




Oui à cinq pas de là, on trouve de la nourriture spirituelle, mais pas
que...
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs et mesdamoiseaux, c'est par ici:





Chez DJU
"Nous ne nous connaissons nous-mêmes, nous ne nous voyons nous-mêmes que lorsque nous cessons de nous regarder.
Quand vous écoutez la musique, quand vous devenez musique, (...) quand un paysage vous ravit, quand vous êtes suspendus dans l'émerveillement et dans l'admiration, alors vous vous sentez exister à
plein, vous sentez que vous êtes là une présence totale, mais vous ne vous voyez qu'en cessant de vous regarder ; quand..."
Chez Annie
Chez le médecin:
Alors, docteur, que dois-je faire pour être en bonne santé?
-Eh bien...commencez par cesser de fumer.
-D'accord, quoi d'autre?
-Pas d'alcool ou bien très modérément.
-Mangez de tout, peu de sucre , de graisses, attention aux calories, au mauvais cholestérol, aux additifs chimiques, aux aliments choisis, observez TOUTES les étiquettes.
-Ah quand même! ET...?
-N'ayez des rapports sexuels que dans une relation saine, ni trop ni trop peu.
-Plus de vagabondage, de libertinages, de... alors?
-Vous voulez
(...)










Chez Krys
J'ai connu dans ma vie qui s'étire déjà pas mal
Quelques grands vivants.
Ils n'étaient pas tous célèbres, loin de là.
Mais ils avaient tous assez d'amour dans le cœur
Pour en donner à beaucoup.
Ils n'avaient pas tous un épais portefeuille,
Tant s'en faut.
Mais ils avaient tous une grande passion dans l'âme
Qui donnait du sens à tout ce qu'ils faisaient.
Ils n'étaient pas tous très instruits, oh non !
Mais ils avaient tous (...)










Chez wizzil
Anam Cara est dans la tradition celtique la connexion entre les âmes, ce que chacun de nous cherche finalement..
D'après la tradition spirituelle celte, l'âme rayonne sur tout le corps physique (ce que certains désignent comme l'aura). Quand il y a une ouverture en confiance avec une autre personne, les deux âmes fusionnent en quelque sorte.
Quand un tel lien profond se forme, il est dit que vous avez trouvé votre...(...)
Chez Seb
Quand le médecin a posé sa main gantée sur mon épaule, et qu'il a balbutié au travers
de sa combinaison NBC que j'étais grippé... Mon front s'est couvert de sueurs froides, funestes annonciatrices de mon anéantissement prochain... J'ai senti ma chandelle vaciller sous l'infect souffle de la grande faucheuse, et je me suis senti bientôt pourri, rongé,
je me suis vu, corps décharné, jeté sur une charrette arrachée du sol gelé par un âne famélique, balancé à la fosse commune et recouvert de chaux vive en attendant une nouvelle couche de
cadavres...(...)










proposé par mamadomi
15

Voici la deuxième communauté qui a accueilli caplibre l'an dernier...
ainsi que les liens de ceux qui sont passés ici ou y font un tour de temps en temps,
il y a aussi quelques drogués, oui désormais on peut dire ça, ils se reconnaîtront...
qu'ils se consolent, au moins, c'est gratuit...
Or donc, sur une invitation de votre dealeuse de vibes officielle:
Le champ du monde
Créée le 24/10/07 par Dracipe27 Voir, savoir, découvrir, apprendre, s'ouvrir à tout ce qui se passe. Littérature, histoire, géographie, sciences, peinture, art, actualité. L'Information
sous toutes ses formes. Votre ville. Votre région,votre pays. Pas de contenu "Adulte" ou "politique".
Mots-clés : Humour, Actualité, Recettes, Information, Légendes, Biographie,
Réfléchir
185 blogs dont ceux qui ont commenté/commentent
ici:
Le blog de Bam
en espérant n'avoir oublié aucun(e)
caplibreur/champdumondeur(-se)...
proposé par mamadomi
9
Richard Moore Rive
Né au Cap en 1931, il est professeur d'Université à Mbabane,
la capitale de l'Etat, aussi appelé le pays arc-en-ciel.
Au bout de
l'arc-en-ciel
Frère, au bout de
l'arc-en-ciel
il doit y avoir un endroit
où chacun pourra chanter
à volonté
Nous y chanterons ensemble,
toi et moi, mon frère blanc,
une mélodie nouvelle,
encore inconnue.
Frère, nous pouvons l'apprendre,
toi et moi, le Blanc, le Noir.
Il n'est pas de mélodie
qui soit noire ou qui soit blanche.
Il n'y a qu'Une musique,
celle que nous chanterons
un jour au bout
de l'arc-en-ciel.
Quartier malais, Le Cap
proposé par mamadomi
11

Il nous appartient parfois de nous confronter à la réalité de nos rêves, pour ne plus les voir comme
des obstacles.
"...Un jour je trouverai un pays où je me poserai à jamais. Je n'aurai plus besoin, l'automne arrivant, de quitter mon nid, de m'envoler, de
rejoindre mes semblables et de changer d'horizon, de climat, puis de revenir au printemps..."
Ce rêve revenait de plus en plus fréquemment dans l'imaginaire d'une hirondelle et
il laissait chaque fois en elle une trace d'amertume, de regret et même de tristesse.
Et voilà qu'une année,
mais cela se préparait depuis quelques décennies,
les températures se stabilisèrent.
Les saisons se fondirent l'une dans l'autre, il n'y avait plus ni hiver ni été, ni
printemps ni automne, mais un climat plutôt fade, grisouillou même quand il faisait soleil, inodore et sans saveur, sans gel scintillant ni canicule ardente, sans floraison étincelante ni
vendange de couleurs.
Dans un premier temps l'hirondelle se réjouit.
"Ah! je vais pouvoir garder mon nid, le consolider, l'aménager différemment, je pourrai aussi poursuivre mes activités habituelles, rencontrer les
mêmes amis ou même apprendre à nager... et faire de l'aquarelle..."
Bref, cette hirondelle faisait provision de projets et, comme la température
restait clémente, elle commença à en réaliser quelques-uns.
Les jours ressemblant les uns aux autres, l'hiver passa très vite,
le printemps revint.
Et avec lui, comme elles le faisaient depuis toujours de mémoire d'hirondelles,
les autres hirondelles qui avaient tout de même migré vers des pays
plus chauds
et gardé le goût des voyages revinrent aussi.
L'été passa, l'automne revint à son tour, et notre hirondelle se réjouit à nouveau
de pouvoir rester sur place, de ne pas avoir à faire ce long voyage fatigant dans le ciel, vers les pays qui restent ensoleillés en hiver.
Mais, cette année-là, notre hirondelle prit moins de plaisir à rester dans son
nid,
à voleter sur le même territoire de ciel et d'espace qui était le sien.
Elle commença même à s'ennuyer, à trouver son nid monotone, ses voisins un peu
fades, peu toniques. Mais ce qui lui manquait le plus, c'était rêver. Depuis qu'elle avait cessé de voyager, elle ne rêvait plus. Et peut-être ne le savez-vous pas encore, mais une hirondelle
qui ne rêve plus est semblable à une hirondelle sans ailes.
Oh! rassurez-vous! des ailes elle en avait, mais c'était des ailes sans énergie,
des ailes anesthésiées qui lui permettaient de voleter de-ci, de-là,
de tenter quelques arabesques dans le ciel,
de plonger vive comme l'éclair sur quelques moustiques,
mais qui ne lui permettaient plus de s'élancer vers l'horizon de l'azur
pour de longs voyages.
Elle vaquait à ses occupations d'hirondelle, mais le coeur n'y était plus. Elle
possédait pourtant tout ce qu'elle avait désiré pendant de longues années, sans pour autant se sentir heureuse.
Un matin elle reconnut le long de son bec, autour de son
plumage, ce qui lui manquait le plus, le goût de la mer et le bruit du vent qui l'accompagnaient dans les grands voyages du
passé.
Quand l'automne revint, notre hirondelle quitta sa maison,
décida de se joindre au grand voyage.
Elle savait que ce serait le dernier pour elle et elle
v
oulait encore sentir le sel de la mer et entendre le bruit du vent.
Elle voulait encore une fois se fondre dans le grand flot constitué par des milliers d'ailes et de corps semblables au sien,
suspendus au-dessus des mers et des continents, dans un même élan de vie et de reconnaissances mutuelles.
J. Salomé

proposé par mamadomi
13
Le sens n'a pas le temps de naître
dans l'âme d'un bonhomme-instant
"Le sens des choses n'est pas dans la réalité objective, il est dans l'histoire et dans le but poursuivi." Or nos victoires
techniques viennent d'inventer le "bonhomme-instant" L'homme fulgurant qui aime l'urgence parce qu'elle le pousse à l'acte en lui évitant de penser devient un forçat du présent dont le rapport au
temps organise un style de vie: "Nous avons les moyens de jouir sans entrave. Amis épicuriens, groupons-nous pour lutter contre les rabat-joie qui veulent nous en empêcher." Une telle solidarité
procure le bonheur de la vertu indignée: "Nous ne faisons pas de mal. Nous voulons simplement jouir de la vie." Mais, comme ce réflexe ne donne pas au temps la durée qui permet la
naissance du sens, ces groupes centrés sur la jouissance se désolidarisent très tôt et ne transmettent rien à leurs amis ni à leurs enfants. Alors que les quatre cents ans nécessaires pour bâtir
une cathédrale nous rendent heureux même quand elle n'est pas là. Le sens donne un bonheur durable et transmissible alors que le plaisir solitaire dure avec le temps d'un éclair. Mais,
quand le plaisir
s'accouple avec le sens, la vie vaut la peine de casser des cailloux.
Le sens se construit en nous avec ce qui est avant nous et après nous, avec l'histoire et la rêverie, l'origine et la descendance. Mais,
si notre culture ou les circonstances ne disposent pas autour de nous quelques liens affectifs pour nous émouvoir et constituer des souvenirs, alors la privation d'affects et la perte de sens
feront de nous des bonhommes-instants. Nous saurons jouir vite mais, en cas de malheur, nous serons privés des principaux facteurs de résilience.
Ce qui revient à dire que certaines familles, certains groupes humains et certaines
cultures facilitent la résilience, alors que d'autres l'empêchent. Il se trouve que les travaux récents de l'OMS confirment cette idée en établissant une relation entre l'amélioration
objective des conditions d'existence et la désolidarisation des familles et des groupes: "Plus une société obtient un haut niveau d'organisation, plus les individus se
désolidarisent." Plus les conditions d'existence s'améliorent, moins chaque homme
a besoin des autres. Au contraire même, il est entravé dans sa course à l'amélioration de soi quand il s'occcupe des autres, alors
que,
dans une société où l'on ne peut vivre seul, s'occuper des autres, c'est se protéger.
Il n'est pas question de renoncer aux progrès qui, en cinquante ans, ont métamorphosé la condition humaine, mais il faut se rendre
compte qu'il n'y a pas de progrès sans effets secondaires. L'amélioration des performances individuelles entraîne la dilution des liens et augmente
la vulnérabilité aux traumatismes. Tout va bien tant qu'on est dans la course, mais, en cas de malheur, sans affect et sans sens, la vie devient trop dure et les déchirures traumatiques sont
difficiles à recoudre.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale,
au tout début de l'explosion
technologique, ce phénomène avait été mis en lumière
en enquêtant sur les projets d'existence des jeunes: 40% des jeunes Autrichiens d'un pays vaincu se laissaient flotter sans but, alors que 80% des jeunes américains d'un pays vainqueur estimaient
que la vie n'avait pas de sens. Alors, on a parlé de vide existentiel que ces jeunes remplissaient par la quête de plaisirs immédiats ou par la découverte d'ersatz de sens en
entrant dans des sectes ou dans des communautés extrêmes.
Le partage d'un projet est nécessaire à la constitution d'un sens. Mais pour provoquer une représentation qui donnera un sentiment de bonheur, il faut que ce projet soit durable et diversifié. Quand une culture n'a pour projet que le bien-être immédiat,
le sens n'a pas le temps de naître dans l'âme des sujets qui habitent cette
société. A l'inverse, quand une culture ne propose pour avenir qu'une société parfaite qui existera dans un autre temps et dans un autre lieu, toujours ailleurs, elle sacrifie le plaisir
de vivre pour n'envisager que l'extase à venir. L'utopie -seule- tue le réel pour valoriser le bonheur d'un lendemain qui chante, toujours demain.
Boris Cyrulnik
proposé par mamadomi
15
Le conte de l'homme qui semait des rêves de vie
Il y a pour chacun de nous des rencontres
structurantes qui nous révèlent le meilleur et agrandissent nos possibles. Nous pouvons aussi être une de
ces rencontres qui réveillera et stimulera le meilleur de l'autre.
Il était une fois un homme qui exerçait un bien curieux métier. Un métier rare qui consistait à semer des rêves de vie
chez les personnes qu'il croisait.
Oh! ne croyez pas qu'il imposait quoi que ce soit, pas du tout! Dans une rencontre, après quelques échanges, il déposait quelques mots, une phrase, une image
ou une métaphore, et son interlocuteur repartait, ensemencé d'un rêve qui allait se développer en lui dans les semaines, les mois ou les années à venir. Car il y a des rêves qui ont besoin de
beaucoup de temps pour mûrir, se développer et un matin ou un soir éclore au grand jour de la vie d'un homme ou d'une femme.
Vous allez me demander bien sûr comment il procédait, comment il arrviait à trouver ces mots, ces petites phrases qu'il
déposait chez ceux qu'il rencontrait.
De la façon la plus simple. Tout d'abord il écoutait. Tout simplement il écoutait. Il écoutait avec ses yeux, il regardait avec la totalité de son corps. Il
appelait cela labourer le terrain, pour le préparer. Puis il disait:
- Dans ce que vous venez de dire, voici ce que j'ai
entendu...
Et à ce moment-là il répétait au plus près ce
que venait d'énoncer l'autre devant lui.
Il redonnait ainsi simplement, respectueusement, à la personne ce qu'elle venait de lui dire. Il appelait cela débroussailler, élaguer. Et le plus souvent il y avait,
entre ce que la personne avait exprimé et ce qu'il renvoyait, un léger décalage, un espace ouvert pour une écoute nouvelle. L'homme qui semait des rêves de vie savait que la véritable écoute est
celle qui permet à celui qui parle d'entendre enfin ce qu'il dit. Cet homme-là faisait peu de demandes, posait peu de questions, il y avait en lui comme une sorte de pudeur à dépendre de la
réponse de l'autre. On sentait parfois en lui la trace, le souvenir de déceptions, et même de blessures anciennes. Dans les premiers contacts, sa vulnérabilité étonnait et peut-être cela
permettait-il aussi à ceux qu'il rencontrait d'oser se dire en confiance, dans un lâcher-prise libérateur.
J'en sais plus d'un et même plus d'une chez lesquels il a semé l'envie d'exister plus fort, plus pleinement. J'en
connais qui lui doivent quelques-unes de leurs plus belles naissances. Je crois qu'ils sont nombreux à apprécier de ne se sentir en rien redevables de ces instants de liberté où un rêve s'éveilla
en eux et commença
de transformer leur vie.
Si vous-mêmes êtes attentifs, présents à l'imprévisible d'une rencontre,
vous allez certainement croiser le chemin d'un semeur de rêves. Ils sont plus nombreux que vous ne l'imaginez.
Et peut-être vous qui me lisez à l'instant êtes-vous un semeur de rêves sans même le savoir.
J. Salomé
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Voilà le genre de choses intelligentes
qu'on peut faire:
nourrir de nombreuses petites relations,
afin qu'un jour une communauté en naisse.
Sobonfu Somé
L'homme vraiment fort et dont le Moi est
structuré,
sent bien que nul être ne peut se suffire à soi-même,
que chacun de nous a besoin de l'autre
pour devenir un maillon de la chaîne universelle.
Raymond Johnson
Lorsque vous
n'avez pas de communauté, vous n'êtes pas écoutés;
vous n'avez nulle part où aller,
aucun endroit auquel vous vous sentez appartenir.
Vous n'avez personne pour reconnaître qui vous êtes
et pour vous aider à exprimer vos dons.
Votre psyché s'affaiblit et vous devenez vulnérable au consumérisme
et à tout ce que cela entraîne.
proposé par mamadomi
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