Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bienvenue!

  • : caplibre
  • caplibre
  • : lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
  • Contact

T'entends quoi?

http://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gifhttp://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gifhttp://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175

Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

http://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175

Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

HOME
...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
la demande d'adhésion n'aboutit pas à cause
du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
"un ETAT observateur
'non-membre' de l'ONU"


alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

lexique pour les achats de poisson

dossier Red Bull, chez terre et mer
(plusieurs liens) ne pas consommer

Champs électromagnetiques et santé -
les REM, rayonnements électromagnétiques

les limites de la liberté d'expression:
incitations sans équivoques...
attention Printemps de Bourges en observation

HADOPI,
ses sanctions son vote aléatoire
pédagogie, pourquoi craindre Hadopi
sitôt votée, sitôt contournée, *ICI*
héhé...
riposte graduée censurée

les bibliothèques numériques sur Internet

Les 10 multinationales les + dangereuses
ICI

tout OGM = dépendance,...
moratoires nationaux et mobilisation

fruits et légumes de saison
chez Pol  merci 

scandale écologique de la fraise espagnole
chez
 Béa K

Où Qu'il Est, L'article?

Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

http://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gifhttp://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gifhttp://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175

Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gif

l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

 http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gif

de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gif

lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

******************************************************************************

L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

******************************************************************************

Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 05:25

4a02a720.png

Comme toujours, et surtout lorsqu’il relaie une joute politicienne, le tapage médiatique, sous couvert de liberté d’information, est l’envers d’un débat serein, démocratique, qui permettrait de mieux appréhender un sujet important. Il en est ainsi de la controverse née du projet de loi visant à étendre aux couples homosexuels l’institution du mariage.

Guy Evrard tente ici d’y repérer néanmoins les éléments de réflexion que la GR ne saurait ignorer dans sa contribution à la lutte pour l’émancipation humaine.

Barres

Le dimanche 20 janvier, je suis revenu de la manifestation Pour l’égalité des droits, l’esprit tranquille, comme rassuré par le retour du printemps. Nous avions fait cause commune avec une foule disparate qui défilait bon enfant avec la satisfaction lisible sur les visages de vaincre ensemble un poison de discorde, simplement avec l’intelligence et la modestie qui font des jours heureux. Première étape pour chercher à mieux comprendre.

Quelque temps auparavant, nous avions reçu de Christiane Duc-Juvéneton le beau texte de Caroline Mécary et Daniel Borrillo, Mariage pour tous: la déception française. Avant de le publier (bientôt), il nous fallait mieux connaître un sujet difficile et qui n’est pas habituel dans les colonnes de la GR. Il s’inscrit pourtant dans l’histoire de l’émancipation humaine, à condition de ne pas être le prétexte à joutes politiciennes, même s’il appelle l’action politique. À condition aussi de ne pas oublier que la laïcité est une règle intangible de la vie commune dans notre république.

Essayons donc de puiser de nouvelles réflexions. En faisant d’emblée l’hypothèse, qui reste à vérifier, que l’objectif du gouvernement n’était pas de tendre un rideau de fumée au-dessus d’une crise sociale [1] qu’il ne peut résoudre sans la volonté de s’attaquer au capitalisme financier.

JPEG - 23.3 ko
a06ffad1.gifa06ffad1.gif
Procréation et filiation
a06ffad1.gifa06ffad1.gif

 

Pour faire un enfant, il faut toujours la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovocyte, si on laisse de côté ici le clonage artificiel reproductif (voir encadré 1). Pour faire grandir cet enfant, au-delà de satisfaire ses besoins vitaux, il faut l’apport d’une culture. Aujourd’hui, l’évolution des sciences et des techniques permet la fécondation de l’ovocyte in vitro, càd en dehors du corps féminin, via une technique de procréation médicalement assistée (PMA). L’acquis culturel porté par les progrès de la médecine et de la biologie peut ainsi intervenir dès la conception d’un être humain, bien que l’évolution de l’embryon requiert toujours son implantation dans l’utérus de la femme. Ce n’est pas sans danger pour la liberté et le devenir des individus, comme l’imaginait Aldous Huxley dès 1931 dans Le meilleur des mondes. On voit en même temps qu’opposer nature et culture sur ces questions n’a plus guère de sens, tant la perméabilité entre les 2 est réelle, et qu’à ce stade de l’avancée humaine c’est aux hommes d’assumer leurs responsabilités, en sachant qu’on ne peut probablement pas contrarier indéfiniment et sans conséquence la nécessité du hasard [2].

Le sujet est donc éminemment politique autant que scientifique.

Cette perspective d’avoir à envisager peut-être de nouveaux choix de filiation, face aux différentes options de procréation, est certes source d’angoisse pour nos sociétés installées peu à peu, depuis la préhistoire, sur la base de cellules familiales constituées autour du couple homme-femme procréateur, + tard rigidifié par le lien du mariage sous la pression religieuse associée au pouvoir. L’archéologie, l’ethnologie et l’anthropologie nous révèlent cependant que les communautés humaines ont pu faire des choix différents, dans le temps et dans l’espace, selon leur mode de vie, afin de préserver leur cohésion. Voilà qui devrait nous permettre d’aborder le sujet + sereinement.

Encadré 1: Quelques définitions simples

 

Clonage artificiel reproductif: chez l’animal, reproduction asexuée, avec conservation du matériel génétique, à partir de noyaux de cellules différenciées, réintroduits dans des ovocytes préalablement énucléés. Un ovule ainsi "fécondé" se développera comme un embryon si on l’implante dans un utérus. L’expérience est interdite sur les humains.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clonag...

Ovocyte: c’est la cellule sexuelle femelle. Seuls quelques-uns évoluent en ovules, capables d’être fécondés, après maturation.

Gamète: cellule reproductrice mature, mâle ou femelle, dont le noyau ne contient qu’un seul chromosome de chaque paire et qui s’unit au gamète de sexe opposé (fécondation) pour donner naissance à un œuf (zygote). Les ovules et les spermatozoïdes constituent les gamètes.

Embryon: organisme en développement depuis la 1ère division de l’œuf fécondé et jusqu’à env. 2 mois chez l’être humain, lorsqu’il présente les caractères distinctifs de l’espèce.
Il devient alors fœtus, jusqu’au terme de la grossesse.

PMA: procréation médicalement assistée. Elle comprend 3 groupes de techniques: (1) Un suivi médical allant de la détection du moment de fécondité maximale à l’ovulation provoquée, précisant ainsi l’opportunité d’un rapport sexuel reproductif; (2) L’insémination artificielle, avec sperme frais (elle est alors pratiquée "à la maison"), "préparé" ou congelé, donneur connu ou don de sperme. Elle permet de pallier les cas d’infertilité ou de satisfaire le désir d’enfant sans rapport sexuel. On trouvera dans cette catégorie notamment des femmes célibataires, des couples lesbiens et des femmes porteuses du virus VIH; (3) La fécondation in vitro (FIV), qui consiste le + souvent à mettre en présence, "dans une éprouvette", des ovocytes préalablement prélevés dans les ovaires et le sperme "préparé", puis à "cultiver" les ovocytes fécondés pendant 2 à 6 jours, avant implantation de 2, voire 3 embryons dans l’utérus.

GPA: gestation pour autrui. Dans ce cas de PMA, la mère porteuse porte l’enfant d’un couple qui a fourni ses embryons. Elle ne transmet aucun matériel génétique puisqu’elle n’a pas apporté l’ovule. Elle prend seulement en charge le développement "in utero" de l’embryon, puis du fœtus, et remet l’enfant à la "mère génétique" ou "sociale" (en cas de don d’ovule) et au père après l’accouchement. Interdite en France, la GPA est autorisée dans d’autres pays, dans des cadres juridiques variés.
Procréation_médicalement_assistée sur Wikipédia

Jean Guilaine [3] reconnait qu’il est difficile de spéculer sur l’organisation de la famille néolithique en raison de la diversité des cultures reconnues.

"En devenant sédentaires et villageoises dans un espace donné, les populations ancrent leur identité dans la différence". Le rôle social important des épouses, chargées à la fois de l’agriculture, de la gestion de l’alimentation, des activités domestiques, de la garde de la progéniture et, bien sûr, leur fonction de génitrice dont dépend la pérennité de la famille ont pu laisser imaginer une organisation matrilocale de certaines communautés, dans lesquelles l’homme est la pièce rapportée, échangée, instable. Mais les nombreux ex. de domination masculine témoignent plutôt d’une organisation patrilocale, avec échange de femmes. L’interprétation de la structure des habitats est décisive, entre maisons à familles nucléaires, bâtisses + grandes à familles élargies et vastes baraquements communautaires.

JPEG - 9.2 ko

L’héritage de l’organisation sociale du temps des chasseurs a pu subsister également avec séparation entre maison des hommes et maison des femmes et la survivance possible d’une forme de polygamie. La durée de vie est courte à cette époque et le souci de la reproduction est omniprésent pour la survie de la communauté. L’exogamie, apparue chez les peuples chasseurs, a trouvé dans la sédentarisation des raisons de s’imposer. La notion de filiation répond probablement au même souci et l’on peut comprendre que différents modèles aient été mis en place au cours du néolithique pour organiser les liens de parenté et la transmission des biens.

 

Françoise Héritier [4] fut la principale disciple de Cl. Lévi-Strauss, auquel elle succéda au Collège de France. Engagée sur les questions contemporaines, elle explore notamment les revendications d’égalité et les nouvelles filiations. Militante pour la cause des femmes, spécialiste des questions de parenté et d’alliance, "elle déconstruit les relations entre masculin et féminin et éclaire l’actualité des débats liés à la répartition des sexes".

JPEG - 7.8 ko

Elle fut auditionnée par le rapporteur du projet de loi sur le mariage et l’adoption des couples de même sexe. Elle se dit favorable à élargir l’accès à la PMA. Son expérience d’anthropologue l’autorise en tout cas à développer ce point de vue que "Rien de ce qui nous paraît naturel n’est naturel".

^ Françoise Héritier nous explique que les 2 principaux butoirs pour la pensée sont 2 sexes apparents et le fait que les parents naissent inéluctablement avant les enfants. Du point de vue anthropologique, si on combine les positions sexuées respectives parents et enfants, en utilisant ces butoirs, il y a 6 combinaisons possibles de systèmes de filiation. 4 ont été réalisées par les sociétés humaines: unilinéaire (patri ou matrilinéaire), bilinéaire et cognatique (la nôtre). 2 sont peu probables: parallèle et croisée. (Voir les définitions dans l’encadré 2).

"Tout système idéel [qui se rapporte aux idées] de filiation échappe à une nécessité perçue comme naturelle".

En d’autres termes, tout système de filiation est inventé par l’homme, selon sa culture.

Encadré 2: Les différentes filiations

 

La filiation est la transmission de la parenté. Elle se rapporte autant aux liens de procréation qu’aux liens sociaux et culturels entre père, mère, fils et fille.

D’un point de vue anthropologique, on distingue :

Filiation unilinéaire. La + répandue, elle comprend:

1. La filiation patrilinéaire, dans laquelle l’homme a autorité sur la vie sociale, avec résidence patrilocale, càd que l’épouse quitte son foyer pour rejoindre celui de son mari;

2. La filiation matrilinéaire, dans laquelle le mari rejoint le foyer de son épouse. Il n’aura dans ce foyer qu’une autorité sociale sur ses enfants biologiques. L’autorité masculine sera exercée par le frère de sa femme, mais lui gardera autorité sur les enfants biologiques de sa propre sœur, qu’il considère comme les siens.

La filiation patrilinéaire était le principe dynastique de la Chine ancienne. On la trouvait dans la Grèce et la Rome antiques. On la trouve également dans le monde musulman.

Filiation bilinéaire. Elle est rare. Elle combine les 2 systèmes précédents. Par ex chez les Juifs, la parenté est patrilinéaire, bien que la judéité se transmette par les femmes.

Filiation bilatérale ou indifférenciée (dite cognatique). Moins répandue que la filiation unilinéaire. Contrairement à cette dernière, le sexe n’est ici pas déterminant. Un individu fait partie d’au moins 2 groupes de parenté, ceux de ses 2 parents, mais + généralement les groupes des quatre grands-parents. 
En 1949, on recensait 75 sociétés humaines de cette sorte, sur 250.

Du point de vue juridique, en France, on distingue la filiation biologique (qui ne sépare plus filiation légitime et filiation naturelle depuis 2006) et la filiation adoptive (qui distingue l’adoption plénière et l’adoption simple, la 2nde préservant les liens avec les parents biologiques). 
Les règles de la filiation biologique s’appliquent à l’enfant né par PMA. 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Filiation

Bien que la filiation unilinéaire soit la + répandue, notre filiation cognatique, dans laquelle un individu, quel que soit son sexe, fait partie d’au moins 2 groupes de parenté, ceux de ses parents, mais souvent aussi de 4 groupes, ceux des 4 grands-parents, nous paraît généralement logique, juste et source d’équilibre. C’est que, selon Françoise Héritier,

"Tant qu’un changement ne s’impose pas (...), un enfant ne connaît que sa culture, évidente pour lui".

Mais

"Le propre du genre humain n’est pas l’immobilisme. (...) L’humanité a toujours choisi le mouvement, l’innovation, voire la rupture, pour sa simple survie. Selon Lévi-Strauss, la 1ère grande rupture innovatrice (...) fut l’instauration de la prohibition de l’inceste (...) qui oblige les humains à sortir de l’entre-soi pour coopérer avec les autres par l’échange. (...) Les bases d’une société paisible et durable sont ainsi jetées".

Mais ce sont toujours les hommes qui échangent les femmes, et pas l’inverse. Ainsi, pour Françoise Héritier:

"Par la réflexion adaptée aux connaissances de leur époque, les Homo sapiens ont conçu un modèle hiérarchique social fondé sur une valence différentielle des sexes".

Alors, ce résumé probable de la pensée du chercheur doit au moins nous ébranler:

"Les femmes n’étaient que des corps utilisables par les hommes. Mais elles ne péchaient pas. Une loi divine les a rendues coupables. Il est temps de fonder notre réflexion sur la laïcité. Il n’y a rien de divin ou de naturel dans nos constructions mentales et sociales. La liberté créative et l’imagination de notre espèce sont niées par le dogmatisme, le fanatisme, l’ethnocentrisme, l’intolérance. Or nous sommes en train de participer sur le long cours (grâce à la possibilité de procréer hors du corps et à l’égalité des droits de l’individu) à une mutation aussi spectaculaire et productrice de sens que celle qu’engendra autrefois l’instauration de la nécessité exogamique et de la valence différentielle des sexes".

On peut évidemment se demander si la remise en cause générale de l’ordre capitaliste et réactionnaire n’est pas aujourd’hui fondamentalement + urgente que la mutation des modes de procréation et des choix de filiation. Mais on peut aussi considérer que l’une participe à l’autre. En tout cas, on doit au moins regretter que les questions économiques et sociales ne figurent pas dans l’énumération précédente des obstacles à l’épanouissement de l’intelligence humaine.icon_rolleyes.gif

 

a06ffad1.gifa06ffad1.gifa06ffad1.gif

Le(s) sens du mariage homosexuel

a06ffad1.gifa06ffad1.gifa06ffad1.gif

 

L’homosexualité, reconnue dès l’antiquité, existe probablement depuis la nuit des temps et dans toutes les civilisations. Elle est + ou moins tolérée, codifiée ou condamnée, y compris jusqu’à la peine de mort. La référence à la période nazie est à cet égard éloquente [5]. Notons que la Révolution française a dépénalisé complètement l’homosexualité, ce qui ne signifie pas qu’elle l’a banalisée dans les relations citoyennes.

Une lecture m’est revenue en mémoire, soulignant que l’instauration difficile du mariage homosexuel en France nous éloigne de l’appétit révolutionnaire dont nous aimons pourtant nous parer. Nous sommes chez les Amérindiens, à l’époque de la conquête de l’Ouest en Amérique du nord. Dans un roman écrit en 1964, l’Américain Thomas Berger relate Les mémoires d’un visage pâle [6] recueilli enfant par une tribu cheyenne dont il décortique les habitudes.

"Quand un Cheyenne se figure qu’il ne pourra pas supporter la vie d’homme, il n’est pas forcé. Il a le droit de devenir un “heemaneh”, ce qui veut dire ½ homme ½ femme. (...) tout le monde les aime bien. (...) Ils s’habillent en femme et ils peuvent se marier avec un autre homme, si l’autre veut bien".

Ce n’était apparemment ni révolutionnaire, ni compliqué.icon_wink.gif

Le 1er sens que les homosexuels entendent donner à leur revendication du mariage, c’est de ne plus être distingués en regard de la loi. Un combat qui rappelle celui des femmes, celui des minorités... Ce n’est pas tant le désir du mariage, nombre d’entre eux, comme nombre d’hétérosexuels, restent attachés à l’union libre. Le 2nd sens, c’est de pouvoir protéger le conjoint et une filiation parents-enfants, lorsque des enfants sont présents au foyer, avec les mêmes lois sociales et les mêmes règles de transmission patrimoniale que celles dont bénéficient aujourd’hui les couples hétérosexuels et leur famille. Des aspects qui n’étaient pas totalement résolus dans le PACS (pacte civil de solidarité). Ces 2 motivations réunies conduisent à refuser l’Alliance civile que la droite proposait en faisant évoluer le PACS pour aboutir à l’équivalence des droits mais en conservant une étiquette ségrégative.

Nous avons vu que l’éclairage anthropologique permet de dépasser l’idée que le mariage homosexuel est contre-nature. Le philosophe Guillaume Le Blanc [7] ajoute qu’il n’est pas davantage anormal en rappelant qu’une norme est historique et non pas naturelle:

"certains défendent l’idée que les normes ne peuvent être changées, parce qu’elles seraient naturelles. Or, c’est l’inverse: c’est parce que les normes existent qu’elles peuvent être changées! Avec le mariage homosexuel, il y a une réinvention collective d’une norme sociale, politique, économique, anthropologique, amoureuse, et ce sont toutes ces dimensions qui sont intéressantes, car on ne sait pas à l’avance jusqu’où cela ira.(...) c’est lorsqu’elle ne veut plus changer que la société entre dans un processus de sclérose, de repli sur soi".

Un sens supplémentaire de la bataille politique pour le mariage homosexuel est donc de faire bouger la société. C’est bien pour cette raison que progressistes et traditionnalistes s’affrontent ici, suivant à peu près les mêmes lignes de partage de la société française que pour la plupart des luttes sociales et comme ce fut le cas pour le PACS (1999). L’interrogation sur l’opportunité d’un écran de fumée jeté sur les questions sociales par un gouvernement qui ne brille pas par sa volonté d’affronter le capitalisme, mérite bien sûr d’être posée, mais on ne saurait opposer a priori social et sociétal. Il faut néanmoins garder à l’esprit que le libéralisme ne s’embarrasse généralement pas de limites éthiques s’il n’y est contraint et il saura évidemment tirer profit de toute évolution de la société. Le marketing ne s’est-il pas déjà emparé de l’homosexualité sur les panneaux d’affichage, comme il s’est emparé du corps féminin il y a bien longtemps?icon_rolleyes.gif

JPEG - 6.5 ko
Des hommes et des femmes, nés dans l’entre-2-guerres. Ils n’ont aucun point commun sinon d’être homosexuels et d’avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Aujourd’hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l’obligation de s’inventer une liberté pour s’épanouir. 
Les invisibles, film documentaire de Sébastien Lifshitz (nov 2012).

Beaucoup + dangereuse est la perspective d’une marchandisation de la procréation

D’où l’argument de ne pas dissocier la lutte pour le mariage homosexuel de toutes celles pour l’émancipation humaine, les luttes sociales en 1er lieu. De la même façon qu’il a fallu comprendre que le combat pour préserver la planète n’était pas qu’une lubie de bobo. Peut-on trouver plus bel hommage à cette rencontre de luttes qui s’éclairent mutuellement que celui du cinéaste Sébastien Lifshitz [8] qui avoue:

"C’est par l’homosexualité que j’ai commencé à réfléchir à la politique".

La découverte et le travail d’acceptation de son homosexualité l’ont conduit aux questions

"sur la relation qu’on entretient au monde, aux autres, au système de pensée qui existe autour de soi, à la morale de l’époque, à celle de la famille, du milieu professionnel".

Toutes questions qui se posent avec + d’acuité à tous ceux que la société marginalise et qui alimentent l’œuvre du cinéaste.

 

a06ffad1.gifa06ffad1.gifa06ffad1.gifDroit à l’enfant vs droits des enfantsa06ffad1.gifa06ffad1.gifa06ffad1.gif

 

Le devenir des enfants dans un foyer homosexuel concentre, bien sûr, les questionnements, ou est prétexte à désapprobation. De nombreux témoignages visent cependant à démontrer que le développement des enfants n’est pas perturbé par la présence de 2 parents aimants de même sexe. On peut trouver, en face, de nombreux ex de couples hétérosexuels qui rencontrent, au contraire, de grandes difficultés à assurer l’équilibre d’enfants adoptés, même très jeunes, alors qu’ils les entourent tout autant de soins et d’affection. C’est que la quête, + ou moins consciente de l’origine et surtout du pourquoi de l’abandon peut s’être installée durablement. Il n’y a donc là probablement aucune réponse claire aujourd’hui, faute d’un recul et de statistiques suffisants. Encore faudrait-il sans doute analyser séparément les différents chemins qui amènent des enfants dans un foyer homosexuel:

- adoption,

- enfant antérieur de l’un des conjoints,

- enfant issu d’une PMA...

Rappelons que pour Françoise Héritier, l’enfant se positionne par rapport à la culture dans laquelle il grandit, chez lui et + loin dans son espace. Geneviève Delaisi de Parseval [9] cumule une formation initiale d’anthropologue et la profession de psychanalyste, consultante en bioéthique, accompagnant depuis 30 ans des couples hétéro et homosexuels dans des parcours d’adoption ou de PMA. Elle confirme:

"Le modèle père, mère, enfant est bien une construction culturelle (...), qui n’est pas un modèle général dans toutes les cultures et dans tous les temps"

et ajoute, citant le psychanalyste anglais Donald Winnicott, qu’à la différence des autres mammifères, un enfant a besoin de bras pour vivre dès qu’il sort du ventre de sa mère, des bras qui ne sont pas forcément de celle-ci:

"Un bébé tout seul, ça n’existe pas, car s’il est seul, il meurt".

Pour la psychanalyste, ce qui est réellement en question, c’est l’origine, en particulier dans le cas de PMA pour les lesbiennes et de GPA pour les couples masculins. Elle défend l’idée de la nécessité de la transparence sur les origines, comme pour l’adoption:

"nous ne sommes pas des produits de ferme. Un sujet humain, né d’un homme et d’une femme, a besoin de savoir cela. (...) Ces questions se posent pour le donneur, pour les parents et pour l’enfant".

Des donneurs, elle dit aussi:

"Ces donneurs sont des humains qui acceptent de donner du sperme ou des ovocytes de manière bénévole. Ces gens ne sont pas des étalons, ni des produits de laboratoire, mais de vraies personnes".

Voilà peut-être la dimension la + intéressante du débat, mais que l’on n’entend jamais dans le tapage médiatique. Il est question d’êtres humains, doués de sensibilité, d’intelligence et de sentiments. Le saut culturel semble possible si l’on fait confiance aux personnes concernées, l’enfant en particulier qui doit savoir et comprendre pourquoi il s’écarte de la référence culturelle moyenne de son temps et de son espace, et pouvoir rencontrer ses géniteurs s’il le demande. Des règles d'éthique sans faille et la loi doivent alors garantir que seule l’humanité des personnes concernées motive leur démarche.

Est-ce suffisant pour éviter le risque d’une dérive marchande de la PMA ou de la GPA? Impossible de répondre franchement à cette interrogation. On peut rétorquer à raison que le système marchand a toujours le dernier mot. Si on laisse de côté l’hypothèse de dérives crapuleuses et celle du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, il reste que l’économie capitaliste sait susciter le désir, dans un cadre légal. On l’a dit, le libéralisme n’est pas vertueux par essence et perçoit les notions d'éthique + ou moins comme une atteinte à la liberté. Il saura susciter le droit à l’enfant, qui n’a juridiquement aucun sens aujourd’hui. La seule réponse à ces risques serait une volonté politique, pas forcément affirmée, pour le moment!

Pour J-Pierre Rosenczveig [10], président militant du tribunal pour enfants de Bobigny, les droits de l’enfant constituent le meilleur rempart aux possibles dérives, en continuant de faire avancer les contenus, afin de répondre à l’évolution de la société, tout en prenant le temps du débat et de la réflexion. Tout d’abord, il n’est pas question de céder à la revendication:

"Je veux un enfant quand je veux, de qui je veux, où je veux!".

L’enfant ne saurait être un caprice et c’est une réponse claire: "pas de droit à l’enfant". Il en résulte que la PMA doit demeurer réservée au traitement de la stérilité et la GPA pointée comme une transgression de la loi, mais dont l’enfant ne doit pas faire les frais.

JPEG - 8.1 ko

Ensuite,

"il faut constamment dire de quelle maternité et de quelle paternité on parle: biologique, de gestation, sociale, affective ou juridique".

À défaut, on risque de tout embrouiller, notamment dans la tête des enfants. < J-Pierre Rosenczveig milite en même temps pour que la loi assure un meilleur accès aux origines dans tous les cas où les parents biologiques sont aujourd’hui effacés (accouchement sous X, donneurs de sperme), pour les enfants qui le demandent. Par ailleurs, il considère

"que l’on peut reconnaître l’homoparentalité, càd qu’un enfant soit au quotidien élevé par 2 hommes ou 2 femmes, sans créer pour autant un lien de filiation, mais en reconnaissant à l’adulte non parent biologique des droits sur cet enfant pour le protéger et l’éduquer".

Mais il reste attaché à la seule filiation à un père et une mère, biologique ou juridique,

"Sinon on risque de basculer dans un système dont on ne maîtrise pas pour demain les développements".

En admettant que

"s’il faut consacrer + que jamais la relation sociale ou affective [...] à travers le statut du tiers, je ne crois pas qu’il faille aller jusqu’à permettre à un enfant d’être adopté par le mari de son père ou la femme de sa mère! Il a déjà un père et une mère; 3 parents cela fait beaucoup, et même tropicon_rolleyes.gif. Si le parent biologique ou juridique décède notre droit permet déjà, et il peut être amélioré, de garantir que l’enfant restera élevé par le conjoint ou compagnon survivant".

 

a06ffad1.gifa06ffad1.gif

En guise de conclusion

 a06ffad1.gifa06ffad1.gif

 

Si le mariage homosexuel ne pose guère de problème, protéger l’enfant via une construction juridique appropriée est indispensable afin d’éviter de possibles dérives. Cette constriction s’avère cependant complexe et demandera du temps, en regard du saut culturel évoqué + haut, en particulier sur la question de la filiation. Aux citoyens de demeurer vigilants, à la fois contre l’immobilisme qui empêcherait d’en finir avec les discriminations à l’égard des homosexuels, mais aussi pour fixer la trajectoire et le rythme de l’évolution, dans le cadre des autres grands axes de lutte pour l’émancipation humaine. On pourra aussi lire avec intérêt le document de la Fondation Copernic sur le sujet [11].

 

G. EVRARD, GR, mars 2013 

Barres

[1] Robert Sae, Désunion pour tous, Politiques publiques, le 02.02.2013 http://www.politiques-publiques.net...

[2] Alain Pavé, La nécessité du hasard - Vers une théorie synthétique de la biodiversité, éd. EDP Sciences, 2007

[3] Jean Guilaine, Caïn, Abel, Ötzi - L’héritage néolithique, chap.5, Le social, éd. Gallimard, 2011. Professeur honoraire d’archéologie au Collège de France, chaire de Civilisations de l’Europe au néolithique et à l’âge du Bronze (1995-2007) 

[4] Françoise Héritier, Rien de ce qui nous parait naturel n’est naturel, entretien réalisé par Aliocha Wald Lasowski pour l’Humanité des débats, 18-20 janv. 2013. F. Héritier est professeur honoraire au Collège de France, chaire d’Étude comparée des sociétés africaines (1982-1998). Succédant à Claude Lévi-Strauss, elle dirigea le Laboratoire d’anthropologie sociale (1982-1998)

[5] Lire, par ex, sur ce sujet :
- J-Luc Schwab et Rudolph Brazda, Itinéraire d’un triangle rose, éd. Florent Massot, 2010
- Pierre Seel, Moi, Pierre Seel, déporté, homosexuel, éd. Calmann-Levy, 1994

[6] Thomas Berger, Little Big Man, Dial Press, 1964. Mémoires d’un visage pâle, traduit de l’américain par France-Marie Watkins, Ed° du Rocher, 1991

[7] Guillaume Le Blanc, La caractéristique d’une norme est d’être révisable, entretien réalisé par Anna Musso pour l’Humanité des débats, 8-10 février 2013. G.Leblanc est professeur de philosophie à l’université Michel-de-Montaigne-Bordeaux 3. Il travaille essentiellement sur la "critique sociale"

[8] Sébastien Lifshitz, C’est par l’homosexualité que j’ai commencé à réfléchir à la politique, entretien réalisé par Michaël Mélinard pour l’Humanité Dimanche, n°348, 7-13 fév. 2013

[9] Geneviève Delaisi de Parseval, Le modèle père, mère, enfant est bien une construction culturelle, entretien réalisé par Maud Dugrand pour l’Humanité, 28 janv. 2013. Du même auteur, lire Famille à tout prix, éd. du Seuil, 2008

[10] J-Pierre Rosenczveig 
- 7/9 de France Inter, le 30 janvier 2013
- Blog Le Monde, Droits sur l’enfant, droits de l’enfant, droit à l’enfant, art. 517, le 13 fév. 2013,  http://jprosen.blog.lemonde.fr/

[11] Homosexualité, mariage et filiation - Pour en finir avec les discriminations, par Martine Gross, Stéphane Guillemarre, Ernest Guy, Lilian Mathieu, Caroline Mécary et Stéphane Nadaud, Les Notes de la Fondation Copernic, éd. Syllepse, 2005

a06ffad1.gifa06ffad1.gifa06ffad1.gif

proposé par mamadomi

Partager cet article

Published by mamadomi - dans s'éduquer
commenter cet article

commentaires

mamalilou 09/06/2014 03:31

-->> ben oui, on stigmatise des groupes de populations sur la base d'idées reçues ... et surtout on va suspecter une paille dans l'oeil du voisin, quand on ne voit pas la poutre dans les
nôtres... d'yeux!!
que n'a-t-on pas dit quand les femmes ont accédé aux emplois.. que n'a-t-on pas dit de leurs supposées inaptitudes, de leur manque d'amour pour leurs enfants, du désastre éducatif que ce serait,
... etc...
il paraissait même qu'elles ne puissent pas être capables de gérer un compte bancaire, ou de voter!! c'est dire...
...
mais c'est une affreuse manie que de suspecter négativement...
même s'il nous appartient d'être préventifs, d'anticiper et donc d'envisager tout problème possible...
une affreuse manie que d'amalgamer aussi et de généraliser des comportements ératiques à l'ensemble d'une population circonscrite...
ce sont des pseudosyllogismes, des généralisations abusives, des appels moralisateurs, des réductions abusives, des exagérations et autres idées reçues... tout cela constitue des sophismes (propos
fallacieux), et relève de la manipulation du peuple, oui par le peuple lui-même la plupart du temps...
un nivellement du discernement, des approximations délétères, tout cela est, quand on observe, mû par la peur de tout changement, et permis par l'absence de rigueur de la communication...

mais avant tout par l'éloignement éducatif de la trilogie: bienveillant, utile, vrai...
éducation au sens large bien sûr avec les co-responsabilités sociétales, que sont les media, développements publicitaires notamment...

Satine 08/06/2014 17:12

J'ai vu une interview très touchante d'un couple d'hommes homosexuels qui ont eu un enfant par mère porteuse américaine. Ils étaient si heureux et si attentionnés envers leur enfant, ils en
parlaient avec tant de bonheur, de passion et d'enthousiasme que nul ne pouvait rester en dehors de leur combat. Ils étaient bien plus capables d'élever un enfant que bon nombre de couples
hétérosexuels que je croise régulièrement dans mon école.

sanaa 06/06/2014 11:26

coucou, je te souhaite une très belle journée, bisous. Sanaa.

mamalilou 09/06/2014 03:19



très très belle semaine à toi aussi Sanaa bisous



vivrenchine 06/06/2014 05:56

Bonjour
encore un bel article
je te souhaite une très bonne journée
avec notre amitiés bises
Qing&René

mamalilou 09/06/2014 03:18



merci rené


doux bisous et amitiés à vous deux


et jolie semaine, très chaude ici