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éduquer

Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 12:37

animé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucette
Bébé veut sa sucette

animé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucetteanimé sucette

L
es sucettes et autres tétines ont souvent pour fonction d'éviter les pleurs, elles servent le refoulement émotionnel. Quand un bébé pleure, les parents disent volontiers qu'il a besoin de sa sucette pour s'endormir, pour se calmer.
http://www.drole.ch/files/bebe_parfait.jpgEn réalité, les parents ne supportent pas les cris de l'enfant, ils lui demandent donc de se taire. Ils lui mettent la sucette dans la bouche, l'empêchant de se libérer des tensions qu'il refoulera un peu plus loin, un peu plus profondément en lui.
Votre bébé ressent une émotion, reflet d'un besoin. Il tente de vous la communiquer. Vous interprétez le besoin comme étant de succion. Vous lui donnez une sucette. Vous apprenez à votre enfant à avoir besoin de quelque chose dans sa bouche dès qu'il vit une émotion. Plus tard ne risque-t-il pas d'avoir tendance à grignoter ou à se ronger les ongles à chaque fois qu'il sera ému?

I.Filliozat

http://www.iniplus.net/gallery/data/media/14/bebe2.jpg

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 11 2009 11:05



http://i45.servimg.com/u/f45/11/75/09/56/swings10.jpg



Quand la technologie modifie la culture, comme cela est en train de se faire dans le monde entier, les pressions culturelles ne structurent plus les familles de la même manière. La mort du pater familias provoque une inversion de la dette de vie. Ce n'est plus l'enfant qui doit la vie à ses parents, c'est lui, au contraire, qui donne sens au couple parental. Ce n'est plus le père qui énonce l'interdit, c'est l'enfant. Du simple fait de sa venue au monde, il interdit la séparation de ses parents ou plutôt il leur ordonne de faire un effort pour rester ensemble. Il y a deux générations, les femmes voulaient donner un enfant à leur mari. Aujourd'hui, elles veulent donner un père à leur enfant. C'est autour du petit que se mettent en chantier les valeurs familiales. Cette "passion de l'enfance" qui organise les milieux affectifs des petits Américains et qui vient de débarquer en Europe engendre des nourrissons géants au narcissisme hypertrophié: "C'est lui qui désormais fait autorité". "L'enfant englué dans une impossible séparation, contraint à être satisfait, voire enfermé dans une impossible dette pour tenter son autonomisation envers et contre des parents irréprochables, ne va pouvoir montrer sa différence que dans une violence de refus." Cette violence mène parfois à des situations terrifiantes mais révélatrices d'une culture qui, désirant supprimer toutes les épreuves du développement normal, prive l'enfant du sentiment de victoire et inflige à la famille un désastre affectif: je veux parler des parents battus.
"Il ya dix ans, lorsque nous avons découvert avec stupéfaction des adultes réduits à merci par les menaces et les coups de leurs propres enfants, notre témoignage a rencontré le scepticisme de nos collègues et l'incrédulité du public." Ce scepticisme est la règle chez ceux qui ne savent voir que ce qui est raconté dans les récits publics. Notre système scolaire encourage cette manière de se servir de son intelligence puisqu'il donne une promotion à ceux qui savent réciter. Ce qui existe dans le réel et n'existe pas dans la représentation de ce réel ne peut pas être vu par ces trop bons élèves qui ne voient que ce qu'ils savent. Les revenants des camps de la mort ont eu du mal à dire ce qui s'était passé. Michel Manciaux raconte comment les membres de l'Académie de médecine ont douté de la réalité des cas d'enfants maltraités; Marceline Gabel et le juge Rosensveig témoignent de leurs disputes avec de grands noms de la psychanalyse qui soutenaient que l'inceste n'existait pas dans le réel et constituait simplement la réalisation fantasmatique d'un désir.
En une seule génération, le phénomène des parents battus s'est mondialisé. Aux Etats-Unis, 25% des appels téléphoniques adressés aux associations contre la maltraitance sont donnés par des parents battus. En France et au Québec ce chiffre, très élevé, indique la réalité du fait autant que sa difficulté à en parler puisque les victimes éprouvent le besoin d'appeler au secours, mais refusent souvent d'aller au commissariat pour déposer plainte contre leurs propres enfants. Les premiers à signaler ce problème furent les Japonais:"(...) garçons et filles à l'adolescence deviennent... ingouvernables." Un enfant câlin, bon élève, conformiste, dont le style d'attachement paraît serein devient soudain violent à la suite d'un incident familial mineur. Il frappe sa mère, exige des cadeaux luxueux et des comportements de soumission: "(...)Détourne les yeux quand tu me donnes à manger... Mets-toi à genoux quand je rentre de l'école." Ce comportement extrême alterne avec "soudain des régressions infantiles, des pleurs... des exigences d'être nourri avec des liquides". La croissance, au Japon, de ces nourrissons géants s'expliquait par l'intensité du bouleversement socioculturel qui avait transformé les structures familiales et surinvesti l'enfant, adoré dans la famille et terrorisé par l'école. La technologie donnait aux femmes plus de loirsirs et plus de pouvoir... et le mari travaillait plus longtemps pour gagner plus d'argent afin d'assurer à la famille plus de luxe et de commodité. Le bouleversement technologique et la modification des moeurs avaient disposé autour du "grand-petit" un modèle qui le menait à ignorer que son père travaillait pour lui et lui faisait croire que sa mère passait son temps à s'amuser.
Le même phénomène a eu lieu en Chine où la loi sur l'enfantah0clyim.gif unique a métamorphosé, dès la génération suivante, le développement des chérubins pour en faire des tyrans domestiques très malheureux. En une seule génération, le nombre de garçons hyperactifs a incroyablement augmenté, épuisant l'entourage. Les enfants devenaient obèses et suicidaires, désespérés par l'absence de tout projet d'existence.

Boris Cyrulnik

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Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 11:59

enfant-bebe-floradeux gifs de chez Flora
Je désire te faire un don, mon enfant, car la vie nous emporte à la dérive.
Nos destinées nous sépareront, nos amours seront oubliées.
Sans doute, je n'ai pas la naïveté d'espérer que je pourrais acheter ton coeur avec mes cadeaux.
Jeune est ta vie, longue ta route; d'une seule gorgée tu bois la tendresse que nous t'apportons, puis tu te détournes et fuis loin de nous.
Tu as tes jeux et tes compagnons. Qu'importe si tu ne nous consacres ni temps ni pensée?
Mais à nous la vieillesse donne le loisir de compter les jours d'autrefois, de choyer dans nos coeurs ce que nos mains ont perdu pour jamais.
Le fleuve rapide coule en chantant et brise devant lui tous les obstacles. Mais la montagne immobile le suit avec amour et garde le souvenir du passé.

Rabindranath Tagore, La Jeune Lune


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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 11 2009 00:34

http://temps.blog.lemonde.fr/files/2couleurs_mac.JPG

http://www.weesk.com/wallpaper/art-digital/espace-univers/planete-bleu/planete-bleu-720px.jpg

http://temps.blog.lemonde.fr/files/2couleurs_mac.JPG
Il y aura un jour à l'école
 un enseignement actif à la communication relationnelle.
http://temps.blog.lemonde.fr/files/2couleurs_mac.JPG

Il était une fois un groupe d'hommes et de femmes qui, désespérés de vivre sur une planète où régnaient l'incommunication, l'incompréhension, la violence, l'injustice et l'exploitation du plus grand nombre par des minorités bureaucratiques, politiques ou militaires, décidèrent de s'exiler. Oui, de quitter leur planète d'origine, la planète Taire, pour aller vivre sur une planète différente qui avait accepté de les accueillir.

Il faut que je vous dise dès maintenant ce qui faisait la particularité de cette planète différente, appelée Espère. Il s'agit en fait d'un phénomène relativement simple, mais dont la rareté méritait une grande attention. Sur cette planète, dès leur plus jeune âge, les enfants apprenaient à communiquer, c'est-à-dire à mettre en commun. Ils apprenaient à demander, à donner, à recevoir ou à refuser. Vous allez penser que j'exagère ou que j'ai une arrière-pensée trouble. Si v'est le cas, cela vous appartient.
Je vous invite quand même à écouter la suite.

Sur la planète Espère, qui avait en elle aussi une longue histoire de guerres et de destruction sur plusieurs millénaires, on avait enfin compris que ce qui fait la sève de la vie, ce qui nourrit le bien-être, l'énergie vitale et surtout ce qui donne à l'amour sa vivance, c'était la qualité des relations qui pouvaient exister entre les humains: entre les enfants et les parents, entre les adultes eux-mêmes.
Cette découverte ne s'était pas faite sans mal, il avait fallu l'acharnement et la foi de plusieurs pionniers, la rigueur et la cohérence de ceux qui suivirent, pour accepter ce qui était depuis longtemps si masqué, si voilé, à savoir que tous les habitants étaient à l'origine des infirmes, des handicapés de la communication. Par exemple, que beaucoup justement ne savaient pas demander, et donc prendre le risque d'une acceptation ou d'un refus. Mais qu'ils prenaient, imposaient, culpabilisaient, violentaient pour avoir, pour obtenir.
Oui, je dois vous le dire tout de suite, le dieu qui régnait dans cette époque lointaine sur la planète Espère était le dieu Avoir. Chacun voulait acheter, voler, déposséder les autres, enfermer dans des coffres, capitaliser le dieu Avoir. Celui-ci régnait sur les consciences, imposait ses normes, et sa morale régulait la circulation des richesses, violait toutes les lois humanitaires, contournait tous les règlements à son seul profit.
La plupart des humains de l'époque ne savaient plus donner, ils vendaient, échangeaient, trichaient pour échapper au partage, thésaurisaient pour amasser, se faisaient des guerres sans fin pour accumuler, avoir plus.
Le recevoir était le plus souvent maltraité. Accueillir, amplifier tout ce qui aurait pu venir de l'autre était risqué, déconseillé.
L'intolérance à la différence orientait le plus grand nombre vers la pensée unique, les intégrismes ou le politiquement correct. Les refuser était également l'enjeu de beaucoup d'ambivalences, le refus était assimilé à l'opposition, au rejet, à la disqualification et non au positionnement, à l'affirmation positive quand on a la liberté de dire non dans le respect de soi.
A cette époque, le dieu Avoir s'appuyait sur des principes forts, communément pratiqués au quotidien de la vie personnelle, professionnelle et sociale de chacun.
Je vais juste en rappeler quelques-uns pour mémoire, car, bien évidemment, ces principes sont aujourd'hui devenus caducs sur la planète Espère.
Le premier auquel tenaient beaucoup les parents et les enseignants de l'époque était de parler sur l'autre. Oui, oui, non pas parler à l'autre, mais parler sur lui avec des injonctions, en lui dictant par exemple ce qu'il devait penser ou ne pas penser, éprouver ou ne pas éprouver, dire ou ne pas dire, faire ou ne pas faire. Vous le comprenez bien, ce principe était destiné à maintenir le plus longtemps possible les enfants dans la dépendance et développer plus tard cet état au seul profit de quelques-uns entretenant des rapports dominants-dominés.
Un autre principe était de pratiquer la disqualification ou la dévalorisation. De voir et de mettre en évidence tout de suite les fautes, les manques, les erreurs et non pas, bien sûr, de constater, de valoriser les réussites, les acquis ou les succès. S'ajoutait à cela la culpabilisation, très prisée, car elle évitait de se remettre en cause ou de se responsabiliser en rendant l'autre responsable de ce qui nous arrivait ou même de ce qu'on pouvait ressentir. "Regarde comme tu me fais de la peine, comme tu me rends malheureux en ne suivant pas mes conseils..."
Le chantage, la mise en dépendance, la manipualtion complétaient les principes déjà énoncés pour maintenir entre les humains un état de malaise, de non-confiance, de doutes, d'ambicalences et d'antagonismes propices à entretenir méfiances, violences et désirs de posséder plus. A un moment de l'histoire de cette planète, il y avait tellement de conflits et de guerres, non pas d'un pays contre l'autre mais à l'intérieur d'un même pays, que deux humains sur trois survivaient dans l'insécurité, la pauvreté et toujours la faim présente. Il n'y avait jamais eu autant d'exploitation économique et sexuelle des enfants, autant de génocides décidés froidement, de tortures et d'intolérances.
L'homme était devenu un prédateur redoutable, doté de pouvoirs technologiques, chimiques, biologiques ou de capacité de manipulations audiovisuelles si puissantes qu'aucun contre-pouvoir ne pouvait l'arrêter. Puis survint un stade critique où la violence intime, une violence de survie, fit irruption dans les familles, dans les villages, dans les quartiers des grandes villes. L'apparition de cette violence, de plus en plus précoce, réveilla les consciences. On voyait des enfants de huit ans, de dix ans, brûler, torturer des adultes démunis, ahuris, incrédules. Vous allez penser que je déforme, pour vous inquiéter, une réalité qui peut paraître semblable à la vôtre!
Ne croyez pas cependant que tout le monde restait passif ou inactif. Beaucoup se mobilisaient , les réformes se succédaient, les commissions se réunissaient, les tribunaux internationaux tentaient de juger les plus criminels, certains dictateurs à la retraite ne se sentaient plus en sécurité, des ministres passaient devant les hautes cours de justice, des financiers célèbre étaient envoyés en prison. De plus en plus de gens n'acceptaient plus les dérives de ce type de société. Mais comme vous l'avez remarqué sur notre propre planète, toutes ces actions se faisaient en aval, dans l'après-coup, il n'y avait aucune réforme en amont. Aucune réforme pour unifier, se réconcilier, proposer à chaque être des règles d'hygiène relationnelle susceptibles d'ouvrir à des relations vivantes, créatrices, conviviales.
C'est pourtant ce que firent, en quelques décennies, ces pionniers, ces éveilleurs de vie de la planète Espère quand ils convainquirent des parents, des adultes de descendre un jour dans la rue pour se mettre en grève de vie sociale. On n'avait  jamais vu cela dans toute l'histoire de cette planète: des hommes et des femmes décident de se mettre en grève d'existence pour tenter de sauvegarder le peu de vie qui subsistait sur cette planète.
Comment firent-ils? Ils arrêtèrent de travailler, d'acheter, d'utiliser les transports publics et privés, de regarder la télévision, ils sortirent dans la rue, se rencontrèrent, échangèrent, s'offrirent ce qu'il savaient, partagèrent au niveau des besoins les plus élémentaires. Ils s'apprirent mutuellement le peu qu'ils savaient sur une autre façon de communiquer et découvrir ensemble le meilleur d'eux-mêmes au travers du meilleur de l'autre.
La suite n'est pas simple, les démarches furent complexes, les résistances vives, mais un jour, dans un des pays de cette planète, on décida d'apprendre la communication à l'école comme une matière à part entière, au même titre que les autres: s'exprimer, lire, écrire, compter, créer, communiquer. Et dans ce pays la violence commença à disparaître, le niveau de la santé physique et psychique augmenta, des hommes et des femmes découvrirent qu'ils pouvaient s'autoriser à être heureux.
Un jour les hommes et les femmes qui continuent de vivre, de survivre, sur la planète Taire devenue invivable, décideront peut-être, non pas de s'exiler et d'aller vivre sur la planète Espère, mais plus simplement d'apprendre à communiquer, à échanger, à partager autrement.
Vous vous demandez peut-être où est située la planète Espère dans l'espace?
Je vais vous faire une confidence, elle et à inventer dans votre coin d'univers, dans chaque lieu où il y a de la vie.

J. Salomé

http://temps.blog.lemonde.fr/files/2couleurs_mac.JPG

http://www.planete-sciences.org/national/images/fond_planete.jpg

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 10 2009 00:46
bonjour252520les252520amis.gif
Un enfant est une personne.
Voilà à quoi l'on résume souvent le travail de Françoise Dolto...
voici ici quelques messages clés d'Isabelle Filliozat dans ce droit fil:

Le petit enfant est prisonnier de l'immédiateté de sa réponse émotionnelle, sans médiation de la pensée pour relativiser les choses, ou hiérarchiser les enjeux.
Il organise et interprète
ses perceptions à sa manière.
L'enfant voit le monde depuis ses propres yeux. Gardons-nous de juger ses réactions. Ecoutons d'abord. Cherchons à identifier ce qu'il vit, comment il associe les choses, ce qu'il ressent et ce qu'il se dit.
Toujours le laisser exprimer son émotion: (...)pleurer
Gif Smiley, crier, trembler, sont ses façons de dire sa souffrance, de libérer ses tensions, de se récupérer. Le prendre au sérieux.
Derrière ce que les parents nomment " caprice", derrière un comportement bizarre, déplacé, excessif, ou simplement non ordinaire, cherchons l'émotion, cherchons le besoin. L'enfant dit quelque chose.
Tout comportement exagéré et surtout systématique, qu'il soit d'agressivité ou de passivité extrême, de dépendance excessive à la mère ou de jalousie abusive, d'incapacité de se concentrer ou d'opposition systématique, tout cela a une motivation. Une émotion est bloquée, un besoin est caché.
Ce qu'il ne saura pas dire par des mots, il continuera à le dire par des cris, de la rage, des pleurs, et par toutes sortes de" comportements" et autres refus de coopérer.

Nos réactions face aux créations de nos enfants vont conditionner ses croyances sur lui-même. Quel message désirons-nous lui transmettre?
Oser se mettre du côté de l'enfant, être un témoins de sa douleur, le défendre.

Nos enfants nous écoutent et nous observent, chacun de nos actes envers lui, envers toute personne et toute situation, lui adresse un message.
Se demander pourquoi? ... dans nos réactions. Qu'est-ce qui me pousse à dire oui ou non aux demandes de nos enfants? Qu'est-ce qui nous dicte nos attitudes?
Gif Fleurs

Les caprices sont des inventions de parents. Ils surgissent lorsque les parents se prennent les pieds dans les jeux de pouvoir.
Gif Smiley
Gif SmileyCe sont des enfants! Ils sont dans leur rôle d'enfant quand ils sortent tous les jouets, marchent pieds nus sur le carrelage, se réveillent à l'aube pour jouer, crient leur excitatGif Smileyion à perdre haleine, se cachent dans les placards et se coursent Gif Smileyà travers le salon ou même salissent la cuisine avec leurs bottes pleines de boue.Gif Smiley
Dans ces jeux de pouvoir, il y a forcément deux perdants. C'est donc un devoir parental que d'écouter et reconnaître ses propres besoins.
La coopération est toujours plus efficace à long terme. Les fameuses limites qu'il faut mettre aux
enfants sont celles imposées par vos besoins. Il est important de se reposer pour neGif Smiley pas courir à l'épuisement, de se ressourcer pour être disponible, de permettre à l'autre de le faire, en partageant les tâches à égalité avec son conjoint pour ne pas accumuler de rancoeur inconsciente, de reconnaître frustration et colère en soi quand l'autre n'est pas là pour assumer sa part, que ce soit empêché par obligation extérieure, par refus pur et simple ou pour motif de divorce...

Ecouter ses propres besoins n'est pas se comporter en égoïste. C'est prendre la mesure de la situation et tenter d'y répondre de manière appropriée. En général, tout le monde y trouve son compte.
Les besoins les plus difficiles à contrôler sont ceux issus de notre propre enfance. Et là, nos parents font obstacle à nos enfants...
Là où mes émotions d'enfance restent refoulées, je ne peux percevoir la réalité des bsoins de mon enfant. Je vais soit projeter mes propres besoins, forcément démesurés puisque frustrés depuis longtemps, soit nier tout besoin pour ne pas sentir ma souffrance.
Nos besoins sont-ils en compétition avec ceux de nos enfants?
Pour vivre heureux ensemble, contenons les débordements de nos enfants dans les limites que nous pouvons tolérer et apprenons à supporter davantage. Rappelons-nous qu'ils sont dépendants de nous et que nous sommes les pourvoyeurs. Guérissons nos blessures anciennes pour pouvoir laisser vivre nos enfants à leur rythme. Nous y gagnerons en détente et en plaisir.
Nos enfants entendent notre inconscient! Pour eux nos réactions sont plus signifiantes que nos mots. Quand ils perturbent notre espace, quand nous ne savons comment agir, quand nous sentons que nous n'agissons pas en fonction d'eux mais de nos propres parents ou plus généralement du regard d'autrui, on peut se demander ce qui est le plus précieux pour nous: l'amour et la confiance en eux de nos enfants. Ce que nous désirons c'est qu'ils aient aussi confiance en nous. Notre route est donc claire:
- en toutes circonstances, se montrer honnête,http://apu.mabul.org/up/apu/2008/11/03/img-074958n6mry.gif
- montrer ce que nous ressentons,
- et écouter ce qu'ils ressentent,
- les aider à s'aimer,
- à valoriser leurs capacités,
- à assumer leurs responsabilités sans culpabilité.
Quel est notre objectif? Pour chaque question, il n'y a pas de réponse universelle, mais une réponse pour cet enfant-là, et ce parent-là, à cet instant-là de leur histoire commune. Mais ce qui est sûr c'est qu'un enfant qui se sent précieux se montre attentif à autrui et aux conséquences de ses actes, il agit non par peur de "mal" agir, mais avec respect pour les sentiments d'autrui et responsabilité.
I. Filliozat
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 09 2009 01:00


Un journaliste interroge Françoise Dolto:
"Avez-vous eu des problèmes d'éducation avec vos enfants?
- Oui, tout enfant a des difficultés à comprendre ce qui se passe dans le monde puisqu'il l'interprète de façons magique. Avant [que mes enfants n'aient] cinq ans, j'ai eu un travail quotidien pour comprendre ce qui se passait dans la tête d'un enfant*."Portrait de Françoise Dolto
            Que cette réponse de la grande dame, médecin d'éducation, nous donne quelque humilité! Françoise Dolto a écouté, guidé et aidé des milliers d'enfants et de parents. Elle avait une fabuleuse intuition, une profonde sagesse et une grande connaissance des mécanismes psychiques. Et pourtant elle avait davantage de questions que de réponses face à ses enfants. Chaque enfant est un individu unique, et nous interroge avec sa spécificité. Appliquer des réponses systématiques en fonction de règles éducatives prédéterminées nie l'individu comme sujet. Se poser des questions devant un enfant, c'est témoigner du désir de lui répondre individuellement.

*F. Dolto, Les Chemins de l'Education, Gallimard 1994


I. Filliozat
très bon Week End rose chat
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merci chacha pour le gif
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 09 2009 00:47



http://fraktalezbyju.site.voila.fr/fractales/257.jpg



Bien observés, nos enfants sont pour nous de bons éducateurs.

Pierre Dehaye

Estimer correctement son degré d'ignorance est une étape saine
et nécessaire.


Hubert Reeves

Nous pouvons beaucoup apprendre des enfants, par exemple
jusqu
'où va notre patience.


Franklin P. Jones

L'ordre: caractère créatif du rangement...

Pierre Dehaye

Si vous rencontrez une erreur, plutôt que de la déraciner
ou de la pourfendre, voyez si vous pouvez la traiter avec patience
et permettre à la lumière d'éclairer
le noyau de Bon et de Vrai qui, en général,
ne manque pas de s'y trouver.


Jean-Paul Ier



http://img.visualizeus.com/thumbs/09/01/05/blue,deviantart,digital,art,fractal,art,green-de5e80c9fc000f8880af5ba17738bb19_h.jpg

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Dimanche 30 août 2009 7 30 08 2009 00:36

Le refoulement de la colère

Sa rage est intense, mais l'enfant s'interdit, ou ses parents lui interdisent, de la montrer voire de l'éprouver. L'enfant alors se sent méchant de la ressentir, il la retourne contre lui-même, se juge, se sent ridicule, petit, inadéquat.
Nombre d'aînés sont plus timides que leurs cadets. Ce sont ceux qui ne se donnent pas le droit de manifester leur jalousie. Ils refoulent leur colère contre ce petit frère ou cette petite soeur qui leur a enlevé leur maman.
L'enfant en colère et qui ne peut exprimer a peur de sa propre violence et de la vengeance des autres.

Smiley stargate7.gifPour se protéger de ces émotions trop intenses qui le culpabiliseraient, il refuse de sentir sa rage, l'attribue à son entourage. Gif SmileyIl a peur des autres, porteurs de sa violence, des gens (ils vont me faire du mal), de ses copains (ils vont se moquer), des chiens (il va me mordre), des chats (il va me griffer)...

I. Filliozat
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Mercredi 26 août 2009 3 26 08 2009 11:42


La surprotection parentale mène à l'inhibition... ou au risque. Trop d'interdits peuvent mener paradoxalement l'enfant à avoir besoin d'explorer ses limites. Quand la liberté lui est enfin donnée ou quand il la prend, il risque  de se montrer beaucoup plus casse-cou que d'autres, qui ont eu l'occasion de se confronter progressivement à leurs limites et ont pu acquérir un sentiment de responsabilité.
Cesser de surprotéger est souvent suffisant pour que l'enfant perçoive de nouvelles permissions. Faites-lui confiance il se sentira digne de confiance.
Attention, ne plus surprotéger ne veut pas dire laisser l'enfant seul avec ses difficultés, cela signifie faire le tri entre ses angoisses parentales etPhoto en ligne au meilleur prix halloween panneau citrouille roadsign pumpkin la réalité du danger.
Pour aider cet enfant,

prenez conscience de vos attitudes
Blog de gifs-pour-blogs :PRENEZ TOUS LES GIFS QUE VOUS VOULEZ, Bonne chanceet petites phrases surprotectrices ou dévalorisantes...
et retenez-vous.
Faites-lui confiance.
I. Filliozat
http://www.blog.arbremagique.fr/wp-content/uploads/2009/01/peinture-a3.jpg

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Vendredi 7 août 2009 5 07 08 2009 11:08



Asrul Sani
Né en 1926 à Rao, Sumatra en Indonésie, il a d'abord été vétérinaire. Directeur de revues et de journaux, traducteur d'Albert Camus et de Saint-Exupéry, conteur, auteur de nouvelles, il est aussi l'un des poètes marquants d'Indonésie.



Lettre d'une mère

Va dans le vaste monde, mon cher enfant,
Va vers une vie libre!
Tant que le vent souffle en poupe.

Va vers la vaste mer, mon cher enfant,
Va vers le monde libre!
Tant qu'il ne fait pas encore noir
Et que le crépuscule ne rougit  pas le ciel.

Lorsque les ombres s'effaceront,
Que l'aigle de mer sera retourné à son nid,
Que le vent soufflera vers la terre
Et que le timonier sera sans boussole,
Alors tu pourras revenir vers moi!

Reviens alors, mon cher enfant,
Reviens de l'autre côté de la nuit!
Et lorsque ton navire sera près du rivage,
Alors nous parlerons
De l'amour et de ta vie demain matin.


art fractal

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Mardi 4 août 2009 2 04 08 2009 00:01

 

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VOS ENFANTS

 

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Vos enfants ne sont pas vos enfants

 

ils sont les fils et les filles

de l'appel à la Vie à elle-même.

Ils viennent à travers vous

Mais non de vous.

Et, bien qu'ils soient avec vous,

Ils ne vous appartiennent pas.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants,

Comme des flèches vivantes, sont projetés.

 

 

Khalil Gibran ( Liban 1883-1931 )

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Le temps et un cycle...!

 

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Samedi 1 août 2009 6 01 08 2009 00:29

joli gif

D
ans les romans de la Comtesse de Ségur, l’éducation est un facteur déterminant dans l’évolution de l’individu.
Les mauvaises influences et un environnement répressif peuvent pousser les enfants à être méchants.
Trop de laxisme et d’indulgence les rendent égoïstes et vicieux.
Chez les enfants, rien n’est joué définitivement. Charles (Un bon petit Diable) et Sophie (Les Petites Filles modèles), une fois soustraits à la brutalité de leur environnement, pourront s’appuyer sur les modèles de leur entourage pour s’améliorer. En revanche il est parfois trop tard pour certains, qui deviennent
joli gifalors ces adultes méchants et puérils qui feront à leur tour le malheur de leurs enfants: les parents de Christine dans François le bossu  et Mme Fichini, dans Les Vacances et Les Petites Filles modèles, bat Sophie sans pitié, et, même en présence des adultes, se ridiculise par trop de coquetterie, par sa gourmandise et par tous les défauts dont elle aurait dû se débarrasser étant enfant.
C'est le réalisme dans la représentation du quotidien et de ses détails qui valut à la comtesse de Ségur d’être appelée le Balzac des enfants par
Marcelle Tinayre. Un honneur bien mérité !

chez  béa kimcat, un article plus complet

joli gif
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 07 2009 00:02


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Depuis Françoise Dolto, on sait que trop de frustrations peut traumatiser, mais aussi que la frustration est nécessaire et aide à grandir. On sait qu'il y a des désirs et des besoins, et que tous deux ne sont pas à mettre sur le même plan.
Les enfants n'ont pas besoin de la voiture rouge ou de la poupée blonde, ils en ont envie. En revanche, ils ont absolument besoin que leur colère, expression de leur frustration, soit respectée et entendue. Il est clair qu'il est important de ne pas dire oui à tout, il est structurant de se voir opposer un refus (justifié).
Il se roule par terre de fureur? Il n'a pas vraiment besoin du bonbon, même s'il en a très envie. Il a besoin d'exprimer sa frustration. Il cherche à ce que sa fureur soit entendue. C'est important pour lui parce qu'il a besoin de vérifier que votre refus ne signifie pas une rupture. Vous lui avez dit non, la relation est en péril, il est vite dépassé par l'intensité de ce qu'il ressent.
Il hurle, mais observez-le, il cherche à vous taper, il cherche le contact. Si vous vous esquivez, il tape contre le mur, contre un objet, se roule par terre, il a besoin de réparer la relation. Ne le privez donc pas de contact au moment où il en a le plus besoin.
Pendant  l'entracte, Margot regarde avec envie le groupe de ballons qui passent entre les rangées de sièges.
"Maman, je veux un ballon!"
J'aurais pu lui dire non, lui faire la morale.
"Je ne peux pas toujours acheter, ces ballons coûtent cher",
mentir:
"Je n'ai plus d'argent",
détourner son attention:
"Regardons ensemble le programme, montre-moi comme tu sais bien lire."
Forte de sa remontrance à l'entrée du cirque, j'ai regardé les ballons. Je les ai trouvés beaux moi aussi. Je me suis exclamée:
"Celui que je préfère, c'est le perroquet. Oh non, regarde, il y a aussi Simba avec son papa."
Elle a enchaîné:
"Moi, je préfère la sirène rose!"
Nous avons ainsi dit tout ce que nous aimions. Un petit garçon tout près de nous est entré dans le jeu: "Il y a aussi Mickey"...  Nous avons passé un bon moment à parler ensemble, à rêver... plus besoin d'acheter le ballon. Le désir exprimé, avoir un ballon, a disparu devant: le besoin satisfait (le besoin de se sentir relié, de partager quelque chose).
Que rien de systématique ne soit entendu ici. Satisfaire les envies en offrant bonbons ou cadeaux n'est pas toxique en soi. Refuser tout achat sous prétexte qu'ils n'en ont pas besoin serait injustice. Les enfants risqueraient d'en déduire que le plaisir leur est interdit, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur leur joie de vivre présente et future. Il est bon de se rappeler que les bonbons ou ballons donnés ou refusés ne sont pas seulement une confiserie ou un gadget, mais des prétextes à un apprentissage de la relation. Ne laissons pas quelques sucreries altérer nos relations à nos enfants!
La frustration est inévitable dans la vie, il est inutile d'en rajouter excessivement. Un jour ou l'autre, pour faire respecter vos besoins, pour le protéger, garantir sa santé, vous frustrez votre enfant.
La question est alors: comment l'accompagner dans le vécu de sa frustration? Acceptez d'écouter sa colère.

Isabelle Filliozat

Petite fée...
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 07 2009 00:06
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Il ya plusieurs sortes de "je t'aime":
ceux que nous aimerions entendre des autres
et ceux qui viendraient de nous, de notre amour.
Quels sont les plus rares à votre avis?
loup petit

Il était une fois un petit loup qui aimait beaucoup son papa, mais comme beaucoup de petits loups souvent pudiques avec leur père, il n'avait jamais pu le lui dire.
Il faut que je vous précise que le papa loup était un grand voyageur, il allait souvent dans les pays où il fait très froid, et le petit loup, le soir dans son lit, se demandait avec inquiétude si son papa reviendrait de ses longs voyages.
D'ailleurs, un jour, il eut très peur, quand on téléphona à sa maman que son mari s'était cassé la jambe. Vous savez qu'un loup qui a la jambe cassée ne peut plus courir, qu'il devient vulnérable. Le petit loup imagina que son papa ne supporterait pas de rester vivant s'il ne pouvait plus courir.
Mais une jambe cassée ce n'est pas très grave, on soigna le papa qui resta quelque temps à la tanière en se déplaçant sur une chaise roulante. Bientôt on le réclama pour son travail et comme il pouvait travailler même assis, il décida de reprendre son emploi avant la fin de sa guérison.
Quand il vit repartir son papa sur une chaise roulante, le petit loup eut une très grande émotion. Sa gorge se serra, ses yeux s'emplirent de larmes et il eut très mal au ventre.
Et je vais le dire rien qu'à vous, même si cela va vous surprendre, il avait même de la colère contre sa maman.
Dans sa tête, il pensait:
"Et pourquoi ne le retient-elle pas? Pourquoi le laisse-t-elle partir? Mais pourquoi ne lui dit-elle pas de rester travailler en France? Il y a plein d'autres papas loups qui travaillent en France!"
Ce n'est pas facile pour un petit loup d'être en colère à la fois contre son papa et contre sa maman.
Alors il se bouchait souvent les oreilles pour ne pas entendre sa colère. Et ça fait très mal de se boucher les oreilles, parce que la colère qui est toujours là résonne encore plus à l'intérieur du corps.
Peut-être qu'un jour, ce petit loup osera dire à son papa:
"J'aimerais que tu ne partes pas aussi souvent vers les pays où il fait froid. J'aimerais te voir tous les soirs à la maison!"


Je ne sais si son papa pourra répondre à cette demande,decoration loup mais l'important me semble qu'elle soit dite et entendue.
Peut-être que son papa comprendra l'inquiétude de son fils et qu'il décidera, chaque fois qu'il devra partir, de laisser une petite poupée russe, une matriochka -vous savez ces poupées qui s'emboîtent les unes dans les autres. Une poupée dans laquelle il collera sa photo.
Et lui-même emmènera dans sa valise une autre petite poupée, dans laquelle il y aura la photo de son petit loup.
Ainsi malgré les distances restera-t-il relié à son fils.
Relié et peut-être aussi protégé.
Jacques Salomé
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 07 2009 17:09

bannière
Mon délicieux papa,
m'a conseillé un ouvrage de Kathleen Meyer,
ouvrage que j'ai digéré à présent (mdr)
et dont je vous livre ici aimablement l'introduction...
bannière"En réponse aux appels variés de la nature, Comment chier dans les bois présente une série de techniques -toujours expérimentées sur moi-même, souvent dans des poses peu gracieuses), destinées à aider les générations actuelles de coureurs des bois, (oh combien enthousiastes!), mais qui buttent toujours avec autant de maladresse sur ces questions "au-dessous de la ceinture".
Il m'était aussi important de répondre à d'autres sanglots: ceux, plus importants encore, de la nature. Cet ouvrage veut ainsi mettre en avant des précautions essentielles et claires dans la mise en oeuvre de ces "toilettes dans la nature", quels que soient les saisons, les climats et les terrains concernés.
Depuis des millénaires, nos ancêtres ont réussi à chier proprement dans les bois. Vous pourriez croire qu'il existe ainsi, pour chacun d'entre nous, une sorte d'instinct relié à ce savoir. La nature reprendrait ainsi tous ses droits lorsque notre colon nous presse, ou lorsque notre vessie gonfle. Mais "ses droits", comme je l'ai appris laborieusement et sans fard, recouvrent pourtant d'infinies petites misères.
Plusieurs saisons en tant que guide sur la rivière Whitewater, à encadrer des clients citadins, ont à la fois aiguisé mes aptitudes pour le sujet, et confirmé que je n'étais pas seule face à ce problème. Souvent, la quantité de sueur du combat anxieux livré dans les buissons était de loin supérieure à celle produite dans les flots rugissants d'un rapide mangeur de rafts. Ces étés passés sur la rivière m'ont ainsi conduite à deux solides conclusions.
Un: ces monstrueux rapides génèrent une constante urgence à aller satisfaire différents besoins, urgence qui amène à bien étudier le deuxième point.
Deux: (mais en définitive ce point est numéro un dans l'ordre des préoccupations qui m'ont amenée à réaliser ce livre): une certaine capacité à chier
dans les bois (et n'importe où ailleurs...) n'est jamais si instinctive que cela. 
J'écris cela d'autant plus douloureusement que j'ai une toute petite vessie. Avec des groupes d'une douzaine de personnes éparpillées derrière les quelques buissons ou rochers qui bordaient les rives du canyon étroit, j'ai découvert qu'il était pratiquement impossible d'aller me soulager sans tomber nez à nez avec certains d'entre eux, figés dans toutes sortes d'expressions et de positions étranges.
En règle générale, un citadin adulte lâché ainsi dans la nature n'a pas à attendre plus de résultats positifs qu'un enfant de 12 mois lorsqu'il tente de descendre tout seul son pantalon pour se soulager. Chier dans les bois est un don beaucoup plus ancré du côté de l'acquis que de l'inné, un don généralement perdu désormais, sauf pour les populations encore à l'aise dans l'art de fabriquer du savon, de carder la laine ou de dépecer un bison.

Nous sommes aujourd'hui le résultat de plusieurs générations élevées sur des toilettes étincelantes, reliées à de mystérieux tuyaux, et ainsi accoutumées à de hauts niveaux d'intimité, de confort et d'aisance. Pour une personne habituée au bruit étouffé de la chasse d'eau derrière la porte des toilettes, le même exercice dans la nature peut très vite dégénérer en une désagréable expérience physique, voire dans des situations vraiment embarrassantes, ou, plus souvent encore, dans une longue semaine de constipation volontaire.
Depuis plus de 20 ans, une vague sans précédent pour les activités de nature et les treks exotiques a exploré tous les confins et les au-delà de nos métropoles. Avec la même fureur qui a marqué la course industrielle du siècle précédent, les "victimes" actuelles de cette même industrialisation, tentant d'échapper à la folie urbaine du XXIè s., recherchent désormais un certain salut dans la nature. Des masses de personnes déferlent ainsi dans les forêts, se ruent vers les sommets et descendent les rivières, laissant derrière eux des quantités de matières fécales et de papier toilette que Mère Nature ne peut plus décemment absorber. Il n'est pas du tout irréaliste de prédire que dans les prochaines années, certains coins de nature virginale pourront révéler des tableaux comparables aux pires taudis du monde. Quiconque revient sur sa plage favorite, sur sa grève bien aimée souillée désormais de déchets, connaît ce sentiment d'horreur. Mais au-delà de l'impact purement visuel laissé par cette présence humaine en constante augmentation, il existe aussi des conséquences écologiques cachées: il n'existe aux Etats-Unis, malheureusement plus une source ou un cours d'eau, quelle que soit sa limpidité ou son éloignement, dont l'eau ne puisse désormais être bue sans la menace de contracter une Diargiasis, maladie véhiculée par les matières fécales dans l'eau. Cette maladie était encore inconnue au début des années 70.
A mon avis, lorsque les "autorités" ont pris en main la question de la préservation de la nature, il était déjà trop tard. Les règlements et les obligations imposés par les agences gouvernementales (même si elles sont absolument nécessaires dans beaucoup d'endroits) sont en elles-mêmes de sévères limitations face à la majesté de l'environnement originel, et sont antinomiques avec la liberté d'évoluer dans cette nature. Brillant : rivière en forêt profonde Banque d'imagesCes règlements, ces documents à signer, ces fiches administratives et leur coût afférents sont vraiment difficiles à supporter, non seulement parce qu'ils sont imposés par un nombre croissant de visiteurs, mais encore parce qu'ils cautionnent au fond une conception faussement innocente et déresponsabilisante de l'approche de la nature. La volonté de sauvergarder la nature ne vient le plus souvent que de ceux qui l'apprécient réellement. Ce sont eux -nous- qui en sont responsables, en terme de respect, d'attention et d'éducation. Et c'est ainsi à nous qu'il échoit d'apprendre et d'enseigner aux autres où et comment chier dans les bois."
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