lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
Les anciens maîtres chinois avaient autrefois coutume de répéter que le corps est un petit univers. Les contemporains ne disent pas autre chose lorsqu'ils soulignent l'analogie flagrante entre le macrocosme de l'univers et le microcosme de l'homme.
Le fait que le corps humain soit un monde à lui tout seul se vérifie également du point de vue de la respiration. En effet, il n'est pas une fonction, non seulement interne mais aussi externe, pas un mouvement, pas un geste, qui ne soit directement lié, pour les raisons évoquées précédemment, au processus respiratoire.
Le K'i de l'univers alimente le K'i de l'homme, ce dernier nourrissant à son tour le corps humain...et, en dernier ressort, les mouvements et les gestes de l'individu tendent tout naturellement à s'harmoniser avec les forces spatiales et temporelles de l'univers. La boucle est bouclée. Le cycle de la vie est accompli.
Ainsi, à tout moment de son existence, quelle que soit la situation et en quelque lieu qu'il se trouve, l'homme n'est qu'un maillon -un "conducteur"- dans le cycle éternel des énergies, un canal servant à recevoir et à diffuser le Souffle universel qui engendre l'existence.
Le flux et le reflux du K'i, l'échange des vibrations entre le corps et l'univers tendent à réunifier ces parties différentes qui procèdent cependant de la même énergie. Lorsque le corps s'ouvre à cette force qui "coule" en toute chose, il rétablit l'harmonie originelle et la communion initiale avec l'univers, qui est synonyme de paix et de sérénité.
A la recherche de cette quiétude profonde propre aux instants d'harmonie totale avec ce qui nous entoure, nous devons peu à peu "réapprendre" à respirer, à nourrir notre corps à l'aide du K'i que l'univers met généreusement à notre disposition à tout moment.
Dès lors, une question fondamentale s'impose: pourquoi n'utiliser qu'une partie de cette énergie vitale -quelquefois moins de 50% de nos capacités réelles- alors que nous pourrions en utiliser bien davantage? Car toutes les études un peu sérieuses le démontrent: nous ne savons pas respirer, et toutes nos facultés en ressentent inévitablement les effets.
La réalité est finalement très simple et saute aux yeux pour peu que l'on prenne un minimum de recul: c'est chacune des positions de notre corps, à chaque moment de la journée, que nous devons prendre le temps d'examiner avec le "regard du K'i".
Il en va de même pour ces autres fonctions habituelles -devenues "réflexes" par manque d'intérêt- que sont la marche, le fait de manger, de parler, de dormir, ou plus simplement de se détendre entre deux obligations.
Il est fondamental de reprendre conscience de l'importance du K'i à chaque instant de notre vie, lors de chacun de nos actes, mais aussi, en premier lieu, dans nos moindres pensées, car c'est là, au plus profond de notre esprit, dans la chaleur de notre solitude intérieure, que tout se décide et se joue, que notre devenir s'élabore, que l'on détermine, ou non, la qualité et l'envergure de notre existence.
/http%3A%2F%2Fimages.google.com%2Furl%3Fsource%3Dimgres%26ct%3Dtbn%26q%3Dhttp%3A%2F%2Fwww.docpotter.com%2Fban-intuitionnetwork.jpg%26usg%3DAFQjCNHeFq-30yXSAewtwzZMQmTxPiwAwA)