Lundi 7 décembre 2009
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2009
11:49
Le Gai Savoir
Livre premier § 21
A ceux qui enseignent le désintéressement.
On appelle bonnes les vertus d'un homme, non en regard des effets qu'elles ont pour lui-même, mais en regard des effets que nous leur supposons pour nous et
pour la société:
- dans l'éloge de la vertu on a été, de tous temps, très peu "désintéressé", très peu "non égoïste"! Car autrement on aurait dû remarquer que les
vertus (comme l'application, l'obéissance, la chasteté, la piété, la justice) sont généralement nuisibles à celui qui les possède
, étant des instincts qui règnent avec par trop de violence et d'avidité, des instincts qui ne veulent à aucun prix se
laisser tenir en équilibre par la raison, avec les autres instincts.
Lorsque tu possèdes une vertu, une vertu véritable et entière (et non pas seulement le petit instinct d'une vertu), tu es la victime de cette vertu!
Mais c'est pour cela que ton voisin loue ta vertu.
On loue le travailleur, bien que par son application il nuise à ses facultés visuelles, à l'originalité et à la
fraîcheur de son esprit; on vénère et on plaint le jeune homme qui s'est "éreinté de travail" parce que l'on porte ce jugement: "Pour la société en bloc la perte du meilleur individu n'est qu'un
petit sacrifice! Il est regrettable que ce sacrifice soit nécessaire! Mais il serait, certes, bien plus regrettable que l'individu pensât autrement et qu'il accordât plus d'importance à sa
conservation et à son développement qu'à son travail au service de la société."
Et c'est pourquoi l'on ne plaint pas ce jeune homme à cause de lui-même, mais parce que, par cette mort, un
instrument soumis et -ce que l'on appelle un "brave homme"- a été perdu pour la société désintéressée.
Peut-être prend-on encore en considération le fait qu'il eût peut-être été plus utile à la société s'il avait travaillé avec plus d'égards envers lui-même et s'il s'était conservé plus
longtemps.
On s'avoue bien l'avantage qu'il y aurait eu,
mais on estime supérieur et plus durable
cet autre avantage qu'un sacrifice a été fait
et que la mentalité de la bête de sacrifice
a de nouveau une fois reçu une confirmation visible.
C'est donc, d'une part, la nature d'instrument dans les vertus qui est proprement louée, lorsqu'on loue les vertus,
et,
d'autre part, l'instinct qui ne se laisse pas maintenir dans ses bornes par l'avantage général de l'individu
...en un mot: la déraison dans la vertu, grâce à laquelle l'être individuel se laisse transformer en fonction de la collectivité.
L'éloge de la vertu est l'éloge de quelque chose de nuisible dans le privé, l'éloge d'instincts qui enlèvent à l'homme son
plus noble amour de soi et la farce de la plus haute protection de soi-même.
Il est vrai qu'en vue de l'éducation,
et pour inculquer des habitudes vertueuses
on fait ressortir une série d'effets de la vertu
qui font paraître semblables la vertu et l'avantage privé
- et il existe, en effet, une pareille similitude!
La ténacité aveugle, cette vertu typique des instruments, est représentée comme le chemin des richesses et des honneurs
et comme le poison le plus salutaire contre l'ennui et les passions:
mais on passe sous silence ce que cette ténacité a de dangereux,
ce qui est son danger supérieur.
L'éducation procède généralement ainsi: elle cherche à déterminer chez l'individu, par une série d'attractions et
d'avantages, une façon de penser et d'agir qui, devenue habitude, instinct, passion, domine en lui et sur lui, contre son dernier avantage, mais "pour le bien général".
Combien souvent je m'aperçois que la ténacité aveugle procure, il est vrai, des richesses et des
honneurs,
mais enlève en même temps, aux organes, la finesse au moyen de quoi les richesses et les honneurs pourraient procurer une jouissance,
et aussi que ces remèdes radicaux contre l'ennui et les passions émoussent en même temps les sens et les rendent récalcitrants à toute nouvelle excitation.
(La plus active de toutes les époques - la nôtre -
de tout son argent et de toute son activité,
ne sait pas faire autre chose que d'accumuler toujours plus d'argent
et toujours plus d'activité:
c'est qu'il faut plus de génie pour dépenser que pour acquérir!
- Soit! attendons nos "petits-fils".)
Si l'éducation réussit, toute vertu de l'individu deviendra une utilité publique et un désavantage privé, au sens du but
privé supérieur,
- ce sera probablement une espèce de dépérissement de l'esprit et des sens, ou même un déclin précoce:
qu'on évalue, à ce point de vue, les unes après les autres, les vertus de l'obéissance, de la chasteté, de la piété, de la justice.
L'éloge de l'altruiste, du vertueux, de celui qui se sacrifie - donc l'éloge de celui qui n'emploie pas toute sa force et toute sa raison à sa propre conservation, à son développement, son
élévation, son avancement, à l'élargissement de sa puissance,
mais qui, par rapport à sa personne,
vit humble et irréfléchi, peut-être même indifférent et ironique,
- cet éloge n'a certes pas jailli de l'esprit de désintéressement!
Le "prochain" loue le désintéressement
puisqu'il en retire des avantages!
Si le prochain raisonnait lui-même d'une façon "désintéressée", il refuserait cette rupture de forces, ce dommage
occasionné en sa faveur, il s'opposerait à la naissance de pareils penchants, et il affirmerait avant tout son désintéressement, en les désignant précisément comme mauvais!
Voici indiquée la contradiction fondamentale de cette morale, aujourd'hui tellement en honneur: les motifs de
cette morale sont en contradiction avec son principe!
Ce dont cette morale veut se servir pour faire sa démonstration est réfuté par son critérium de moralité.
Le principe:
"Tu dois renoncer à toi-même et t'offrir en sacrifice",
pour ne point réfuter sa propre morale, ne devrait être décrété que par un être qui renoncerait par là lui-même à son
avantage et qui amènerait peut-être, par ce sacrifice exigé des individus, sa propre chute.
Mais dès que le prochain (ou bien la société) recommande l'altruisme à cause de son utilité, le principe contraire:
"Tu dois chercher ton avantage, même au dépens de tout le reste",
sera mis en pratique, et l'on prêchera d'une haleine un "tu dois" et un "tu ne dois pas"!
Friedrich Nietzsche
proposé par mamadomi
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2
Dimanche 6 décembre 2009
7
06
12
2009
11:37
Un jour, un chien plein de sagesse passa près de
chats
rassemblés.
S'en étant approché, il vit que les chats, très occupés, ne lui
prêtaient pas attention; il s'arrêta alors.
Du milieu de l'assemblée se leva un grand chat, à l'air grave. Il
regarda les autres et dit alors: " Frères prions! Quand vous aurez prié, et prié encore, alors, plus de doute, en vérité, il pleuvra des souris."
Le chien, entendant cela, rit dans son coeur et s'éloigna en disant:
"Ô chats aveugles et insensés, n'est-il pas écrit -et n'ai-je pas appris comme mes pères avant moi - qu'en réponse aux prières, aux actes de foi, aux supplications, il
ne pleut pas
des souris, mais des os!"
Khalil Gibran, Le Fou
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14
Vendredi 4 décembre 2009
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12
2009
11:52
En même temps que le travail se passe de la vie humaine,
en même temps il cesse d'en faire sa visée finale, de faire cas de l'homme.
L'homme n'a jamais été aussi malheureux qu'en ce moment où il accumule tant.
Nulle part, il n'est aussi méprisé que là où se fait cette accumulation.
C'est ainsi que l'histoire de l'Occident me paraît révélatrice
de l'insuffisance de garantie que l'homme constitue pour l'homme.
~~~
- Mais si la vie ne se justifie pas de Dieu?
Je veux dire, si l'homme qui travaille ne croit pas en Dieu?
- Alors, que lui importe de justifier son travail autrement que par le profit qu'il en tire?
~~~
On accumule frénétiquement,
on croit qu'en multipliant la richesse on se multipliera.
Enfin, on peut travailler par manie du travail, je
ne dis pas pour se distraire,
c'est plus frénétique que cela, on travaille par
système. (...)
Le travail vise la perpétuation de
l'espèce.
Mais peut avoir sa
perversion:
chaque fois qu'ils ne se justifie pas par cette
visée.
Cheikh Amidou Kane
La production massive des biens divers de consommation
n'améliorerait en rien l'homme en tant que tel, bien au contraire,
et produire pour produire sera bientôt suivi de consommer pour consommer.
Ebénézer Njoh-Mouelle
L'argent est bien, mais l'homme est meilleur,
parce qu'il répond quand on
l'appelle.
Tradition de l'Afrique de l'Ouest
C'est la Terre qui finalement est
propriétaire de l'homme.
Tradition orale mossi
Il faudrait qu'à leur tour les grandes nations n'attachent plus le moindre crédit à une concurrence qui
nous mine et renoncent à vouloir multiplier leurs besoins, ce qui suppose au départ un refus d'accroître ses possessions matérielles.
Je n'hésite pas à soutenir que la doctrine de la
non-violence vaut également dans le cadre des relations entre Etats.
~~~
Injuste est le régime économique qui ignore ou méprise les valeurs
morales.
Le fait d'étendre la loi de non-violence au domaine de
l'économie
ne sigifie rien moins que la prise en considération des valeurs
morales
pour fixer les règles du commerce international.
~~~
L'égalité économique est la clé de voûte de l'indépendance
non-violente.
~~~
La règle morale la plus haute est que, sans relâche,
nous travaillions pour le bien de l'humanité.
Gandhi
Ce que l'homme appelle de toutes ses forces, c'est la réalisation
de sa plus complète expression.
C'est ce désir de s'exprimer qui le conduit à rechercher la richesse et la puissance.
Mais il doit apprendre qu'accumuler n'est pas réaliser.
Ce qui le révèle à lui-même, c'est la lumière intérieure,
et non les objets extérieurs.
Rabindranath Tagore
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proposé par mamadomi
rééd° du 18 10 08
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Jeudi 3 décembre 2009
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2009
00:02









temple du Nord de l'Inde (si qqn peut préciser, je suis
preneuse!)









Advaya-Târaka Upanishad 4-5
Pour parvenir à cette Vérité
il faut utiliser trois formes d'expérience:
l'une est intérieure,
l'autre est extérieure,
la dernière est intermédiaire
Voici l'expérience intérieure:
Sushumnâ, l'artère du Brahman,
est au milieu de corps subtil;
par son éclat,
elle ressemble au soleil
et à la Pleine Lune;
elle jaillit du Centre de la Base et monte droit
jusqu'à l'ouverture du Brahman;
en elle est l'Energie,
tel un serpent enroulé
sur lui-même,
flamboyant comme une tige de lotus.
Lorsque l'adepte l'a vue,
ne serait-ce qu'en esprit,
il est délivré
des liens de l'existence corporelle,
grâce à la purification
que cette vision opère en son être!
Et quand, par le Yoga du Passeur,
l'adepte perçoit en permanence
une lumière ausommet de son front,
il a atteint la perfection.
Puis, s'il se bouche les oreilles
avec l'extrémité de ses index,
il perçoit un son pareil à la syllabe Phut;
fixant son attention sur ce son,
il perçoit alors, en son esprit,
une lumière bleue
située au milieu de son front
et il connaît, grâce à cette vision,
une joie que rien ne peut surpasser.
D'autres fois, cette même lumière
est vue de l'intérieur du coeur;
si l'on veut donc gagner la Délivrance,
on devra pratiquer de la sorte
l'expérience intérieure!
proposé par mamadomi
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7
Mardi 1 décembre 2009
2
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2009
00:04
Advaya-Târaka Upanishad 2-3
Tout en méditant sur le mantra à
cinq syllabes:
"Je suis la conscience universelle",
l'adepte ferme les yeux,
complètement ou à demi, et tourne son regard
vers l'intérieur de lui-même;
il perçoit alors
au-dessus d'un point
à hauteur du front,
entre les deux sourcils,
une masse lumineuse
c'est le Brahman suprême,
Être-Conscience-Béatitude
à Qui il s'identifie!
Car c'est lui,
le Brahman suprême,
qui aide à traverser
le fleuve angoissant de la vie,
avant la naissance,
durant l'âge adulte
et à l'heure de la mort:
d'où son nom de Passeur.
De même, si l'on sait
reconnaître
que l'Âme vivante et le Seigneur lui-même
ne sont que de vaines illusions,
et si l'on parvient à rejeter
même ce qui se trouve au-delà
en disant: "Non! ce n'est pas Cela!
ce n'est pas Cela!",
on perçoit le Brahman comme unique.
D'où le nom du Yoga
"qui fait passer"
et conduit à l'Unité.
proposé par mamadomi
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12
Lundi 30 novembre 2009
1
30
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2009
11:43
Logion
55
Jésus
disait:
Celui qui ne se libère pas de son père et de sa mère
ne pourra devenir mon disciple.
Celui qui ne se libère pas de ses frères et de ses soeurs
et ne porte sa croix, comme je la porte,
il n'est pas digne de moi.
Jésus nous invite de nouveau à la liberté. Être libre
à l'égard de son père, de sa mère, de leurs désirs, de leurs pensées, de leur éducation. Être libre à l'égard de nos jugements et des modes du monde ambiant. Ce n'est pas une mince affaire, mais
c'est la condition pour que nous devenions nous-même. Il n'y a pas d'autonomie physique, psychique et même spirituelle sans rupture du cordon ombilical.
Savoir reconnaître ce qui nous a nourris, mais
pour aller plus loin et alors "prendre sa croix", c'est-à-dire prendre toutes ses dimensions à la fois horizontales et verticales
"Connaître la hauteur, la profondeur, la
largeur, l'épaisseur -connaître l'Amour du Christ qui surpasse toute connaissance", disait Paul. Les Pères de l'Eglise parleront aussi de la croix comme du "grand livre de l'art d'aimer", le
livre ouvert de l"homme qui aime infiniment d'un "amour plus fort que la mort", le livre ouvert de l'Amour -liberté qui porte et qui emporte les événements du quotidien, qui fait feu de tout bois
et transforme même l'ordure en lumière vive.
Liberté à l'égard des parents et de l'entourage,
c'est le premier pas sur ce chemin.
Traduit et commenté par J.-Y. Leloup
proposé par mamadomi
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11
Dimanche 29 novembre 2009
7
29
11
2009
18:31
Ces temps-ci je vous fais
partager des relectures qui accompagnent mon introspection et ma méditation...ben oui, je médite...qui l'eût cru?!
alors bien sûr,
je ne porte pas un sari jaune,
ni une aube de
bure,
je ne marche pas en pagne
pieds nus sur le bitume
et j'arbore un bon mètre
vingt de cheveux, noisettes et sucre.
..ben oui pourquoi poivre et
sel, si c'est noisette et sucre!
Je précise pour ceux,
nombreux, qui ne vagabondent pas sur toutes les pages de ce blog-forum,
que mes lectures n'ont pas visée religieuse prosélyte, comme j'ai pu le lire ailleurs (n'insistez pas, je ne donnerai pas d'indice)
mais constituent un partage
sincère comme sur tous les blogs ou presque, du parcours de vie et des rencontres de tous ordres...du 3ème type aussi
...mdr!
L'intermède est fini, on
continue:
____
JEAN
‾‾‾‾Le fils de Zébédée‾‾‾‾
‾‾‾‾‾
Vous avez
remarqué que certains parmi nous appellent Jésus le Christ, d'autres le Verbe, d'autres encore
le Nazaréen, et d'autres enfin le Fils de l'homme.
Je vais essayer d'éclaircir ces noms à
la lumière de ce qui m'est donné.
Le Christ, celui qui fut dans l'ancien des jours, est la flamme de Dieu qui habite l'esprit de l'homme. Il est
le souffle de la vie qui nous visite et se donne un corps à l'image su nôtre.
Il est la volonté du
Seigneur.
Il est
le Verbe premier qui désire parler par notre voix et vivre dans notre ouïe afin que nous fassions attention et que nous
comprenions.
Et le
Verbe du Seigneur notre Dieu érigea une demeure en chair et en os, et ce fut un homme comme vous et moi.
Car nous ne
pourrions entendre la chanson du vent qui na'a point de corps, ni voir notre moi suprême marcher dans la brume.
Maintes fois le Christ est venu au monde et il a parcouru de nombreux pays. Et il a toujours été considéré comme un étranger et un fou.
Cependant, le
son de sa voix ne s'est jamais réduit à néant, car la mémoire de l'homme conserve ce que son esprit ne se soucie pas de conserver.
Ainsi est le Christ, le tréfonds et le
très haut, qui marche avec l'homme vers l'éternité.
N'avez-vous pas
entendu parler de lui à la croisée des chemins en Inde, au pays du Nord, vos aèdes d'antan chantèrent Prométhée, le porteur de feu, celui qui fut
le désir de l'homme accompli, l'espoir livéré de sa cage; et ils chantèrent Orphée, qui, avec sa voix et sa lyre, vint stimuler l'esprit dans la
bête et dans l'homme.
Et ne
connaissez-vous pas Mithra, le roi, et Zoroastre, le prophète des Perses, qui s'éveillèrent de
l'antique sommeil de l'homme et se tinrent au chevet de nos rêves?
Nous-mêmes, nous devenons un être oint
quand nous nous rencontrons dans le Temple invisible, une fois tous les mille ans. Puis un incarné surgit et, à son arrivée, notre silence
devient chant.
Cependant, nos oreilles ne se tournent pas toujours pour écouter ni nos yeux pour
voir.
Jésus le Nazaréen
naquit et fut élevé comme nous; sa mère et son père étaient comme nos parents, et il était un homme.
Mais le Christ, le Verbe, qui fut au commencement, l'Esprit qui veut que nous vivions notre vie en sa plénitude, vint à
Jésus et fut avec lui.
Et l'Esprit était la main savante du Seigneur et Jésus était la harpe.
L'Esprit était le psaume et Jésus en
était l'air.
Jésus, l'homme de Nazareth, était l'hôte et le porte-voix du Christ lequel marchait avec nous et nous appelait ses
amis.
En ces jours, les collines de la Galilée et
ses vallées n'entendaient que sa voix. Et moi, j'étais alors jeune, je suivais son chemin et marchais sur les traces de ses pas.
Je suivais ses pas pour entendre la voix du Christ sur les lèvres
de Jésus de Galilée.
A présent, vous voudriez savoir pourquoi certains parmi nous
l'appellent le Fils de
l'homme.
Lui-même désirait être appelé par ce
nom, car il connut la faim et la soif de l'homme, et il vit l'homme en quête de son moi suprême.
Le Fils de l'homme était Christ le Miséricordieux, qui voulait être avec nous tous.
Il était Jésus le Nazaréen qui voulait mener tous ses frères à l'Oint, même au Verbe qui fut au commencement avec
Dieu.
Dans mon coeur habite Jésus de Galilée,
l'homme supérieur à tous les hommes, le poète qui fait de nous tous des poètes, l'esprit qui frappe à notre porte pour nous réveiller, nous lever et sortir à la rencontre de la vérité
nue.
Khalil Gibran
Jésus Fils de l'Homme
proposé par mamadomi
rééd° du 14 10 08
Publié dans : philosophies
16
Dimanche 29 novembre 2009
7
29
11
2009
13:10
Le Gai Savoir
Livre premier § 20
Dignité de la folie
Encore quelques milliers d'années sur la voie qui suivit le dernier siècle!
et dans tout ce que fait l'homme la plus haute sagesse sera visible: mais par cela justement la sagesse aura perdu toute sa dignité.
Certes, il sera alors nécessaire d'être sage, mais ce sera aussi si vulgaire et si ordinaire qu'un esprit dégoûté pourra considérer cette nécessité comme une grossièreté.
Et de même qu'une tyrannie de la vérité et de la science serait capable d'amener une hausse dans la valeur du
mensonge,
de même une tyrannie de la sagesse pourrait faire germer un nouveau genre de noblesse d'âme.
Être noble - ce serait peut-être alors avoir des folies dans la tête.
Friedrich Nietzsche
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
12
Vendredi 27 novembre 2009
5
27
11
2009
11:53
Le mental intuitif est un don sacré et le
mental rationnel est un serviteur fidèle.
Nous avons crée une société qui honore le serviteur et a oublié le don.
Albert Einstein
Sortir des limites de notre sensibilité et
de notre vision mentale, et atteindre
à une liberté plus vaste, telle est la signification de l'immortalité.
Rabindranath Tagore
Le doute est un état mental désagréable,
mais la certitude est ridicule.
Voltaire
Si
avec un mental pur quelqu'un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l'ombre
qui jamais ne le quitte.
Bouddha
La
vraie pauvreté est celle de l'âme, une pauvreté dans laquelle le mental est toujours
dans un tourbillon crée par les doutes, les soucis et les craintes.
Swâmi Râmdâs
Le
rire est l'antidote de la morosité et de l'ennui: il dissipe les idées morbides et se fait
le garant d'une bonne santé mentale.
Eve Belisle
Le
mental voit tantôt le bien tantôt le mal mais la vision de la Vérité ne voit que le bien.
Arnaud Desjardins
proposé par mamadomi
rééd° du 07 10 08
Publié dans : philosophies
22
Vendredi 27 novembre 2009
5
27
11
2009
00:09
Logion54
Heureux vous les pauvres,
Le Royaume des Cieux vous appartient.
Chez Matthieu (5,3) et Luc (6,20), nous retrouvons
ce même logion.
La pauvreté semble être pour Jésus la condition
pour que règne en nous le Souffle de Dieu, pour qu'il y ait sur terre de la place pour le ciel. Avoir un esprit de riche, c'est croire que tout nous
est dû ou que tout peut s'acheter. C'est passer à côté de l'essentiel. Le bonheur ou l'amour ne s'achètent pas. Par contre, avoir un esprit de
pauvre, c'est savoir que rien ne nous est dû, que tout nous est don. Le moindre sourire ou le moindre rayon de soleil est reçu avec gratitude comme une étincelle du
Royaume.
Maître Eckart a souvent commenté cette béatitude
de la pauvreté, c'est elle qui doit nous rendre purs et vacants: capables de Dieu. L'homme totalement pauvre, totalement vide, ne peut pas ne pas
être comblé. "Quand Dieu te trouve prêt et pauvre, il lui faut agir et s'épancher en toi, de même que dans un air clair et pur, il faut que le soleil se répande et il ne peut pas s'en
dispenser... Lorsqu'il te trouve ainsi vide et dépouillé" (Et com factus esset Jesus).
Il dira encore par ailleurs: "Est pauvre
l'homme qui ne sent rien, ne sait rien, n'a rien", ce qui ne veut pas dire qu'il nous faut devenir comme du bois mort mais que nous avons à nous garder libres à l'égard de nos désirs, de nos
connaissances et de nos possessions.
Ce détachement ou cette liberté à l'égard de tout le créé nous permet de l'aimer selon son ordre, mais aussi de découvrir notre essence incréée: pauvre de
vouloir, de savoir et d'avoir, je me tiens à la Racine et je me connais comme étant "cause de moi-même selon mon être qui est éternel, et non selon mon devenir qui est temporel. C'est
pourquoi je suis non né et selon mon mode non né, je ne puis jamais mourir" (sermon Beati pauperes spiritu).
Traduit et commenté par J.-Y. Leloup
proposé par mamadomi
art. philo n°400
Publié dans : philosophies
14
Jeudi 26 novembre 2009
4
26
11
2009
12:28

LA VIE
Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un
puits.
L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures,
et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et
le puits devait disparaître de toute façon.
Ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.
Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider.
Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.
Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait
et se mit à crier terriblement.
Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement
regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui,
l'âne faisait quelque chose de stupéfiant.
Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Pendant que les voisins du fermier continuaient
à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus.
Bientôt, chacun a été étonné que l'âne soit hors du puits
et se mit à trotter!
La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds
en n'arrêtant jamais...
Il ne faut jamais abandonner!
Secouez-vous et foncez!
Rappelez-vous les cinq règles simples!
Pour être heureux:
1. Libérez votre coeur de la haine.
2. Libérez votre esprit des inquiétudes.
3. Vivez simplement.
4. Donnez plus.
5. Attendez moins.
A ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres.
merci totem
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
25
Mercredi 25 novembre 2009
3
25
11
2009
11:42
Ω
ω Avant la création du monde, avant le commencement de toute chose,
il n'y avait rien, sinon "un être".
Cet Etre était un Vide sans nom et sans limite,
mais c'était un Vide vivant,
couvant potentiellement en lui la somme
de toutes les existences possibles.
Le Temps infini, intemporel, était la demeure de cet Etre-un. ω
ω L'être "un" se dota de deux yeux.
Il les ferma: la nuit fut engendrée. Il les rouvrit : il en naquit le jour.
La nuit s'incarna dans (...) la Lune. Le jour s'incarna dans (...) le Soleil.
Le Soleil épousa la Lune. Ils procréèrent le Temps temporel divin. ω
Cosmogonie mandé d'après Amadou Hampâté Bâ
ω L'être suprême a accompli sa Grande Oeuvre de la Création,
en multipliant sa personne, sans en perdre rien.
Il a animé toutes les Choses d'Energie. ω
Cosmogonie bantoue
voilà,
petit voyage ailleurs...
proposé par mamadomi
rééd° du 01 10 08
Publié dans : philosophies
19
Mercredi 25 novembre 2009
3
25
11
2009
00:10
Ce que les maîtres zen
appellent, selon l'expression rituelle,
les "moyens habiles": le tir à l'arc, la peinture, l'art du thé,
la composition florale, les jardins de pierre,
les haïkus,
les contes...
sont des procédés
qui permettent d'atteindre
l'Eveil.
Ils perdent leur valeur quand ils sont pris
pour des fins.
"Quand le
maître montre la lune,
le sot
regarde le doigt."
totem
|
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
15
Lundi 23 novembre 2009
1
23
11
2009
00:35
____________________________
Dans ce monde il y a deux ordres d'existence,
le périssable et l'impérissable.
Le périssable est le visible.
L'impérissable est la substance invisible du visible.
Bhagavad Gita _____________________________________________
L'homme est un univers en miniature et l'univers un corps vivant gigantesque:
LE COSMOS EST
SEMBLABLE A UN GRAND HOMME
ET L'HOMME SEMBLABLE
A UN PETIT COSMOS, disent les soufis.
_________________________
Kabir
L'homme a perdu sa perspective intérieure,
il mesure sa grandeur à sa propre taille
et non par ses attaches vitales avec l'infini;
il juge de son activité par son propre mouvement
et non par la sérénité de la perfection, non par le repos qui existe dans la voûte étoilée,
dans la danse rythmée de l'incessante création.
Rabindranath
Tagore
proposé par mamadomi
article n°200
rééd° du 30 09 08
Publié dans : philosophies
26
Dimanche 22 novembre 2009
7
22
11
2009
12:33
Le berger aime tous les temps
Le voyageur:
"Quel temps allons-nous avoir aujourd'hui ?"
Le berger:
"La sorte de temps que j'aime bien."
Le voyageur:
"Comment savez-vous que ce sera la sorte de temps que vous aimez bien?"
Le berger:
"Je me suis rendu compte, Monsieur, que je ne peux pas toujours obtenir ce que j'aime,
alors, j'ai appris à aimer ce qui m'est donné. C'est pourquoi je suis parfaitement
sûr que nous allons avoir la sorte de temps que j'aime bien".
Lotus, Marie Thulliez►
Bonheur et malheur résident dans la manière dont nous prenons les choses, non dans la nature même de ces choses.
proposé par mamadomi
Publié dans : philosophies
20
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