Jeudi 10 décembre 2009
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10
12
2009
18:25
Pour le confort des yeux
après vous avoir fait tant lire cette semaine, petit break photos... non non c'est pas moi qui ai cliqué tout ça, pensez
don' je n'ai pas ces talents... pas ceux-là...lol...
toujours dans l'esprit du partage, je vous fais part de mes "coups de coeur"...
chez mrcafé

chez urban

chez sergio

Et de ma part, le sapin que je n'ai pas
encore monté, mais ça ne saurait tarder... !!
...Pour motiver tous ceux et celles qui
comme moi cette année ont une petite crise de flemmingite aiguë à l'idée de cette prouesse annuelle... regardez c'est pas si vilain comme résultat, ça vaut la peine de s'y mettre
non?
Oui, je sais c'est un peu flou entre
les bougies, les bonnes vibes et la tite qui tire sur ma jupe... (rhoa les bonnes excuses...)
et n'oubliez pas
de prévoir le coup avec
le sac à sapin de
handicap international
ou l'opération
Publié dans : rencontre
10
Dimanche 6 décembre 2009
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2009
17:53
Pour cette fin de dimanche, une petite promenade s'impose, si si, prescription du toubib... avec cte grippe tout le monde
reste chez soi (si jvous jure la fréquentation des piétons dans les rues à diminué que ç'en est inquiétant!)
alors ici au moins, en blogosphère, pas de grippette, grippe ouille, grippe
A...
En vous souhaitant une promenade énergisante...
chez Satine
Pour que tu m’aimes encore, je ne vais pas te mentir,
Ni promettre des choses que je ne pourrais tenir.
Je resterai celle qui aujourd’hui te fait sourire
Par toute son excentricité et sa joie de vivre,
Je piocherai dans ma folie d’autres petits délires
A la recherche d’une...(...)
Il faut être attentif à ses sentiments et à ses pensées afin de trouver de la joie qui est en nous.
C’est aussi mener ses réflexions joyeusement et voir la joie en soi ... Bien des situations dans la vie font que ces joies nous épanouissent nous-mêmes ou bien avec les autres. Et rien n’est
plus beau et plus merveilleux que de les vivre.
Aussi pour penser juste, il est nécessaire (...)
chez wizzil
"Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être Vous..."
chez lena
un commentaire lui fut déposé:" Hé les gars et les filles ! Il faut réagir sinon les vieux qui vivent recroquevillés derrière leur télécommande, nous imposeront par leur choix électoraux des
modèles de société archaïques, xénophobes, de moins en moins civilisées et ouvertes au monde. Il faut réagir sinon nos libertés vont encore se restreindre. Jusqu'au jour où tout sera en place
pour vraiment installer des régimes autoritaires."
elle nous invite sur libé:
«Pour la droite populiste, l'islam permet un processus de mobilisation simple et efficace»
Trois chercheurs analysent la montée du phénomène national-populiste en Europe, après le vote suisse contre les minarets.(...)
chez cléo
Les excellentissimes perles du bac 2004
Avec entre parenthèses les commentaires des profs. Un vrai régal tout ça! On ne s'en lasse pas.
Les égyptiens transformaient les morts en momies pour les garder vivants (c'est pour ça d'ailleurs, qu'elles tournent des films !)
Les empereurs romains organisaient des combats de radiateurs (chauds les combats !!!!)
(...)
|
Hermann Wacker
Grippe A(H1N1): les leçons australiennes
(12 août 2009)
Alors que l’hémisphère Nord se prépare au pire
pour cet automne, l’hémisphère Sud fait face à la grippe A depuis près de quatre mois. L’Australie n’a pas subi la paralysie redoutée. Quelles leçons tirer de cette expérience?
"Nous n’avons pas cessé les réunions, ni changé nos habitudes au bureau. Personne ne porte de
masque. La seule différence c’est que tout le monde tousse…", relativise Serge, expatrié suisse employé dans une compagnie d’assurances à Sydney. En Australie, la grippe A(H1N1) a infecté
26 400 personnes en quatre mois* (chiffres non exhaustifs), sur 20 millions d’habitants, sans affecter durement la vie quotidienne. Très tôt considérée comme l’une des plus touchées au
monde et actuellement plongée dans l’hiver austral, cette nation multiculturelle aux infrastructures modernes "peut fournir des enseignements utiles aux pays de l’hémisphère Nord pour
l’hiver prochain", selon le Département australien de la santé. Même s’il est difficile d’établir des comparaisons entre la Suisse et l’Australie, il reste intéressant d’analyser comment le
scénario catastrophe s’est dégonflé aux antipodes.
Sophie Roselli Sydney
*Nb de décès imputés à la grippe A au 5 décembre 2009 en Australie: 190
4 mois plus tard, donc en 8 mois.
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
14
Lundi 30 novembre 2009
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2009
18:11
Aujourd'hui ce sera visite photo... en
hommage aux blogopotes qui cliquent partout avec leur apn (oops, appareil photo numérique...)!
Alors bien sûr ya plein de blogs photos que
j'adore, attention, et non des moindres, je suis allée dénicher ici, ceux qui ne font pas forcément "que" de la photo, ou qui ne me semblent pas fréquentés autant qu'ils le mériteraient...
La photo c'est parfois juste beau... d'autres fois, c'est de la poésie, d'autres fois c'est de l'émotion, du rire, un message, un partage... une écriture qui
ici, me plaît beaucoup...
je vous laisse admirer... quel talent!
Armide
Dany
Jackie
Andrée
jibie
Autrefois,
j'étais indécis, mais, à présent, je n'en suis plus très sûr.
La langue de l'Europe, c'est la traduction.
La télévision abrutit les gens cultivés et cultive les gens
qui mènent une vie abrutissante.
Dans les périodes où tu sens l'envie de tomber amoureux,
tu dois faire attention où tu mets les pieds:
comme avoir bu un philtre, de ceux qui te font tomber amoureux
du premier être que tu rencontres. Ce pourrait être
un ornithorynque.
Le Pendule de Foucault, 36
Je crois
que l'on devient ce que notre père nous a enseigné
dans les temps morts, quand il ne se souciait pas de nous éduquer.
On se forme sur des déchets de sagesse.
Le Pendule de Foucault,
7
Umberto Eco
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
20
Mardi 24 novembre 2009
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24
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2009
00:51
Hello... un petit tour sur la virtuelle planche de surf, depuis
le
spot de caplibre, sur l'océan d'overblog!!!
-On ne se lasse pas des bonnes choses!!
Good wave, good vibes!
Chris spe
|
Il y a une tasse de café qui fume. Une musique douce en sourdine. Saxo. Trip urbain.
Un bouquin de James Lee Burke qui traîne sur la table basse. La journée a été longue. Mais ça sent bon ici. Tout est possible. Un léger sourire. Des histoires. On raconte...
|
abeilles50
Des braises incandescentes pleuvent chaque jour,
Des tornades cruelles ouvrent grand leurs fours ;
Les volcans furieux crachent leur rouge venin,
Les incendies voraces dévorent sans faim...
(...)
akasha
J'ai fait des recherches sur le net et dans plusieurs bouquins sur
l'éveil tel que le décrivent les bouddhistes. Sur l'ensemble de ces supports, cette notion reste abstraite à tel point que je me suis demandée si ces textes étaient bien écrits et pensés
par des êtres éveillés. A moins, que cette expérience soit telle, qu'elle ne peut être précisément décrite par des mots.
Donc, posons nous la question : qu'est ce que l'éveil de la conscience ?
Premièrement, ce phénomène est-il...
|
Guern de Bé
|
Tout d’abord, je voudrais m’excuser auprès de Jo, du blog « Psychanalyse et
animaux », (à qui je conseille de ne pas lire cet article) et que je vous conseille fortement de lire… C’est dérangeant, mais c’est d’utilité publique…surtout si vous vous
souciez de l’avenir de vos enfants et de la planète Terre…
J’ai accepté ce « tag » parce que son sujet, la bouffe, la mal et la bonne, est un de mes sujets de prédilection…
Manger bien, c’est une question de choix. Pour tous ceux et celles qui me diront qu’il faut avoir les moyens, je répondrai ceci :
Manger bien coûte plus cher que manger mal, c’est un fait dont je ne suis absolument pas convaincue, si on prend en compte les « dégâts
collatéraux »(...)
|
Philoplume
Aujourd’hui, je suis allée chez mon boulanger. Dans son étal, des pains bien ronds et dorés trônaient fièrement.
J’ai demandé une ‘marguerite’, si belle et si onctueuse et le boulanger me l’a emballée dans un sachet en papier où étaient inscrits (...)
To see a world in a grain of
sand
And a heaven in a wild flower,
Hold infinity in the palm of your hand
and eternity in an hour.
Dans un grain de sable voir un
monde
et dans chaque fleur des champs le Paradis,
faire tenir l'infini dans la paume de la main
et l'Eternité dans une heure
Auguries of Innocence, William Blake
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
14
Dimanche 22 novembre 2009
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22
11
2009
17:04
Bonsoir, je désirais vous présenter l'une
des premières communautés où j'ai inscrit caplibre et dans lesquelles je publie beaucoup d'articles,
...et plus encore dorénavant puisqu'il faut que je redirige
les articles de la communauté "aux frontières
de l'imaginaire" qu'administrait ~~Kri~~ jusqu'à il y a peu...
J'espère n'avoir oublié personne de ceux qui en plus d'être dans cette communauté commentent ici... si tel était le cas, veuillez bien me le signaler, je m'empresserai de corriger
cela.
Doux bisous à vous tous et toutes, et si la tentation se fait sentir de cliquer
chez l'un ou l'autre des liens présentés ci-dessous, ne vous retenez pas!!!...c'est que du bonheur garanti.
En vous souhaitant à tous et toutes une...
SPIRITUALITE - SAGESSE
Créée le 18/09/07 par Aditi
Connaissance spirituelle
... a-religieux, c'est un partage de Connaissance Spirituelle ayant pour unique but de faire de la vie un Art. Chacun est responsable de ses
publication
Sri Chinmoy

oici l'Unpanishad du Passeur
qui conduit à l'Unité;
nous allons l'exposer pour le bien de clui qui a dompté ses sens
et acquis les six vertus:
Paix du coeur, Maîtrise de soi,
Arrêt des vains désirs, Patience, Concentration mentale, Confiance.
(...)
début de l'Advaya-Târaka Unpanishad
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
15
Samedi 21 novembre 2009
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2009
00:35
Bon c'est pas l'tout mais qu'est-ce qui se dit ailleurs... et ben c'est encore
une belle cueillette, croyez-m'en!!!
je dirais bien, magnanime, "c'est moi qui régale", mais en réalité,
ben non c'est pas moi...
si vous voulez bien me suivre dans la galerie, c'est par ici:
Chez Cléo
Il est fainéant
Il conviendra de noter : Il manifeste un léger déficit de motivation induisant une phase de repos intellectuel qui n'est probablement que temporaire
Il est très paresseux
Il conviendra de noter : Il ne présente aucune appétence génétique manifeste pour le travail scolaire et se montre réfractaire à toute dépense d'énergie
intempestive
Il a un poil dans la main
Il conviendra de noter : Ses caractéristiques génétiques l'empêchent de tirer le meilleur parti de tout le potentiel de ses membres supérieurs (...)
chez dream
|
<< Quel est ce cri? cette voix que le vent apporte; il est pareil à un rêve qui parvient à la conscience du rêveur , comme une voix
désincarnée...
C'est l'un des rêves les plus forts qu'on puisse faire.
Dans "mes" traditions culturelles, on considére que ce que dit cette voix en rêve vient directement de l'âme.
Les rêves de voix désincarnée, peuvent, dit-on, se produire à tout moment, mais ils ont lieu surtout quand une âme est en détresse. Alors le Soi profond monte et
l'âme de la femme parle, lui dit ce qui va se passer. Si nous ne venons de notre propre chef, si nous ne prêtons pas attention à nos propres saisons et au temps du retour,
alors...(...)
|
LE RÉEL RAPPORT BÉNÉFICE/RISQUE DU VACCIN
CONTRE LA GRIPPE
L’efficacité du vaccin contre la grippe humaine, qui éviterait 2 500 à
4 000 décès chaque année en France et 400 à 700 décès en Belgique, n’a jamais été démontrée scientifiquement.
Ø
La revue de médecine, The Lancet révélait déjà, le 10 août 1974, que « les résultats jusqu'à présent obtenus démontrent que l'offre annuelle
d'une injection du vaccin dans la vaste industrie n'a pas entraîné une réduction significative de la maladie ». Vingt ans plus tard, une étude de l’institut national de santé et de
recherche médicale (INSERM) confirmait la survenue d'une grippe chez 20 à 60% des vaccinés, ainsi que la supériorité de l'immunité naturelle qui protégeait bien plus longtemps. (...)
chez croc
Ames sensibles, prudes et aveugles, passez ce billet, il n'est pas pour vous
.............
Un grand merci à Martine qui m'a donné le lien hier.
Outre Higelin, j'ai toujours eu une grande admiration pour sa complice de toujours Brigitte Fontaine.
Enfant terrible, drôle, émouvante, dérangeante, incisive, provocatrice, tendre, elle a eu droit à tous les qualificatifs.
Et elle va s'en attirer d'autres, à n'en pas douter, avec Prohibition.
Pourtant...(...)
|
chez jackie
(...)
Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité,
l’unique garante de notre vie et de notre survie.
Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif,
à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être
et à l’accomplissement de tous les êtres humains.
Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude,
la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables
à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.
Les Colibris
|
Au fil de notre vie nous traversons tous des moments
difficiles ou douloureux.
Chacun s'accorde à dire que ces moments sont là pour
nous faire grandir.
C'est l'apprentissage de la vie, nous apprenons et
parfois nous comprenons.
Lorsque nous grandissons à travers une épreuve
douloureuse
(ou toute autre leçon de la
vie,
qu'elle soit "agréable" ou "désagréable"),
notre âme atteint des niveaux plus élevés de conscience.
C'est pour ça que nous parlons de grandir.
A partir de ces niveaux plus élevés,
notre âme peut faire passer plus de lumière vers le plan physique,
éclairant ainsi notre chemin
et nous permettant d'avoir une compréhension des choses,
des événements et des êtres, bien plus profonde qu'auparavant.
des mots proposés par Totem
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
20
Samedi 14 novembre 2009
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2009
00:59
Chez, Lung Ta il y a
« On parle souvent d’éveil ou d’illumination à propos du Zen. Réaliser une vie authentique et éveillée serait sans doute plus expressif. »
Eric Rommeluère
L’authenticité me semble être une vertu. Être authentique c’est être sincère avec soi même, qu’il y ait une harmonie entre l’émotion, la pensée et le faire, ou au moins qu’il y ait une
réelle conscience des hiatus éventuels entre l’intérieur et l’extérieur.
Chercher cette authenticité c’est donc chercher sa vérité, la vérité en soi, découvrir (...)
















































Puis chez, cigalette vous trouverez
Le 15 octobre 1984 était créée l'Association
"SOS racisme"
Ne touche pas à mon pote
a eu son heure de gloire
mais avec le recul du temps
quel regard porter ? (...)
|
Ensuite, c'est chez pol
(...) Ce rapprochement, débouchant sur un énoncé drôle, mais conçu parfois de manière involontaire donne naissance à un jeu de mots voire une sorte de
calembour basé sur l'homophonie.
Quelquefois étonnant, détonnant ou ridicule.
Quelques exemples péchés ici ou là :
J' aime manger épicé
Il faut qu' on fasse face ».
Et le désir s' accroît quand l' effet se recule (...)
Un tour chez notre conteuse Nettoue
(...) Rubrique, un zeste de vécu
familiale, bon enfant.
Ma belle-fille, alors toute jeune mariée avait l'habitude d'oublier de fermer les portes de buffets, armoires, placards et autres, et son époux Gnolu, n°4) en partant du bas, de se cogner
du genou et surtout de la tête, puisque tout naturellement, il la dépassait de deux : Celle-ci bientôt couverte de bleus et de bosses, fils aîné se possédant un humour fin et point
querelleur eut alors l'idée de....
Bref, un soir en rentrant de son travail, belle-fille ne retrouva pas une seule porte dans sa maison. Sur le mur, bien en évidence, était accroché une jolie pancarte avec un coeur dessiné
sous lequel était écrit : < De toutes façon chérie, elles ne te servaient à rien ! >(...)
|
Et pour cueillir quelque fruits goutus, chez ambre
|
Aussi fou que cela paraîtra aux habitués de ma littérature, ma sœur prétend que ce que j’écris n’a ni queue ni tête.
Alors soit c’est vrai (je sais, cette hypothèse n’a aucun sens, mais bon) soit elle est plus nounoune que moi (je pencherai
plutôt pour cette option).
Alors pour toi Brie, ôôôôôôô my sœur of my cœur, je re-relate.
C’était l’heure où blanchit la campagne,(...)
|
Publié dans : rencontre
10
Lundi 9 novembre 2009
1
09
11
2009
00:55
Où m'emmènes-tu, ô toi l'envoûtante?
Jusqu'où vais-je te suivre sur ce rude chemin parsemé de rochers
et de ronces qui nous entraîne vers des cimes et fait sombrer nos âmes dans des
abysses?
Je me suis accroché aux pans de ta robe et j'ai marché derrière toi comme un enfant suivrait sa mère. Attiré par cette force occulte cachée dans ton corps, j'ai
oublié mes rêves pour ne fixer que ta beauté, fermant les yeux sur les fantômes qui voletaient autour de ma tête.
Veux-ru bien t'arrêter un peu pour que je voie ton visage? Regarde-moi un instant, peut-être
verrai-je dans tes yeux les secrets de ton coeur, peut-être les traits de ton visage me laisseront-ils saisir ce que recèle ton âme.
Veux-tu bien t'arrêter un peu, ô fée, je suis fatigué de marcher et mon âme tressaille à la
vue de ce sentier périlleux. Arrête-toi, car nous voilà au croisement des chemins là où s'enlacent la vie et la mort. Je n'avancerai pas sans connaître les intentions de ton âme ni consulter
les trésors de ton coeur.
Ecoute-moi, ô l'envoûtante fée!
Hier, j'étais comme un oiseau libre, je flânais entre les ruisseaux, voguais dans l'espace et m'asseyais au bout des
branches à la nuit tombante. Je contemplais les palais et les temples irisés que le soleil construisait dans la cité des nuages avant que le crépuscule ne les détruise.
J'étais comme une pensée, je sillonnais seul la terre, me réjouissant des charmes et des
plaisirs de la vie, pénétrant les mystères de l'existence.
Tel un rêve, je me déplaçais à la faveur de la nuit, j'entrais par les interstices des fenêtres dans les gynécées où
dormaient les vierges pour jouer avec leurs émotions; je me tenais au chevet des adolescents pour exciter leurs penchants; je m'asseyais près des couches des vieux pour en découvrir les
pensées.
Depuis que je t'ai rencontrée, ô toi l'envoûtante! et que les baisers de tes mains
m'ont empoisonné, comme un prisonnier je traîne mes chaînes vers je ne sais où. Et comme un ivrogne je ne cesse de demander davantage de ce vin qui a subtilisé ma volonté et d'embrasser cette
main qui m'a giflé.
Attends un peu, ô toi l'envoûtante! je viens de rassembler mes forces, de briser les
chaînes qui me tailladaient les pieds et de fracasser la coupe dans laquelle j'ai bu le poison tant aimé. Que veux-tu que nous fassions et quel chemin veux-tu que nous
prenions?
Je viens de recouvrer la liberté mais accepteras-tu que je
sois un compagnon libre qui "fixe le soleil sans que ses yeux cillent et qui saisit le feu sans que sa main vacille"?
Je viens de redéployer mes ailes mais tiendras-tu compagnie à un jeune homme qui,
tel un aigle, passe ses jours à voler
entre les montagnes et qui, tel un lion, passe ses nuits tapi dans le désert?
Sauras-tu te contenter d'aimer un homme qui prend l'amour en compagnon de vin et le refuse
en maître?
Sauras-tu te satisfaire des penchants d'une âme qui frémit sous la tempête sans toutefois
ployer et qui se soulève dans ses tourbillons sans être déraciné?
M'acceptes-tu en compagnon qui ne cherche ni à asservir ni à être asservi?
Si oui, voici donc ma main, prends-la de ta belle main. Voici mon corps, enlace-le de tes bras délicats. Voici mes lèvres,
poses-y un baiser long, profond et muet.
Khalil Gibran
Publié dans : rencontre
15
Dimanche 8 novembre 2009
7
08
11
2009
00:53





Oui à cinq pas de là, on trouve de la nourriture spirituelle, mais pas
que...
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs et mesdamoiseaux, c'est par ici:





Chez DJU
"Nous ne nous connaissons nous-mêmes, nous ne nous voyons nous-mêmes que lorsque nous cessons de nous regarder.
Quand vous écoutez la musique, quand vous devenez musique, (...) quand un paysage vous ravit, quand vous êtes suspendus dans l'émerveillement et dans l'admiration, alors vous vous sentez exister à
plein, vous sentez que vous êtes là une présence totale, mais vous ne vous voyez qu'en cessant de vous regarder ; quand..."
Chez Annie
Chez le médecin:
Alors, docteur, que dois-je faire pour être en bonne santé?
-Eh bien...commencez par cesser de fumer.
-D'accord, quoi d'autre?
-Pas d'alcool ou bien très modérément.
-Mangez de tout, peu de sucre , de graisses, attention aux calories, au mauvais cholestérol, aux additifs chimiques, aux aliments choisis, observez TOUTES les étiquettes.
-Ah quand même! ET...?
-N'ayez des rapports sexuels que dans une relation saine, ni trop ni trop peu.
-Plus de vagabondage, de libertinages, de... alors?
-Vous voulez
(...)










Chez Krys
J'ai connu dans ma vie qui s'étire déjà pas mal
Quelques grands vivants.
Ils n'étaient pas tous célèbres, loin de là.
Mais ils avaient tous assez d'amour dans le cœur
Pour en donner à beaucoup.
Ils n'avaient pas tous un épais portefeuille,
Tant s'en faut.
Mais ils avaient tous une grande passion dans l'âme
Qui donnait du sens à tout ce qu'ils faisaient.
Ils n'étaient pas tous très instruits, oh non !
Mais ils avaient tous (...)










Chez wizzil
Anam Cara est dans la tradition celtique la connexion entre les âmes, ce que chacun de nous cherche finalement..
D'après la tradition spirituelle celte, l'âme rayonne sur tout le corps physique (ce que certains désignent comme l'aura). Quand il y a une ouverture en confiance avec une autre personne, les deux âmes fusionnent en quelque sorte.
Quand un tel lien profond se forme, il est dit que vous avez trouvé votre...(...)
Chez Seb
Quand le médecin a posé sa main gantée sur mon épaule, et qu'il a balbutié au travers
de sa combinaison NBC que j'étais grippé... Mon front s'est couvert de sueurs froides, funestes annonciatrices de mon anéantissement prochain... J'ai senti ma chandelle vaciller sous l'infect souffle de la grande faucheuse, et je me suis senti bientôt pourri, rongé,
je me suis vu, corps décharné, jeté sur une charrette arrachée du sol gelé par un âne famélique, balancé à la fosse commune et recouvert de chaux vive en attendant une nouvelle couche de
cadavres...(...)










proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
17
Mercredi 4 novembre 2009
3
04
11
2009
17:42

Voici la deuxième communauté qui a accueilli caplibre l'an dernier...
ainsi que les liens de ceux qui sont passés ici ou y font un tour de temps en temps,
il y a aussi quelques drogués, oui désormais on peut dire ça, ils se reconnaîtront...
qu'ils se consolent, au moins, c'est gratuit...
Or donc, sur une invitation de votre dealeuse de vibes officielle:
Le champ du monde
Créée le 24/10/07 par Dracipe27 Voir, savoir, découvrir, apprendre, s'ouvrir à tout ce qui se passe. Littérature, histoire, géographie, sciences, peinture, art, actualité. L'Information
sous toutes ses formes. Votre ville. Votre région,votre pays. Pas de contenu "Adulte" ou "politique".
Mots-clés : Humour, Actualité, Recettes, Information, Légendes, Biographie,
Réfléchir
185 blogs dont ceux qui ont commenté/commentent
ici:
Le blog de Bam
en espérant n'avoir oublié aucun(e)
caplibreur/champdumondeur(-se)...
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
9
Samedi 10 octobre 2009
6
10
10
2009
11:14
Publié dans : rencontre
12
Jeudi 8 octobre 2009
4
08
10
2009
11:23
Un jour, je
décidai de fuir la société pour errer dans cette vaste vallée, suivant tantôt le ruisseau, écoutant tantôt les conversations des oiseaux. Quand je parvins à un endroit que les branches avaient
protégé des regards du soleil, je m'assis et m'entretins avec ma solitude. Je fis des confidences à mon âme, une âme assoiffée qui ne voyait dans ce qui est visible qu'un mirage et dans ce qui
est invisible qu'un enivrement.
Lorsque ma raison se fut libérée de la prison de la matière pour se lancer dans l'espace de l'imagination, je me tournai et vis qu'une fille était
debout près de moi.
C'était une houri qui n'avait rien
d'autre comme parure qu'un sarment de vigne recouvrant une partie de son corps et une couronne d'anémones rassemblant sa chevelure d'or. Devant ma surprise et la perplexité de mes regards, elle me dit:
"Je suis la fille des bois, n'aie crainte."
Comme la douceur de sa voix m'avait rendu un peu de souffle de vie, je lui demandai:
"Comment un être tel que toi peut-il vivre en ce lieu retiré, habité
par la solitude et les bêtes sauvages? Dis-moi, par ta vie, qui es-tu et d'où viens-tu?"
Après qu'elle se fut assise sur l'herbe, elle me répondit:
"Je suis le symbole de la Nature! Je suis la vierge que tes ancêtres
ont adorée et pour laquelle ils ont bâti des autels et des temples à Ballbek, ▼Afqa¹ et
Byblos."
Je lui dis:
"Les temples ont été détruits, les ossements de mes ancêtres ne sont
plus que poussière sur la face de la terre et il ne reste des vestiges de leurs divinités et de leurs cultes que de rares pages dans les ventres des livres."
Elle me rétorqua:
"Certains dieux vivent par la vie de leurs adorateurs et meurent par
leur mort, tandis que d'autres vivent une divinité aussi éternelle dans le passé que dans le futur. Quant à ma divinité, elle est tirée d'une beauté que tu vois où que tu diriges ton regard,
une beauté qui est la nature tout entière. Cette beauté est le commencement du bonheur du berger au coeur des collines, du villageois au milieu des champs et des tribus nomades entre montagne
et rivage. Elle est pour le sage un marchepied vers le trône d'une vérité invulnérable."
Je lui dis alors que c'étaient les battements de mon coeur qui disaient ce que la langue
ignorait:
"Certes, la beauté est une force terrible!
"
Elle me dit, alors que, sur ses lèvres se dessinait le sourire des fleurs et dans son regard les
secrets de la vie:
"Vous, les humains, vous avez peur de tout, même de vous-mêmes. Vous
avez peur du ciel alors qu'il est source de sécurité. Vous avez peur de la nature alors qu'elle est habre de repos. Et vous avez peur du Dieu des dieux à qui vous attribuez la rancune et la
haine alors que Lui, s'II n'était pas tout amour et miséricorde, ne serait rien."
Après
un silence relayé de doux rêves, je lui demandai:
"Quelle est donc cette beauté? Les gens en ont des définitions et des
connaissances et de l'aimer."
Elle me répondit:
"La beauté est cette attirance de ton âme vers elle, elle est ce que tu
vois et que ton désir est non pas la prendre mais te donner à elle. Lorsque tu la rencontres, elle suscite en toi cette sensation que tes mains se tendent vers elle pour l'embrasser. Elle est
ce que le corps considère comme une épreuve et l'esprit comme un don. Elle est cette harmonie entre joie et tristesse. Elle est ce que tu vois alors que ce que tu vois est voilé, elle est ce
que tu connais alors que ce que tu connais est ignoré, elle est ce que tu entends alors que ce que tu entends est silence. Elle est cette force qui commence dans le sacro-saint de ton être et
s'étend au-delà de tes imaginations..."
La
fille des bois s'approcha de moi et posa sa main parfumée sur mes yeux. Et, quand elle l'enleva, je me trouvai seul dans cette vallée. Je rebroussai alors chemin,
répétant:
"Certes, la beauté est ce que tu vois et que ton désir est non pas la
prendre mais te donner à elle."
¹Afqa est une grotte située entre Baalbek et Byblos; elle fut consacrée au
culte d'Adonis et d'Ishtar.
Selon la légende phénicienne, le sang d'Adonis, tué par un sanglier,
coule de cette grotte à l'arrivée du printemps.
photo du haut: vallée du Draa au Maroc
K. Gibran
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
11
Jeudi 1 octobre 2009
4
01
10
2009
00:36
Oh joie,
je partage ici une belle découverte,
jugez plutôt et surtout,
allez voir sur le site de l'artiste, s'il vous plaît,
vous ne serez pas déçus.
Neila
Ben Ayed


Les aspects les plus intimes du développement sont
presque indéfinissables et impalpables,
comme le bonheur, la santé, la joie.
Joseph Ki-Zerbo
L'argent est bien mais l'homme est meilleur,
parce qu'il répond quand on l'appelle.
Tradition de l'Afrique de l'Ouest
Si tu es riche mais point généreux,
c'est comme si tu n'avais rien.
Tradition orale bassar
Prenez conscience d'être impliqués dans quelque chose
de bien plus grand que vous-même.
Sobonfu Somé
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
21
Samedi 26 septembre 2009
6
26
09
2009
18:08
Richard Moore Rive
Né au Cap en 1931, il est professeur d'Université à Mbabane,
la capitale de l'Etat, aussi appelé le pays arc-en-ciel.
Au bout de
l'arc-en-ciel
Frère, au bout de
l'arc-en-ciel
il doit y avoir un endroit
où chacun pourra chanter
à volonté
Nous y chanterons ensemble,
toi et moi, mon frère blanc,
une mélodie nouvelle,
encore inconnue.
Frère, nous pouvons l'apprendre,
toi et moi, le Blanc, le Noir.
Il n'est pas de mélodie
qui soit noire ou qui soit blanche.
Il n'y a qu'Une musique,
celle que nous chanterons
un jour au bout
de l'arc-en-ciel.
Quartier malais, Le Cap
proposé par mamadomi
Publié dans : rencontre
11
Jeudi 24 septembre 2009
4
24
09
2009
17:48
Au
bout de quelques jours, la solitude me pesait, j'étais lassé et fatigué de la monotonie de mon existence au milieu de livres austères, je louai une voiture pour me rendre chez Fâris Karamé.
Arrivé à la forêt des Pins, où tant de gens aiment se promener, le cocher quitta la route principale pour s'engager dans une allée privée, bordée de saules pleureurs. A
travers les branchages, j'admirai les hautes herbes
vertes, les vignes grimpantes et les nombreux bosquets composés de fleurs du mois d'avril, aux sourires rouge rubis, vert émeraude ou jaune d'or.
Je fis arrêter la voiture devant une maison isolée entourée d'un vaste jardin qui embaumait l'air du
parfum capiteux des roses, des magnolias et du jasmin. Je mis pied à terre et vis Fâris Karâmé sortir de sa maison et venir à ma rencontre, le bruit des roues, dans ce lieu à l'écart, avait dû
lui annoncer mon arrivée. Il était cordial et accueillant, heureux de me recevoir dans sa maison.
Après m'avoir chaleureusement souhaité la bienvenue, il me fit asseoir auprès de lui, comme un père l'aurait fait avec son fils, me posa mille questions sur mon
passé et s'informa de mes projets. Je répondis avec cette ardeur imprégnée d'espoir et de rêves propre à la jeunesse! Cette jeunesse aux ailes faites de poésie et au tempérament fait d'illusion,
tous deux nécessaires pour s'élever au-dessus des nuages! Cette jeunesse qui voit les hommes à travers une lumière aux couleurs de l'arc-en-ciel et entend la vie chanter sa gloire et sa majesté!
Cette jeunesse dont les ailes seront bientôt déchiquetées par la tempête des épreuves et qui sera rejetée dans ce monde réel qui est un miroir étrange dans lequel l'homme se voit diminué et
défiguré.
Alors que nous dissertions, une belle
jeune fille vêtue d'une robe de soie blanche apparut derrière les rideaux de velours et avança lentement vers nous. Le vieil homme se leva et dit: "Voici ma fille, Salma." Après qu'il m'eut
présenté, il ajouta: "Le destin m'a permis de retrouver un ami disparu en me le faisant voir en la personne de son fils; je le vois maintenant alors qu'il n'est plus." Salma s'avança et me
regarda intensément, fixant mes yeux comme si elle tentait d'y percer qui j'étais et la raison de ma présence ici. Elle prit ma main dans la sienne, c'était une main douce et blanche comme un lys des champs. A son contact, j'éprouvai une sensation étrange et nouvelle comme celle qu'éprouve le poète quand la lumière de l'inspiration émane en lui.
Sans parler, nous nous assîmes tous les trois. En entrant dans la pièce, Salma avait imprégné l'atmosphère d'un souffle céleste invitant au silance et au
respect. Quand elle s'aperçut de cela, elle me dit en souriant: "Mon père m'a souvent parlé du vôtre et raconté les histoires heureuses de leur jeunesse. Si votre père a fait de même avec
vous, cette rencontre n'est pas la première entre nous."
Le vieil homme était heureux d'entendre sa fille parler ainsi et me dit en la regardant: "Salma, dans ses penchants comme dans ses
idées, voit toute chose à travers le monde de l'esprit."
Il reprit son récit avec une touchante attention et une sensibilité extrême, comme s'il avait retrouvé en moi le charme magique de sa prime jeunesse. Sa mémoire semblait voguer sur les ailes du
souvenir, alors que moi je le contemplais en songeant à mon avenir.
Il me regardait comme un vieil arbre solide dont les branches
eussent
ombragé ma jeune pousse. Profondément enraciné, son vieux tronc était habitué à résister à l'assaut des saisons, des étés comme des hivers. Je lui semblais, à l'aune de son expérience
tourmentée des siècles passés, tel cet arbrisseau faible et tendre qui ne connaît que le printemps et qui frissonne au passage de la brise du matin.
Salma gardait le silence, regardant nos visages tour à tour, comme si elle y lisait le premier et le dernier chapitre du roman de la
vie.
Le jour rendait son dernier soupir à travers les champs et les vergers. Le soleil couchant déposa un baiser jaune sur les hauts sommets des montagnes du
Liban. Fârs Karâmé continuait à me raconter ses expériences et moi, ravi, je l'écoutais et y mêlais le récit des miennes. Assise près de la fenêtre, Salma, immobile, nous écoutait et, les
yeux pleins de tristesse, regardait au loin. Elle gardait le silence comme si elle savait que la beauté possède un langage céleste qui s'élève bien au-dessus de la voix des hommes. Un langage
éternel qui contient tous les chants de l'humanité et les métamorphose en un sentiment silencieux; un langage pareil à un lac paisible qui attire à lui les ruisseaux chantants et les entraîne
à l'infini dans la paix de l'éternel silence! La beauté est un mystère que seules nos âmes peuvent percevoir pour s'en délecter. Elle annihile notre raisonnement, le déconcerte, car il ne
peut lui donner corps avec des mots. Elle est un fluide soustrait à la vue qui s'échange entre celui qui regarde et celui qui est regardé. La vraie beauté est un rayon qui émane du tréfonds
de l'âme, irradie le corps comme la vie surgit des profondeurs de la terre et confère à la fleur sa couleur et son parfum. La vraie beauté, c'est aussi l'accord immédiat et parfait entre un
homme et une femme, celui qui crée cette passion et l'élève au-dessus de toutes les autres, c'est cette attirance spirituelle que l'on appelle
amour.
Mon âme, ce soir-là, a-t-elle compris l'âme de Salma pour la considérer ainsi comme la plus belle d'entre toutes les femmes? Ou bien
l'enivrement de ma jeunesse m'a-t-il trompé, me faisant croire à une réalité qui n'a jamais existé? Ma jeunesse m'aveugla-t-elle au point que j'imaginai le rayonnement de ses yeux, la douceur de
sa bouche et la finesse de sa taille ou bien sont-ce cette beauté et cette grâce qui m'ont révélé le bonheur et les chagrins d'amour?
Il est difficile de répondre à ces questions, je me souviens simplement qu'à cette heure-là je sentis une émotion que je n'avais encore jamais éprouvée. Un
sentiment nouveau attirait, doucement et calmement, mon coeur vers elle. Il ressemblait au souffle de Dieu qui, avant le commencement des mondes, planait à la surface des
eaux.
C'est ainsi que s'acheva ma première rencontre avec
Salma. Par la volonté du Ciel, je m'afranchis de mes doutes, de mes liens, ainsi que de ma jeunesse et de ma solitude et j'allai, libre, vers l'amour. Car l'amour est la seule liberté dans ce
monde. Il élève l'âme si haut que nulle tradition ne peut l'atteindre, qu enulle loi naturelle ne peut le limiter.
Comme je me levais pour prendre congé, Fâris Karâmé s'approcha de moi et me dit avec sincérité: "Mon fils, puisque désormais tu connais le chemin de cette
maison, il est de ton devoir d'y revenir, comme tu irais dans la maison de ton père. Considère-moi comme un père, et Salma comme une soeur, n'est-ce pas, Salma?" La jeune femme hocha la tête
en signe d'acquiescement et, attendrie, me regarda tel un étranger perdu qui retrouve un ami.
Ces quelques paroles prononcées par Fâris Karâmé furent les premières mélodies qui me retinrent aux côtés de sa fille, devant
l'autel de l'amour. Elles étaient le prélude à ce chant céleste qui devait s'achever dans la désolation et le désespoir; la force qui encouragea nos deux âmes à se rapprocher du feu et de la
lumière; la coupe dans laquelle nous goûtâmes le bonheur et l'amertume.
Je quittai la maison et le vieil homme m'accompagna jusqu'à l'extrémité du jardin. En leur disant adieu, mon coeur palpitait et mes lèvres tremblaient comme
celles d'un homme assoiffé sur le bord d'une coupe.
K. Gibran, Les ailes brisées
proposé par mamadomi
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