Je dois cette leçon formidable à mon meilleur ami. Nos conflits intérieurs naissent souvent de notre tendance à nous impliquer dans les problèmes des autres: quelqu'un vous fait part de ses préoccupations, et vous vous vroyez obligé d'y répondre. Supposons par exemple qu'une amie vous appelle au bureau et vous dise d'une voix catastrophée:
"Ma mère me rend folle. Qu'est-ce que je dois faire?"
Plutôt que de répondre calmement:
"Je suis navré mais
je ne sais vraiment pas quoi te suggérer",
vous attrapez la balle au bond et vous vous décarcassez pour résoudre son problème. Plus tard, vous vous sentez stressé parce que vous avez pris du retard dans votre travail et vous en voulez à votre amie de confondre votre numéro avec celui de SOS Névrose!
Rappelez-vous que vous n'avez pas à vous transformer en sauveteur permanent. Ce refus d'ingérence est un excellent moyen de réduire votre stress. Quand votre amie vous appelle en "consultation", vous pouvez déclarer
forfait: vous n'êtes pas obligé de vous investir parce qu'elle vous le demande. Si vous ne mordez pas à l'hameçon, elle téléphonera sans doute à quelqu'un d'autre... Cela n'implique pas que vous refusiez systématiquement votre aide, mais seulement que la décision vous appartient. Cela ne veut pas dire non plus, si vous refusez, que vous laissez tomber votre amie ou que vous êtes sans coeur. Mais pour parvenir à une approche plus sereine de l'existence, il faut connaître ses limites et nous sommes responsables de notre bien-être. Nous entendons tous plusieurs SOS par jour -adressés par nos collègues de bureau, nos enfants, nos amis, nos voisins, les vendeurs, etc. Si je devais répondre à tous, et prendre conscience du fait que
je ne saurais plus où donner de la tête - et vous non plus, certainement! La meilleure solution consiste à rester maître du jeu. En sachant que le choix est entre vos mains, vous ne vous sentirez ni bousculé, ni victimisé.
Cela va plus loin qu'on pense.
Car le seul fait de décrocher le téléphone alors qu'on est débordé
peut passer pour une manière de répondre à une sollicitation abusive.
En décrochant le combiné, vous acceptez volontairement un échange,
une interaction à laquelle vous n'avez pourtant pas de temps à consacrer,
pour l'heure tout au moins. En ignorant la sonnerie, au
contraire,
vous prenez en main votre paix intérieure.
La même méthode s'applique aux insultes et aux critiques.
Quand quelqu'un vous lance une pique,
vous pouvez l'attraper au vol
et vous sentir blessé en plein coeur, ou bien la laisser filer. Cette stratégie est un outil puissant à explorer. J'espére que vous la mettrez en application le plus vite possible. Vous risquez seulement de découvrir que vous vous chargez de bien des tracas superflus...