


rêve et réflexion, sourire et
vibrations,



j'ai participé;
Lorsqu'un couple se forme, il doit à la fois désirer et s'attacher. Or, au cours du développement de l'enfant, l'apprentissage de ces deux manières d'aimer a été
dissocié et même conflictuel puisque l'adolescent n'a pu se sentir à l'aise qu'en désirant ailleurs que dans sa famille d'origine. Quand ce jeune deviendra parent, le champ sensoriel qui
offrira des tuteurs de développement à l'enfant sera constitué par la conjugaison des styles affectifs parentaux. Or certaines combinaisons menacent l'intégrité d'un partenaire, alors que
d'autres permettent la reprise évolutive d'un lien auparavant mal
tissé.
, profondément peut-être, mais ce lien sera léger puisque chacun des
deux aura acquis dans son enfance la confiance fondamentale, celle qui donne le plaisir de découvrir l'autre et de l'aimer tel qu'il est. Ces couples partagent le quotidien
avec bonheur, se séparent momentanément s'il le faut et se retrouvent avec joie pour se raconter leurs aventures sociales.
Pour lui éviter la peur de vivre, il réglait les problèmes sociaux. elle lui permettait de ne pas souffrir de la perte en lui signifiant qu'elle serait toujours là. S'étayant mutuellement, ils firent de bonnes études
et- eurent quatre enfants dont elle s'occupa très bien car ses petits lui offraient un alibi parfait pour éviter l'aventure sociale. Quant à lui, petit à petit, profitant de la sécurité affective que lui garantissait safemme, il acquit sur le tard
l'attachement confiant que n'avait pu lui donner sa malheureuse mère. C'est alors qu'enfin sécurisé et guéri par sa femme il décida de la quitter.
Ces couples où chacun sert de thérapeute à l'autre ne sont pas rares. Ils sont respectables à condition que
les partenaires puissent renégocier le contrat car si par malheur ils deviennent heureux, ils n'auront plus de raisons de vivre ensemble. Les ressources internes de Untel ont été modifiées,
améliorées par la permanence affective de sa femme. Grâce à elle, il a acquis l'attachement sécure qui lui a donné la force d'aimer autrement... une autre femme! Grâce à lui, elle a évité la peur du social mais n'a pas appris à l'affronter. En étant trop attaché à sa présence, en comptant trop sur elle, en étant trop dépendant, il la
confinait dans cette exclusion sociale qui ne l'aidait pas à s'épanouir. Untel, en étant moins prompte à profiter seul de la vie sociale extérieure, en étant plus actif sous son toit, aurait
permis à sa femme d'apprendre la sociabilité, et le couple aurait peut-être rénégocié son style en tissant un lien plus léger. Mais Untel n'espérait pas qu'elle se socialise, elle aurait regardé
d'autres hommes et il
ne se serait pas senti
sécurisé, il ne voulait pas la partager, les enfants c'était déjà bien assez...
sans plaisir après un de leurs rares rapports sexuels.
ce qu'il appelait ses pannes de courant. La métaphore électrique lui venait en tête parce qu'il était chimiste et que pour
lui tout était clair, on
s'aimait ou on ne s'aimait pas, c'était "on" ou c'était "off". Malheureusement, le courant ne passait que lorsque madame était anxieuse. Par bonheur, elle avait souvent de fortes bouffées
d'angoisse au cours desquelles elle ne se sentait soulagée qu'auprès de lui. Elle lui sautait au cou et se serrait contre lui, comme elle avait appris à le faire avec sa mère. Mais, quand la
bouffée d'angoisse se calmait et qu'il s'approchait d'elle, elle le ressentait commeun intrus et l'envoyait promener. Elle ne l'aimait que lorsqu'elle allait mal. C'est pourquoi, au cours d'une longue période
d'amélioration, elle demanda le divorce et fut
désespérée puisqu'elle ne pouvait plus être près de
lui.
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