qui reste. Mais, au pays des kangourous, il existe une démarche symbolique qui consiste à choisir un objet, à le déposer sur la tombe, ce qui est une façon de restituer, de rendre, de remettre la violence que la mort d'un être cher nous a faite au profond de nous.
Tous les enfants kangourous apprennent cela à l'école, mais je ne sais pas si les petits d'hommes et de femmes savent qu'il est possible de faire cette démarche, quand ils souffrent de la perte d'un de leurs parents. Pour ma part, moi qui ai vécu au pays des kangourous, je leur conseille d'oser introduire un peu de symbolisation dans leur vie!
Quand nous sommes confrontés à l'inacceptable évidence de la mort, nous cherchons souvent désespérément à la nier ou à vouloir combler à tout prix tous les manques révélés de notre vie.
Le visuel précédent: un kangourou-origami qui se déplie au creux du livre "dis-maman" de J.-H. Malineau et J-C. Rousseau...
visuel que je remettrai autant de fois que nécessaire malgré
le GROS CONNARD qui pense que sa photo n'a pas à se trouver là
elle est pas terrible (jugez-en) mais elle a pour seul mérite
d'être la seule de cet ouvrage qui me permette d'en faire la promotion.
merci pour les auteurs de cet ouvrage, qui ont quand-même le mérite premier... le photographe qui se fait du blé sur la création d'autrui n'étant qu'un parasite intermédiaire, nécessaire, mais parasite tout de même.
ah non mais! pov' type (visez en commentaire)
http://livresanimes.com/actualites/img0807/dismaman_kangourou_506.jpg
(et c'est mon droit d'utiliser et de le transmettre
non le lien mais l'adresse écrite !!)
l'un de leur diffuseur se la pète et se présente comme s'il était l'auteur de la merveille
par ailleurs disséminée partout sur la toile...
alors que son seul mérite est photographique, c'est pas rien, mais là, c'est l'objet
qui a la valeur première et non la photo!
- notez j'adorais cette photo, mais au fond,
il doit tant aux créateurs que son orgueil en devient déplacé...
et vous me connaissez, les M. Sérieux qui ne brillent que du plaisir d'en abattre,
j'en fais des tartines à tremper...
de sa psychorigidité à son rappel à la loi infatué,...
je vais le laisser s'étouffer dans ses crises de Joe Dalton-tout puissant
et s'il insiste je porterais plainte pour harcèlement moral!
et de demander directement aux auteurs, créatifs et avenants... eux!
voir les commentaires ci-dessous, c'est du lourd!!! lol
et je fais valoir ici mon droit de réponse et de libre expression
non je n'apprécie pas les "ptits chefs", qu'on se le dise,
j'ai pourtant bien précisé en pied de page : "un mot gentil et je retire"...
il ne doit pas savoir lire, il n'y a pas d'autre explication!!
n'hésitez pas à contacter les deux artistes et leur transmettre votre appréciation
sans passer par le zouave ci-dessous...
proposé par mamadomi