Nous nous sentons souvent paralysés par la critique la plus insignifiante.
Prompts à imaginer qu'il ya péril en la demeure, nous montons sur nos grands chevaux, prêts à livrer bataille. Pourtant, tout bien réfléchi, une critique n'est rien d'autre qu'une observation émise sur nous, sur nos actions ou nos idées -observation qui, le plus souvent, ne correspond pas à l'opinion que nous avons de nous-mêmes. La belle affaire!
Les reproches nous blessent, nous font bondir en l'air - comme le coup de marteau du médecin qui teste les réflexes de "nos corps suffisants".
Considérant qu'il s'agit d'une agression caractérisée, nous usons de représailles: et que je te renvoie la pareille! Tiens, prends ton paquet! Avec une telle stratégie
du contre-feu, nous gavons notre esprit de pensées agressives ou blessantes. Inutile de préciser que toutes ces réactions dévorent une grande quantité d'énergie mentale.
Un exercice fructueux consiste, au contraire, à accepter les critiques qui nous
sont adressées! Bon, il n'est pas question de se transformer en paillasson non plus hein, entendons-nous bien...!! ...ni de prendre pour argent comptant toutes ces vibrations négatives qui arrivent sur nous...Mais très souvent le fait d'offrir bonne figure à la critique suffit à en désamorcer la charge. Tout d'abord assouvir le besoin qu'avait notre interlocuteur d'exprimer son opinion.
Ensuite consentir à apprendre qqc pour soi-même
en cherchant la part de vérité
contenue dans un point de vue extérieur.
Enfin, et c'est sans doute important, se payer le luxe de garder son calme!
Je me souviens de la première fois où j'ai accepté la critique dirigée à mon encontre:
- Domi parfois, tu parles trop
, tu nous fatigues...(merci maman!!) Première réaction: j'étais terriblement" vesquée", bien sûr!! 
(aparté: l'hopital qui se fout de la charité...)
Puis, dans le quart de seconde qui a suivi, j'ai décidé de baisser pavillon.
- Tu as raison, ai-je répondu. Il m'arrive de trop parler,
en effet...
(aparté:les chiens ne font pas des chats)
A ce moment-là, j'ai découvert qqc qui a changé ma vie -et évité le botox dans les rides du lion! En ne contredisant pas ma mère, je reconnaissais qu'elle n'avait pas complètement tort : je suis parfois aussi bavarde qu'elle qu'une pie! Mieux encore, voyant que je ne montais pas sur mes ergots, ma mère s'est aussitôt radoucie (si, c'est possible aussi!!). Quelques minutes plus tard, j'ai donc eu droit à la caresse après le coup de griffe:
- Ce que j'aime chez toi c'est que tu es ouverte au dialogue.
(aparté: jure!!!?)
Elle n'aurait certainement pas eu la même opinion si j'avais pris
la mouche quelques instants auparavant.
Riposter violemment ne fait jamais disparaître la critique. Au contraire, nos réactions négatives ne servent bien souvent qu'à confirmer le jugement porté sur nous...c'est pas juste? peut-être, ...mais c'est comme ça!!
L'intérêt de cette stratégie:
approuver une critique occasionnelle rapporte plus que cela ne coûte!
par mamadomi et R. Carlson