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T'entends quoi?

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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
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un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
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du véto des E.U. et des pressions d'Israël
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earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

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merci à tous et à toutes
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Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 04:26
L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création.
Jean Jaurès

A travers le déni collectif auquel elle a donné lieu, la campagne présidentielle en France aura montré l’impuissance et démontré l’impasse d’un modèle agonisant. Une société interconnectée, en mouvement permanent, composée de citoyens éduqués et informés, sensibles à l’éthique et à la justice sociale, ne peut et ne veut plus se reconnaître dans le langage, la pensée et les solutions des "élites" au pouvoir.

Un gouffre s’installe entre celles-ci et le peuple qui, de manière + ou moins consciente, perçoit le modèle dominant comme tout à fait inadapté au saut évolutif et créatif indispensable pour relever les défis d’une crise systémique. Annoncé depuis des décennies par nombre de penseurs visionnaires, un changement de paradigme est au cœur d’une "transition culturelle" qui doit trans-former ce modèle dominant.

En marge des institutions, un profond courant de régénération composé de "créatifs culturels" crée les bases à la fois théoriques et pratiques de cette transition Fondé sur le rationalisme abstrait, l’ancien paradigme doit se métamorphoser pour permettre l’intégration de la raison et de l’intuition au sein d’une intelligence connective, à la fois intuitive sur le plan personnel et collective sur le plan social.

Parce qu’elle conditionne la transformation socio-économique comme la transition écologique - càd, en fin de compte, la survie de l’espèce - la transition culturelle surgit donc au cœur du débat en ce début du 21ème s., comme la question sociale s’est imposée à la fin du 19ème s. et la question écologique durant la 2nde partie du 20ème s.

Le Grand Déni
Les campagnes électorales sont des rendez-vous au cours desquels se cristallise, s’exprime et se révèle cette conscience collective qu’est une nation. Elles sont l’occasion de mieux comprendre les dynamiques qui animent cette conscience collective en décryptant les évènements, les signes et les formes à travers lesquels se manifestent ces forces évolutives ou régressives.
Les observateurs français et étrangers sont unanimes: la campagne présidentielle de 2012 a été fondée toute entière sur le déni des crises - économiques et financières, écologiques, et sociales, morales et culturelles - auxquels nous sommes confrontés collectivement. Tout se passe comme si la France était une île déconnectée des enjeux planétaires et chaque français une entité autonome, indépendante de tout appartenance collective.
Dans Le Monde, Dominique Simonnet analyse ainsi cet autisme hexagonal:
"Alors que la mondialisation bouleverse tous les secteurs d'activité, que les révolutions du Moyen-Orient interpellent nos démocraties, que les défis environnementaux majeurs réclament une sagesse internationale (jusque-là introuvable), on fait en France comme si on vivait entre soi, derrière la ligne Maginot de nos vieilles certitudes. Rien d'étonnant que, dans ce contexte, les considérations écologiques, globales, soient aussi négligées que les enjeux de politique étrangère".
De nombreuses études l’ont mesuré: tétanisés par la peur face à une mondialisation qui rend leur vision du monde obsolète, les français vivent une dépression qui tend à les recroqueviller sur leurs intérêts égoïstes, catégoriels et corporatistes.
"N'oublions pas que la France est l'un des pays qui a le plus de difficultés à entrer de plain pied dans la globalisation"
analyse Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF, le Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris.
Ce que les sciences humaines objectivent et mesurent, l’intuition de l’artiste le ressent et l’exprime à la manière dont l'écrivain et chanteur Yves Simon dresse un portait saisissant de cette France dépressive:
"Les Français ne se sont jamais sentis aussi seuls, divisés, isolés face à l'adversité, ils ne s'aiment pas, ont peur de l'autre, de l’avenir, ne croient + en un destin estimable ni encore moins en leur pays. Dans une France dépressive, certains, au faîte du désespoir, se suicident sur leur lieu de travail. Le comble, ce peuple ardent, auteur des + nobles avancées sociales et d'une Révolution, se retrouve aux dernières places des nations du monde qui espèrent en elles". (Le Monde)


Une réalité virtuelle
Viande hallal, permis de conduire, cannabis, horaires des piscines: tout fût bon pour éviter de parler des problèmes qui fâchent càd ceux qui permettent d’évoluer si on les considère comme des défis en osant leur faire face. Faute de pouvoir changer la réalité ou de s’y adapter, on s’en invente alors une autre, virtuelle, fondée sur une prétendue exception française qui n’est rien d’autre que le masque d’une dépression hexagonale. Les psychiatres le savent: le déni accompagne toujours une forme d’hallucination qui le renforce et le justifie. Ce qui est vrai des individus l’est aussi des sociétés.
Comme l’écrit F.O Giesbert dans Le Point:
"C'est l'une des 1ère leçons, proprement hallucinante, de cette campagne électorale: les Français ne demandent pas aux candidats ce qu'ils peuvent faire pour sortir le pays du fossé dans lequel il est tombé. Au contraire, ils leur posent à peu près tous la même question:
"Que pouvez-vous faire pour moi?"
Outre que leur attente révèle une perte totale d'esprit collectif, elle montre aussi que notre pays a perdu le sens des réalités. Qu'il ne croit plus guère en lui-même, désintéressé qu'il est de son destin. Qu'il vit désormais dans un monde virtuel".
Cette forme d’hallucination collective vise à compenser une absence totale de vision et de réflexion prospective. Pour François Fressoz du Monde:
"C'est la campagne des petits maux et des petits mots. Il y en aura pour tout le monde et c'est tant mieux tant flotte sur la campagne un parfum de désenchantement. Mais tous les efforts faits n'enlèveront rien au fait que cette campagne pêche par défaut de vision et absence de mobilisation collective. Il y a la crise mais pas de dynamique électorale pour la surmonter. C'est la campagne de l'impuissance politique".



Rien ne sera plus comme avant
Et pourtant des voix s’élèvent - à droite comme à gauche de l’échiquier politique - pour sortir le pays de ce déni collectif en affirmant la nécessité d’inventer un modèle correspondant au monde radicalement nouveau dans lequel nous entrons. Selon Michel Rocard 
"Le capitalisme est entré dans une crise profonde, aucun retour à la normal n'est envisageable, rien ne sera plus comme avant... Nous sommes partis pour des années de croissance faible et peut-être même de récession. Il faut le dire clairement et essayer de penser un monde qui sera radicalement nouveau... Nous avons oublié d'être radicaux dans nos manières de pensée". (Le Monde)
Même diagnostic pour Dominique de Villepin:
"Je pars d'une analyse simple: la crise n'est pas une parenthèse. Depuis des mois je le répète: rien ne sera plus comme avant. Ce n'est pas à coup d'expédients et de promesses que nous allons nous en sortir. Les défis à relever sont tellement difficiles qu'ils appellent des changements profonds dans nos structures". (Le Monde)
François Bayrou est sans doute, parmi les candidats, celui qui a parlé avec le plus de vérité de la situation actuelle et de sa gravité. Résultat: il a plongé dans les profondeurs des sondages d’opinion. Tous ces lanceurs d’alerte prêchent dans le désert du déni. Mais, aussi lucides soient-ils, ces membres de l’élite institutionnelle s’inscrivent toujours dans la même logique et le même niveau de conscience que le système qu’ils cherchent à réformer. C’est une erreur.


Un changement de conscience
S’ils sont reconnus par le système c’est que le système se reconnaît en eux et s'il se reconnaît en eux c'est qu'ils utilisent ses codes dominants. Ils leur manquent cette profondeur visionnaire qui remet en perspective et en mouvement un système de références et un champ de conscience en le trans-formant dans un niveau plus complexe et intégré.
Or, on sait, notamment depuis Einstein que
"Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être résolus au niveau et avec la façon de pensée qui les a engendrés."
Et c’est justement ce changement de conscience qui doit être aujourd’hui au cœur de la réflexion politique parce qu’il conditionne toutes les autres dimensions, économiques et sociales, écologiques et géopolitiques.
On parle de transition énergétique pour évoquer l’adaptation de nos sociétés à la fin programmée des énergies fossiles. Il faudra désormais parler de "transition culturelle" pour évoquer le changement de modèle, indispensable pour aborder cette crise systémique comme un défi plutôt que de la fuir dans le déni. Un changement aussi fondamental ne peut être le produit de l’institution dans la mesure où il participe d'une dynamique instituante qui obéit à d’autres codes et d'autres niveaux de conscience, à la fois inimaginables et imperceptibles pour la pensée dominante.


Un modèle alternatif
Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître où l’écologie politique fut porteuse d’un modèle alternatif en rupture avec la pensée dominante. Inspiré par les valeurs de la contre culture dans les années 60, l’écologie politique fut, à ses origines, un projet radical et global qui participait à une nouvelle vision du monde fondée sur le refus du productivisme et de l’économisme ainsi que sur la promotion d’un art de vivre en harmonie avec un milieu naturel, social et culturel.
Calomniés et caricaturés des décennies durant, avant d’être reconnus pour leur lucidité, voilà longtemps que les écologistes nous disent avec justesse que rien ne sera plus comme avant: les contraintes climatiques et environnementales rendent indispensable un nouveau modèle de société. Et pourtant, par manque de profondeur et de vision, les Verts n’ont pas su traduire cette promesse des origines: ils voulaient changer le monde et le monde les a transformés parce qu'ils n'ont pas su ou osé mettre la transition culturelle au coeur de leur logiciel.
En privilégiant souvent un point de vue gestionnaire, pseudo-réaliste, au détriment d’une vision globale et radicale, une bureaucratie et une technocratie vertes ont ainsi émergé, prises au piège dans le filet du paradigme dominant, pour servir d’alibi réformiste et de supplément d’âme à un système qui a bien compris qu’il fallait, selon les mots de Lampedusa dans Le Guépard "que tout bouge pour que rien ne bouge". L’idéologie du développement durable – cet oxymore – a permis de repeindre en vert la cupidité de l’oligarchie capitaliste.


Un aveuglement collectif
C’est malheureusement une constante dans l’histoire que de voir un mouvement politique s’éloigner de son inspiration d’origine et parfois la trahir au profit de calculs électoraux, de tactiques politiciennes et d’ambitions personnelles. Les Verts se sont rendus inaudibles durant cette campagne en caricaturant puis en rejetant Nicolas Hulotun médiateur populaire dont la réflexion a évolué et s’est complexifiée au contact de divers penseurs visionnaires, héritiers contemporains des pionniers de l’écologie politique.
Loin de la caricature de marionnette médiatique, agent secret des multinationales, à laquelle l’ont identifié un majorité des Verts, Hulot sait qu’à une crise systémique, il faut répondre par une pensée globale qui nécessite un véritable saut de conscience. Il l’a souvent dit et écrit en faisant référence à des penseurs comme Edgar MorinPierre RabhiPatrick Viveret ou J-Baptiste de Foucauld, autant de penseurs du nouveau paradigme dont nous avons évoqué les travaux dans Le Journal Intégral.
Mais une telle approche visionnaire, nuancée et inspirée, n’a pas sa place dans les jeux du cirque politicien où l’on préfère les combats de gladiateurs à la profondeur d’une vision et à la longévité d’un engagement. Le rejet de Nicolas Hulot par une majorité des Verts est un symptôme, parmi d’autres, de ce qu’il faut bien nommé un aveuglement collectif. Espérons, sans trop y croire, que l’échec aux présidentielles permettra à l’écologie politique de se refonder autour d’un discours moins gestionnaire et + visionnaire càd + conforme à ses origines contre culturelles.


Le point aveugle
Ces constats nous amène à penser que le point aveugle de toutes les réflexions politiques actuelles c’est le nécessaire changement culturel et personnel qui doit inspirer et accompagner transition écologique et transformation socio-économique. La classe politique, gauche et droite confondues, fait comme si on pouvait transformer l’organisation sociale sans faire évoluer en même temps les mentalités. Comme si un nouveau modèle de société pouvait émerger des anciennes formes de pensée et de sensibilité complètement dépassées!... Comme si des branches mortes pouvaient éclore des fleurs éclatantes!...
Or ce qui apparaît évident dans une perspective intégrale c’est que l’organisation sociale est l’expression et le reflet d’une "vision du monde" qui inspire les représentations culturelles. Au fur et à mesure où cette "vision du monde" évolue en complexité à travers des stades successifs, l’organisation sociale se transforme avec elle et rétroagit sur elle en la faisant évoluer. Ce qui freine la transition écologique comme la transformation sociale, ce sont les modèles profondément inadaptés au saut évolutif et créatif indispensable pour relever les défis d’une crise systémique.
La transition culturelle c'est la modification des modèles dominants par la participation des individus comme des sociétés à la dynamique créatrice de l’évolution culturelle. Comme l'écrivait Jean Jaurès, inspiré par son ami Bergson, grand penseur de l'évolution:
"L'histoire humaine n'est qu'un effort incessant d'invention et la perpétuelle évolution est un perpétuelle création".
Cette transition est annoncée depuis plus d’un siècle par une série de penseurs et d’avant-gardes visionnaires dont nous avons esquissé à plusieurs reprises la généalogie, notamment ici et . Modélisée et expérimentée par des pionniers au sein du vaste courant des "créatifs culturels", la transition culturelle c’est la participation à une métanoïa collective évoquée ici.


Une politique intégrale
La transition culturelle, c’est la conversion d’un rationalisme abstrait, fondé sur le déni de l’intuition, à une intelligence intuitive qui associe et intègre les ressources de l’intuition et celles de la raison, cette dernière mettant ses capacités formelles et structurales au service des facultés créatrices et visionnaires de l’esprit. Au développement de cette intelligence intuitive sur le plan individuel correspond sur le plan social le développement d’une intelligence collective qui naît de la synergie créatrice entre des individus libérés des limites du mental et des fascinations de l’ego.
La transition culturelle c’est d’abord l’initiation aux modèles permettant de comprendre et de participer à la dynamique créatrice de la vie/esprit qui préside à l’évolution des mentalités individuelles et collectives. C’est ensuite, l’occasion de donner à sa vie un sens + profond en accédant à des ressources cognitives, créatrices, et spirituelles développées dans toutes les grandes cultures traditionnelles mais ignorées ou caricaturées par la culture intellectuelle et abstraite de notre modernité.
En réaction à l’exploitation capitaliste, la question sociale s’est posée à la fin du 19ème s. pour s’imposer au cours du 20ème s. En réaction à la destruction des ressources naturelles, la question écologique s’est posée au milieu du 20ème s. pour s’imposer à la fin de celui-ci par l'urgence du changement climatique. Voilà quelques décennies que des pionniers posent la question d’une transition culturelle qui conditionne la transformation socio-économique comme la transition écologique.
Et c'est parce que de la survie de l’espèce dépend en fin de compte de la transition culturelle que, dans les années et dans les décennies qui viennent, elle s'imposera de manière centrale en refondant la pensée politique. Cette refondation correspond à l’émergence d’une "politique intégrale" dont nous nous sommes fait l’écho dans le Journal Intégral, comme nous avons consacré nombre de billets à la dynamique de l’évolution culturelle et aux modèles développés par la théorie intégrale à ce sujet. J’encourage les lecteurs à s’y référer pour mieux en comprendre le sens de cette transition culturelle.
proposé par mamadomi

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commentaires

mamalilou 01/10/2014 00:03

-->> c'est ton point de vue à l'instant où tu l'écris? mais est-ce la réalité? la réalité collectivement perçue ou la réalité collectivement transmise, par choix sélectif de l'observation,
par choix des ressentis, par choix de mémoire?
"minable" par rapport à quoi? on pourrait faire mieux, tu veux dire? atteindra-t-on un mieux insurpassable?

oui, je regarde, je ne suis pas sûre de regarder la même chose, les mêmes choses...
il est des créations minables, disons délétères, et pour le reste, beaucoup d'enjoyment collectif... vraiment beaucoup... aussi...

Aloysia 28/09/2014 10:23

Ton Jean-Jaurès a fichtrement raison : on passe son temps à créer le monde ! Mais que crée-t-on ?! Regarde comme c'est minable...

Aloysia 28/09/2014 10:22

Penses-tu réellement qu'il y a tant d'êtres "réalisés" ? Éveillés à la transcendance et capables de se dépasser, oui, mais cela ne date pas d'aujourd'hui... et je me demande bien où est le
"sahasrara de l'Univers" ! De mon côté, j'ai appris que l'humanité devait "passer dans le coeur", mais rien de plus. L'ère du Verseau ? Pour certains nous y sommes entrés en 2013, pour d'autres il
faut attendre 2700 !! Alors, quand tu vois la barbarie et l'horreur qui règnent encore sur cette terre en maints endroits, peux-tu réellement penser que quelque chose a changé ? L'éveil des canaux
ida, pingala et sushumna peuvent conduire à devenir un Hitler ou pour le moins un genre de Voldemort : la puissance, la force, sont à double portée, sont fourchues ! La vérité est bien au-delà de
tous ces pseudo-développements qui ne développent que l'ego, et donc conduisent à tourner en rond comme un tigre en cage et à devenir de plus en plus rugissant ! Si tu regardes en arrière, rien n'a
vraiment changé dans l'Univers et il serait temps de se rendre compte qu'il n'est qu'un leurre. "Mon Royaume n'est pas de ce monde" a dit Jésus, aussi n'a-t-il même pas essayé de le changer - pas
même de descendre de sa croix. De même pour Socrate, qui a déclaré : "la seule chose que je sache, c'est que je suis un total ignorant", et qui a bu la ciguë en devisant.

mamalilou 28/09/2014 15:32



"Penses-tu réellement qu'il y a tant d'êtres "réalisés" ?"


- oui, le vois-tu déjà? que "ressens"-tu?


 


je me demande bien où est le "sahasrara de l'Univers" 


- partout, macrocosme/microcosme, et donc potentiellement l'ouverture du sahasrara de chacun...


 


l'humanité devait "passer dans le coeur", mais rien de plus. 


- par chacun des centres subtils/chakras... et chacun trouvera ses points de travail sur soi...


 


L'ère du Verseau ? 


- l'ouverture du sahasrara... toujours...


 


quand tu vois la barbarie et l'horreur qui règnent encore sur cette terre en maints
endroits, peux-tu réellement penser que quelque chose a changé ?


- en quoi ne vois-tu pas un lien, et qu'est-ce qui fait en toi que tu penses un formatage particulier à cet avènement, que ce soit dans douceur/rêves et nuages blancs ou dans des combats... qui a
écrit l'histoire? le temps est-il cyclique ou linéaire?


 


L'éveil des canaux ida, pingala et sushumna peuvent conduire à devenir un Hitler ou pour
le moins un genre de Voldemort : la puissance, la force, sont à double portée, sont fourchues ! 


- °|°... voldemort et hitler réalisés? ça c'est du scoop...!! nul besoin d'être réalisé pour faire mauvais usage des connaissances de tous ordres... c'est toute l'importance de la réalisation du
Soi... justement!


 


La vérité est bien au-delà de tous ces pseudo-développements qui ne développent que l'ego,
et donc conduisent à tourner en rond comme un tigre en cage et à devenir de plus en plus rugissant !


- n'est ce pas... 


 


 "Mon Royaume n'est pas de ce monde" a dit Jésus, aussi n'a-t-il même pas essayé de
le changer - pas même de descendre de sa croix.


-  vraiment? c'est ce que l'ego rugissant en dit, donc... je ne vois pas d'autre explication!


 


De même pour Socrate, qui a déclaré : "la seule chose que je sache, c'est que je suis un
total ignorant", et qui a bu la ciguë en devisant.


- Socrate, l'un des dix maîtres primordiaux donc... "connais-toi toi-même"


je peux me "connaître", et ne rien "savoir"...


^_^



moqueplet 28/09/2014 06:22

il va falloir être très vigilant au moment venu.....passe une bien agréable journée

mamalilou 28/09/2014 15:10



nous y sommes, ...


jolie journée à toi aussi, merci