


Le castor bâtit sans répit: par son lent et infatigable ouvrage, il abat des arbres, élève des digues, édifie des habitations
complexes. Il connaît les rythmes des saisons et prévoit la température de l'hiver. Le
castor est sage, il nous
apprend à regarder en notre for intérieur et à savoir si nous possédons de la force, de la constance et de la résistance. Il nous encourage en outre à recouvrer notre créativité, à
utiliser au mieux ou à la réveiller si elle gît assoupie depuis trop longtemps sous la cendre de l'ordinaire.
La profonde relation que les Indiens
d'Amérique entretenaient avec les animaux reflétait le sentiment de
Malgré leurs inventions
modernes, les Blancs ne parviennent pas à vivre comme nous et, quand ils essayent, ils meurent car ils ne comprennent pas ce que dit le soleil lorsqu'il se couche, ils n'entendent pas les voix
des ancêtres dans le vent. Le loup est sauvage, mais il est notre frère, il vit la sagesse antique; l'homme blanc est parfois exactement comme un chiot et il périt quand le vent souffle contre
lui, car il voit seulement des arbres, des rochers et de l'eau, seulement la face extérieure du livre: et il ne sait pas le lire."
Le
paléoanthropologue Richard Leakey écrit à ce propos:
Ce lien intimement vécu par les Indiens d'Amérique mais depuis très
longtemps brisé dans notre culture, doit être récupéré et rétabli si l'on veut éviter ce qui s'annonce de plus en plus comme notre unique destin: l'extinction.
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