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Bienvenue!

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  • : lieu d'échanges et de convivialité, en toute simplicité sur tous les sujets qui vous intéressent, des débats, de l'actualité, musique, poésie, humour, partage... bienvenue à tous les gourmands de la vie et aux adeptes de la pensée sans frontière!...ou de la non-pensée :) n'hésitez pas, proposez vos questions/sujets en cliquant sur "contact", en bas de page...ce sera publié!
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T'entends quoi?

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Oscar 2012 dans la catégorie du 
 court métrage documentaire

pour "Saving Face":la réalisatrice pakistanaise

Sharmeen Obaid-Chinoy lance sa campagne

contre les attaques à l'acide qui chaque année

défigurent + d'une centaine de femmes.

www.savingfacefilm.com

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Pour suivre les décisions et les changements
voulus par le peuple et pour le peuple

c'est ICI, dossier ALUR pour ex

texte de Loi

►oops ça coupe, suite ici 
+ de zik ici [les notes que j'aime]

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...pour voir le film de Yann Arthus-Bertrand
et une critique ici
; autre film (7'30):
Des fOrêts et des hommes
horloge mondiale

un moment Ted ici, avec Jill Bolte

hymne à la beauté de la nature ici

à lire absolument:
comprendre l'histoire d'Israël
par le grand universitaire Ilan Pappe
août 06 et toujours actuel...

138 pays reconnaissent la Palestine
en tant qu'état, 179 pays maintiennent leurs relations
diplomatiques, le pays est devenu membre de l'ONU
en 2011 (actuel statut d'observateur) mais
la demande d'adhésion n'aboutit pas à cause
du véto des E.U. et des pressions d'Israël
le 31 oct 2011:
la Palestine siège enfin à l'UNESCO
le 29 nov 2012
la Palestine devient
"un ETAT observateur
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alerte huiles frelatées, à lire d'urgence

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Cap à citer

earth hour

 Samedi 29/03/14:
20h30/21h30
 ...merci à tous 
www.earthhour.be.
le 23/03/2013
on a aussi éteint les lumières!

http://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gifhttp://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175http://nsm02.casimages.com/img/2009/11/23/091123092629330824919416.gifhttp://i54.photobucket.com/albums/g108/chrisnature/MERYCHRISTMASGold3.gif?t=1165322175

Tunisie-drapeau.jpg

Pour une Tunisie et une Egypte
libres & démocratiques
calligraphie
bravo aux Lybiens, ya du travail encore...:

 courage aussi aux Yéménites, avec la révolution des femmes:

Drapeau du Yémen
...aux Syriens, qui paient cher:
aux Maliens, en proie au mal anti-éducation qui fait le lit de toutes les dominations:
et, que partout où
la liberté est bafouée,
la révolution se propage:
Algérie,Bahrein,Burkina Faso,Chine,
Djibouti,Haïti,Irak,Iran,Japon, 
Jordanie,Kenya,Koweit,Liban, 
Maroc,Mauritanie,Nigeria,Oman,
Palestine et Israël,Somalie,Soudan 
 ...France!
...Ukraine qui choisit des valeurs de démocratie dans le rapprochement à l'Europe, au détriment d'avantages économiques à rester liée à la Russie! Avec les risques extrémistes que ça comporte...
Thaïlande...

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l'origine du  mot  bug

Severn, la voix de nos enfants

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de notre ami Vladimir Vodarevski

ZEM apprenti maître zen
ici

cannabis, attention quand même...
dangers, alerte, qlqs infos
chez cardamome

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lettre ouverte d'un gendarme au président

de la république M. Hollande:


Couches Absorbées

Caplibreurs et surfeurs

Blog animé depuis bientôt 7ans

792 000 visites au 13 jan 2015
merci à tous et à toutes
...pour tous vos commentaires:
le 55 000ème, mercredi 5 nov 2014
déposé par:
bouquet rose et mauve
MERCI DE VOTRE VISITE

Je m'insurge!

Hommage à Stephane Hessel, récemment il avait subi la censure pour s'être exprimé contre les choix du gouvernement israëlien à l'encontre du peuple palestinien

 

ici, extrait de son indignation chez Taddeï

ses voeux de résistance 2011

en savoir plus à la fin de cette page en clic

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L'homme que vous voyez sur la photo n'est pas un 'Black Block' ni un misérable retraité. C'est Manolis Glezos qui en 1941, sous l'occupation nazie, est monté sur l'Acropole et a retiré le symbole nazi, la croix gammée. Qui est-il?
 
Manolis Glezos Manolis Glezos
70 ans + tard des personnes en uniforme, serviteurs des banques, qui ne mériteraient même pas de lécher ses chaussures, ont l'audace de lever la main sur lui...
Ceux qui ne comprennent pas que nous voyons monter une nouvelle forme de fascisme financier devraient y réfléchir à deux fois.
 Un lien chez bernard

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Suite aux pétitions de demande de soutien qui circulent:


Je déclare ne soutenir Eric Zemmour dans son combat pour la liberté d’expression qu'avec la réserve qui s'impose en regard du commerce qu'il fait de son impertinence dans sa posture d'opposition fanatique à ce qu'il appelle la pensée unique, opposition massive qui n'est qu'un grand fourre-tout de toutes les transgressions délétères par l'incitation à décomplexer toute forme de propos, de posture et d'investigation raciste.

Le poids de la parole publique enjoint une responsabilité et une prudence éthique qui, de toute évidence, lui pèsent dans son fantasme de toute puissance infantile tellement patent.

Ainsi, je NE CONDAMNE PAS LES PLAINTES ET PROCES QUI LUI SONT FAITS, NI LES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION CONTRE SES EXCES ET SES FRANCHISSEMENTS DE LIGNE. Les pressions et menaces dont il fait régulièrement l’objet, en revanche sont nulles et non avenues.

Vous pourrez vous informer sur la charte éthique professionnelle du journalisme sur ce lien, dont:

- Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication

- Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge

- Respecte la dignité des personnes

- N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée

- Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles/répond devant la justice des délits prévus par la loi

- tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, la déformation des faits, le mensonge, la manipulation, (...) pour les plus graves dérives professionnelles

http://obeissancecanine.free.fr/images/exercice1.gif

 vous pouvez commenter ici >> page blanche

31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 07:01

http://nsa02.casimages.com/img/2008/08/25/080825124326152068.gif

Dans son blog sur internet, le Québécois Fred Mir a pris une heureuse initiative de présenter l’économie distributive d’une façon personnelle. En voici l’essentiel:

 

 

 

Un système économique de bon aloi

 

 

 

◘ Proposition pour une économie distributive


Le système économique qui règne actuellement sur notre belle planète est presque infiniment pervers. Heureusement, cela se sait de + en + … Mais quelles alternatives y a-t-il à notre disposition? En fait, de nombreuses avenues s’ouvrent à nous. Aucune d’entre elles cependant n’est sans poser de problèmes ou de difficultés d’application.http://im.wk.io/images/p/3a21a/troc-entre-particuliers-vente-entre-particuliers-echange-entre-particuliers.gif

Par ex, si l’on examine l’alternative la plus répandue, les SEL (systèmes d’échange locaux) ou leurs proches cousins… on constate que le troc n’exclut pas l’accumulation et, partant, les abus possibles… Ex: les propriétaires d’un lac peuvent faire payer les gens qui viennent s’y baigner et ainsi s’enrichir tellement qu’ils pourront s’acheter un 2ème lac, puis 2 autres, puis 4, etc, etc.. L’accumulation d’argent est exponentielle… Je vois là en germe toutes les disproportions et schèmes de domination que nous connaissons actuellement dans le monde. Avidité ou insécurité, il existe une certaine tendance humaine à vouloir prendre de l’expansion, à vouloir posséder toujours +.

Une fois pour toutes, voulons-nous ce système qui, non seulement permet une expansion personnelle illimitée sur le plan des possessions matérielles (en + de la terre elle-même), donc la domination absolue des + cupides, mais, en +, fait passer cela pour parfaitement légitime?http://www.bickel.fr/assets/files/gripa/Crisefinanc.jpg

 

http://storage.canalblog.com/46/79/295434/34883135.jpghttp://www.decitre.fr/gi/26/9782921783026FS.gif

Je propose ici un système inspiré de l’économie distributive, système économique qui a été proposé en France dans les années 1930 par Jacques Duboin et vulgarisé depuis par sa fille, Marie-Louise Duboin, notamment dans Les affranchis de l’an 2000 et Mais où va l’argent? Ces livres exposent en détail, respectivement, le fonctionnement de l’économie distributive et les intrications méphistophéliques de l’économie actuelle, ainsi qu’une série de mesures aptes à y remédier. Mme Duboin est également rédactrice en cheffe du journal La Grande Relève, dédié à la diffusion d’informations sur l’économie distributive et qui a vaillamment traversé les décennies, des années 1930 à aujourd’hui.

http://economiedistributive.free.fr/IMG/Optimisme.gifL’économie distributive est une économie qui non seulement assure une distribution équitable des ressources, mais aussi limite l’argent à sa fonction d’unité de mesure

Aujourd’hui, en économie capitaliste, l’argent est considéré comme un bien qui se loue, il n’est donc plus que la mesure de l’injustice, pour ne pas dire qu’il est carrément un instrument de la démesure. Les banques prêtent à un certain nombre d’emprunteurs, qui devront par la suite leur remettre cet argent + les intérêts. Donc, comme il leur faudra, au total, remettre à la banque + qu’elle n’a mis en circulation, tous ne pourront pas rembourser. C’est mathématique. Alors, il y aura des gens qui se tueront à la tâche pour payer leurs dettes, il y aura des faillites, de beaux rêves qui tomberont à l’eau sans raison valable, des gens qui seront réduits à demander l’aumône — deshttp://feubnxmtheresa.unblog.fr/files/2008/06/charite5.jpg perdants, quoi, exploités ou stigmatisés —, et des gagnants, qui leur feront (ou pas) ”la charité”.

 

 

Pourquoi diable nous livrer à un jeu aussi cruel? 

 

 

La priorité n’est-elle pas, de toute évidence, de s’assurer que tous aient à manger, à se vêtir, à se loger, et cela solidairement et sans indignité?

C’est un système taillé à cette fin que je présente ici:

En 1er lieu, pour une collectivité donnée, on recense quels sont, pour la période à venir (par ex: le prochain mois ou la prochaine année), les besoins et les souhaits collectifs et individuels, et aussi les services que les membres de la collectivité souhaitent offrir durant cette même période.

Puis on invite les gens à choisir des activités qui correspondent à leurs goûts, talents et inclinations, ce qui est à la base de la logique distributive; en effet, si chacun aime faire ce qu’il fait pour autrui, il n’est que normal que chacun reçoive à la base une part égale http://www.fao.org/docrep/003/t1965f/t1965f0x.gif d’unités à dépenser.

Dans ce texte, j’appelerai ces unités des "heures".

On relève ensuite les besoins non comblés par l’offre d’activités et on les affiche publiquement, afin que les gens puissent ajuster leurs offres en vue de mieux combler ces besoins. Une option proposée par Marie-Louise Duboin dans Les affranchis est d’offrir un incitatif monétaire à qui accepte de fournir un service nécessaire, mais non comblé spontanément.

[À noter qu’il y a ici des indices de la santé de la collectivité:

• si tous les besoins sont comblés du 1er coup, sans ajustements, on obtient alors la note parfaite;

• si par contre des incitatifs sont nécessaires, on est en-dessous de la perfection, mais tout de même dans les limites de la bonne santé collective.

• si enfin des besoins restent non comblés, c’est qu’on a affaire à autant de problèmes de société].

Après la période d’ajustement, la période comptabilisée commence. On fait la somme des "heures" de service annoncées, on en retranche lahttp://pourquedemainsoit.files.wordpress.com/2008/04/newbribe.jpg part destinée aux besoins collectifs (routes, écoles, autres services publics, etc.), puis on distribue équitablement la somme restante sur des comptes individuels. "Équitablement", ici, signifie qu’on donnera aux gens ayant des besoins spéciaux (médicaments, prothèses, etc.) un supplément pour combler ces besoins.


Solution à l’accumulation: la soustraction

 

En économie distributive, lorsqu’un bien ou un service est acheté, les unités ayant servi à cet achat sont soustirés du compte de l’acheteur, mais elles ne sont pas transférées sur un autre compte. On enregistre seulement toute information pouvant s’avérer utile: à quoi ces unités ont servi, qui a fourni le service, la date, etc. Ce qui permet, à la fin de la période, de mesurer en détail l’activité économique de la collectivité.http://www.ilesdepaix.org/assets/images/Publications/ensemble_bateau.jpg

Des conseils de producteurs et de consommateurs ont ainsi le moyen de savoir quels sont les besoins collectifs et individuels non comblés, ce qui a été produit en trop ou en trop petite quantité. Ce qui permet les réajustements nécessaires pour la période suivante. Nous sommes tous ensemble dans le même bateau, et l’économie distributive, par ces ajustements des montants de départ, le met en évidence.

*En plus du compte dit “de consommation”, où l’accumulation est impossible (puisque ce qui reste à la fin d’une période est remis à zéro au début de la suivante), chaque personne pourrait disposer aussi d’un compte “de rétribution” où les crédits peuvent s’accumuler (selon des taux à définir collectivement), mais uniquement à proportion du temps de service fourni et de l’effort requis pour ce faire (ou de l’indice de “rébarbativité” des services). Ce compte pourrait servir à acheter des choses coûtant + que le montant reçu pour une période. Les diplômes ne justifient en rien un + gros salaire. De toute façon, le temps de repos http://3.bp.blogspot.com/_GR3LKEjMZH0/TAKxALm2DgI/AAAAAAAACmI/8nH952zoW7g/s1600/le+goudronneur.jpgque rend nécessaire la prestation de services pénibles, le temps d’entraînement ou de pratique que nécessitent certaines performances, de même que le temps d’étude et d’apprentissage que demandent certains métiers doivent être comptés comme temps fournis. L’enseignement, dans cette économie, est un bien public offert gratuitement. Certaines études particulièrement nécessaires y sont même parfois doublement récompensées. Le temps passé à “tenir maison” pour autre que soi est également compté.


Engagez-vous, qu’ils disaient!

 

Pour qu’un système d’économie distributive fonctionne, il n’est pas obligatoire de demander aux gens de s’engager à l’avance à fournir un nombre défini d’heures de service, on peut simplement leur demander d’annoncer qu’ils offrent au moins un type de service (comme c’est d’ailleurs généralement de mise dans les SELs). Au début de la 1ère période, on distribue un montant + ou - arbitraire aux membres, puis, pour les périodes suivantes, on révise ce montant dehttp://4.bp.blogspot.com/_kUlKPNq1Nbc/TIy5ORYg7gI/AAAAAAAAAY4/XRhfPr00sHY/s1600/agricoles.jpg départ, à la baisse ou à la hausse, en se basant sur la vitalité économique atteinte par la collectivité lors de la période précédente. Cela dit, l’engagement peut s’avérer nécessaire dans certains domaines vitaux, par ex les soins de santé ou la production agricole. Nous pouvons néanmoins débuter avec un système qui ne demande pas d’engagement et examiner cette question + tard.

Une personne qui, dans une période, fournirait moins d’heures de service que le nombre d’heures distribuées au début ne serait pas pénalisée, mais le montant de départ pour l’ensemble des membres en serait légèrement amoindri. On pourrait ainsi choisir un train de vie, en travaillant ±, sans que le système ne nous impose de limites inutiles.

 

L’avenir commence maintenant

 

Un tel système ne peut fonctionner que si des biens et des services sont offerts dans tous les http://4.bp.blogspot.com/_9qHzlJ2hzJ8/RjoXcooN1KI/AAAAAAAAAr0/hz3mZkEZgzo/s1600/race1.jpgsecteurs d’activité et en assez grande quantité. Les SEL restent marginaux tant que tous les secteurs d’activité n’acceptent pas les paiements en heures qu’ils comptabilisent. En revanche, un système d’économie distributive permet d’emblée de tenir compte des projets collectifs et de les planifier ensemble, ce qui nous rapproche de l’objectif de pouvoir bénéficier de tous les secteurs d’activité au sein de nos collectivités. Cela fournit en outre un cadre pour inclure des industries qui décident de passer à ce système soit volontairement, soit en désespoir de cause devant l’effondrement de l’économie capitaliste.

Dans un système d’économie distributive on peut connaître la demande et l’offre à l’avance, via les recensements d’informations précédant les périodes comptabilisées, et ainsi se trouver à même de planifier ensemble nos projets collectifs, ce qui n’est pas le cas avec les SEL. Nous pourrions, par ex, nous doter à court et à moyen terme de projets collectifs tels que distribution gratuite de nourriture, production de bois de construction, ateliers divers, moyens de transport, récupération et transformation de meubles, construction de bâtiments collectifs ou d’habitation, etc.

http://laterredabord.fr/images5/fnb2.pngPourquoi conclure? Essayons-le! Nous verrons bien ce que ça donne…

Fred Mir continuait en montrant combien il serait "loufoque" d'assimiler l'économie distributive au socialisme d'Etat de Staline ou de semblables dictateurs. Sa présentation a ouvert un débat sur internet dont voici des extraits:

Marie: — Une chose est certaine, ça peut difficilement être pire qu’actuellement si on pense à l’abus de pouvoir de ceux qui dominent la planète avec l’argent volé et à leurs fortunes qui s’accumulent de façon exponentielle grâce aux mesures qu’ils se votent entre eux. Le débat est important, cher Fred, et la solution que tu proposes est séduisante… Il y a un travail énorme à faire au niveau des consciences en général. Nous sommes sur le pilote automatique de l’avalage de couleuvres en série et n’avons pas, loin s’en faut, l’habitude de la remise en question…

Louis: — C’est intéressant ce modèle, et ça fait du sens comme économie alternative au capitalisme mais il me semble aussi que ça suscite certains problèmes politiques et philosophiques importants.

http://farm4.static.flickr.com/3081/2509216202_eb6eee275f_b.jpgJe crois qu’il faut distinguer les désirs des besoins et aujourd’hui malheureusement il n’y a pas que des besoins à combler, il y a surtout des désirs + problématiques qui, eux, sont techniquement déterminés et dépendent par ex de l’existence du pétrole, de la division internationale du travail, de la techno science et de l’industrie capitaliste. Les faux besoins sont de vrais désirs malheureusement.

Il y a aussi le problème de l’équivalence du temps de travail social. Aristote constatait déjà que le problème du communisme de Platon c’était que le temps dépensé au travail n’est pas nécessairement de la même qualité. Comment mesurer l’effort du travail, son caractère ± ingrat et pourquoi maintenir le quantitatif, la durée du temps de travail, comme critère de la justice?

Sébastien: — Je trouve que ton idée est intéressante. Par où on commence? On fait le web sémantique, puis on fait ça? Pourrait-on inventer une version “jouet” mais néanmoins utilisable?

Marie-Jeanne: — Pour ce qui est de favoriser la diversité des modes de vie, je pense que l’économie distributive peut effectivement y contribuer, et pas qu’un peu, mais, selon moi, un développement populaire du web sémantique est susceptible d’y contribuer encore davantage.http://bakchich-old.static.ddz.fr/IMG/jpg_wikileaks-oliv.jpg 

Marie: — Hélas! Les médias servent aujourd’hui à l’endoctrinement + qu’à l’information. Mais un vent de fraîcheur nous arrive ces jours-ci avec Wikileaks

Bien sûr, on peut commencer à petite échelle pour appliquer l’idée de l’économie distributive sur le terrain. Mais on peut aussi lancer le débat à grande échelle… J’ai envoyé un lien à la Commission thématique économie, fiscalité et lutte à la pauvreté de Québec Solidaire qui évalue différentes alternatives au système capitaliste et… qui me demande de résumer ma proposition à 800 mots! Il va falloir que je me lance moi aussi dans les coupures.

Louis: — Bien sûr, la notion de besoin est à revisiter et à redéfinir. Un des gros avantages de l’économie distributive est qu’avec elle on peut mesurer les conséquences réelles de nos choix — on n’est plus sous l’illusion actuelle qui fait paraître les catastrophes écologiques (par ex) comme plutôt positives, puisqu’elles font augmenter le PIB!

La disparité dans la qualité du travail accompli est certainement un problème, mais un système de rétroaction est envisageable, qui ferait qu’on pourrait y voir clair et aviser en cas de travail de trop mauvaise qualité. Si c’est simplement que certaines personnes sont plus lentes à accomplir certaines tâches, cela ne devrait pas nécessairement les pénaliser. Enfin, une façon simple de mesurer le caractère ingrat d’une tâche est de voir si on veut la faire!

Sébastien: — En effet, je pense que le web sémantique est la 1ère étape. La http://www.christian-faure.net/wp-images/linked.jpgcomptabilité serait une couche ajoutée à celle de la communication de nos souhaits. On pourrait commencer par une version “jouet” de l’économie distributive, bien sûr, mais commencer par le web sémantique me semble la façon la plus logique. Il est ± utile de comptabiliser nos échanges si nous n’avons pas, tout d’abord, de bons moyens de communiquer.

Michael: — J’aime bien cette approche, entre autres pour sa perspective d’un remplacement de l’État, d’une décentralisation des décisions, tout en veillant à une juste allocation parmi la communauté. Je partage ici quelques questionnements, sur les conseils de consommateurs, sur l’usage du web sémantique, la “concurrence” du marché et de l’État, le passage d’une culture de dépendance à une culture de participation.http://www.eycb.coe.int/compasito/fr/chapter_5/pix/participation.jpg

Mise en contexte: je travaille dans un “club de consommateurs” qui met en place des alternatives d’approvisionnement alimentaire et des activités éducatives et d’entraide (cuisines, ateliers pratiques, jardins collectifs, etc.) à Montréal. Plusieurs de nos participants, qui forment des équipes pour gérer des activités assez complexes comme un marché mensuel de fruits et légumes et un groupe d’achats, le font sans pour autant savoir utiliser un ordinateur. Déjà, le fait de lire et de savoir additionner n’est pas donné à tous. On s’assure de répartir les tâches de façon à ce que personne ne soit pénalisé ou jugé selon sa maîtrise de ces connaissances formelles. L’oral est utilisé pour les bilans, les participants ont le choix d’être contactés par internet ou téléphone, les immigrants récents peuvent être jumelés avec ceux qui maîtrisent mieux la langue, etc. Pour qu’une économie alternative http://www.alternatives-economiques.fr/pics_bdd/article_options_visuel/1290786305_ess%20bourgogne_zoom.jpgpuisse prendre racine dans nos communautés diversifiées, il est crucial de voir comment la rendre communicable, accessible. L’internet à lui seul ne suffit pas, les groupes de base (conseils de consommateurs et autres) devront s’organiser et se situer dans une perspective de construction d’alternatives économiques (et changer le sens de ce dernier mot parce que la majorité le comprend comme une alternative "qui coûte moins cher"!).

Dans un autre contexte, un comité sur l’alimentation locale où je m’implique, nous avons un site web et là, tous nos participants savent lire, écrire, compter. Très peu, toutefois, vont écrire sur notre site web ou modifier des pages wiki. La capacité n’est pas le problème, mais l’informatique rebute. Le peu que je comprends du web sémantique me donne l’impression qu’il facilite l’expression "dans nos mots", sans avoir à s’intéresser à l’informatique et à ses codes particuliers.http://www.lefigaro.fr/medias/2010/01/04/6d284696-f945-11de-b99a-28db51145a8b.jpg Ce serait déjà un pas vers un meilleur accès.

Je serais curieux de voir comment un SEL pourrait intégrer la production de biens matériels et rétribuer de manière juste les travailleurs/artisans tout en étant intéressant pour les gens qui ont peu d’argent et qui sont poussés à chercher le “moins cher” pour subsister. On sait comment les manufactures ont du mal à produire à un coût “concurrentiel” avec celles des pays du Sud, comment notre culture est habituée à chercher les rabais (ce au nom de quoi les travailleurs sont normalement “rabaissés”), etc.

Les montants alloués à chacun, s’ils le sont dès le début de chaque période, ne ressembleraient-ils pas pour plusieurs aux allocations de début de mois? Pourquoi travailler si on obtient au départ les crédits et que: "une personne qui fournirait, dans une période, moins d’heures de service que le nombre d’heures distribuées au début de la période ne serait pas pénalisée… "?

À petite échelle, dans une communauté de quelques dizaines ou centaines de membres, on voit rapidement l’effet d’un laisser aller (si personne ne fait le ménage, on voit le désordre…); mais dans la complexité des villes, les dépendances et les attentes envers l’État, il y a beaucoup à faire pour amener une culture de participation à un projet collectif; il faut avoir goûté à ses avantages assez tôt pour s’y intéresser.

Enfin, je suggère de se souvenir que certains ont intérêt à ce que le capitalisme perdure. Le communisme fut combattu, toute alternative sérieuse le sera aussi. Mais si elle prend racine et qu’elle permet une réelle émancipation, il y a de bonnes chances que les gens la défendent avec conviction…

Réponse de Fred: — Oui, l’informatique est pratique à certains niveaux de la question, surtout pour l’automatisation qu’elle permet, mais on doit pousser loin l’aspect interface d’un tel projet pour qu’il puisse réellement changer la donne dans le monde. Et les cartes à puce ça demande du matériel électronique. Mais entre ça ou noter tous les échanges sur un carnet, comme dans les SEL… Une petite astuce: l’effort de tenir le compte des activités et des échangeshttp://votre-assistant.officeo.fr/wp-content/uploads/2009/10/paperasse.jpg peut être porté entièrement par les demandeurs de services (chaque demande suscitant automatiquement un questionnaire de suivi) et les entreprises. De la sorte, on pourrait fournir des services sans jamais avoir à toucher de la paperasse.

Du côté du Web sémantique, un jeu de cartes ou de jetons arborant des idéogrammes peut servir d’interface facilement interprétable par les humains et par les ordinateurs. À noter que c’est un Web sémantique émergent (et pas n’importe lequel Web sémantique) qui nous permettrait le mieux d’utiliser “nos mots” et donc de participer activement à l’invention du langage. Et, oui, je suis d’accord, la possibilité d’être compris dans ses propres mots, sans avoir à passer par des formulaires contraignants,http://a6.idata.over-blog.com/300x300/1/18/15/06/D-10--23-11-9/NS-veau-d-or-laplote.jpg peut nous encourager à participer. Communiquer vient avec le paradigme convivial, nous l’avons désappris dans le paradigme technofasciste où nous nous enfonçons depuis plus d’un siècle.

Concernant la “concurrence” des pays du Sud, elle sera bientôt très différente, quand nous aurons dépassé le pic pétrolier et que faire le plein coûtera la peau des fesses…

En plus de ces trucs techniques, on peut penser que quand l’ère de la communication atteindra son plein (et bien avant, j’espère), on verra l’apparition du métier de scribouille. Les scribouilles seraient des personnes qui serviraient d’intermédiaires entre des usagers et le réseau de communication — et au besoin, d’instructeurs, histoire d’autonomiser les usagers. Je crois qu’il n’y a pas à inventer d’incitatifs pour qu’on veuille faire quelque chose d’utile et de bien dans le monde.

On peut par contre enlever plein d’éléments rébarbatifs au monde du travail habituel:

- l’obligation de faire toujours la même chose encore et encore,

- les inégalités choquantes de rétribution entre telles et telles occupations,

- les schismes sociaux que créent les prix de certaines études, permettant seulement aux + riches de s’y adonner,

- la simple laideur du système économique actuel, etc, etc.

Plutôt que de rédiger des curriculum vitæ, rédigeons des curriculum volontés!

En ce qui concerne la participation, je crois qu’en ce domaine le goût croît avec l’usage. On peut commencer localement, par ex en manifestant le souhait que la ruelle derrière chez soi soit aménagée. Puis, voyant lehttp://www.cecileblanc.fr/stock_images/image/une%20bouteille%20a%20la%20mer.jpg dynamisme que cela crée, manifester une vision + grande.

Le capitalisme? Cette cabale obscure? Dans la clarté, la noirceur n’a plus beaucoup de force, elle se replie dans les recoins. En revanche, une petite source de lumière et toute une pièce est rendue visible. Il s’agit de rendre l’alternative aussi claire que le jour.

On allume la lumière et les monstres sont toujours là? Bon, d’accord, peut-être, mais nous sommes les plus nombreux.

Communiquons! C’est le pouvoir magique qu’ils ont tenté de nous dérober.

 

F. LEMIR, GR, 30 nov 2010

 

* NDLR: Dans tout ce §, Fred Mir avance des propositions personnelles, comme ce compte de “rétribution“ qui demeure un salaire. Ne pensant pas qu’il soit encore possible de mesurer le travail individuel, ce que nous proposons pour de gros achats c’est de pouvoir “mettre de côté”, ce qui peut, en effet, nécessiter un compte spécial, et d’achever ces paiements à tempérament.

barres de séparation

proposé par mamadomi

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commentaires

mamalilou 24/04/2012 03:43

-->> et l'on rêve d'arrêter le temps pour tout retricoter...

:0091: :0010: :0085: 22/04/2012 08:23

et le temps passe...

mamalilou 15/02/2011 02:41


-->>ah oui, effectivement...!!! c'est un risque, il y en a toujours,...
mais bon quand le risque est déjà écrit, évalué, c'est pas comme si l'on allait en aveugle...


Valentine :0056: 05/02/2011 14:56


Tout à fait : j'avais pensé au "Meilleur des Mondes"...


mamalilou 05/02/2011 00:09


-->> oui, le dire est une étape, communiquer, donner le goût de la remise en question... tu dis exactement ce que sur quoi je m'escrime à communiquer... oui remettre en question les
fondements même de l'enseignement de l'économie... les postulats qui la tiennent ... et lui ôtent toute perspective de progrès et de créativité.
et ça fait du bien d'avoir un témoignage de poids en ce sens, du vécu quoi.
merci à toi maous, merci