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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
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Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

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Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
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cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

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Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:35

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Quand on regarde la réalité en face, il est clair que le capitalisme néo-libéral nous entraîne à la catastrophe: des crises multiples et interconnectées se déchaînent, tandis que le cours de l’histoire s’accélère et nous entraîne irrésistiblement, comme un fleuve dont les eaux se précipitent vers une insondable cataracte. N’est-il pas trop tard pour s’extraire de ce courant fatal? 9782707157300.jpgUne transformation sociale radicale, à la hauteur des périls qui nous menacent est-elle encore possible?

C'est le thème du propos ci-dessous. Son auteur, Bernard Blavette, précise que ce texte se conjugue modestement au conditionnel car il repose sur des hypothèses formulées à partir des données présentement disponibles, alors que l'histoire peut nous réserver bien des surprises. Et il souligne que son article doit beaucoup aux travaux du philosophe et historien de la psychologie Bertrand Méheust [1]

 

La révolution

est-elle encore possible?

 

"Ce que nous essayons de créer c’est une humanité factice, frivole, qui ne sera plus jamais accessible au sérieux ni à l’humour, qui vivra jusqu’à sa mort dans une quête désespérée du “fun” et du sexe, une génération de “kids” définitifs."

Michel Houellebecq [2]

Nous savons aujourd’hui que la domination peut prendre différentes formes, se couler dans des moules inattendus. Dans le passé, l’oppression était facile à définir: un dictateur bien personnalisé, une police féroce, une justice aux ordres, une propagande et une censure omniprésentes. De Staline à Hitler en passant par Franco et Salazar, tout était clair. Mais l’histoire nous a montré que cette forme primitive d’asservissement n’est pas pérenne, l’exaspération du + grand nombre finit tôt ou tard par entraîner la libération. C’est ce que nous voyons se produire sous nos yeux avec le “printemps arabe”: les peuples mettent à bas des “dinosaures”, des survivances du passé, que les dominants actuels voient disparaître sans réel déplaisir.aldous_huxley_portrait.jpg

Dans sa préface (1946) à son ouvrage prophétique Le meilleur des mondes Aldous Huxley > définit en quelques lignes les formes modernes d’oppression:

"Un état totalitaire vraiment efficient serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les états totalitaires d’aujourd’hui aux rédacteurs en chef des journaux, aux maîtres d’école…"

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Il faut bien se rendre compte qu’il s’agit ici d’une forme de domination d’une AVT2_Meheust_9845.jpegprofondeur inouïe que < B. Méheust compare à une véritable “domestication”[3]. Ce terme, qui désigne généralement le pouvoir que nous exerçons sur les animaux, peut se définir suivant 3 caractéristiques:

• 1 – Elle suppose un “dénivelé des psychismes”, évident entre les animaux et nous. Mais appliqué aux relations humaines entre le maître et l’esclave, elle implique en ce qui concerne les dominés, un effondrement des capacités cognitives qui se manifeste par une plongée dans l’insignifiance et la banalité, comme l’a très bien vu Castoriadis [4] v.

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Perte des repères moraux, égocentrisme exacerbé, relâchement des attitudes et du langage, délitement de l’imagination entraînant l’incapacité à concevoir un monde différent, on pourrait multiplier les ex. à l’infini pour caractériser l’homme néo-libéral. Tout cela est la conséquence directe d’une addiction généralisée à un hédonisme vulgaire, à la consommation et aux divertissements de masse, conduisant à la recherche exclusive et toujours renouvelée d’un plaisir immédiat, privé de sens.

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Incapacité à concevoir

un monde différent…

 

• 2 – La domestication génère la totale dépendance. Ainsi de nombreux animaux seraient incapables de survivre sans les soins de leurs maîtres humains: un oiseau qui ne connaît que sa cage ne peut s’adapter au monde extérieur. Il en est de même pour la multitude. L’homme du XXIè s. se pense libre, maître de son destin, alors qu’il n’a jamais été + dépendant. Dépendant de toute une infrastructure qui assure sa vie de tous les jours:corrige-complet-sujet-bac-philo-serions- réseaux énergétiques, de transports, de communications, d’alimentation, de loisirs, système de santé qui tout au long de son existence lui fournira les béquilles techniques lui permettant de réparer son corps, de soulager artificiellement un psychisme égaré par la vacuité de son existence. Sur tous ces systèmes, personne n’a plus de prise, bien peu nombreux sont ceux qui sont capables d’appréhender les techniques utilisées, mais personne ne souhaite s’en passer. Ils tissent une cage bien + infranchissable que celle de l’oiseau, un réel univers carcéral, d’autant + efficace qu’il n’est pas perçu comme tel. La coercition n’est + vraiment nécessaire, elle n’intervient qu’à la marge, en dernier recours vis à vis de quelques “inadaptés” [réfractaires donc].

 

L’homme du XXIème siècle

tisse sa cage…

 

• 3 – La domestication est irréversible et ne peut s’interrompre que par la disparition du maître, mais le “sevrage” peut alors s’avérer terrible. Nous pouvons difficilement nous faire une idée de ce à quoi pourrait ressemblerVirilio.jpg un effondrement général du système à l’échelle planétaire, cet “accident global” évoqué par le philosophe des catastrophes Paul Virilio[5]: troubles sociaux gigantesques, des systèmes de contrôle à la dérive qui rendraient les centrales nucléaires de + en + dangereuses, l’eau impropre à la consommation, disparition de la médecine, réduction drastique de l’espérance de vie[6] … La conscience d’une telle catastrophe est bien propre à encourager le statu quo. Comme le souligne Bertrand Méheust

"C’est là le signe le + certain de l’aptitude du capitalisme à créer de l’irréversible que même ses adversaires les + décidés ne peuvent + sans frémir souhaiter son effondrement"[7].


[1]Bertrand Méheust a notamment publié: La politique de l’oxymore – Comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde en 2009, et La nostalgie de l’Occupation – Peut-on encore se rebeller contre les nouvelles formes d’asservissement? en 2012 éd. La découverte

 [2]La possibilité d’une île p. 36 – Le livre de poche 2005

[3]Pour + de détails sur la notion de “domestication” voir La nostalgie de l’Occupation §10

[4]Cornélius Castoriadis: La montée de l’insignifiance 1996 – Ed. du Seuil

[5]L’accident originel, Paul Virilio – Ed. Galilée 2005

[6]Suivant une récente étude de l’Institut Nationale des Etudes Démographiques, l’Espérance de Vie Sans Incapacité (EVSI), chiffre rarement publié, baisse en France dep. 2008: de 62,7 à 61,9ans pr les hommes, et de 64,6 à 63,5ans pr les femmes. Après la baisse de l’espérance de vie aux États n-is en 2010 (15 jours) pr la 1ère X dep. 1945, est-ce le début d’une tendance lourde?

[7]La nostalgie de l’Occupation p.71


La conscience d’une catastrophe

qui encourage le statu quo…

 

Pourtant nous savons que notre société d’hyper consommation est sans issue, moralement et au point de vue écologique. Moralement car elle n’est pas généralisable et elle condamne l’immense majorité de “nos frères humains” à la misère. Et par ailleurs, nous allons immanquablement butter sur le “mur écologique” (réchauffement climatique, pollutions généralisées, perte de l’indispensable bio-diversité…) d’ici à quelques décennies. Nous ne disposons donc que de très peu de temps, alors que l’énergie qu’il faudrait déployer pour réorienter l’idéologie mondialisée est proprement colossale, inimaginable…

Il ne faut donc pas se bercer d’illusions,

une transformation sociale de grande ampleur est improbable

dans l’immédiat.http://www.les-crises.fr/images/0010-pdg/dessins/dessin-pdg-8.jpg

Tout au + pouvons-nous espérer grappiller quelques avancées positives à la faveur des processus électoraux, retarder quelques échéances dans le cadre de résistances ponctuelles, cela n’étant pas à dédaigner, mais nullement à la hauteur des enjeux.

Certains se tournent alors vers une fuite en avant techno-scientifique, en imaginant des “post-humains” totalement déconnectés de leurs racines naturelles, survivant parmi des artefacts technologiques suivant le principe de ces cultures et de ces élevages industriels hors-sol dont les produits fades et toxiques dominent le marché de l’agroalimentaire… Mais cette fuite incontrôlée au-delà de l’humain, à supposer qu’elle soit possible, ne conduit fort probablement qu’à des impasses monstrueuses et grotesques[8].

[8]Sur ce thème, lire Les particules élémentaires -1998 et La possibilité d’une île -2005 de Michel Houellebecq. Ces 2 ouvrages, considérés à tort comme sulfureux, se situent en fait dans la continuité du Meilleur des Mondes d’Huxley

• Une porte de sortie ?

 

Pourtant, en dépit du fait que la raison la + élémentaire semble avoir déserté notre espèce, une porte de sortie vers le haut existe peut-être; elle est étroite, très étroite, mais on peut l’imaginer. Cela dit, il faut s’habituer dès aujourd’hui à l’idée que rien ne sera facile, et le moment semble venu de paraphraser Winston Churchill qui, en 1940, faisait entrevoir à ses concitoyens la possibilité de la victoire, mais promettait aussi "du sang et des larmes" ce qui, en l’occurrence, ne sera que la conséquence de notre inertie actuelle.

Les chercheurs semblent converger sur l’estimation que la catastrophe écologique commencera à devenir réellement insupportable autour des années 2030. C’est tout particulièrement le cas du GIEC (Groupe International d’Experts sur le Climat) qui estime que si rien n’est fait (ce qui est le + probable), les conséquences du réchauffement climatique seront évidentes pour tous autour de cette période:

- montée des eaux des océans entraînant la submersion de larges portions des terres habitées,

- multiplication de tempêtes extrêmement violentes perturbant gravement l’agriculture, les transports aériens et maritimes…

Ces désordres d’une gravité sans précédent entraîneront vraisemblablement un délitement général de la société mondialisée, une dislocation des processus de domination: la multitude domestiquée verra alors s’entr’ouvrir les portes de la cage. Mais livrée à elle-même, non préparée, l’humanité sombrerait probablement dans le chaos. Il nous reste donc une petite vingtaine d’années pour tenter de tirer profit de l’inéluctable.

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Comment procéder? —Peut-être en s’inspirant des processus de reproduction du règne végétal. Beaucoup de plantes se reproduisent par la germination de graines. Ces dernières sont disséminées en quantités considérables, principalement par les vents, par le déplacement des animaux et des êtres humains. Sur les centaines, sur les milliers de graines produites, une certaine quantité parviendra à germer, à se développer; certaines attendront plusieurs dizaines d’années avant de rencontrer des conditions favorables. Les + conscients et les + responsables d’entre nous doivent donc se transformer en semeurs, en diffuseurs d’idées et de projets. L’éventail est large:

- actions d’éducation populaire,

- organisation de coopératives, de monnaies parallèles,

- d’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne),

- occupation de logement vides pour abriter les sans-abri…

Chacun agissant en fonction de ses compétences, de ses moyens, de ses goûts… Nous sommes interdits, réprimés ici ou là? Peu importe on arrête et on recommence ailleurs…

v chambre forte mondiale de graines du svalbard: le grenier de l'apocalypse v

écologie urgentiste et survivaliste

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Se transformer en semeurs d’idées…

 

Le but est de multiplier les expériences, de nous former à l’approfondissement des processus démocratiques, de réapprendre la véritable autonomie, de se préparer à faire face à la catastrophe annoncée, d’être capables de prendre la relève. arton10607-0d1ad.jpgIl nous faut ainsi étendre petit à petit, presque subrepticement, notre influence auprès de ceux qui ont su résister à la domestication, réaliser un véritable travail de sape, en évitant, pour l’instant, toute confrontation trop brutale et trop directe avec le système dominant, confrontation dont nous ne pourrions que sortir vaincus et affaiblis.

Le meilleur ex. de ce type de démarche que l’on puisse trouver est sans aucun doute le jeune mouvement des “Villes en transition”, créé en 2006 au Royaume-Uni par l’universitaire v Rob Hopkins[9]. Les initiatives de transition (à ce jour 400 initiatives officielles recensées dans une vingtaine de pays, mais seulement 3 en France, et réunies dans un réseau internet le “Transition Network”) reprennent largement les expériences énumérées ci-dessus, souvent DSC_0113-385x250.jpgavec l’appui de municipalités sympathisantes. Mais s’y ajoute un élément décisif: l’importance donnée à la préparation psychologique aux temps difficiles qui se profilent, et aux luttes qu’il faudra alors mener. Philosophes, sociologues, psychologues sont régulièrement convoqués pour des réunions publiques au cours desquelles sont développés les principes de la résilience, càd la capacité à surmonter, à réagir, à conserver sa raison et son humanité dans des situations de chaos, et ceci est d’une importance capitale.camille-daum-lobko.jpg

Transportons-nous maintenant dans les années 2030 et écoutons Charlotte Astier et Camille Daum-Lobko >, 2 responsables de la transition au Canada, cités par Rob Hopkins:

"Au moment où les chocs que nous promettent le système économique globalisé, le pic pétrolier et les changements climatiques, pour n’évoquer qu’eux, entraîneront la faillite de la civilisation actuelle, la transition atteindra un point crucial. Dans ce contexte de débâcle, les “transitionneurs” deviendront des ressources essentielles pour leur communauté et auront un rôle décisif à jouer dans les transformations sociales et politiques à l’échelle mondiale. L’affrontement direct avec le système en place deviendra alors inévitable. Durant cette époque charnière et chaotique, le mouvement de Transition devra prendre le dessus pour s’ériger comme nouveau modèle de société viable. En attendant il faut agir ici et maintenant"[10].

devenez-le-changement-que-vous-voulez-vo

Il faut bien "mettre les points sur les i", l’affrontement dont il est question n’aura que peu de choses à voir avec les "manifestations festives et conviviales" auxquelles nous sommes régulièrement conviés. D’une part, le système capitaliste, bien qu’affaibli, fera tout pour "persévérer dans son être" et les oligarques ne renonceront jamais de bon gré à leurs privilèges. D’autre part, le mouvement social devra aussi lutter contre les forces du chaos qui, dans une société malade comme la nôtre, pourraient prendre des aspects terrifiants. Le recours à des formes d’actions violentes nous sera fort probablement imposé, bien qu’on ne puisse aujourd’hui en mesurer l’ampleur.

220px-Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Lordon.JPGNous ne pouvons que difficilement nous faire une idée de ce que pourra être une telle révolution mondialisée, car notre histoire n’a jamais connu des événements aussi considérables. Tout ce que l’on peut dire c’est que, comme le pense le sociologue et économiste < Frédéric Lordon, nous assisterons "au déchaînement de forces immenses" qui pourraient se dérouler sur une longue période, plusieurs dizaines d’années au moins[11] ….

Notons au passage le bel héritage que notre lâcheté présente laisse aux enfants qui naissent aujourd’hui…icon_rolleyes.gif


[9]Pour + de détails sur le mouvement des Villes en transition lire la traduction française de l’ouvrage de Rob Hopkins Manuel de transition  Ed. Ecosociété (2010). Cet ouvrage étant difficile à se procurer, on peut consulter sur internet villesentransition.net qui fournit aussi des liens avec les sites en anglais.Voir aussi B. Blavette L’heure de déserter  GR 1107 – Mars 2011

[10]Manuel de transition p. 179

http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/image/2010/11/wiki.gif 

Avant le déchaînement,

et des années de violences…

 

Pour résister au milieu de ce maelström, pour conserver notre humanité, il nous faudra, bien sûr, des convictions fortes, mais aussi une éthique rigoureuse et certains philosophes en appellent à un retour du “sacré”.

 

Notamment Jean Pierre Dupuy La marque du sacré Ed. Flammarion / Champs-Essais (2010), Bertrand Méheust La nostalgie de l’Occupation p. 125 à 165.

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Que le lecteur se rassure, il ne s’agit pas de fonder on ne sait quelle nouvelle secte, mais bien plutôt de souligner que “le sacré” va bien au-delà de la stricte notion religieuse et contribue fortement à structurer une vie humaine. Le “sacré”, c’est ce qui permet à l’être humain de se transcender, de participer à l’harmonie de l’univers à travers des valeurs de justice, de démocratie et de respect de l’altérité. Le “sacré”, par l’immense respect du Vivant qu’il implique, donne un sens et une grande puissance à l’indispensable démarche écologique[12]. Au Barres & décos diverses ...niveau individuel, le sacré réenchante nos vies: le simple acte de se nourrir peut ainsi atteindre un grand raffinement, l’acte sexuel de reproduction devient un échange intense entre 2 êtres, le “sacré”, c’est ce qui fait monter en nous cette émotion profonde à l’écoute d’un Nocturne de Chopin… Cette vie mérite alors que l’on se batte pour elle, que l’on prenne des risques pour la défendre et la transmettre à notre descendance. Au niveau collectif c’est le “sacré” qui permit, à la bataille de Valmy, à une troupe de gueux, de mettre en déroute l’armée coalisée des + puissants monarques d’Europe, c’est le “sacré”, qui était au côté de ces communards qui défendirent la barricade jusqu’au bout, sans se rendre, c’est le “sacré”, qui incita des personnes ordinaires à se dresser contre la barbarie nazie… Ainsi selon B.Méheust, Emile Durkheim, le fondateur de la sociologie, considérait le sacré "comme une source de puissance dans laquelle les sociétés peuvent puiser pour se maintenir, se transformer et transformer le monde"[13]. Il revient donc à chacun d’entre nous de restaurer ce contact perdu avec la grande harmonie de l’univers, de la diffuser autour de nous. Elle seule peut donner réellement un sens à la lutte qui s’annonce et, peut-être, permettre ainsi à notre espèce d’effectuer ce "saut qualitatif" au niveau individuel et collectif sans lequel rien ne sera possible.amc3a9rique-chrc3a9tienne.jpg%3Fw%3D490

Quel sera en définitive le destin de notre espèce? On ne peut pas, bien sûr, répondre à cette question, mais ce qu’on peut remarquer c’est l’étrange caractère prophétique des 1ères paroles de l’Internationale, "la lutte finale". Car, pour le coup, c’est bien de cela qu’il s’agit: si nous échouons, l’humanité s’enfoncera fort probablement à jamais dans une longue agonie crépusculaire; au contraire, si notre volonté et notre courage restaurés nous permettent de triompher de l’épreuve, nous verrons les portes de l’avenir s’ouvrir largement devant nous.

 

Donner un sens à la lutte finale…


B. BLAVETTE, GR, juin 2012

 

[11]Voir le long interview accordé par Frédéric Lordon à La revue des livres – Janv/ fév2012

[12]C’est ainsi que la dernière livraison d’Entropia, la revue théorique de la Décroissance, s’interroge sur la relation entre “le sacré”, l’écologie et la Décroissance – Entropia n°11 :  Le sacré, une constante anthropologique? Automne 2011

[13]La nostalgie de l’occupation p.133

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proposé par mamadomi

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commentaires

mamalilou 26/09/2012 02:00

-->> c'est avec grand plaisir que je t'y accueille, merci à toi pour tes partages toujours bien inspirés sur ton blog aussi
doux bisous et très bon mercredi à toi

gazou 24/09/2012 10:27

Que de sujets de réflexion très intéressants sur ton blog, j'y reviendrai...Merci!

Ari Amy 24/09/2012 02:51

Chère Mamawhatever,

Ta réponse ressemble à du sophisme : tu me renvoies la balle tout simplement. Pour ta gouverne, je ne propose rien justement, ce qui est ton équivalent. Je ne me sens aucun talent pour officier une
direction à suivre et ne me sens pas le génie de proposer un nouvel "World order". Je trouve le capitalisme bourré de défauts, mais encore le meilleur système pour permettre (à certains) de trouver
une certaine liberté ; ce qui est loin des possibilités de tous les autres systèmes essayés auparavant et à des kilomètres du cul-de-sac des intégristes. Je suis pour la libre entreprise à tous les
niveaux.

Maintenant, je te renvoie la question qui te fut posée en tout premier : toi, tu as quelque chose à proposer ou tu ne fais que te plaindre sur ce qui te manque ?

Amicalement.

mamalilou 24/09/2012 04:09



olé!


là c'est toi qui fais du renvoi de balle, mais on reviendra, ne t'inquiète pas, sur la question que tu laisses en suspens. 


je pratique la contre-manipulation linguistique, ceci est un décodage qui peut t'être utile au vu de ce que tu me réponds. C'est à dire que je vais, au lieu de l'habitude
qu'auront certains de spontanément s'attacher à la forme pour obéir au caractère pressant des requêtes, au ton péremptoire des assertions, à l'absence de nuances, à la provocation,


je vais donc systématiquement reformuler correctement et recentrer sur la part de vrai que j'y décèle,


- partout où, consciemment ou pas, sera posée une assertion qui mériterait d'être étayée,


- où sera posée une question comportant des éléments limitatifs par leur jugement ou une forme de provocation qui sous tend qu'aucune réponse n'aura la faveur d'une écoute dans
le respect de l'altérité


- ou encore là où est émise une provocation qui rend la question qui suit impérieuse tout en hypothéquant l'intérêt honnête qui pourrait y être portée...


 


d'abord, qu'appelles-tu "renvoi de balle" toi?  il est important que tu précises, afin que je comprenne ce qui te déçoit, quelle était ton attente dans ta formulation, qui n'avait rien
d'anodin.


j'ai pourtant répondu en reprenant tes questionnements points par point, et je ne bâcle pas la réponse à ta dernière question, dont tu te doutes qu'il n'existe aucune réponse qui se résumerait en
une tentative inepte sur un si vaste sujet;


réponse que je te fais en t'invitant au survol ou à la lecture picorée de ce qui est déjà largement proposé sur ce blog, et qui sera amplement plus satisfaisante.


Il est inutile que tu reposes en boucle une question dont une réponse courte ne peut que t'insatisfaire et dont tu n'aurais par ailleurs pas le temps de lire une réponse longue. Et il serait donc
manipulateur de laisser penser que cette invitation que je te réitère se résume à un "renvoi de balle" là où elle contre ta facile réitération de question (hem)


 


en outre, comme cela est possible et fréquent dans tout échange, je me permets d'en attendre autant de toi; en saisissant ton apparent intérêt pour le sujet pour te demander plus en profondeur
comment tu peux te projeter toi en conjectures et utopies constructives et positives pour l'avenir du grand collectif sur l'écoumène Terre.


en quoi est-ce un renvoi de balle au sens décevant que tu sembles y entendre?


 


bon ok, on peut jouer en fond de court... ça marche...


lâchons tout espoir de concision, de course contre la montre et autres marques d'adaptation sociétale (extra lol)


je vais consacrer un peu plus de temps à ma réponse... (mais bon, on dira que l'invitation était maladroite, mais je sais lire entre les lignes)


c'est en premier lieu extrêmement risible, on ne va pas faire semblant avec ça, je ris. c'est une nature, j'en conviens.


...mais au fond c'est surtout très ambivalent et manifestement contrarié (ou bien?)


je tiens à préciser d'abord que le sophisme n'est pas un tabou.


le fait que tu évoques même le terme de sophisme (propos fallacieux, donc), témoigne de l'intérêt que tu portes au sens des débats, càd à ce qui est vrai et constructif et non à ce qui consiste à
"convaincre" ou "séduire" ou "couper court"... mais aussi "prendre l'ascendant sur le dialogue"... et sur ce dernier point, il te faudra prendre garde ... c'est le plus tentant, d'autant plus
sûrement si l'on est rompu à la pratique de la contre-manipulation... j'en sais quelque chose. Le caractère manipulateur d'un sophisme résidant dans les retombées personnelles de son
usage...


son usage donc mérite d'être étudié de près, c'est l'intention qui peut en faire un instrument diabolique... ah oui, je pèse mes mots, diabolique


et nos politiciens en savent quelque chose.


 


car, il faut le rappeler, le sophisme peut avoir une visée manipulatrice qui ne soit pas de l'intérêt de l'interlocuteur ou du collectif (gagner du temps, vouloir le bien sans rentrer dans le
détail par urgence médicale, stratégique, éducative, administrative, etc)...


est-ce le cas chez toi? (puis-je me permettre de poser la question?)


l'usage que tu en fais dans ce 2ème billet semble surtout fait pour t'affirmer et prendre l'ascendant sur le dialogue, ce que tu ne réussiras pas avec moi. (hahaha... yen a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes... avec leur égo... et peut-être un peu du mien aussi... j'avoue volontiers)


pardon, je reprends mon sérieux...


je préfère mettre cartes sur table, je suis une pourfendeuse de sophistes invétérés, et en tout état de cause, de sophismes abusifs (sans pour autant dédaigner totalement leur
usage, soyons honnête, c'est parfois très très drôle ou absolument nécessaire), et n'en fais usage que par miroir contre-manipulateur pour débouter ceux que l'on tente de m'imposer...ou pour me
marrer, convenons-en donc.


pourquoi?


parce qu'ils sont l'ennemi de la réflexion commune, de la transmission d'information, de la vérité, de l'utilité et de la bienveillance, en résumé, de la paix.


la manipulation réside déjà dans la volonté plus ou moins consciente de préserver l'estime de soi dans l'identification qu'on a la fâcheuse tendance à faire entre le propos et celui qui le
porte... c'est ainsi que chacun prendra facilement la mouche, selon ce que l'autre attend de lui, ce qu'il suspecte, ressent, interprète etc... et se dédouanera de sa sensibilité par ce type de
pirouettes... ok, mais ça fait pas avancer la conversation tout ça...!!!


 


le sophisme est un propos fallacieux à visée manipulatoire, oui...


tout comme n'importe quelle tournure rhétorique ou fausse invitation à répondre du genre "et toi, tu proposes quoi" après un appel moralisateur sous forme de pétition de principe...
dont l'application (qui se pose apparemment en résumé de texte) comme la causalité sont pure fantaisie: [je cite] "le grand retour à la terre et l'esclavage qui va avec"... (j'ai détaillé pourquoi)


on ne va pas se mentir, cette proposition suivie de "à te lire on se demande" et l'utilisation du terme "prêcher" sont hautement significatives d'intention provocatrice
délibérée... (me diras-tu le contraire?)    


et puis il y a la rhétorique dans la nudité de la proposition "nous nous sommes libérés de l'isolement pour vivre en société" qui laisse nettement à penser que c'est ce que je
"prêche"/ "prône" dans une certitude qui plus est de lien entre "liberté" et "société" et une opposition entre "liberté" et "isolement"...


 


non, tu abuses ; ici le sophisme, tu l'as initié dans un large panel en très peu de lignes, il ne sert à rien de le
nier, à moins que tu ne t'en sois pas aperçu ce qui est possible...


 


et avec un rien d'humour, ma réponse sur cette rhétorique choisie par toi, pourtant, semble te heurter... mais pourquoi? (une option: identification à ce que tu écris, si on rétorque c'est qu'on
te remet en cause... c'est souvent la cause de l'emploi sophiste qui se protège en le dénonçant en face...)


alors, explique-moi donc comment (tournure en retour de balle) tu opposes catégoriquement liberté et isolement ? (la question n'est pas là que pour le renvoi de balle non plus, ne
t'y trompe pas)


comment tu assimiles la socialisation à la liberté d'ailleurs aussi... vraiment, ça me laisse perplexe, je demande à comprendre.


 


du reste je remets en contexte: notre réseautage d'aujourd'hui renvoie cette assertion au placard des vieux poncifs éculés... nous pouvons tout à la fois être physiquement isolés, nous déplacer
avec facilité par tous moyens à notre convenance, communiquer absolument d'où qu'on se situe sur la planète, y compris en visuel et à toute heure!!! si ça c'est pas de la liberté et de la
socialisation dans le respect de la possibilité d'être isolé une partie de son temps!!!


 


maintenant ton nouveau commentaire:


"pour ta gouverne" c'est quoi ça? c'est pas du sophisme...,c'est du positionnement supérieur!


ma zette, c'est pas engageant... j'imagine que j'ai réveillé un truc par ma réponse que tu as pris pour autre chose que ce qu'elle était... je ne me l'explique pas autrement...


bon je me relis, pour voir où j'ai merdouillé... pour mériter cette inélégance...


je ne vois pas... il manquait peut-être un "" ou un "" après le "non mais" du faux dialogue posé en aparté.... mais à part ça, je t'invitais juste à réellement et non sophistement justement répondre à ce billet, puisque de toute
évidence, contrairement à d'autres tu en auras eu une lecture plus circonspecte et ton pragmatisme pessimiste l'aura emporté sur l'optimisme soucieux qu'il présente...


 


accessoirement, les commentaires se bornent souvent à un "renvoi de balle" libre à toi d'engager le débat, ce que tu ne fis pas, tu t'es contenté en premier com de renvoyer la balle par des
assertions sans fondements, et des causalités fantaisistes... c'était ton choix je le rappelle, moi, je fais avec ce que tu me donnes... et c'était pas trop mal réussi, si je peux
m'autosatisfaire risiblement (histoire de donner le bâton)


 


j'entends bien l'humilité dans ton entrée "je ne me sens aucun talent pour"... 


mais on n'en demande pas tant, on peu proposer en toute simplicité, et même en "profanes de l'économie" puisque rappelons-le, elle n'est que du concept, de l'utopie d'hier, par d'autre s, des
initiateurs, alors initions autre chose, c'est encore possible avec tout notre bon sens et notre intelligence qui ne peut en aucun cas être inférieure collectivement à ce qu'elle était il y a
deux siècles (!)...


ou si on s'en tient à ton aquabonisme humble et timoré, à ce compte-là on ne dit plus rien et on laisse faire "whatsoever"...


j'entends enfin ton "avis" quand tu entres dans le pessismiste cynique et qui s'essaie à une illusoire joie par défaut dans le "capitalisme bourré de défauts, mais encore le meilleur
système...".. koikoikoi? le capitalisme d'entreprise, je veux bien, mais pas étendu à tout le vivant. il régit
chacun de nos gestes y compris notre santé et notre organisation sociale, là moi je dis stop, pas d'accord, moi voir les saloperies que ça amène, et c'est dûment constaté... (je t'épargne la
fastidieuse liste non-exhaustive pourtant de ce qui est déjà avéré... avant même le catastrophisme éclairé et nécessaire)


 


c'est encore une assertion qui mérite qu'on s'y penche, et je le fais tous les jours... alors si tu avais le temps, je pourrais te détailler les raisons pour lesquelles ce blog est là... parmi
lesquelles justement aussi pour accueillir les convaincus que le capitalisme est un moindre mal


graaaaaaaaaaaaaaaave erreur, laxiste, soumise, docile, aveugle, conditionnée, et surtout, terriblement découragée... allons, quelle abdication!! (je charrie sévère...)


 


tout est dit dans cette odieux compromis "le meilleur système pour permettre à certains de trouver une certaine liberté"


mon dieu que c'est laid! quelle horreur dans cette évidence!!! tu tolères ça ? non j'imagine bien...


mais tu le dis pourtant clairement... que penser donc? de ce message à double entrée... comment réaliser l'exploit d'être à la fois conscient de l'horreur et certain de ne pouvoir mieux faire (ou
moins pire) tout en exigeant d'être respecté dans son intelligence et son discernement à penser que toute plainte ou formulation d'une utopie serait idiote?!!


 


"à certains" "une certaine liberté" : l'esclave du monde moderne content de son lit douillet après une journée de labeur dont il peine à récolter quelque fruit? en se
réconfortant de ce que c'est pire pour d'autres: bouh les vilains paresseux qui sont assistés? bouh les pauvres qui l'ont bien mérité à manquer d'ambition... et pourtant sans ceux qui sont
laissés pour compte pas de cette fameuse "certaine liberté pour certains"... une petite portion de gens... bien sûr...


 


je ne te lance pas la pierre, je mets juste en évidence ce que Nous, toi, moi, au fond, chacun, et pas "certains" ressentons... toujours heureux par défaut que le couperet tombe à côté, à serrer
les fesses pour s'en sortir "le moins mal possible" dans ce merveilleux système


faute du courage et du "talent" génial de produire une autre utopie, et surtout de la faire passer malgré les oligarques qui tiennent le capitalisme bien en main... "on peut rêver" semblent-ils
nous dire... et tant que nous disons "enfin, ne rêvons pas, nous sommes ridicules", ils continuent, ils se marrent


et pensent "qu'est-ce qu'ils sont cons" (tu trouveras la chanson de Carmen Maria Vega sur le net et tu m'en diras des nouvelles... elle doit encore être sur la deuxième page après la page
d'accueil de caplibre d'ailleurs)


 


enfin pourquoi parler seulement des "possibilités des autres systèmes essayés avant"?


d'abord c'est erroné, je te le dis tout de go, certains systèmes étaient bons, mais ils ont été par la violence éradiqués et remplacés par le capitalisme, lors des invasions, croisades,
occupations, colonisations, et autres coups de force ...


ensuite si le capitalisme a eu ses heures de gloire (avant l'ère de la communication!) c'est par sa quasi universalité et surtout parce que son secret c'est justement l'opposition, la pauvreté et
la guerre... qui maintiennent tout à la fois l'industrie lourde, les laboratoires et le commerce de la drogue et des corps, qui vont faire la croissance et la consommation, et la peur qui permet
de manipuler les peuples.


 


maintenant, tu as intelligemment posé d'entrée le "je ne me sens pas le talent" (misérabilisme aquaboniste) qui te dispense de poser un "système" pour aujourd'hui et demain,
préférant regarder le passé... et se limiter à celui-ci pour accepter celui-là...


je me vois contrainte de constater que ce n'est, de mémoire humaine, pas cohérent, ni logique, ni "libre", ni "social", ni un "progrès", ni un signe d'adaptation ou d'évolution, c'est à mon sens
le contraire du pragmatisme, le contraire même, -ô paradoxe- de l'ambition, fer de lance du capitalisme...


 


tu parles aussi des intégristes... de tous crins j'imagine... mais que dire de l'intégrisme économiste? qui justement aboutit à ce que personne "ne se sente le talent de" remettre en cause le
système?


tu parles d'une liberté!!!? toute mesure faisant peur à la bourse est immédiatement taxée d'hérésie... c'est fin, jte jure... qu'est-ce qu'on se fait couillonner avec ça!


 


pour la conclusion trépignante de provocation, je te renvoie à la lecture pourtant très claire de ma précédente réponse que tu fais mine de n'avoir pas comprise


il y a plus de 200 articles dans la rubrique "cap vers de nouveaux horizons" que tu trouveras en module de colonne à gauche... mais pas que là... oh bien sûr ce ne sont pas "mes mots" que je
réserve humblement pour mes commentaires et réponses... trouvant beaucoup de talent dans les propositions de ceux que je présente sur ce blog, tel que Pierre Rabhi, feu André Gorz ou encore Marie
Martin-Pécheux, Frédéric Lordon, Odon Vallet, Michel Onfray, Bruno Ribant, etc.. etc.. etc... dans le registre bioéconomie, économie distributive... par ex...


et aussi dans le module "blogochasse aux trésors" en page d'accueil toujours en colonne à gauche... de nombreux liens


 


alors par respect pour ton choix de registre et de rhétorique, et pour ne pas frustrer ta provocation, je te renvoie la balle:


"et toi, à part fallacieusement prétendre que je me plains là où justement j'invite à voir la réalité sous un autre prisme que celui du capitalisme, sans pour autant prémâcher présomptueusement
des solutions univoques, hein, à part ça, tu dis quoi? tu proposes quoi?


à part regarder le passé pour apprendre à se satisfaire du pitoyable présent sans se plaindre, en docile esclave, non de l'isolement mais du capitalisme pleinement assumé dans sa perversité et
ses externalités négatives pour 95% des humains, pour ne parler que d'eux?"


 


héhé... ah c'est sûr, ça pète de goguenardise infatuée... mais c'est ce que tu risques à jouer sur le registre sophiste (que tu as l'aplomb de me reprocher en retour, c'est pourtant donnant
donnant, j'ai pratiqué en cela une règle essentielle de la PNL!) et encore moins jongler entre misérabilisation et provocation gratuite..."tu me renvoies la balle/pour ta gouverne",
"je n'ai aucun talent pour faire mieux et je trouve que c'est la meilleure solution/ que proposes tu à part te plaindre" 


 tu m'avoueras, tu te mouches pas du coude quand tu es froissé toi...!!


ben oui, je suis joueuse...


 


trève de plaisanterie, la réalité ici, je la vois bien, c'est ce désarroi... ce n'est pas la première fois que je lis cette douloureuse ambivalence... tu oscilles entre être désarmé à faire
mieux, satisfaits de t'en sortir, t'autopersuader que c'était pire avant, ou que c'est pire ailleurs, pour pas se casser la tête...-ça se défend, mais tu ne le fais pas-


...et garder l'estime de soi... histoire de pas en plus s'emmerder à réfléchir à faire autrement, c'est déjà assez  difficile de tirer son épingle du jeu,


...le tout dans la soi-disant libre entreprise (ptdr... va falloir que tu me détailles ça aussi, si tu veux que ça passe... c'est pour moi une belle entourloupe ... toujours pareil "pour
certains", dans les "milieux autorisés" disait notre "pote")


 


amicalement, et sans lâcher le morceau!!! 


...tinkièt reste encore des balles...



mamalilou 24/09/2012 02:27

-->> fraternellement et fidèlement
avec tout l'amour que nous sommes!

Satine 23/09/2012 12:27

Ne jamais perdre espoir et se battre ensemble, unis, fraternellement.