


rêve et réflexion, sourire et
vibrations,



j'ai participé;











Comment aider un enfant à avoir conscience de ce qui se passe en lui?
Evidemment à chaque âge ses obligations...plus l'enfant grandit plus il est autonome dans la gestion de ses émotions. On peut prendre quelques instants avant de se précipiter pour observer instants avant de vous précipiter pour observer comment il se débrouille avec ce qu'il vit. S'il ne demande rien, faut lui faire confiance.
Il faut lui laisser de l'espace pour exprimer. On a tous tendance à "consoler" mais il faut se retenir un peu.
Quand il pleure, il faut tenter de l'écouter d'abord. On peut reconnaître son problème, essuyer ses larmes sans les lui interdire et ne jamais demander pourquoi parce que ça peut être vécu comme
culpabilisant ou dévalorisant.....sous entendre qu'il n'y a pas de raison.
Bon personnellement
je trouve qu'il faut s'adapter parfois
et qu'il peut s'avérer utile de demander pourquoi...même
petit.
La question invite en effet à réfléchir or selon
l'âge, l'enfant n'en est pas là.
Il a besoin d'exprimer son émotion avant de pouvoir en parler
et non de prendre l'habitude de justifier cette émotion
au préalable à toute écoute.
De plus, sachant pourquoi il pleure, il
faut résister à la tentation systématique de résoudre son problème, ou de lui proposer des solutions alors qu'il est probablement capable de faire face seul à son problème.. Il a juste besoin que
son émotion soit entendue.
Pour ma part au lieu du "pourquoi" je tente un "qu'est-ce qui se passe" ou je propose un "qu'est-ce que tu ressens?" s'il est en âge de le
formuler sinon j'essaie de décoder en plus d'accompagner le vécu intérieur.
Pour l'écoute empathique abordée l'autre jour
là
Elle consiste à refléter ce que l'on
entend
dans ce que vient de dire l'enfant,
en retenant les aspects signifiants, c'est-à-dire
l'émotion, le sentiment ou le désir.
Il ne s'agit pas tant d'écouter les mots que d'entendre ce qui les sous-tend.
Se centrer sur le mouvement intérieur de l'enfant plutôt que sur les faits. Accompagner son enfant et non les événements extérieurs.
Bon quand on est déjà dans un jeu de pouvoir
avec l'enfant,
il est probable que les efforts ne portent pas leur fruit tout de suite.
Mais, par exemple, est-il dramatique que l'enfant se couche un peu plus tard? L'apprentissage du respect de ses propres rythmes vaut bien quelques entorses à la régularité des heures de coucher. Quand ils auront compris que la fatigue du lendemain y est liée...
Il faut les laisser comprendre aussi que l'on respecte leurs sentiments sans entrer dans un jeu de pouvoir, les laisser
accepter de ressentir leur fatigue et se coucher
plus facilement à l'heure bonne pour eux.
On peut souvent faire confiance à nos
enfants
pour savoir ce qui est bon pour eux,
sauf si nous sommes avec eux dans un rapport de force.
Autre chose, dans les reformulations, il faut
faire attention à l'attitude intérieure qui est plus importante encore que les mots qui sont employés. Une phrase absolument parfaite sur le plan syntaxique et détectant avec précision le vécu de
l'enfant peut être totalement inefficace.. Il s'agit de compatir, de montrer une écoute
empathique. C'est-à-dire écouter la résonance émotionnelle dans ce que l'enfant dit, se mettre un instant à sa place, sentir ce qu'il ressent, écouter de l'intérieur ce qu'il est
en train de
vivre.
Reformuler sans juger
- maman, est-ce que je vais ou foot, ou je travaille?
- tu hésites? Comment tu le sens?
- j'ai pas envie d'aller au contrôle de maths.
- tu es inquiet, voilà tout
Ainsi on ne juge pas, on ne commente pas, on n'intervient pas, on accueille simplement le sentiment de l'enfant. Il se sent alors reconnu, validé. Il acquiert le sentiment qu'il a le droit de sentir par lui-même, d'exprimer, et qu'il peut faire confiance à son ressenti.
Une attitude qui
apporte beaucoup de bien à tout le monde bien sûr, et après seulement on peut le rassurer, lui redonner confiance et ou
l'accompagner dans son
travail
Oh bien sûr faut aussi respecter son jardin secret. Il est inutile de chercher à obtenir à tout prix une confidence. Il est important de ne pas forcer la parole. En toutes choses, l'excès est mauvais.
Etre à l'écoute systématique et en permanence
risque d'avoir l'effet inverse
et de rendre les enfants dépendants ou agressifs
pour se défendre de cette intrusion permanente.
On peut faire confiance aux enfants car le rôle n'est pas
de résoudre leurs problèmes
ou d'aplanir les difficultés de leur route,
mais de leur fournir des ressources ou plutôt de les aider à construire la confiance en leur capacité à trouver des ressources en toutes circonstances.
Ne pas tomber non plus dans la "lecture de pensée" ou l'interprétation.
Par un mécanisme de projection de contamination par nos propres
émotions,
on peut parfois se mettre à penser à la place de l'enfant.
Le décodage de l'émotion doit rester très respectueux des nuances vécues par lui.
Interprêter en fonction de soi, penser à sa place, c'est à nouveau
l'enfermer dans une définition et ne pas l'écouter.
Bref, pour accompagner les émotions d'un enfant, comme en fait de toute personne, faites simplement preuve de compassion. Se mettre à sa place, tenter de ressentir ce que l'on ressentirait dans la même position et dans les mêmes circonstances. Rien de ce qui est humain n'est étranger à l'humain. On a été enfant, nous aussi. On peut comprendre ce qui se passe en lui.
Etre attentif à ne pas "psychologiser" à outrance - oui et ça pour moi, c'est une gageure...
La verbalisation n'est pas toujours nécessaire, elle n'est pas suffisante non plus. Ne pas absolutiser les solutions et le mode opératoire (modus operandi), la réponse par le câlin (selon l'âge), le contact physique, la satisfaction du besoin, est et demeure fondamentale.
Il ne s'agit pas d'expliquer en permanence les comportements de l'enfant, mais de l'aider à mettre des mots quand cela
est nécessaire, c'est-à-dire pour l'aider à sortir d'une situation coincée ou pour accompagner un événement douloureux.
Bien sûr, cette écoute empathique risque de nous
mettre en contact
avec nos propres émotions,
de réveiller des manques,
des détresses de notre propre passé...
Il est difficile de respecter la colère d'un enfant de manière saine. Il est quasi impossible de prendre un enfant dans ses bras pour l'accompagner dans la traversée d'une tristesse si cette dernière nous rappelle trop fort un désespoir jamais entendu par nos parents...
Or si les enfants ne peuvent se confiner dans leur vérité, ils finiront par se détourner, voire par couper les ponts avec
nous. A moins que leurs ailes n'aient été si abîmées, qu'ils ne restent à vie dépendants de nous!
Tant de parents ne comprennent pas pourquoi leurs enfants devenus adultes cessent d'aller les voir alors qu'ils ont "tout fait pour eux". Ils ont seulement oublié de les respecter dans leurs affects.
De la difficulté de ne pas reproduire certains schémas vécus avec la génération suivante...
par Isabelle Filliozat et mamadomi
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