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Thaïlande...

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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 15:45

http://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gifhttp://storage.canalblog.com/88/44/60471/73103889.pnghttp://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gifJ-Pierre Mon s’inspire largement ci-dessous de la traduction qu’il fait d’un art. de l’ancien économiste de Wall Street, Michael Hudson, publié le 5 juin 2011 dans la revue espagnole Sin permiso, selon lequel, dans l’Union européenne, les pays créanciers sont désormais en guerre contre les pays débiteurs. Et c’est d’une guerre de classes qu’il s’agit:

  • Lancer une guerre de classes (...)
  • Ce qui est en question

Peu après que le parti socialiste ait gagné les élections à l’Assemblée nationale grecque, à l’automne 2009, il était évident que les finances publiques étaient complètement délabrées. http://tedmitew.com/wp-content/uploads/2010/06/global-system.jpgEn mai 2010, Nicolas Sarkozy fit une proposition qui consistait relever à €120 milliards le montant de l’aide que les gouvernements européens devraient apporter au système fiscal grec. Ce qui plongea la Grèce dans une dette que les banquiers de Wall Street avaient aidé à cacher grâce à des “techniques” comptables… dignes de Enron. Le système fiscal grec fonctionnait en siphonnant les recettes pour payer les banques allemandes et françaises qui achetaient des bons du Trésor grec (à des taux d’intérêts élevés et croissants).

Les banquiers s’activent maintenant à officialiser cette proposition, ce qui est indispensable pour encaisser les bons grecs à mesure qu’ils arrivent à échéance. Si ce plan est mis en œuvre, les détenteurs actuels de bons feront ainsi d’énormes bénéfices. Le 1er juin dernier, l’agence de notation Moody’s a http://1.bp.blogspot.com/-3ntiF2sefLM/Tw7_j9UoREI/AAAAAAAADmU/olDZnjV74z8/s1600/triple+A.JPGabaissé la note de la dette grecque à un niveau presque nul (de B1, qui déjà était un niveau très bas, à CAA1), estimant à 50% la possibilité de faillite. Cet abaissement a permis de serrer encore + la vis au gouvernement grec. Avec l’indépendance qu’ont les autorités européennes, observe Moddy’s, "la probabilité augmente que les soutiens de la Grèce (le FMI, la BCE et la Commission européenne) aient bientôt besoin de la participation de créanciers privés pour une restructuration de la dette".

http://www.carte-imprimer.com/sites/carte-imprimer.com/files/images/Doll%202.png http://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gifLancer une guerre de classes en Grèce

pour sauver les banques privées

allemandes et françaiseshttp://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gif

 

La condition nécessaire pour que démarre le nouveau “paquet” d’emprunts est http://dndf.org/wp-content/uploads/2009/04/grece_general-0b84b1.jpgque la Grèce se lance dans "une guerre de classes" en augmentant ses impôts et en réduisant ses dépenses sociales (y compris les retraites du secteur privé, qu’elle liquide) et qu’elle mette à l’encan ses domaines publics, ses espaces touristiques, ses îles, ses ports, l’eau et les réseaux d‘égouts… Ce qui augmentera le coût de la vie et érodera encore + la compétitivité, déjà limitée, des exportations du pays. C’est cette politique que les banquiers appellent hypocritement un sauvetage des finances grecques!http://www.leparisien.fr/images/2012/03/10/1898443_228c0f42-6a3a-11e1-a821-00151780182c.jpg

En fait, ce qu’il s’agissait de sauver, il y a un an en mai 2010, outre quelques investisseurs étrangers, c’est surtout les banques françaises, détentrices d’un milliard d’euros en bons du Trésor grec, et les banques allemandes qui en accumulaient quelque 23 milliards. Le problème à résoudre était de

réussir à persuader les Grecs

de soutenir cette proposition.

Et le 1er ministre socialiste, George Papandréou, récemment élu, paraissait capable de la faire adopter par son électorat, qui était habitué aux politiques suivies par les partis néolibéraux socio-démocrates et travaillistes de toute l’Europe: privatiser les structures de base et compromettre les revenus futurs pour payer les banquiers.

C’était l’occasion rêvée pour mettre en œuvre la rigueur financière et s’emparer de biens publics. Les banquiers accordaient facilement des prêts pour financer des achats privés de réseaux téléphoniques, de loteries et de paris publics, des ports de marchandises et autres monopoles. Et le paquet de crédits apporté par l’UE allait permettre de maintenir la Grèce dans l’eurozone assez longtemps pour que les classes riches puissent sortir leur argent du pays avant que la Grèce ne soit forcée d’abandonner l‘euro et de revenirhttp://storage.canalblog.com/98/26/362748/57414170.jpeg à un drachme qui sera rapidement dévalué. Jusqu’à ce qu’arrive ce retour à une monnaie propre en chute libre, la Grèce n’aura qu’à suivre les politiques balte et irlandaise de “dévaluation interne”, càd de déflation salariale et de réduction des dépenses publiques (sauf pour payer le secteur financier) afin de réduire l’emploi et contrôler ainsi le niveau des salaires.

En fait, ce qui est dévalué grâce à ces programmes d’austérité ou de dévaluation monétaire, c’est le prix du travail. Celui-ci est, en effet, le principal coût interne puisqu’il existe un prix mondial commun pour les combustibles, pour les minerais, pour les biens de consommation, les aliments et même pour les crédits. Et si la “dévaluation interne” (avec un chômage qui induit la chute des salaires, en commençant par le secteur public) ne suffit pas à réduire les salaires, la dévaluation de la monnaie fera le reste.

C’est ainsi que la guerre des pays créanciers contre les pays débiteurs se transforme en Europe en lutte de classes. Il reste que pour imposer une telle réforme néo-libérale, il faut que la pression extérieure puisse passer outre à l’avis de Parlementaires nationaux, démocratiquement élus. Ou bien que lorsqu’on agit contre leurs intérêts, les électeurs de tous les pays finissent par être aussi passifs que ceux de Lettonie et d’Irlande.

Or, à mesure que se dérohttp://farm3.staticflickr.com/2104/2321025572_7533fc0f0d.jpgulait ce scénario tout au long de l’an dernier, la majorité de la population grecque s’est aperçue de ce qui allait arriver. Selon Manolis Glezoz, membre de la gauche grecque, "Papandreou lui-même a admis qu’il n’avait pas droit au chapitre en ce qui concerne les mesures économiques qui s’abattent sur nous. […] Elles ont été décidées par l’Union européenne et le FMI. Maintenant nous sommes sous surveillance étrangère, ce qui pose la question de notre indépendance économique, militaire et politique". Même le dirigeant conservateur Antonis Samaras a déclaré, le 27 mai dernier, alors qu’avançaient les négociations avec la troïka européenne: "Nous ne sommes pas d’accord avec une politique qui tue notre économie et détruit notre société… La Grèce n’a qu’une issue de sortie possible: la renégociation de l’accord de sauvetage avec l’UE et le FMI."

http://neoskosmos.com/news/sites/default/files/focus.jpg

http://static7.businessinsider.com/image/4eb2db74eab8ea0d4d000018-400/antonis-samaras-greece.jpgMais pour les créanciers de l’Union européenne, au contraire, "rejeter l’accord, en menaçant, signifierait un retrait des fonds d’une telle importance qu’il provoquerait un effondrement bancaire total et l’anarchie économique".

Les Grecs ne se résignent pas. Les grèves qu’ont lancées les syndicats du secteur public se sont rapidement généralisées en un mouvement national:

"Je ne paie pas!".

https://encrypted-tbn0.google.com/images?q=tbn:ANd9GcTW5gH2jNjG0kcnCKQfM_t9sNNmiQ1GjbZzS1TBbPYO0YKknxOjjw

Les Grecs refusent de payer pour utiliser les autoroutes ou pour d’autres services publics. La police et d’autres percepteurs s’abstiennent d’obliger les gens à payer. Ce consensus populaire naissant a conduit le 1er ministre luxembourgeois, J-Claude Juncker, à lancer une menace identique à celle que le britannique Gordon Brown avait proférée contre l’Islande:

"si la Grèce ne se plie pas aux exigences des ministreshttp://cache.20minutes.fr/img/photos/afp/2007-09/2007-09-15/article_CPS.HKE88.150907182033.photo01.photo.default-512x303.jpg des finances européens, ceux-ci bloqueront l’octroi des crédit que l’UE et le FMI ont promis pour juin".

◄le 9/7/2007...

Cette mesure bloquerait aussi les paiements du gouvernement grec aux banques étrangères et aux fonds spéculatifs qui ont acheté une dette grecque toujours + dépréciée. Pour beaucoup de Grecs, c’est comme si les ministres des finances de l’UE menaçaienthttp://www.ritholtz.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/Debt.png de se tirer une balle dans le pied. S’il n’y a pas d’argent pour payer, les détenteurs étrangers de bons du Trésor grec souffriront eux aussi, au moins jusqu’à ce que la Grèce réussisse à redresser son économie. Mais il s’agit d’un "SI" majuscule; le 1er ministre socialiste Papandreou, émule de la social-démocratie islandaise, a fait pression pour obtenir un “consensus” afin d’obéir aux ministres des finances de l’UE.

Les partis d’opposition avaient refusé son dernier train de mesures d’austérité, alléguant que le serrage de ceinture accordé en échange d’une rançon de €110 milliards dévitaliserait totalement l’économie.

Mais, fin juin, le Parlement grec a fini par céder à la pression, il a adopté ces mesures.

http://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gifLe 1er minsitre Lucas Papademos : "Qu'est-ce que vous faites ?"
Le chef de Nouvelle démocratie Antonis Samaras : "On fait le ménage pour les élections"
Sur le papier : Système fiscal

http://4.bp.blogspot.com/-MEzujYxQXig/T3NqDMIdn_I/AAAAAAABB1M/RuN72idzV7o/s1600/makris-balai_0.jpg

http://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gifCe qui est en question:http://www.maxi-gif.com/gif-ressource-webmaster/lignes/ligne-roulantes-00007.gif

 

La question, en Grèce comme en Irlande, en Espagne, au Portugal et dans le reste de l’Europe, est de savoir si ces pays finiront par détruire le réformisme démocratique pour tomber dans une oligarchie financière.

Le but des financiers est de “contourner” les parlementaires pour exiger un “consensus” donnant la priorité aux créanciers étrangers et à l’ensemble des mesures de rigueur économiques.

Il est donc exigé des Parlementaires qu’ils renoncent à leur pouvoir politique législatif.http://fonzibrain.files.wordpress.com/2010/03/california-debt-1247022493.jpg

Ce qu’on appelle maintenant “marché libre” désigne en fait une planification centralisée… gérée par les banquiers centraux.

C’est un asservissement à la dette!

Les marchés sont “libres”

- pour que ceux qui privatisent fassent désormais payer des prix de monopole pour les services de base,

- “libérés” du contrôle des prix et de toute régulations anti-oligopoles,

- “libres” de limitations de crédits pour protéger les emprunteurs,

- et surtout libres d’interventions de la part de Parlements élus.

C’est par une véritable perversion de langage que l’on nomme maintenant “alternative à la dépendance” un processus de fixation des prix pour les biens publics (transports, communications, terres,…) soustraits au service public.

Ce qui se dessine à l’horizon c’est en fait la voie vers véritable néo-féodalisme financier

Cette nouvelle philosophie économique est l’échec de notre époque.

La concentration du pouvoir financier en dehors de toute démocratie était déjà inhérente à la façon dont commençait à se forger la planification centralisée de la finance:

- la Banque centrale européenne n’a derrière elle aucun gouvernement élu qui puisse collecter des impôts;

- la constitution de l’UE interdit à la BCE d’aider financièrement les gouvernements;

- les accords avec le FMI lui interdisent aussi d’aider les pays ayant des déficits budgétaires. "Un État ne peut obtenir de crédits du FMI que s’il en a besoin pour rétablir sa balance des paiements ou ses réserves de devises pour faire des achats".

http://storage.canalblog.com/90/62/599939/70667304.jpgLa Grèce, l’Irlande et le Portugal ne sont pas à court de réserves internationales… Le FMI fait, en devises, les prêts qu’il doit faire. La Banque fédérale allemande l’a rappelé très clairement dans son rapport de mars dernier: "Toute contribution financière du FMI pour résoudre des problèmes qui n’exigent pas de monnaie étrangère – comme le financement direct des déficits budgétaires – serait incompatible avec son mandat monétaire".

La morale est simple: quand il s’agit de sauver les banques, on ignore les règles afin de satisfaire aux besoins d’une “+ haute nécessité” qui est d’éviter les pertes aux banques et à leurs associés de la haute finance. Ce qui contraste vivement avec la politique du FMI envers les travailleurs et les “contribuables”. La guerre des classes est revenue et les banquiers en sont les vainqueurs.


Michael Hudson et J.-P. MON, GR, 8 janv. 2012

http://www.naxosnow.gr/wp-content/uploads/2012/02/1c0d9fbf421e1716e3cd8f7e7bf1fe7a.jpg

proposé par mamadomi

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Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

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L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

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Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

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