Zoroastre, vous connaissez?
L'érudition qui tatonne autour de cette grande figure est en perpétuel mouvement. Aujourd'hui sur le sol iranien, quelques humbles paysans à la vie rude se réclament encore de Zoroastre (Zarathustra). De tous les fils de l'Asie, il est le premier que l'Occident ait "adopté". Quelque quatre siècles avant celle du Christ, sa doctrine atteignit la Grèce. (Platon/Socrate...). De longtemps, Zoroastre (nom grécisé) représenta à lui seul la vieille sagesse asiatique, d'autant plus que, par une confusion croissante, le prestigieux héritage mésopotamien - astrologie et magie - était venu, de surcroît, se placer sous son autorité. Le zoroastrisme a eu incontestablement sa part dans l'élaboration du vaste mouvement philosophico-religieux mi-hellénique mi-iranien, qu'on désigne sous le nom de gnose.
Zoroastre fait une distinction - formule en termes exprès - entre le monde des corps et celui de l'esprit. Sa religion, son culte sont imprégnés de spiritualité. Mais, à la différence de Platon, il ne rejette pas le corps au nom de l'âme.
Il lui fait place dans les devoirs présents comme dans les récompenses futures. Il ne propose aucun renoncement;
il prêche l'entretien de la vie.
Il ne prêche pas, pourtant, comme le Buddha, le respect de toute vie.
La cause du Bien exige l'écrasement du mal.
Optimisme: Il a foi dans le triomphe d'Ahura Mazdâh (dieu de justice) et de toutes les forces éternelles de vie.
par mamadomi & J. Duchêne-Guillemin
rééd° du 15 09 08