Jeudi 19 novembre 2009
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19
11
2009
01:25
Vous dire, tout d'abord, que ce sexe appartenait au début de sa vie de sexe à une
petite fille qui s'appelait Larelmi.
Si surprenant que cela puisse paraître, ce sexe n'avait jamais reçu de marque
d'amour et surtout de tendresse. Il n'avait jamais fait l'objet d'une attention tendre, bienveillante. En fait, on s'occupait de lui... seulement quand il n'allait pas bien.
Au petit matin, quand sa fente restait collée par les fatigues de la nuit, on le
lavait à grande eau, avec du savon, sans trop de précautions ni de douceur.
- Maman, c'et tout collé...
- Ce n'est rien je vais faire ta toilette.
Quand il était irrité ou qu'il avait une petite affection, on le soignait
avec une pommade, et quelquefois avec des antibiotiques.
- Maman, ca pique, ça me gratte...
- Ce n'est pas grave, je te badigeonne avec cette pommade, ça
va te
faire du bien.
Un jour, il s'était mis à saigner très fort.
- Maman, ça saigne, j'ai plein de sang partout...
La mère de la petite fille avait lancé de haut, au-dessus de la tête du
petit sexe:
- C'est normal, tu es une femme maintenant, les ennuis ne font que
commencer!
Et puis, un jour, dans une rencontre plus intime avec un garçon, une sorte de
force brutale l'avait déchiré. Le sexe de la jeune fille qui n'avait pas été préparé, éveillé, s'était senti un peu brutalisé, pas du tout compris. Par la suite il avait tenté de
s'affirmer, de se faire reconnaître, apprivoiser et même aimer, mais le malentendu était installé pour longtemps, entre lui et celle qui le portait.
Ainsi au long des années, ce sexe féminin
s'était replié sur lui-même, s'était refermé, anesthésié, endormi. Il avait même tenté de se faire oublier, pensant: "Moins je me manifeste, mieux c'est!"
Et aujourd'hui, porté par une femme au mitan de sa vie, il ne savait plus
accueillir, recevoir ou s'enthousiasmer aux caresses, aux baisers, aux stimulations venues du dehors.
En fait, il vivait apeuré,
rétréci, tout recroquevillé dans la crainte permanente de se laisser aller, de s'abandonner.
La femme qui le portait aurait bien voulu, elle, s'abandonner, entrer dans le plaisir, lâcher prise, s'ouvrir à la
jouissance, mais lui, tel un vaillant petit soldat, résistait. Il avait oublié depuis longtemps contre quoi il se battait. Mais il continuait à le faire L'incommunication entre elle et lui
était bien structurée!
Près de quarante ans que cette guérilla durait. Il semblait n'y avoir aucune
issue. Ce petit sexe faisait preuve d'une passivité formidable. Bien sûr, nous qui sommes à l'extérieur, nuos savons que cette résistance, cette passivité, avait un sens, qu'il
correspondait à un appel, à un besoin de reconnaissance.
Ce que j'ai appris dernièrement, c'est que la
femme qui portait ce sexe depuis si longtemps dans son corps décida un jour d'en prendre soin, de s'occuper mieux de lui, de commencer à l'aimer. Jusque-là elle avait implicitement confié
cette mission aux hommes qu'elle rencontrait sur un plan intime, mais depuis quelque temps elle avait
pris la décision de se responsabiliser. Cela va vous étonner, tout ce qu'on peut faire pour son sexe quand on décide de prendre soin de lui!
Elle sortit en ville et acheta une belle rose qu'elle offrit à son sexe. Le
lendemain, elle lui fit écouter du Mozart et même du Jean-Sébastien Bach. Elle fut émue, elle pleura longtemps dans son corps quand elle découvrit que jamais, jamais durant toutes ces
années, elle n'avait donné la plus petite marque d'amour à son propre sexe, qu'elle l'avait considéré, sans s'en rendre compte, comme un corps étranger dans son propre
corps.
Elle commença par lui apprendre à respirer,
puis à rire au creux de son ventre, et bien sûr à ruisseler de l'intérieur comme une source secrète. Elle avait lu quelque part qu'il existait des femmes fontaines, dont la souce profonde
ne se tarit jamais.
Elle décida de lui donner un nom connu d'elle seul, ce qui lui permit de dialoguer avec lui.
Elle prit aussi un engagement vis-à-vis d'elle-même, celui de ne pas s'endormir le soir sans se poser la
question: "Quelles marques d'amour, quelles attentions ai-je pu donner aujourd'hui à mon
sexe?"
Et elle prit un autre engagement encore plus important.
Si un jour elle avait une petite fille, elle lui apprendrait à écouter son
sexe, à lui parler, à lui faire des petits cadeaux et à le respecter comme quelque chose de précieux et d'essentiel. Elle l'inviterait à prendre soin de lui, non pas seulement quand il
aurait un ennui ou une difficulté, mais dans une relation suivie de bienveillance et de respect.
J. Salomé
proposé par mamadomi
Publié dans : Sexe !!!
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Mardi 15 septembre 2009
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2009
19:07
Je rêve de vers doux et d'intimes ramages,
De vers à frôler l'âme ainsi que des plumages,
De vers blonds où le sens fluide se délie
Comme sous l'eau la chevelure d'Ophélie,
De vers silencieux, et sans rythme et sans trame Où la rime sans bruit glisse comme une rame,
De vers d'une ancienne étoffe, exténuée,
Impalpable comme le son et la nuée,
De vers de soir d'automne ensorcelant les heures Au rite féminin des syllabes mineures.
Je rêve de vers doux mourant comme des roses.
Au jardin de l'infante, II
Albert Samain
proposé par mamadomi
Publié dans : Sexe !!!
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Mardi 18 août 2009
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2009
17:40
Publié dans : Sexe !!!
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Mercredi 12 août 2009
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08
2009
17:54
Première Soirée
"- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.
Assise sur ma grande chaise,
Mi-nue, elle joignait les mains.
Sur le plancher frissonnaient d'aise
Ses petits pieds si fins, si fins
- Je regardai, couleur de cire
Un petit rayon buissonnier
Papillonner dans son sourire
Et sur son sein, - mouche ou rosier.
- Je baisai ses fines chevilles.
Elle eut un doux rire brutal
Qui s'égrenait en claires trilles,
Un joli rire de cristal.
Les petits pieds sous la chemise
Se sauvèrent : "Veux-tu en finir !"
- La première audace permise,
Le rire feignait de punir !
- Pauvrets palpitants sous ma lèvre,
Je baisai doucement ses yeux :
- Elle jeta sa tête mièvre
En arrière: "Oh! c'est encor mieux!...
"Monsieur, j'ai deux mots à te dire..."
- Je lui jetai le reste au sein
Dans un baiser, qui la fit rire
D'un bon rire qui voulait bien.....
- Elle était fort déshabillée
Et de grands arbres indiscrets
Aux vitres jetaient leur feuillée
Malinement, tout près, tout près.
Arthur Rimbaud
proposé par mamadomi
Mercredi 29 juillet 2009
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2009
17:30
sur une proposition de belesprit
(genre c'est pas moi, c'est lui...)






euh... non rien, je dis rien...



Bon sinon,
à part ça euh, oui alors sérieusement, si si je vais y arriver... bien sûr que je dis quekchose, ne rêvez pas!
- Même si je sais que les filles ne vont pas beaucoup lire... 
...
La
publicité sexiste touche aussi les hommes. Ah bah si, la preuve: en 2007 déjà, une campagne a scandalisé, parue dans de nombreuses revues en Europe, représentant "des dominatrices corsetées
dans des ceintures de métal, chaussées de stilettos vertigineux, tenant des cravaches, entourées d'hommes nus: des images fortes, destinées à choquer, d'un nouveau genre de femmes, mais sans
aucune intention d'offenser l'homme", précise Dolce & Gabbana.
photo AFP
La
maison de couture n'en était pas à sa première, mais a déclaré à l'époque que les visuels n'avaient aucune intention "agressive" ou "vulgaire", en dépit des polémiques et de la
controverse.(document qui date, reçu par boîte mail et dont je ne connais malheureusement pas l'origine de publication)

Fascinant comme une campagne mettant
en scène des hommes objets peut créer des émules susciter controverse ou polémique, surtout quand on voit que les campagnes similaires avec une femme ne choquent à peu près plus
personne...




présenté par mamadomi
Publié dans : Sexe !!!
14
Mardi 14 avril 2009
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04
2009
17:24
Peut-être pour public averti, moins de douze ans s'abstenir.
Le Kâma Sûtra est la bible du sexe
Ce n'est pas une idée fausse: c'est une idée délirante et raisonnable.
Délirante pour qui ne conçoit pas le sexe dans un livre saint. Raisonnable pour qui n'oppose pas érotisme et mystique.
Le judaïsme a, lui aussi, son livre érotique, le Cantique des
cantiques. Mais il est beaucoup plus pudique, surtout
dans ses traductions édulcorées, que le Kâma Sûtra, rempli de descriptions de rapports sexuels. Si le Cantique a été, non sans difficultés, intégré au canon biblique, le Kâma n'a pas le même caractère officiel et de
nombreux hindous, même adeptes du tantrisme, ne lui reconnaissent pas de valeur
spirituelle.
Ecrit en sanskrit vers le IVè siècle après J.-C. par un certain
Vâtsyâyana et inspiré probablement par des traditions antérieures, c'est l'oeuvre d'un brahmane. Il s'appuie sur les lois du Manou (le code moral hindou), se réclame du
dieu Shiva, Seigneur de la Création et Maître du Linga (phallus), et s'adresse à des citadins prospères aux moeurs raffinées. Le Kâma Sûtra est ainsi un traité d'harmonie
entre le devoir (dharma), l'amour (kâma) et la richesse (artha). Il ignore le quatrième bien auquel aspire l'homme hindou, le/la moksha (délivrance), c'est-à-dire la
fin du cycle des réincarnations. Le Kâma est le livre épicurien du bonheur présent de celui qui ne croit pas
en une vie à venir et ne souhaite pas une mort précoce, car "la durée de la vie humaine, quand elle n'est point abrégée par les accidents, est d'un siècle".
Les Occidentaux ont souvent vu dans le Kâma Sûtra un ouvrage licencieux pimenté de miniatures coquines. Traduit en
anglais en 1883 par un explorateur britannique à la vie sexuelle bien remplie, Richard Burton, le traité exotique semblait décrire les moeurs torrides des pays chauds. Un livre circulant
sous le manteau ne pouvait être que sulfureux, les bibliothèques mettant à l'"enfer" ce
guide du septième ciel.
Une lecture plus attentive est moins émoustillante: "On doit se marier dans sa caste, avec une vierge bien
apparentée, riche, noble, belle, et qui a au moins trois ans de moins que soi." En bon brahmane, Vâtsyâyana associe les commandements divins aux hiérarchies sociales et les plaisirs de
l'amour aux devoirs de la caste comme aux intérêts de la famille. Les mésalliances sont interdites et la relation avec une femme de statut inférieur est admise "seulement pour le
plaisir". L'idéal demeure un mariage entre égaux pour obtenir une descendance légitime et une "bonne réputation".
On est loin du manuel de débauche, d'autant que la société indienne
admet le recours aux courtisanes pour préserver la pudeur des épouses comme la société chrétienne a toléré les maisons closes pour protéger le foyer conjugal. A l'extérieur du domicile
familial, la liberté est grande et "l'union simultanée avec plusieurs femmes s'appelle l'union avec un troupeau de vaches".
Mais, différence essentielle avec la
morale chrétienne, les pratiques sexuelles varient selon le niveau social. Le "brahmane instruit" ne doit pas promener sa langue sur l'intimité de sa femme alors que, pour le même acte,
"les esclaves et les conducteurs d'éléphants n'ont pas à redouter la honte". Les serviteurs peuvent offrir leur bouche au sexe de leur maître et les servantes à celui de leur maîtresse mais
l'inverse est prohibé. Il faut réserver aux classes inférieures les pratiques dégradantes et la plus basse est la sodomie, très prisée par les "gens du sud", ces populations dravidiennes
conquises par les Aryens et aussi méprisées par eux que les Arabes par les Européens.
Quant aux homosexuels, ils sont confondus avec les eunuques.
Ce savant
mélange de tolérance et d'inhibition, de plaisirs raffinés et d'élitisme social associe l'économie des plaisirs à l'anatomie des amants. Les frictions du
linga dans la yoni dépendent de la dimension des sexes et de l'épaisseur des portefeuilles.
Selon
la taille de leurs verges, les hommes sont lièvres, taureaux ou étalons et selon la largeur de leurs vulves, les femmes sont gazelles, juments ou éléphantes. Mais les femmes faciles sont divisées
en huit classes et la simple soubrette n'est jamais confondue avec la prostituée de luxe. Celle-ci doit employer ses gains à "bâtir des temples". La tradition bouddhiste connaît aussi l'histoire
d'Amrâpali, la courtisane dont la nuit valait cinquante écus et qui offrit au Bouddha le Jardin des Mangues où il édifia un
monastère.
Le Kâma Sûtra contient également
un
catéchisme des
courtisanes qui réserve une place spéciale aux
devadasî, "servantes du dieu" et partenaires de ses prêtres. Ces danseuses sacrées, préfigurations terrestres des apsarâs ou nymphes célestes, sont à la fois tentatrices
des ascètes et récompenses des dévôts. Comme si la lubricité était à la fois une faute et une grâce. Le Kâma Sûtra est bien la bible du sexe, mais une bible qui ferait de la séduction un
charisme et de la volupté une béatitude.
Odon
Vallet
proposé par mamadomi
Publié dans : Sexe !!!
35
Mercredi 12 novembre 2008
3
12
11
2008
08:45
Parmi les sujets douloureux qui font l'objet d'idées
fausses, il y a l'excision.
On entend dire que
...l'excision
des femmes musulmanes
est une prescription de l'islam :-(
C'est, en principe, une double erreur. L'islam originel ne dit rien de l'excision, qui est partiquée également sur des femmes non musulmanes.
Il s'agit d'une confusion entre géographie et
théologie car l'excision partielle (clitoridectomie) ou complète (infibulation des petites, voire des grandes lèvres) est pratiquée surtout dans les pays d'Afrique de l'Est ou de l'Ouest majoritairement musulmans. Mais cette pratique, également attestée en Asie, est antérieure à l'arrivée de l'islam dans ces
régions et n'a aucun fondement coranique, même si le silence de nombreux responsables musulmans a pu entretenir la confusion.
Chrétiennes ou animistes, des femmes d'autres religions subissent les mêmes interventions, ...que les
prêtres, les pasteurs ou les sorciers n'ont jamais exigées sans pour autant toujours les dénoncer. L'excision relève de la tradition et non de la
prescription. Les religions préférant généralement la tradition à la nouveauté se sont fort bien accommodées de cette partique ancestrale. Les
justifications de l'excision sont complexes et diffèrent d'une région à une autre. La première réside dans la peur d'une libido
excessive qui pousserait la femme à tromper son mari.
Le devin grec Tirésias affirmait déjà que la femme éprouve, dans l'amour, neuf fois plus de
plaisir que l'homme. Cette comptabilité déplut à Héra qui frappa de cécité le voyant mais Zeus lui accorda le don de prophétie. Il est vrai que le roi des dieux avait assez d'épouses pour ne pas
craindre leur infidélité. Cette peur de la jouissance féminine peut se réfugier dans des croyances magiques: les Bambara d'Afrique de
l'Ouest craignaient de coucher avec une femme non excisée dont le "dard" clitoridien les tuerait.
Le pénis est une épée et le vagin un fourreau. Tel est l'ordre "naturel" qu'il faudrait rétablir en étant le fourreau de l'homme par la
circoncision et l'épée de la femme par l'excision. Le parallèlisme est kinesthésiquement faux puisque la première opération, à la différence de la
seconde, ne perturbe pas le plaisir.
Géographiquement, on peut diviser les ethnies africaines en trois groupes:
- certaines pratiquent circoncision et clitoridectomie,
- d'autres seulement la circoncision
- et d'autres uniquement la clitoridectomie.
Théologiquement, le tableau est encore plus complexe: de même que la circoncision peut se pratiquer chez les animistes (souvent christianisés) et les musulmans, la carte de la clitoridectomie ne
recouvre pas celle des religions.
Pourquoi chez les Yorouba du Nigéria enlève-t-on les prépuces et pas les clitoris mais
chez les Gurunsi du soudan les clitoris mais pas les prépuces? Les justifications relatives à l'hygiène (pour la circoncision) se mélangent à des rites
initiatiques de passage à l'âge adulte. Que ces rites soient sacralisés par les religions ne signifie pas que les religions soient à l'origine des rites. De même qu'une messe pour la
fête des moissons ne supprime pas l'origine non chrétienne de cette réjouissance, une danse pour l'excision ou la cironcision ne fait que masquer les fondements profanes de cette tradition.
Mais il est sûr que le combat des femmes africaines contre cette coutume est soutenu
par leurs consoeurs occidentatlisées et par des milieux laïcisés, libérés de l'influence rétrograde de certains religieux, musulmans ou non. La lutte contre l'excision des fillettes, le mariage
forcé, voire la polygamie illustre la montée des droits de la femme qui, comme naguère les droits de l'homme, se heurtent à une certaine indifférence, voire à une hostilité des religieux
conservateurs. Et dans l'archipel des Moluques (Indonésie), de jeunes chrétiennes sont encore converties de force à l'islam et excisées tandis que leurs frères sont circoncis.
C'est une aberration théologique et anatomique.

par Odon Vallet
proposé par mamadomi
Publié dans : Sexe !!!
25
Mercredi 22 octobre 2008
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22
10
2008
17:31
Comment reconnaître un film
porno
Je ne sais s'il vous est déjà arrivé de voir un film pornographique. Je ne
parle pas ici de films contenant un certain érotisme, fût-il outrageant aux yeux de beaucoup, comme Le Dernier Tango à Paris. J'entends le film porno, dont le seul et unique but
est de provoquer le désir du spectateur, du début jusqu'à la fin, et qui est construit de sorte que, pourvu que les images d'accouplements soient excitantes, le reste compte pour du
beurre.
Très souvent, les magistrats sont amenés à décider si un film est purement pornographique ou s'il a une valeur
artistique. Je ne suis pas de ceux qui considèrent que l'art absout tout, d'authentiques chefs-d'oeuvre s'étant révélés parfois plus dangereux pour la foi, les moeurs ou l'opinion publique, que
certaines réalisations mineures. En outre, j'estime que des adultes consentants ont le droit de consommer du porno, du moins faute de mieux. Cela étant, les tribunaux doivent juger si un film a
été conçu pour exprimer des concepts ou idéaux esthétiques (fût-ce au moyen de scènes pouvant offenser le sens commun de la pudeur), ou s'il a été réalisé dans le
seul et unique but d'éveiller les instincts du spectateur.
Eh bien, le critère permettant de reconnaître un film
existe:
c'est le calcul des temps morts. La Chevauchée fantastique, chef-d'oeuvre absolu du cinéma, se
déroule preque entièrement (exception faite du début, de quelques intermèdes et de la fin) dans une diligence. Sans ce voyage, le film n'aurait aucun sens.
L'Avventura d'Antonioni est constitué de temps morts: les acteurs vont, viennent, parlent, se perdent, se
retrouvent, et il ne se passe rien. Or le film dit justement qu'il ne se passe jamais rien. Qu'on l'apprécie ou non, son but précis est de nous dire cela.
En revanche, pour justifier l'achat d'un billet de cinéma ou d'une cassette vidéo, un porno nous dit que des gens s'accouplent, des hommes avec des femmes, des
hommes avec des hommes, des femmes avec des femmes, ...des femmes avec des chiens ou des chevaux (il n'existe aucun porno où des hommes s'accouplent avec des juments ou des chiennes.
Pourquoi?).
ndlr: restons soft, n'allons pas plus
profond, je suis bien d'accord Umberto...
Bon, tout ça passe encore (!!). Mais il se trouve que le porno est bourré de
temps morts.
Si, pour violer Gilberta, Gilberto doit aller de la place de Cordoue à
l'avenue de Buenos Aires, le film vous montre Gilberto en bagnole qui, feu rouge après feu rouge, parcourt tout le trajet.
Les films pornos sont remplis de gens qui montent en voiture et conduisent
pendant des kilomètres, de couples qui mettent un temps fou à remplir les formalités d'accueil des hôtels, d'hommes qui passent d'interminables minutes dans l'ascenseur avant d'atteindre leur chambre, de filles qui savourent des liqueurs multiples et variées, batifolent en nuisette et
finissent par s'avouer qu'elles préfèrent Sapho à Don Juan. Bref, pour parler en mots simples et crus, avant d'assister à une bonne baise, il faut se farcir une longue pub du ministère des
transports.
Les raisons à cela sont évidentes. Un film où Gilberto violerait sans
interruption Gilberta, par-devant, par-derrière et sur le côté, serait insupportable, physiquement
pour les acteurs, économiquement pour le producteur. Et psychologiquement pour
le spectateur: afin que la transgression ait lieu, il faut qu'elle se dessine sur un fond de normalité. Tout artiste sait combien la représentation de la
normalité est chose difficile - alors qu'il est très aisé de représenter la déviation, le crime, le viol ou la torture.
Aussi, le porno doit-il représenter la normalité -essentielle à la
transgression- en accord avec la façon dont le spectateur moyen la conçoit. C'est pourquoi, si Gilberto doit prendre l'autobus et aller de A à B, on verra
Gilberto prendre l'autobus et l'autobus aller de A à B.
Cela en irrite certains, qui voudraient n'assister qu'à des scènes innommables. Mais c'est une illusion: ils ne résisteraient pas à une heure et demie de ce type de
scènes. D'où l'absolue nécessité des temps morts.
Je récapitule. Entrez dans une salle de ciné: si pour aller de A à B, les protagonistes mettent plus de temps que vous ne le souhaiteriez, alors c'est un film
porno. (1989)
Umberto Eco
Comment Voyager avec un saumon
Bon maintenant un peu pour les filles, proprement:




les précédentes pourtant toutes libres de droit n'ayant pas été validées...on verra pour
celles-ci...rires...
Coucou chérie,
quelques images plébiscitées par les hommes du site,
si tu permets :-)
"je n'ai plus de force. C'est LA FIN!"
proposé par mamadomi
...et belesprit :)
Publié dans : Sexe !!!
36
Mardi 7 octobre 2008
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2008
14:05
(•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•)
(•)(•)
L'homme adulte ne se caractérise pas comme celui qui a
des relations sexuelles,
mais comme celui qui a des relations sociales:
on peut parvenir en culottes courtesjusque dans l'intimité d'une fille,
mais il faut un pantalon pour aller dans le monde.
Alain Fleischer
La propagande pour la sexualité omniprésente dans la culture moderne
révèle en réalité de manière maladroite son besoin de sacré.
♥♣♥
Lorsque nous reconnaissons que nous sommes un esprit incarné
dans un corps humain
et qu'il en est de même pour chacun,
nous comprenons alors que notre corps est sacré
et que la sexualité est bien plus qu'un simple moyen d'atteindre
le plaisir:
∞ c'est un acte sacré. ∞
Sobonfu Somé
(•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•)
(•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•) (•)(•)
proposé par mamadomi ;-)
Publié dans : Sexe !!!
18
Jeudi 25 septembre 2008
4
25
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2008
12:58
"Disserter sur la valeur érotique du clitoris, ce "petit pénis", sur les
zones érogènes, sur la sensibilité du vagin ou la taille d'un phallus, c'est ignorer que le
corps dans son entier
participe à la
sexualité"
Henri Barte
La preuve: ...Henri ne parle même pas précisément des seins de la femme et réduit le corps masculin à son phallus...héhé!
par mamadomi
Publié dans : Sexe !!!
14
Samedi 13 septembre 2008
6
13
09
2008
13:09
La solitude sexuelle,
nous avons tous connu cela, sujet de quolibet ou de
compassion affligée de la famille ou des collègues...
Comment passez-vous le cap, cela vous
prend-il la tête... ou...
...autre chose?
Publié dans : Sexe !!!
82
Vendredi 25 juillet 2008
5
25
07
2008
14:07
Publié dans : Sexe !!!
20
Vendredi 25 juillet 2008
5
25
07
2008
13:53
Publié dans : Sexe !!!
21
Dimanche 24 février 2008
7
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02
2008
15:17
◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊

Avez-vous une anecdote perso un peu
délire à raconter...du genre qu'on raconte pas forcément à sa mère! hihihi....
◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊◊
Publié dans : Sexe !!!
15
Mardi 19 février 2008
2
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2008
11:59
Publié dans : Sexe !!!
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Les derniers propos