Nous venons tous du pays de notre enfance
et nous en gardons la nostalgie ou la terreur
au plus sensible de nos souvenirs.
Tout se passe comme si chaque génération léguait une mission, à poursuivre ou à transgresser, à la génération suivante. Et certains s'y emploient à temps plein en amont comme en aval.
Il y aura un jour à l'école
un enseignement actif à la communication relationnelle.
Dans notre culture, c'est curieux, les parents ne s'occupent ou ne s'intéressent au sexe de leurs enfants que lorsqu'il y a un problème. Si grandir, c'est quitter le monde de l'enfance,
devenir adulte, c'est entrer dans l'imprévisible de l'avenir.
Nous gardons en nous la trace invisible mais très présente de tous les événements de notre vie et surtout ceux de notre enfance. Ils sont à l'oeuvre dans nos comportements et nos conduites. Ils traversent, colorent, embellissent ou blessent chaque instant du présent.
Respecter ses enfants,
ce n'est pas tenter de les protéger de ce qui a pu nous arriver,
c'est leur permettre d'affronter ce qui peut leur arriver.
En faisant moins pour eux et plus avec eux, nous accompagnons nos enfants non pas plus loin mais plus profond dans la vie.