...Le premier à tendre la main!
Nous avons tous plus ou moins tendance à nous cramponner à des rancoeurs mesquines, nées d'une dispute, d'un malentendu ou d'un événement ancien et douloureux.
Butés comme nous le sommes,
nous attendons que l'"autre" fasse
le 1er pas, seul moyen à nos yeux d'ouvrir la porte au pardon et de renouer une amitié ou un lien familial.
Pour quel motif cesse-t-on de s'adresser la parole par exemple!?
"C'est à lui/elle de s'excuser!"...et le silence dure...
"Plutôt mourir que de reprendre contact!!"...pffff...
Accepter de se jeter à l'eau et on a toutes les chances même de recevoir des excuses spontanées
sitôt le téléphone décroché ou le premier sourire esquissé.
Chaque fois qu'on est accroché à ses ressentiments,
on grossit tout.
On se met en tête que notre "fierté" passe avant notre bonheur en fait.
Et c'est faux.
Et si on veut avancer vers la paix intérieure, il faut réaliser qu'avoir raison n'est
jamais (ou presque jamais) plus important que le bien-être.
La meilleure manière d'être heureux, c'est donc de renoncer à ses rancunes et prendre l'initiative.
Tout se passera bien.
Enfin, faut pas jouer, non plus, faut être sincère et détaché de la réaction suscitée...et parfois s'y reprendre à plusieurs fois...lol
ya des mules aussi, mdr...
On fait alors l'expérience du soulagement apporté par le "lâcher prise".
On partage la joie de ceux à qui on donne raison. On les trouve moins agressifs, plus ouverts. Peut-être saisiront-ils la main qu'on leur tend?
Mais si pour une raison ou une autre, ils s'en abstiennent, c'est pas grave, il reste
la satisfaction d'avoir contribué à rendre ce monde plus doux, le soulagement d'avoir fait
sa part de transigeance.
Dans tous les cas, on est en paix avec soi-même.
Reste parfois le sentiment de gâchis...
par R. Carlson & mamadomi
rééd° du 11 09 08